lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Effondrement au tunnel Viger - Et le ministère, lui?

Josée Boileau   4 février 2012  Québec
Il y a des façons élégantes de se laver les mains de ses responsabilités. Ainsi le mandat confié à des experts pour enquêter sur l'effondrement survenu l'été dernier sur l'autoroute Ville-Marie: il «se limite à établir les causes techniques de l'effondrement». Comme si l'organisation du travail au ministère des Transports n'avait pas quelque chose à voir.

Le ministre des Transports Pierre Moreau a bien contrôlé son message hier. Il a divulgué le rapport d'enquête sur l'écrasement d'un paralume dans le tunnel Viger, convoquant même une conférence de presse pour ce faire — ce qui vaut mieux que ce que faisait son prédécesseur Sam Hamad, qui cachait les rapports d'inspection.

Mais pas question pour les journalistes (qui, à une exception près, ne s'en sont même pas plaints!) d'avoir accès au rapport tant que la conférence de presse n'était pas terminée. Comme il est question de poursuites à lancer sur la base de ce rapport, le ministre ne voulait pas être interrogé sur son contenu. C'est une question de respect du tribunal, a dit M. Moreau.

Les poursuites contre le consortium chargé des travaux au tunnel Viger, dont les plans et devis, selon le rapport, ne répondaient pas aux normes de sécurité, ont donc pris le devant de la scène, au détriment du rôle du MTQ. C'est aux ingénieurs et non au ministère qu'incombe la responsabilité du respect des normes, a assuré M. Moreau. Le rapport des experts («indépendants», insistait le ministre) est très clair quant aux fautes observées. C'est comme un propriétaire qui fait rénover sa maison: il n'est pas responsable des fautes de l'architecte.

Drôle de comparaison! Le ministère a au contraire une responsabilité première et collective, qui dépasse celle d'un individu: celle de s'assurer de la qualité et de la sécurité de nos infrastructures routières, dont il est redevable envers la population. S'il décide de sous-traiter le travail à accomplir, il a encore le devoir de s'assurer, par la voie d'inspections et de vérifications par ses propres employés, que celui-ci est adéquat.

Mais au MTQ, depuis longtemps déjà, on confond les rôles. L'été dernier, un de ses porte-parole indiquait: «Le but du ministère, c'est de réaliser des travaux. Que le travail soit fait par son personnel ou par une firme privée, ce n'est pas important.» Comme si la responsabilité professionnelle d'une personne, celle d'un ingénieur, par exemple, pouvait remplacer le garde-fou collectif que se doit d'être l'État! Mais l'idéologie du moins d'État a mis en péril cette mission. Le MTQ, au fil des ans, a réduit de façon considérable son personnel, il n'a donc personne pour se livrer à de la supervision, ce qui lui fait perdre de l'expertise, donc le rend toujours plus dépendant du privé — qui lui est là pour le profit, pas pour le bien-être collectif.

En août dernier, face au tollé soulevé par le manque d'inspection, le ministre Sam Hamad avait affirmé que le MTQ reverrait ses manières de faire. Hier, le ministre Moreau considérait plutôt qu'une supervision par le MTQ est redondante.

Mais le privé n'est pas un partenaire de l'État: il est un exécutant. C'est au ministère d'avoir le dernier mot sur les plans et les manières de faire, pour éviter des erreurs, mais aussi pour poser des questions. Pourquoi, par exemple, choisir une méthode comme l'hydrodémolition, comme on l'a fait dans le tunnel Viger, moins précise, nous dit le rapport d'hier, mais qui a «l'avantage de la rapidité d'exécution»? Toujours la même chose: plus vite, moins de «troubles», moins de personnel. N'y a-t-il là vraiment rien, au-delà des poursuites, à revoir?
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Normand Carrier - Abonné
    4 février 2012 07 h 49
    Celui qui paie exige aucun blâme ......
    Losque le ministre Moreau et son ministère demande une enquête , il est clair que les enquêteurs payés par le ministère ne vont blâmer publiquement celui qui détient les cordons de la bourse ...... Ils ont pu dans un rapport verbal donner quelques blâmes au ministre mais cela nous ne le saurons jamais .....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • meme40 - Inscrit
    4 février 2012 07 h 53
    Ce n'est qu'un début!!
    La suite au plan NARD... et ainsi de suite dans tous les ministères... La ré-ingénierie de l'État, à l'état pur.?. C'était donc ça? comme si on demandait au colonel Sander de décider des normes de salubrité au ministère de la santé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Savary - Abonné
    4 février 2012 08 h 46
    Visite de chantier...
    Lorsque je fais faire des travaux sur ma propriété, je fais moi même des visite de chantier, je m'assure que tout est conforme...Pas question de faire une confiance aveugle à l’entrepreneur que j'ai choisis... Même s'il s'agit d'un "ami"

