Montréal est cliniquement morte, affirme Jean-Paul L'Allier
L'ex-maire de Québec appelle à la fin des structures post-défusion
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Jean-Paul L’Allier, qui a été maire de Québec de 1989 à 2005, a prononcé hier un discours devant les militants de Projet Montréal.
L'ancien maire de Québec Jean-Paul L'Allier a appelé au démantèlement des «structures extrêmement lourdes» qui paralysent la Ville de Montréal, hier après-midi, à l'occasion du conseil général de Projet Montréal.
«La ville de Jean Drapeau, elle est cliniquement morte des suites de la défusion et des cocktails de médicaments qu'on lui a prescrits pour en limiter les dégâts: structures irrationnelles et enchevêtrées, indigeste partage de l'autorité et des champs de compétences», a-t-il déclaré à des dizaines de militants de Projet Montréal réunis dans l'arrondissement Ville-Marie afin d'entamer les discussions en vue de l'adoption de leur plateforme électorale dans un an.
L'ex-maire de Québec — qui était l'invité du parti politique de Richard Bergeron —, a notamment souligné l'urgence de «repenser la démocratie municipale» afin que les citoyens aient un mot à dire sur les projets défendus par l'administration municipale, mais qu'ils n'aient plus droit de vie ou de mort sur ceux-ci. «Il faut un temps fou pour aller chercher une décision, qui peut être massacrée parce qu'il y a 50 personnes qui ne sont pas d'accord», a déploré M. L'Allier, faisant notamment allusion au projet d'îlot Irving à Québec.
Consultés par référendum, quelque 53 % des 1451 résidants des quartiers Saint-Jean-Baptiste et Montcalm ont rejeté il y a une semaine la demande de dérogation du promoteur GM Développement qui souhaitait construire un immeuble résidentiel de neuf étages sur un terrain zoné pour quatre situé dans le dernier terrain vacant de la populaire rue Saint-Jean, l'îlot Irving.
L'ex-ministre libéral a une nouvelle fois déploré la vague de défusions qui a déferlé sur l'île de Montréal au lendemain de l'élection du premier gouvernement de Jean Charest, en 2003. «[Montréal] aurait survécu comme toutes les autres villes canadiennes aux fusions», a insisté M. L'Allier, qui est aujourd'hui professeur associé à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP). «Le gouvernement du Québec a risqué la défusion, un mauvais risque. Il a perdu.»
Le chef de Projet Montréal, M. Bergeron, n'attaquera pas de front les défenseurs des défusions municipales au cours de la prochaine campagne électorale montréalaise en relançant le slogan «Une île, une ville». «Réconcilions-nous en développant des projets ensemble. [...] On va découvrir les bénéfices que l'on retire à être ensemble, plutôt que continuellement l'un contre l'autre», a-t-il affirmé lors d'un point de presse suivant l'allocution de Jean-Paul L'Allier.
M. Bergeron, le seul à s'être déjà lancé dans la course à la mairie de 2013, ne compte pas, une fois élu maire de la métropole québécoise, «revoir la structure pour que ce soit encore plus facile de travailler ensemble» avant quatre, huit ou 12 ans.
Projet Montréal a dans sa ligne de mire le district du Vieux-Rosemont. Les électeurs devront y élire un successeur au conseiller Pierre Lampon, qui a été élu sous la bannière de Vision Montréal en 2009. «C'est notre priorité!», a fait valoir le président de Projet Montréal, Michel Camus.
Richard Bergeron compte sur l'élection partielle dans l'arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie pour accueillir un quinzième élu sur les banquettes du deuxième groupe d'opposition à l'Hôtel de ville, mais il garde également espoir que des transfuges de Vision Montréal ou d'Union Montréal se joignent à sa formation politique. «On travaille fort. Je ne peux pas vous en dire plus.»
«La ville de Jean Drapeau, elle est cliniquement morte des suites de la défusion et des cocktails de médicaments qu'on lui a prescrits pour en limiter les dégâts: structures irrationnelles et enchevêtrées, indigeste partage de l'autorité et des champs de compétences», a-t-il déclaré à des dizaines de militants de Projet Montréal réunis dans l'arrondissement Ville-Marie afin d'entamer les discussions en vue de l'adoption de leur plateforme électorale dans un an.
L'ex-maire de Québec — qui était l'invité du parti politique de Richard Bergeron —, a notamment souligné l'urgence de «repenser la démocratie municipale» afin que les citoyens aient un mot à dire sur les projets défendus par l'administration municipale, mais qu'ils n'aient plus droit de vie ou de mort sur ceux-ci. «Il faut un temps fou pour aller chercher une décision, qui peut être massacrée parce qu'il y a 50 personnes qui ne sont pas d'accord», a déploré M. L'Allier, faisant notamment allusion au projet d'îlot Irving à Québec.
Consultés par référendum, quelque 53 % des 1451 résidants des quartiers Saint-Jean-Baptiste et Montcalm ont rejeté il y a une semaine la demande de dérogation du promoteur GM Développement qui souhaitait construire un immeuble résidentiel de neuf étages sur un terrain zoné pour quatre situé dans le dernier terrain vacant de la populaire rue Saint-Jean, l'îlot Irving.
L'ex-ministre libéral a une nouvelle fois déploré la vague de défusions qui a déferlé sur l'île de Montréal au lendemain de l'élection du premier gouvernement de Jean Charest, en 2003. «[Montréal] aurait survécu comme toutes les autres villes canadiennes aux fusions», a insisté M. L'Allier, qui est aujourd'hui professeur associé à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP). «Le gouvernement du Québec a risqué la défusion, un mauvais risque. Il a perdu.»
Le chef de Projet Montréal, M. Bergeron, n'attaquera pas de front les défenseurs des défusions municipales au cours de la prochaine campagne électorale montréalaise en relançant le slogan «Une île, une ville». «Réconcilions-nous en développant des projets ensemble. [...] On va découvrir les bénéfices que l'on retire à être ensemble, plutôt que continuellement l'un contre l'autre», a-t-il affirmé lors d'un point de presse suivant l'allocution de Jean-Paul L'Allier.
M. Bergeron, le seul à s'être déjà lancé dans la course à la mairie de 2013, ne compte pas, une fois élu maire de la métropole québécoise, «revoir la structure pour que ce soit encore plus facile de travailler ensemble» avant quatre, huit ou 12 ans.
Projet Montréal a dans sa ligne de mire le district du Vieux-Rosemont. Les électeurs devront y élire un successeur au conseiller Pierre Lampon, qui a été élu sous la bannière de Vision Montréal en 2009. «C'est notre priorité!», a fait valoir le président de Projet Montréal, Michel Camus.
Richard Bergeron compte sur l'élection partielle dans l'arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie pour accueillir un quinzième élu sur les banquettes du deuxième groupe d'opposition à l'Hôtel de ville, mais il garde également espoir que des transfuges de Vision Montréal ou d'Union Montréal se joignent à sa formation politique. «On travaille fort. Je ne peux pas vous en dire plus.»
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