Lettre à Gilles Duceppe
Émilie Auclair Présidente de l’association de comté du Bloc québécois d’Hochelaga, membre de l’exécutif de l’association de comté du Parti québécois de Rosemont et étudiante à la maîtrise en gestion stratégique à HEC
27 janvier 2012 17h40
Québec
Cher M. Duceppe,
Comprenez-vous ce qui nous arrive, ce qui vous arrive? Je suis confuse. «Faire de la politique autrement» devait être la direction que prendrait 2012, et pourtant... Nous voici au lendemain d’une tourmente qui ne semble que commencer. Alors que vos militants, de la première et de la dernière heure, vous connaissent pour votre intégrité, votre rigueur, votre droiture, votre honnêteté et votre transparence, voici que les partis politiques tentent de vous entraîner dans les bassesses de la «petite politique» pour vous y lâcher.
Ils s’engagent dans cette embardée, des intentions inavouées en tête. Plus que l’homme, ils attaquent nos idéaux. Ils sont prêts à détruire des années de loyaux services publics au nom d’une idéologie contraire et de partisanerie mesquine. De notre côté, nous savons que le rêve que nous défendons est louable et que votre travail effectué à Ottawa est sans tache.
M. Duceppe, maintenant qu’au Québec les doutes à votre sujet sont dissipés, vous devrez affronter le reste du Canada: une bataille sans merci que vous connaissez. Heureusement, nous vous savons fort, fier et diligent. Heureusement, le Québec sera derrière vous.
Dissipez la confusion
Alors que l’on vous connaît comme étant le chef souverainiste qui aura construit le plus de ponts vers les communautés culturelles, qui aura rigoureusement respecté l’égalité hommes-femmes, qui aura modernisé le discours souverainiste et qui aura porté la voix de la souveraineté au reste du Canada et au monde, vous ne pouvez être vu autrement que comme un modèle, malgré vous peut-être...
Après vingt années données à la nation, à toujours promouvoir les intérêts de celle-ci avant les vôtres, à quoi ressembleront les prochaines années si vous vous effacez? Et cette Lucie rencontrée par hasard qui me disait que, sans vous, la politique perdait tout son sens, que dois-je lui répondre?
Évidemment, je vous respecte trop pour juger vos décisions, mais je suis confuse. Vous, le leader inspirant rempli de certitudes, d’affirmations et de réponses, seriez-vous en train de douter? De vous remettre en question? Ce silence ébranle votre base militante. Mais j’ai confiance, elle saura vous attendre. J’appréciais votre action au Québec, j’aime l’idée de votre présence à Québec, mais il semblerait que l’histoire en ait décidé autrement. Votre absence laisse un grand vide qu’il faut absolument combler, là-bas ou ici.
La relève, une priorité
Je suis Émilie Auclair, récipiendaire de la bourse Gilles Duceppe, votre initiative soulignant le leadership de jeunes dans le mouvement souverainiste. J’étais si fière de monter sur scène à vos côtés et d’accaparer un peu, l’instant d’un moment, votre nom, comme si je faisais partie, moi aussi, de ces grands bâtisseurs qui ont forgé le Québec d’aujourd’hui. Vous avez toujours considéré la relève souverainiste comme une priorité; soyez sans crainte, nous avons compris votre message. Je refuse ainsi d’abandonner les rêves que vous rendiez toujours un peu plus possibles, je refuse de laisser gagner la fatalité, je refuse de voir périr votre héritage.
Honneur, convictions, dévouement sont les leitmotive de votre engagement pour le Québec. Rigueur, fierté, ouverture sont l’héritage laissé à toute une génération, celle qui aura grandi avec Gilles Duceppe comme chef du mouvement souverainiste. M. Duceppe, je reste confuse. Expliquez-moi, expliquez-vous. Je comprendrai, nous comprendrons.