    Et je ne parle que de travaux de quelques centaines de dollars, au maximum quelques milliers de dollars... Pas de chantier de plusieurs millions...

    Nous ne devons simplement pas avoir la même vision du mot responsabilité...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gérard Raymond - Abonné
    4 février 2012 08 h 52
    De la cachoterie à la manipulation
    A son arrivée au pouvoir, Jean Charest a pompeusement dit vouloir révolutionner la fonction publique québécoise en annoncant la réingénérie de l'État. Soous le prétexte de réduire les coûts de l'administration publique, ce champion de la poudre aux yeux a vidé le MTQ de son expertise, entre autre, pour sa décharger de sa responsabilité, au profit du secteur privé.

    Ainsi, de grandes firmes de génie-conseil peu scrupuleuses, en symbiose avec des entrepreneurs véreux, se sont servis et ont servi bien le PLQ, en le financant, au lieu de servir le peuple.

    Loin d'avoir épargner quoi que ce soit aux contribuables, le gouvernement de Jean Charest leur aura coûté cher. C'est vraisemblablement ce que nous apprendra la Commission Charbonneaux.

    On verra, comme dirait le caqueteur en chef, François Legault, autre champion de la pensée magique !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    4 février 2012 08 h 55
    Oui, à condition
    Que vous cédiez davantage de votre revenu personnel au paiement des impôts qui assureront les salaires des fonctionnaires additionnels. Comme la pensée magique n'existe pas, il faudra vous contraindre à débourser plus. Je suis certain qu'au ministère, il y a des fonctionnaires qui se trouveront bien d'accord avec vous.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jfrancois01 - Inscrit
    4 février 2012 15 h 59
    Ne pas se substituer aux professionnels...
    Mme Boileau,
    Vous faites erreur. Vous affirmez "Le ministère a au contraire une responsabilité première et collective, qui dépasse celle d'un individu: celle de s'assurer de la qualité et de la sécurité de nos infrastructures routières, dont il est redevable envers la population."
    Or voilà, les actes professionnels des ingénieurs, tout comme les architectes et plusieurs autres professionnels, sont réglementés par leur Ordre professionnel. L'objectif principal des Ordres professionnels est la protection du public. Les Ordres professionnels sont une création de l'État via l'Office des professions. La voilà la mécanique de protection du public.
    "Au Québec, on compte 46 ordres professionnels qui réglementent la profession de plus de 347 000 membres. Ces ordres sont constitués conformément au Code des professions. Ils doivent répondre aux exigences de cette loi-cadre [...] l’État qui leur a confié le mandat de réglementer et de surveiller les activités professionnelles qui peuvent comporter des risques pour le public. Ils sont les intervenants de première ligne du système professionnel."
    Or, si le gouvernement choisissait de "contre-vérifier" tous les travaux d'ingénierie confiés à un bureau d'ingénieurs, ce serait non seulement redondant mais plus coûteux et pas plus sécuritaire pour le public.
    Un peu comme si on allait à l'hôpital, et que le mari dictait au chirurgien comment effectuer la procédure! Suite à une erreur, le chirurgien s'en laverait les mains.
    Une faute professionnelle a présumément eu lieu. Cela arrive en construction.
    Nous avons un système d'Ordres professionnels efficace. Des programmes de contrôle des actes autant que de formation continue sont la principale activité de ces Ordres.
    Le "garde fou de l'État" comme vous l'appelez, existe déjà. Ce garde-fou fait d'ailleurs très bien son travail. Les normes, règles et facteurs de sécurité utilisés par les ingénieurs sont tout-à-fait adéquats.
    Il y a
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • amaranta - Inscrit
    4 février 2012 16 h 18
    @bourgeoisgentilhomme
    Et qui, pensez-vous, paie les salaires de ces experts venus du privé?
    Le gonflement des coûts dans le secteur de la construction, ça vous dit quelque chose?
    Personnellement, je préfère que l'argent de mes impôts serve à payer les salaires d'une variété de fonctionnaires experts dont le savoir permettrait à l'État de déterminer les besoins et de contrôler la qualité et les coûts des travaux, à tous les niveaux (conception et réalisation).
    Ainsi, servirait-il à enrichir l’État plutôt que des entreprises privées qui se soucient bien peu des intérêts supérieurs de la nation.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • CitoyenA - Abonné
    4 février 2012 17 h 52
    Nous en avons pour notre argent!
    Quand nous n'investissons pas dans l'expertise au Ministère des Transports, nous pensons économiser mais plus personne ne peut maintenant nous représenter en connaissance de cause dans les projets de construction.

