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Mainmise du privé sur des projets de Montréal?

Louise Harel réclame une enquête

Jeanne Corriveau   3 février 2012  Montréal
Pour Louise Harel, il ne fait pas de doute que Macogep exerce son influence dans l'octroi des contrats.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pour Louise Harel, il ne fait pas de doute que Macogep exerce son influence dans l'octroi des contrats.
L'entreprise privée a encore la mainmise sur des projets stratégiques de la Ville de Montréal. C'est ce que soutient la chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville, Louise Harel, qui a réclamé hier la tenue d'une enquête sur une affaire d'«usurpation d'identité» d'un fonctionnaire en lien avec un mandat de gestion de projet confié par la Ville à la firme Macogep.

Louise Harel a révélé que le nom d'un employé de la Direction stratégique des transactions Immobilières (DSTI) de la Ville avait été utilisé à son insu pour valider deux sommaires décisionnels rédigés par un employé de Macogep, une firme spécialisée dans la gestion de projets qui a décroché plusieurs contrats à la Ville de Montréal au cours des dernières années. C'est cette entreprise qui a notamment obtenu le contrat de superviser le chantier de la mise à niveau des arénas, un projet de plus de 200 millions, et celui de la réfection des bâtiments du Service de sécurité incendie de Montréal.

Les sommaires décisionnels sont les documents contenant des informations techniques et financières sur lesquels les élus se basent pour prendre des décisions et approuver l'octroi de contrats. À deux occasions, le nom d'un employé du DSTI aurait été apposé au bas de ces documents sans qu'il le sache. De plus, des employés de Macogep — une dizaine selon Mme Harel — travailleraient en permanence dans les bureaux de la Ville pour mener à bien les projets leur sont confiés.

Pour Louise Harel, il ne fait pas de doute que Macogep exerce son influence dans l'octroi des contrats. «À partir du moment où une entreprise installe ses employés dans les bureaux de la Ville avec un accès au système informatique pour préparer l'évaluation de projets et les faire adopter avec de faux noms de signataires, c'est totalement odieux et inacceptable», a déclaré Mme Harel en conférence de presse.

La mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, s'est pour sa part inquiétée du rôle joué par Macogep, à qui la Ville confie l'estimation des coûts, l'analyse des risques et la préparation des appels d'offres dans le cadre de ses mandats. «Il y a un problème grave d'éthique et de perte d'expertise au sein de la Ville de Montréal. On permet à des firmes privées d'avoir une mainmise importante sur des investissements stratégiques de la Ville de Montréal, a-t-elle soutenu. On ne remet pas en question la compétence des employés [de Macogep]. Mais ils ont accès à une information sensible lorsqu'ils sont dans nos bureaux, sans être soumis au même cadre éthique que nos employés.»

Mme Harel a fait parvenir hier une lettre au contrôleur général de la Ville, Alain Bond, afin de lui demander d'enquêter sur ce qu'elle qualifie de «stratagème» et d'«usurpation d'identité».

«Irresponsable»


Le cabinet du maire Gérald Tremblay a jugé la sortie de Louise Harel «irresponsable» et «mensongère». «Ça démontre encore une fois qu'elle ne comprend absolument rien au fonctionnement de la Ville», a commenté l'attaché de presse du maire, Darren Becker. Le président du comité exécutif, Michael Applebaum, entend faire le point sur ce sujet ce matin lors d'une conférence de presse, a-t-il ajouté.

De son côté, la présidente du Syndicat des professionnels municipaux, Gisèle Jolin, a confirmé que son syndicat avait été saisi d'une plainte d'un employé concernant l'utilisation de son nom à son insu. Selon elle, ce ne serait pas Macogep qui aurait apposé le nom du fonctionnaire au bas des sommaires décisionnels, mais le patron de l'employé concerné. Le litige aurait été réglé entre eux et le syndicat n'aurait pas déposé de grief, a-t-elle dit: «En vertu de notre convention, un document ne peut pas porter le nom d'un professionnel sans son consentement. Si ça arrivait, il y aurait matière à déposer un grief, mais avant de le faire, on tente toujours de régler le dossier à l'amiable.» Il s'agirait d'un cas isolé, estime Mme Jolin, qui a toutefois précisé qu'une directive interdisait que les firmes privées rédigent les sommaires décisionnels.

Le recours à l'expertise privée demeure une question délicate à la Ville de Montréal. À la suite du fiasco du contrat des compteurs d'eau, l'administration a entrepris de renforcer son expertise interne de manière à être moins dépendante des firmes privées. Malgré ces mesures, la Ville a encore besoin des consultants externes, reconnaît Mme Jolin: «Il peut arriver que pour certains dossiers, si on n'a pas l'expertise interne ou que la personne n'est pas disponible, on soit obligés de s'appuyer sur des rapports externes, mais ça prend quelqu'un à la Ville qui analyse le rapport et le présente aux élus.»

