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La stratégie du sparadrap

Gil Courtemanche   28 novembre 2009  Montréal
En général, les individus, tout comme les sociétés, évoluent lentement, mesurant prudemment les doses de changement et de réforme qu'ils peuvent digérer et assimiler. Une sorte d'évolution homéopathique. Les changements radicaux de comportement ou d'organisation sociale surviennent la plupart du temps quand on est victime d'un grave revers, de conflits ou de menaces imminentes. La catastrophe annoncée impose souvent une remise en question globale.
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  • Jaber Lutfi - Abonné
    28 novembre 2009 07 h 51
    Maladies pour certains, ressources durables pour d'autres.
    Ceux qui détiennent le pouvoir politique ont la négligence calculée.
    Non seulement ils fabriquent et expoiltent ces catastrophes dans l'immédiat. Ces malheurs sont le labour pour la récolte à venir. Ils comptent rester encore au sommet du profit quand le reste de l'humanité étouffera de la misère que leurs actions d'hier auront répandue demain. Les maladies dont vous parlez ne les effraient pas, au contraire, elles leur assurent du bétail pour longtemps.
    Il faut bien considérer les riches comme les ennemis de tous. Y a-t-il encore quelqu'un qui doute que le gros argent est sale? Comment les empêcher de nuire?
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  • Geoffroi - Abonné
    28 novembre 2009 10 h 21
    Bourgeoisie mondiale triomphante
    « Je ne sais pas ce que peut être la conscience d'une canaille, mais je sais ce qu'est la conscience d'un honnête homme : c'est effrayant. »

    Abel Hermant

    Extrait de Le bourgeois
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    28 novembre 2009 10 h 40
    Chacun à sa façon, nous devrions être plus que des acteurs dans la pièce qui se joue présentement.
    Votre texte est intéressant. Je vous verrais aisément faire partie non pas d'un comité des lucides, mais plutôt d'un comité de sages. Le pouvoir politique est souvent détenu par des figurants dont le mandat est de se faire les porte-voix du pouvoir économique. Leur muse est comme un assemblage d'airs empruntés qu'ils appellent l'économique.

    Pour faire une comparaison, si je prends des mauvaises décisions dans ma vie, c'est surtout moi et parfois aussi mon entourage qui devront assumer mes erreurs. Tandis que les gens qui ont le pouvoir politique peuvent radicalement pelleter leurs mauvaises décisions dans la cour du voisin. Ce voisin ne l'est pas tant que ça par rapport à eux. C'est souvent la classe moyenne et les plus pauvres qui paient le plus cher les pots cassés. À la limite, ce sont les pays sous développés qui paient parfois beaucoup plus cher que nous.

    Les gens au pouvoir trouvent presque toujours le moyen que la faute revienne au voisin, qu'ils ne font pas ce qu'il faut selon eux pour faire que les choses se passent comme nous le voudrions. Les médias, malheureusement, se font souvent comme les complices des politiciens quand vient le temps pour ces derniers de se trouver des boucs émissaires. Leur but ultime étant de tout faire pour nous prêcher que ce ne sont pas vraiment eux les principaux responsables.

    Nous devrions tous assumer notre part de responsabilité sociale, les politiciens inclus. Nos politiciens ont cette tendance d'avoir un certain esprit réducteur, face aux problèmes contemporains. Comme vous dites à votre façon, monsieur Courtemanche, c'est vrai qu'on devrait s'inspirer et réfléchir un peu plus en regardant les façons dont on envisage les problèmes de développement ailleurs sur la planète.

    Parfois, j'ai la malheureuse impression que l'engagement de nos politiciens se fait au conditionnel. Et que c'est l'économique qui est, d'abord et avant tout, leur vache sacrée. On devrait tous se mettre à l'esprit qu'une société qui ne va pas très bien sur le plan social a des répercussions non négligeable sur l'économie, et aussi inversement. On devrait essayer d'avoir une vision plus globale des choses, si l'on veut que la société évolue de façon un peu plus harmonieuse.
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  • Nasboum - Abonné
    1 décembre 2009 06 h 26
    don't rock the boat...
    Je veux bien croire que le cynisme des citoyens est à son comble mais peut-il aller encore plus bas? Tant que nous ne sortirons pas dans les rues ou que nous ne contacterons pas nos politiques pour leur donner notre méchant avis sur la question, ils continueront comme si de rien n'était. De toute façon, c'est devenu le modus operandi de toute la classe politique, voir jusqu'ou peut aller l'immobilisme; enrageant, frustrant, mais c'est comme ça.
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