SPQ libre - La poutre et la paille
La semaine dernière, Marc Laviolette s’en prenait à Pauline Marois et la blâmait de ne pas avoir les qualités nécessaires pour être à la tête du mouvement souverainiste, lui préférant Gilles Duceppe. Faisant partie du SPQ libre, et de l’exécutif à titre de trésorier, je ne partageais pas ce point de vue et j’ai remis ma démission à ce poste, jeudi passé, tout en demeurant membre de ce club politique.
Je trouve inacceptable que Marc Laviolette prenne position sans consulter l’exécutif sur une question aussi importante. Comme leadership, on a vu mieux.
Sans vouloir frapper un homme à terre, on peut dire que Gilles Duceppe ne faisait pas l’unanimité au sein de notre organisation. Certains, dont je suis, n’étaient pas convaincus de ses qualités de chef. La première volte-face, il y a trois ans après la démission d’André Boisclair, n’était pas une preuve de courage politique. La défaite du 2 mai n’en faisait pas un leader charismatique, au mieux un pis-aller pour le mouvement souverainiste.
Maladresses et mécontentements
Il ne faut pas croire pour autant que Pauline Marois mérite le Bon Dieu sans confession. Certaines de ses maladresses ont créé beaucoup de mécontentement à l’intérieur du parti et chez les Québécois. Une crise de leadership s’en est d’ailleurs suivie. Qui dit crise dit départs et remises en question. Des choses sérieuses ont été traitées à la légère.
Un peu de sérieux est nécessaire, le SPQ libre ne doit pas devenir un club de Brutus. Notre organisation a été mise en place pour susciter une réflexion sur la souveraineté dans un environnement progressiste. Nous sommes souvent choqués par le sort qui est fait aux syndicats et aux groupes progressistes. Nous sommes des pressés et des passionnés, l’injustice et l’apparente injustice nous horripilent.
Gestes non constructifs
Nous ne sommes plus accueillis au PQ. Alors, des gestes plutôt téméraires ont été posés par nous et contre nous. Des actions qui n’ont rien de constructif. Il n’est pas facile dans ce contexte, pour nous et bien d’autres, de se faire confiance. Mais il faudra bien en arriver là si nous voulons faire avancer la souveraineté et maintenir la justice et l’équité dans notre société.
Une accalmie s’annonce, il faut la souhaiter. Nous devons construire ensemble. Pauline Marois doit en profiter pour faire la paix, avec nous et tant d’autres, car sans nous et tant d’autres, le chemin sera plus hasardeux. Nous devons arrêter de chercher la paille, car personne n’y gagne et collectivement on y perd.
-Jean Baribeau, indépendantiste
Je trouve inacceptable que Marc Laviolette prenne position sans consulter l’exécutif sur une question aussi importante. Comme leadership, on a vu mieux.
Sans vouloir frapper un homme à terre, on peut dire que Gilles Duceppe ne faisait pas l’unanimité au sein de notre organisation. Certains, dont je suis, n’étaient pas convaincus de ses qualités de chef. La première volte-face, il y a trois ans après la démission d’André Boisclair, n’était pas une preuve de courage politique. La défaite du 2 mai n’en faisait pas un leader charismatique, au mieux un pis-aller pour le mouvement souverainiste.
Maladresses et mécontentements
Il ne faut pas croire pour autant que Pauline Marois mérite le Bon Dieu sans confession. Certaines de ses maladresses ont créé beaucoup de mécontentement à l’intérieur du parti et chez les Québécois. Une crise de leadership s’en est d’ailleurs suivie. Qui dit crise dit départs et remises en question. Des choses sérieuses ont été traitées à la légère.
Un peu de sérieux est nécessaire, le SPQ libre ne doit pas devenir un club de Brutus. Notre organisation a été mise en place pour susciter une réflexion sur la souveraineté dans un environnement progressiste. Nous sommes souvent choqués par le sort qui est fait aux syndicats et aux groupes progressistes. Nous sommes des pressés et des passionnés, l’injustice et l’apparente injustice nous horripilent.
Gestes non constructifs
Nous ne sommes plus accueillis au PQ. Alors, des gestes plutôt téméraires ont été posés par nous et contre nous. Des actions qui n’ont rien de constructif. Il n’est pas facile dans ce contexte, pour nous et bien d’autres, de se faire confiance. Mais il faudra bien en arriver là si nous voulons faire avancer la souveraineté et maintenir la justice et l’équité dans notre société.
Une accalmie s’annonce, il faut la souhaiter. Nous devons construire ensemble. Pauline Marois doit en profiter pour faire la paix, avec nous et tant d’autres, car sans nous et tant d’autres, le chemin sera plus hasardeux. Nous devons arrêter de chercher la paille, car personne n’y gagne et collectivement on y perd.
-Jean Baribeau, indépendantiste
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