    Nous privatisons; ils ont carte blanche, ils se servent, ils font des profits: c'est la conséquence de nos choix politiques!

    Nous avons choisi un gouvernement dépouillé de compétence. Nous obtenons les résultats auxquels il fallait s'attendre.

    "Nous sommes au bord du gouffre, faisons un pas de l'avant", ... avec le CAQ,
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • amaranta - Inscrit
    4 février 2012 18 h 34
    @jfrançois01
    Les Ordres professionnels sont plus intéressés à défendre leurs membres que les intérêts du public. Ils ne sont pas neutres.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Donald Bordeleau - Inscrit
    4 février 2012 22 h 14
    ET Sam Hamarde cachait les rapport.
    Suite à l'arrivée de Monsieur Jean Charest et des libéraux au pouvoir, l'Association des ingénieurs-conseils du Québec a pris, avec la connivence du ministère du transport, de plus en plus de place et de pouvoir. Dès 2004 ils demandèrent que leur mandat soit élargi afin d'inclure "les activités de planification, d'organisation, de gestion de conservation des données et d'exploitation", tel qu'il apparaît dans le procès-verbal du comité. Les deux sous-ministres de l'époque, Monsieur André Bossé et M. Liguori Hinse, présents pour démarrer ce comité en 2004, se sont retrouvés de l'autre côté de la table les années suivantes. On se demande aujourd'hui si le rôle du Ministère des Transports ne se limite pas seulement à déterminer la hauteur des balises sur les routes et la largeur des bandes réfléchissantes?... Alors, pour maximiser les profits, il suffisait de se regrouper afin d'abolir la concurrence et de fixer les prix. Mais ça c'est on ne peut plus dans la LÉGALITÉ, et jamais un enquête de police n'y trouvera à y redire. Étant donné que des manigances de cet ordre existent à profusion et à tous les nivaux, une enquête publique est la seule solution afin de redonner aux Québécois des institutions qu'ils méritent.

    De là, les possibilités de collusion entre firmes de génie-conseil qui rédigent les appels d’offres des gouvernements et les entrepreneurs soumissionnaires, d’où en résulterait un gonflement des coûts des contrats publics de 25 à 30 %. Cela semble une culture bien implanté dans la mouvance libérale de nos dirigeants. Aussi un problème pour la sécurité ses paralumes comme aussi Wheissel qui a été obligé en 2007 de détruire en une nuit un viaduc qui a utilisé du béton fourni par sa firme sur la montée Fassett à Montébello. On se demande encore si on a payé de nos taxes pour ces deux viaducs.

    Que CIMA et Lavalin soient coupable pour ce petit inconvénient c'est peu probable alors que c
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Henrick Guillemette - Inscrit
    5 février 2012 05 h 28
    Les jumeaux Charest et Cima
    Quel personne intelligente peut croire que le gouvernement Charest pourrait même oser blâmer Cima pour ce travail mal fait?