Émilie Auclair
Présidente de l’association de comté du Bloc québécois d’Hochelaga, membre de l’exécutif de l’association de comté du Parti québécois de Rosemont et étudiante à la maîtrise en gestion stratégique à HEC
Comprenez-vous ce qui nous arrive, ce qui vous arrive? Je suis confuse. «Faire de la politique autrement» devait être la direction que prendrait 2012, et pourtant... Nous voici au lendemain d’une tourmente qui ne semble que commencer. Alors que vos militants, de la première et de la dernière heure, vous connaissent pour votre intégrité, votre rigueur, votre droiture, votre honnêteté et votre transparence, voici que les partis politiques tentent de vous entraîner dans les bassesses de la «petite politique» pour vous y lâcher.
Ils s’engagent dans cette embardée, des intentions inavouées en tête. Plus que l’homme, ils attaquent nos idéaux. Ils sont prêts à détruire des années de loyaux services publics au nom d’une idéologie contraire et de partisanerie mesquine. De notre côté, nous savons que le rêve que nous défendons est louable et que votre travail effectué à Ottawa est sans tache.
M. Duceppe, maintenant qu’au Québec les doutes à votre sujet sont dissipés, vous devrez affronter le reste du Canada: une bataille sans merci que vous connaissez. Heureusement, nous vous savons fort, fier et diligent. Heureusement, le Québec sera derrière vous.
Dissipez la confusion
Alors que l’on vous connaît comme étant le chef souverainiste qui aura construit le plus de ponts vers les communautés culturelles, qui aura rigoureusement respecté l’égalité hommes-femmes, qui aura modernisé le discours souverainiste et qui aura porté la voix de la souveraineté au reste du Canada et au monde, vous ne pouvez être vu autrement que comme un modèle, malgré vous peut-être...
Après vingt années données à la nation, à toujours promouvoir les intérêts de celle-ci avant les vôtres, à quoi ressembleront les prochaines années si vous vous effacez? Et cette Lucie rencontrée par hasard qui me disait que, sans vous, la politique perdait tout son sens, que dois-je lui répondre?
Évidemment, je vous respecte trop pour juger vos décisions, mais je suis confuse. Vous, le leader inspirant rempli de certitudes, d’affirmations et de réponses, seriez-vous en train de douter? De vous remettre en question? Ce silence ébranle votre base militante. Mais j’ai confiance, elle saura vous attendre. J’appréciais votre action au Québec, j’aime l’idée de votre présence à Québec, mais il semblerait que l’histoire en ait décidé autrement. Votre absence laisse un grand vide qu’il faut absolument combler, là-bas ou ici.
La relève, une priorité
Je suis Émilie Auclair, récipiendaire de la bourse Gilles Duceppe, votre initiative soulignant le leadership de jeunes dans le mouvement souverainiste. J’étais si fière de monter sur scène à vos côtés et d’accaparer un peu, l’instant d’un moment, votre nom, comme si je faisais partie, moi aussi, de ces grands bâtisseurs qui ont forgé le Québec d’aujourd’hui. Vous avez toujours considéré la relève souverainiste comme une priorité; soyez sans crainte, nous avons compris votre message. Je refuse ainsi d’abandonner les rêves que vous rendiez toujours un peu plus possibles, je refuse de laisser gagner la fatalité, je refuse de voir périr votre héritage.
Honneur, convictions, dévouement sont les leitmotive de votre engagement pour le Québec. Rigueur, fierté, ouverture sont l’héritage laissé à toute une génération, celle qui aura grandi avec Gilles Duceppe comme chef du mouvement souverainiste. M. Duceppe, je reste confuse. Expliquez-moi, expliquez-vous. Je comprendrai, nous comprendrons.
Émilie Auclair
Présidente de l’association de comté du Bloc québécois d’Hochelaga, membre de l’exécutif de l’association de comté du Parti québécois de Rosemont et étudiante à la maîtrise en gestion stratégique à HEC
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