Réplique de Macogep

De son côté, le président de Macogep, Louis Yves Lebeau, s'est offusqué des propos tenus par Louise Harel et a réfuté les chiffres qu'elle a avancés. Macogep a des mandats de gestion de projets à la Ville depuis 2003 et M. Lebeau soutient que la valeur des travaux de construction sur lesquels Macogep travaillait s'élevait à environ 15 millions annuellement.

Il a par ailleurs défendu l'intégrité de son entreprise, affirmant que Macogep n'avait pas de liens contractuels ou financiers avec des entreprises de construction, des firmes d'ingénieurs-conseils ou des architectes. «Notre firme est complètement indépendante des autres intervenants de l'industrie de la construction. On ne sert que les donneurs d'ouvrage, expressément pour être en mesure d'agir d'une façon intègre et impartiale», a-t-il dit. Macogep n'intervient pas dans l'analyse des soumissions ou le choix des entreprises par la Ville, a-t-il assuré.

M. Lebeau a toutefois confirmé qu'au cours des derniers mois, de trois à cinq employés de sa firme travaillaient dans les locaux de la Ville. C'est la Ville qui aurait demandé que ce soit ainsi pour des «fins de coordination» «Ça facilite les choses, mais ce n'est pas indispensable», a-t-il dit.

Fondée il y a 23 ans, Macogep compte parmi les membres de sa direction l'ex-directeur général de la Ville de Montréal Claude Léger, démis de ses fonctions par le maire Gérald Tremblay en septembre 2009 dans la foulée des scandales des compteurs d'eau et du Faubourg Contrecoeur.

Claude Léger avait été recruté par Macogep en octobre 2010, soit un an après son départ de la Ville, mais il ne travaillerait dans aucun dossier lié à la Ville, a assuré M. Lebeau: «Quand M. Léger a joint l'entreprise, il a été convenu qu'il ne serait jamais impliqué dans aucun des dossiers de la Ville. On a beaucoup insisté.»
 
 
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  • François Gagnon - Inscrit
    3 février 2012 05 h 22
    L'OIQ dort-elle au gaz ?
    A voir la régularité et la lourdeur flagrante de tous ces impairs d'ingénieurs et de Firmes d'Ingénieurs c'est à se demander si L'Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ) et sa Présidente dorment solidement au gaz.

    Je crois qu'il est grand temps qu'un coup de barre s'opère à l'OIQ incluant le remplacement des décisionnels mous par d'autres avec des dents et des caractères sans merci de pitbull.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    3 février 2012 06 h 02
    Le jovialiste à l'oeuvre
    Le maire Tremblay est en déni de la réalité. Il accuse l'Opposition de commentaire mensonger quand lui-même espionne son vérificateur général. Et la farce se continue. Il faudra vivre avec cet acteur d'une autre époque jusqu'à la prochaine élection. Duplessis se retournerait dans sa tombe pour moins que cela!
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  • François Dugal - Abonné
    3 février 2012 08 h 20
    L"éteignoir
    L'UPAC va faire enquête, puis on en entendra plus jamais parler. Chef, que se passe-t-il?
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  • Discret - Inscrit
    3 février 2012 08 h 35
    Je voudrais comprendre
    Apposer la signature de quelqu'un d'autre sur un document, ça n'a pas un nom, genre «faux et usage de faux»? Ce n'est pas une fraude? Ce n'est pas criminel? Et le maire Tremblay cautionne ça en poussant les hauts cris contre Louise Harel? Voilà qui me semble très risqué si l'information est avérée. Et depuis quand commettre un faux peut-il «se régler à l'amiable» entre les personnes concernées?

    Et puis, voilà que le syndrome Nathalie Normandeau-Raymond, Chabot, Grant, Thornton se manifeste à l'Hôtel de Ville, avec ce monsieur Claude Léger, ancien DG de la Ville, recruté par Macogep après avoir démis par Tremblay. Macogep qui bénéficie de lucratifs contrats de la Ville. Mais qu'on se rassure, «il ne travaillerait dans aucun dossier lié à la Ville, a assuré M. Lebeau.» Non, bien entendu.

    Est-ce que tous ces gens, à Montréal, à Québec, vont prendre encore longtemps les citoyens pour des c..ns?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    3 février 2012 09 h 05
    Télé-réalité
    Un vrai télé-roman...

    Moi, public et privé, je vois ça comme la jambe gauche et la jambe droite : on a besoin des deux pour marcher, et il n'y a pas une jambe qui est la «bonne» et l'autre la «méchante».

    Je ne suis ni pour l'un, ni contre l'autre.