    Il y a des affinités qui excusent tout entre Cima et Charest. Informez-vous dans la région de Sherbrooke. J'ai très hâte qu'on creuse à cette profondeur.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Dugal - Abonné
    5 février 2012 08 h 54
    Boule de cristal
    Le Devoir. 28 juillet 2013:
    «Le procès du consortium des paralumes s'est achevé hier sur un non lieu; le juge n'ayant d'autres solutions devant les contradictions des témoins experts. Le ministre Moreau dit qu'il respecte l'avis du tribunal.»
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • MICHEL RAYMOND - Abonné
    5 février 2012 09 h 35
    RESPONSABILITÉ
    Je ne suis pas d'accord avec vous, quand vous confier la responsabilité de travaux a des professionnels comme le sont les gens du consortium qui ont reçus le mandat de rénover le tunnel Viger et ses paralumes vous leur confier la responsabilité totale des travaux et de tout ce qui entoure les travaux qui y seront exécutés. Ce qui est incompréhensible dans cette histoire c'est que la firme SNC qui faisait partie de ce consortium n'ait pas utilisé le rapport d'inspection du tunnel Viger et ses paralumes qu'elle a elle même produite en 2008 pour le compte du ministère des transports ou elle fait mention a plusieurs reprises dans ce rapport que des poutres de soutiens des paralumes sont déplacées de leurs supports, que certaines d'entre elle ne sont presque plus supportées par le mur de soutien et qu'il est URGENT de procéder à l'ajustement de ses poutres qui sont devenues un facteur de risque d'effondrement important. Sachant cela comment SNC a-t-elle pu permettre que des travaux d'hydrodémolition se fassent sur les murs de soutiens des paralumes, sans qu'on ait procédé au repositionnement et a la consolidation des poutres de soutiens des paralumes avant d'exécuter des travaux qui affaibliraient les murs de soutiens des paralumes. C'était carrément courir a la catastrophe que d'agir comme il l'on fait.

    Désolé mais au Québec depuis trop longtemps les firmes de génie-conseils, les constructeurs d'infrastructures bénéficies de préjugés favorables et ne sont jamais tenus responsables d'infrastructures qu'ils construisent et qui vieillissent mal, qu'on doivent sans cesse reconstruire aux frais des cons-tribuables. Il est plus que temps qu'elles soit tenus responsables des travaux qu'elles exécutent a plus forte raison quand il est prouvé hors de tout doute qu'elles ont fait de graves erreurs lors de l'exécution de travaux dont elles avaient la responsabilité.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jfrancois01 - Inscrit
    5 février 2012 10 h 27
    @amaranta
    C'est faux.

    L’Assemblée nationale confie au ministre de la Justice les fonctions de ministre responsable de l’application des lois professionnelles. L’Office des professions du Québec relève de l’autorité du ministre. En parallèle à l’Office, œuvre le Conseil interprofessionnel du Québec.
    L’Office chapeaute les ordres professionnels. Chaque ordre compte un conseil d’administration duquel relève un comité exécutif. S’y ajoutent un bureau du syndic, un comité de révision, un conseil de discipline, un comité d’inspection professionnelle, un comité de formation, un comité de conciliation et d’arbitrage de comptes et divers autres comités.
    Je crois qu'il est inutile d'utiliser un exemple pour tirer des grandes conclusions.

    Je suis membre d'un ordre professionnel depuis 25 ans. Sa mission primaire est la protection du public.
    Il ne faut pas confondre l'Ordre avec un Assiciation professionnelle. Par exemple l'association des ingénieurs-conseils du Québec n'est pas l'Ordre des ingénieurs.
    Un ingénieur, qui signe et scelle les plans et devis d'un ouvrage, engage sa responsabilité professionnelle personnelle. Demander à un autre ingénieur de contre-vérifier les travaux du premier et qui serait à l'emploi du Ministère ne changerait rien à rien.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
14 réactions
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012