lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Montréal - Ville-Marie dit oui aux SIS, mais à l'hôpital

Mélissa Guillemette   8 février 2012  Montréal
L'arrondissement de Ville-Marie dit oui aux sites d'injection supervisée (SIS) destinés aux toxicomanes, mais seulement dans les établissements de santé. L'organisme Cactus espère que le maire se ravisera.

Dès l'ouverture du premier conseil de l'arrondissement de Ville-Marie depuis que la Ville s'est dite ouverte à accueillir des SIS, le maire Gérald Tremblay a été très clair: l'organisme qui distribue des seringues propres aux toxicomanes, Cactus, ne pourra pas devenir une piquerie supervisée par des infirmières. «Ce secteur contient déjà trop de personnes en crise», a dit Gérald Tremblay. Cactus se situe à l'angle des rues Sainte-Catherine et Sanguinet.

Le maire suggère plutôt au ministre de la Santé, Yves Bolduc, d'ouvrir des SIS directement dans des établissements de santé de l'arrondissement, comme le Centre Dollard-Cormier ou l'hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc. «Servons-nous des établissements de santé, puisqu'ils sont là pour ça.» Il a été applaudi par des résidants inquiets au fond de la salle.

Le fondateur de Cactus, Louis Letellier de Saint-Just, estime que le projet risque ainsi de rater complètement sa cible. «Quand on sait que 93 % des utilisateurs des services offerts par les organismes communautaires dans le secteur de la réduction des méfaits ne vont pas dans le réseau de la santé, qu'ils vont dans les organismes, et que Cactus est le chef de file, comment est-ce qu'on peut concilier votre position d'orienter les services uniquement dans le réseau public?» a-t-il demandé pendant la période de questions du public.

Cactus milite depuis plusieurs années pour offrir un service d'injection supervisée à sa clientèle, un service que la Cour suprême a reconnu comme légal en septembre dernier. Le mois suivant, c'est le ministre de la Santé du Québec qui se positionnait en faveur des SIS, et en décembre, le maire de Montréal s'était dit ouvert à accueillir plusieurs SIS dans la ville, à condition qu'ils soient ouverts simultanément dans plusieurs quartiers de la ville, pas uniquement au centre-ville. Le maire de Montréal doit rencontrer Yves Bolduc au cours des prochaines semaines pour discuter du projet.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012