    Mais dans le «privé», il y a des entreprises qui cherchent davantage à enrichir leurs actionnaires qu'à servir leurs clients. Et dans le public, il y a des institutions qui cherchent davantage à sécuriser leur budget qu'à remplir leur mission.

    Que l'on soit dans le public ou dans le privé, ce qui mérite d'être fait, mérite d'être bien fait. Les gens du privé et du public qui travaillent pour la ville seraient mieux de se concentrer à être les meilleurs dans leur domaine plutôt que de magouiller pour avoir les contrats et ensuite ne pas être en mesure de bien faire le travail.

    Serge Grenier
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  • MJ - Inscrite
    3 février 2012 11 h 06
    Sur la défensive, le maire et ses acolytes passent à l’offensive en attaquant Mme Harel sur sa prétendue non-connaissance du fonctionnement de la Ville
    C’est une insulte à l’intelligence de Mme Harel qui possède une expérience politique solide et indéniable, et qui est dévouée à la cause publique depuis autant d’années en défendant sans relâche, avec ardeur et courage, une gestion saine des dépenses publiques.

    C’est plutôt le maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui feint constamment de tout ignorer sur les pratiques douteuses qui ont cours à la Ville de se demander s’il a vraiment fait le ménage pour plus d’intégrité et d’imputabilité de ses hauts fonctionnaires et dirigeants relativement à la gestion des deniers publics. Au lieu de cela, il tente encore une fois de noyer cette affaire en la niant. Fabulation? Les faits sont clairs et nets et la dénégation du maire de Montréal démontre sa mauvaise foi.
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  • MJ - Inscrite
    3 février 2012 11 h 10
    L’ingérence du privé et de ses intérêts dans la gestion des projets de la Ville: Irrégularités, gonflement artificiel des coûts, favoritisme, etc.
    Confier à une entreprise privée comme Macogep le mandat de gestion des projets de la Ville est déjà un risque d’introduire de la magouille dans l’octroi des contrats publics.

    Qui est Macogep? L’un de ses directeurs est Claude Léger, ex-dg de la Ville de Montréal, congédié en 2009, pour avoir joué indûment de son influence dans les affaires de compteurs d’eau et du projet immobilier du Faubourg Contrecoeur en favorisant certains entrepreneurs.

    http://www.meteopolitique.com/Plan/Fiches/finance/
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  • MJ - Inscrite
    3 février 2012 11 h 12
    Macogep, entreprise privée à la réputation déjà entachée
    La saine gestion des finances publiques est donc remise en question par des pratiques douteuses de Macogep, mandataire de la Ville de Montréal, pour la gestion de projets et la préparation d’appels d’offre. L’utilisation de locaux de la Ville par des employés de Macogep facilite le jeu d’influence auprès du ou des fonctionnaires de la Ville, responsable(s) de l’approbation des sommaires décisionnels (techniques et financiers), lesquels doivent ensuite être présentés devant le Conseil municipal en vue de l’octroi de contrats publics.

    L’histoire de Macogep la discrédite totalement en ce qu’elle a démontré dans le passé, notamment dans sa préparation des appels d’offre de la ville, une estimation trop élevée des coûts associés à certains projets, favorisant ainsi l’octroi de contrats publics à certains entrepreneurs qui avaient soumissionné. Macogep ne serait pas aussi indépendante qu’elle le prétend, puisque sa surestimation des coûts cautionnerait en quelque sorte la ou les soumissions de certains entrepreneurs.
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  •  
  • Delphine Noreau - Inscrit
    3 février 2012 12 h 57
    4 Milliards
    Le budget de la ville de Montreal,ne cherchez pas plus loin
    Quelle cagnotte à se partager
    Les loups rodent
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  •  
  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    3 février 2012 14 h 14
    Gestion des projets urbains de la ville...
    Le privé n'est pas la cause des problèmes et de la corruption : elle ne fait que poursuivre son propre « leït motiv » bien connu de tous (faire du fric et tous les moyens sont "bons" pour cela), alors qu'on lui offre cette opportunité sur un plateau d'argent avec un trésor public des plus appétissant. Il lui suffit de financer tel ou tel autre "club" de pouvoir pour avoir son retour d'ascenseur : c'est comme cela que notre système colonialiste fonctionne (on ne se prive pas de sabotter notre démocratie, car de plus colonialisme et démocratie sont fondamentalement incompatibles). Le privé n'est pas la cause, c'est le régime de pouvoir qui est en cause, sans équivoque.

    Il me semble que c'est dans le mandat d'une administration municipale que de gérer ses projets, à tout le moins ses projets majeurs. Il n'y a vraiment pas longtemps, une telle chose (privatiser l'administration municipale) était non seulement considérée avec raison comme une « vanne ouverte à la corruption », mais aussi par le fait même profondément anti-démocratique!

