Turcot: Québec défend son projet de parcs et jardins
Quoi qu'en disent les élus municipaux, le ministère des Transports du Québec (MTQ) ne croit pas que l'aménagement de jardins communautaires ou de parcs pour enfants à proximité des voies autoroutières du complexe Turcot soit inapproprié. Un mur antibruit et une zone tampon sépareront les voies autoroutières des aménagements projetés, a indiqué le MTQ à l'occasion d'une séance de consultation tenue hier.
Jusqu'au 15 mars, les citoyens sont invités à se prononcer via Internet sur l'aménagement des abords du complexe Turcot dans le secteur de Côte-Saint-Paul. À titre d'exemple, dans l'îlot bordé par la bretelle reliant l'autoroute 15 au boulevard de La Vérendrye, ils auront le choix entre un jardin communautaire ou un parc doté d'une aire de jeux pour enfants et d'un terrain sportif.
Les élus montréalais sont loin d'être convaincus que les aménagements proposés par le MTQ sont appropriés. Après le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, c'était au tour hier de l'administration du maire Gérald Tremblay d'exprimer de sérieuses réserves. «La proximité d'une infrastructure autoroutière nous apparaît peu compatible avec les projets et activités envisagés par le MTQ, a indiqué Martine Painchaud, attachée de presse au cabinet du maire. À notre avis, le défi de l'intégration urbaine dans ce secteur de l'ouvrage n'a pas été relevé.»
Pour le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, tout l'exercice de consultation que mène le MTQ est une «niaiserie» et du «maquillage». «On induit la population en erreur en prétendant verdir ce projet-là», a-t-il commenté.
En retrait
Le MTQ estime toutefois que les aménagements proposés sont «tout à fait compatibles avec les lieux». Ils seront en retrait des voies de circulation et protégés par un mur antibruit et une zone tampon, a expliqué Caroline Larose, porte-parole du MTQ. «Il existe déjà des parcs à proximité d'autoroutes. Et il y aura un mur antibruit tout le long du secteur résidentiel», a-t-elle dit, tout en précisant que la décision définitive tiendra compte de l'opinion des citoyens.
De son côté, le ministre des Transports, Pierre Moreau, a rappelé que la reconstruction de Turcot allait inévitablement avoir des impacts sur les quartiers environnants. «On verra avec le résultat des consultations. On aura des décisions à prendre sur la base de ce qui sera retenu à la fin, a dit le ministre hier en marge d'une allocution qu'il prononçait devant l'Association québécoise du transport et des routes. Notre premier objectif dans notre loi, c'est d'assurer la sécurité des gens.»
Le MTQ a par ailleurs voulu rassurer le maire Benoit Dorais, qui craint que son arrondissement ait à assumer les frais d'entretien des espaces verts aménagés aux abords du complexe Turcot. Des ententes avec la Ville ou des groupes communautaires pourraient être conclues, mais le ministère assumera à long terme les frais liés à l'entretien, a assuré Caroline Larose.
Jusqu'au 15 mars, les citoyens sont invités à se prononcer via Internet sur l'aménagement des abords du complexe Turcot dans le secteur de Côte-Saint-Paul. À titre d'exemple, dans l'îlot bordé par la bretelle reliant l'autoroute 15 au boulevard de La Vérendrye, ils auront le choix entre un jardin communautaire ou un parc doté d'une aire de jeux pour enfants et d'un terrain sportif.
Les élus montréalais sont loin d'être convaincus que les aménagements proposés par le MTQ sont appropriés. Après le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, c'était au tour hier de l'administration du maire Gérald Tremblay d'exprimer de sérieuses réserves. «La proximité d'une infrastructure autoroutière nous apparaît peu compatible avec les projets et activités envisagés par le MTQ, a indiqué Martine Painchaud, attachée de presse au cabinet du maire. À notre avis, le défi de l'intégration urbaine dans ce secteur de l'ouvrage n'a pas été relevé.»
Pour le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, tout l'exercice de consultation que mène le MTQ est une «niaiserie» et du «maquillage». «On induit la population en erreur en prétendant verdir ce projet-là», a-t-il commenté.
En retrait
Le MTQ estime toutefois que les aménagements proposés sont «tout à fait compatibles avec les lieux». Ils seront en retrait des voies de circulation et protégés par un mur antibruit et une zone tampon, a expliqué Caroline Larose, porte-parole du MTQ. «Il existe déjà des parcs à proximité d'autoroutes. Et il y aura un mur antibruit tout le long du secteur résidentiel», a-t-elle dit, tout en précisant que la décision définitive tiendra compte de l'opinion des citoyens.
De son côté, le ministre des Transports, Pierre Moreau, a rappelé que la reconstruction de Turcot allait inévitablement avoir des impacts sur les quartiers environnants. «On verra avec le résultat des consultations. On aura des décisions à prendre sur la base de ce qui sera retenu à la fin, a dit le ministre hier en marge d'une allocution qu'il prononçait devant l'Association québécoise du transport et des routes. Notre premier objectif dans notre loi, c'est d'assurer la sécurité des gens.»
Le MTQ a par ailleurs voulu rassurer le maire Benoit Dorais, qui craint que son arrondissement ait à assumer les frais d'entretien des espaces verts aménagés aux abords du complexe Turcot. Des ententes avec la Ville ou des groupes communautaires pourraient être conclues, mais le ministère assumera à long terme les frais liés à l'entretien, a assuré Caroline Larose.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

