Course à la direction: le NPD compte 12 266 nouveaux membres québécois
En octobre, le parti ne comptait que 1700 membres au Québec
Ottawa — Le Nouveau Parti démocratique (NPD) creuse de plus en plus de racines au Québec, mais ses fondations demeurent modestes si on les compare au reste du pays.
Un peu plus de 12 000 membres québécois du NPD pourront voter afin d’élire un successeur à Jack Layton, selon les nouveaux chiffres dévoilés par le parti aujourd'hui. Le poids du Québec reste cependant relativement peu élevé au sein du mouvement néo-démocrate, puisqu’il représente un peu moins de 10 % de l’ensemble de ses membres à travers le Canada.
C’est que le NPD partait de loin au Québec, en dépit de ses 59 députés élus en mai dernier. En octobre, avant que la course à la direction n’atteigne sa vitesse de croisière, à peine 1700 Québécois détenaient une carte de membre du parti.
«Il faut comprendre que notre base militante au Québec était très restreinte. Notre parti n’a pas d’assises au niveau provincial, donc même au niveau de l’organisation sur le terrain, on avait des croûtes à manger», a expliqué la directrice nationale du NPD, Chantal Vallerand, en entrevue.
Recrutement
Comme seuls les membres en règle en date du 18 février peuvent participer à l’élection du prochain chef, les candidats à la direction se sont tous empressés de recruter de nouveaux adhérants.
Leurs efforts ont porté fruit. Au total, 128 351 personnes ont signé une carte de membre néodémocrate à travers le pays, un bond de près de 45 000 depuis l’automne. Mme Vallerand interprète ces chiffres «historiques» comme étant un désaveu de la population canadienne à l’égard de Stephen Harper.
Sept candidats sont toujours en lice pour remplacer Jack Layton, décédé en août dernier du cancer. Avec le retrait de Romeo Saganash, le député d’Outremont Thomas Mulcair est devenu le seul candidat de la Belle Province. Son principal rival, Brian Topp, est né à Longueuil, mais il vit désormais à Toronto. Les autres candidats sont Peggy Nash, Paul Dewar, Niki Ashton, Nathan Cullen et Martin Singh.
Partant de la prémisse que les Québécois auraient tendance à voter pour un candidat issu du Québec, Thomas Mulcair avait lancé en début de campagne qu’il espérait voir le membership de la province bondir de 15 000, voire 20 000. Les chiffres dévoilés aujourd'hui sont donc en deçà de ses attentes, mais son équipe se dit malgré tout très satisfaite.
«On est quand même très contents. C’est sûr qu’on doit se fixer des buts importants pour faire des gains importants», a soutenu Raoul Gebert, directeur de campagne de Thomas Mulcair.
Même s’il est difficile de déterminer combien de ces nouveaux membres québécois ont été directement recrutés par M. Mulcair, M. Gebert assure que son appui est «écrasant». Selon lui, au moins les trois quarts des membres de la province se rangent derrière le député d’Outremont et ancien ministre libéral provincial.
Ontario et Colombie-Britannique
Les chiffres dévoilés par le NPD aujourd'hui démontrent une augmentation du nombre de membres dans toutes les provinces pour lesquelles on disposait de chiffres auparavant. Même si le Québec a fait le plein de membres (12 266 pour être précis), en chiffres absolus, c’est l’Ontario qui a récolté le plus de nouveaux membres, passant à 36 760 adhérants.
La Colombie-Britannique compte quant à elle le plus de membres au total, soit 38 735. À elles seules, ces deux provinces comptent pour 59 % de l’ensemble du membership de la formation politique. Mme Vallerand n’y voit cependant pas vraiment un problème.
«Je ne crois pas que ces provinces-là sont surreprésentées et que ça va avoir vraiment un impact visible dans nos résultats pour la course», a-t-elle signalé.
L’élection du nouveau chef se tiendra à Toronto le 24 mars.
Un peu plus de 12 000 membres québécois du NPD pourront voter afin d’élire un successeur à Jack Layton, selon les nouveaux chiffres dévoilés par le parti aujourd'hui. Le poids du Québec reste cependant relativement peu élevé au sein du mouvement néo-démocrate, puisqu’il représente un peu moins de 10 % de l’ensemble de ses membres à travers le Canada.
C’est que le NPD partait de loin au Québec, en dépit de ses 59 députés élus en mai dernier. En octobre, avant que la course à la direction n’atteigne sa vitesse de croisière, à peine 1700 Québécois détenaient une carte de membre du parti.
«Il faut comprendre que notre base militante au Québec était très restreinte. Notre parti n’a pas d’assises au niveau provincial, donc même au niveau de l’organisation sur le terrain, on avait des croûtes à manger», a expliqué la directrice nationale du NPD, Chantal Vallerand, en entrevue.
Recrutement
Comme seuls les membres en règle en date du 18 février peuvent participer à l’élection du prochain chef, les candidats à la direction se sont tous empressés de recruter de nouveaux adhérants.
Leurs efforts ont porté fruit. Au total, 128 351 personnes ont signé une carte de membre néodémocrate à travers le pays, un bond de près de 45 000 depuis l’automne. Mme Vallerand interprète ces chiffres «historiques» comme étant un désaveu de la population canadienne à l’égard de Stephen Harper.
Sept candidats sont toujours en lice pour remplacer Jack Layton, décédé en août dernier du cancer. Avec le retrait de Romeo Saganash, le député d’Outremont Thomas Mulcair est devenu le seul candidat de la Belle Province. Son principal rival, Brian Topp, est né à Longueuil, mais il vit désormais à Toronto. Les autres candidats sont Peggy Nash, Paul Dewar, Niki Ashton, Nathan Cullen et Martin Singh.
Partant de la prémisse que les Québécois auraient tendance à voter pour un candidat issu du Québec, Thomas Mulcair avait lancé en début de campagne qu’il espérait voir le membership de la province bondir de 15 000, voire 20 000. Les chiffres dévoilés aujourd'hui sont donc en deçà de ses attentes, mais son équipe se dit malgré tout très satisfaite.
«On est quand même très contents. C’est sûr qu’on doit se fixer des buts importants pour faire des gains importants», a soutenu Raoul Gebert, directeur de campagne de Thomas Mulcair.
Même s’il est difficile de déterminer combien de ces nouveaux membres québécois ont été directement recrutés par M. Mulcair, M. Gebert assure que son appui est «écrasant». Selon lui, au moins les trois quarts des membres de la province se rangent derrière le député d’Outremont et ancien ministre libéral provincial.
Ontario et Colombie-Britannique
Les chiffres dévoilés par le NPD aujourd'hui démontrent une augmentation du nombre de membres dans toutes les provinces pour lesquelles on disposait de chiffres auparavant. Même si le Québec a fait le plein de membres (12 266 pour être précis), en chiffres absolus, c’est l’Ontario qui a récolté le plus de nouveaux membres, passant à 36 760 adhérants.
La Colombie-Britannique compte quant à elle le plus de membres au total, soit 38 735. À elles seules, ces deux provinces comptent pour 59 % de l’ensemble du membership de la formation politique. Mme Vallerand n’y voit cependant pas vraiment un problème.
«Je ne crois pas que ces provinces-là sont surreprésentées et que ça va avoir vraiment un impact visible dans nos résultats pour la course», a-t-elle signalé.
L’élection du nouveau chef se tiendra à Toronto le 24 mars.
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