    Tremblay s'est débarrassé de toutes les compétences nécessaires permettant de mener à bien les projets municipaux (en tout cas en apparence, les résultats et la "dynamique affairiste" de son administration le montrent et c'est ce qui compte). Le problème, c'est de ne plus avoir les moyens de réfléchir plus en profondeur à quelque "vision" ou projet envisagé par les élus, AVANT de se lancer dans toutes sortes d'études coûteuses en PPP pour au final aboutir à des réalisations bancales voir louches. Finalement, c'est comme s'il avait mis l'appareil municipal sous tutelle du privé, comme si notre vote n'avait finalement aucune importance.

    Dans notre société prônant actuellement l'individualisme exagéré (et le mercantilisme des milieux de la droite d'hier et d'avant-hier), il ne faut jamais perdre de vue ce qui précède si l'on tient à ne pas s'autodétruire en tant que Nation, c'est une quest
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    3 février 2012 14 h 44
    Soupirs
    Parfois, dans mon quartier de l'est, on voit de nos yeux une amélioration sensible (quoique modeste) de quelque chose: les lampadaires d'un parc, la cour d'une école, un bout de trottoir refait, un trou enfin remblayé...

    Les besoins sont si grands que nous en sommes chaque fois extrêmement reconnaissants, un peu comme un affamé ne refusant jamais un quignon de pain même rassis.

    On se doute bien que même pour de si maigres résultats, il a fallu beaucoup de labeur là-bas au château dont on s'imagine l'intérieur comme une sorte de nef des fous bourdonnante de cris, de chuchotements et de vol de couteaux dans le dos...

    C'est vraiment un miracle que nous puissions voir à l'occasion de réelles améliorations dans notre quartier.
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  •  
  • youpi - Inscrit
    3 février 2012 15 h 37
    Il est temps de partir
    le mare Tremblay a longtemps été maire de Montréal. Il est temps de partir et laisser la place aux jeunes, pour ramener d'autres idées, faire le ménage dans une ville aux prises à la rapine et à la corruption...
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  •  
  • Paul-André Bouchard - Inscrit
    3 février 2012 16 h 48
    OUI l'OIQ dort au gaz
    Le jour ou l'OIQ va agir contre un gros bureau de génie conseil n'est pas arrivé. Charest a presque réussi à étourdir le poisson pour un moment, et l'OIQ se tient tranquille dans son coin espérant qu'on l'oublie.

    "La protection du PUBLIC" ... tel est sa "devise" Il y en a une GANG qui devraient perdre leur jonc, car je crois bien qu'on a prêté serment ... et je me rappelle que.... l’honnêteté faisait parti du texte ... HUM!
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  • François Gagnon - Inscrit
    4 février 2012 06 h 16
    Qu'est-ce que L'OIQ ?
    L'OIQ est un organisme qui tient son mandat et son autorité directement des instances gouvernementales (Code des professions, Loi sur les ingénieurs, etc.) et plus particulièrement du Gouvernement du Québec qui est aussi le responsable ultime des municipalités et de leurs impairs.

    L'OIQ est donc par définition un organisme de la structure gouvernementale et donc comme tout organisme gouvernemental contraint à la loyauté et à l'obéissance. Entre autres, ceci se fait directement ou indirectement via les sombres truchements de jeux de pouvoirs mafieux que le politique et les politiques maîtrisent très bien, une notion qui a toujours été de notoriété publique.

    A lire son "tableau de chasse" que L'OIQ édite régulièrement à l'intention du public, elle ne poursuit essentiellement que les petits joueurs qui par définition sont faibles et qui ne sont condamnés que pour des omissions et technicalités administratives où il n'est pas clairement tangible et démontré que la "Protection du Public" était un justificatif crédible. Je comparerais ce type d'actions aux préposés à la circulation qui donne des billets de stationnement, une amende définie administrativement qui n'est au fond qu'une autre taxe déguisée qui donne l'impression que le Public a été protégé.

    Vous croyez vraiment que les vrais causes plus graves où sont impliqués de gros joueurs aux mains longues et qui peuvent dans une petite société comme le Québec bloquer l'évolution de carrière d'un ingénieur qui a des responsabilités à l'OIQ et qui au fond n'est professionnellement pas suicidaire vont être mises au premier rang à l'OIQ ?

    Dans ce contexte il sera intéressant de suivre les Normadeau et Légers de ce monde dont les parcours professionnels ne sont pas sans soulever des questions d'intégrités et d'éthiques à tout le moins au niveau de l'apparence de conflits d'intétérêts qui nous sont évacués que par l'évocation de "pare-feux" bidons qui ne tr
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