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Le mal de mer

Michel David   7 février 2012  Québec
La politique est un monde où il faut savoir vivre d'espoir, et elle est suffisamment imprévisible pour l'entretenir. Ainsi, après la descente aux enfers des derniers mois, certains au PQ commencent à penser qu'une victoire aux prochaines élections, sans être probable, n'est plus totalement inimaginable.

La mise hors de combat de Gilles Duceppe et l'harmonie inhabituelle qui régnait au dernier conseil national, qui ont réglé pour un temps la question du leadership, ne sont pas étrangères à ce nouvel optimisme, mais c'est surtout la performance erratique de François Legault qui le nourrit.

Même s'il a finalement concrétisé son projet de créer un nouveau parti politique, comme Lucien Bouchard le lui conseillait depuis des années, plusieurs de ses anciens collègues continuent à voir en lui un choker incapable de supporter la pression.

Le cafouillage très gênant sur le financement de la Coalition avenir Québec n'a fait que renforcer cette perception. Quand le navire s'est soudainement retrouvé sur une mer houleuse, le capitaine est resté enfermé dans sa cabine, au lieu de monter sur le pont, comme s'il avait le mal de mer. Qu'est-ce que ce sera en campagne électorale, si les éléments se déchaînent réellement?

Il est grand temps que M. Legault démontre qu'il est en mesure de recruter mieux qu'une bande de transfuges mus par l'ambition, mais les grosses pointures qui justifieraient sa prétention de former une nouvelle équipe du tonnerre aimeraient sans doute sentir qu'une main ferme tient la barre.

Le chef de la CAQ a eu la bonne idée d'annoncer son intention de se présenter dans L'Assomption avant la démission de David Whissell, mais il a tout intérêt à trouver rapidement un fédéraliste de renom, de préférence libéral, pour défendre ses couleurs à l'éventuelle élection partielle dans Argenteuil.

***

M. Legault doit aussi espérer que l'appui étonnant qu'il a reçu de l'ancien et très controversé président d'Alliance-Québec William Johnson ne sera pas trop dommageable. Alors que la CAQ promet d'appliquer la Charte de la langue française de façon plus vigoureuse et d'utiliser la «clause nonobstant» pour éliminer les écoles passerelles, voilà qu'un des plus féroces détracteurs de la loi 101 dit lui faire confiance.

Il semble douteux que son ralliement ait un effet d'entraînement significatif dans l'électorat anglophone. En revanche, le PQ n'a pas tardé à s'interroger sur la signification de l'appui de «ce farouche ennemi du français au Québec», qui se dit même prêt à organiser un ralliement caquiste chez lui durant la prochaine campagne électorale.

«Soit William Johnson a renié ses convictions, ce dont il se défend bien, soit on lui a dit à la CAQ qu'il n'avait rien à craindre. Que jamais la CAQ n'essaiera de réaliser ses propres engagements», a commenté le porte-parole péquiste en matière de langue, Yves-François Blanchet.

Il faut croire que M. Johnson ne s'inquiète pas outre mesure du sort des commissions scolaires, si chères à la communauté anglophone et que la CAQ a promis d'abolir. L'aurait-on également rassuré à cet égard?

Il serait peu de dire que M. Johnson est un ardent fédéraliste. À ses yeux, libéraux et péquistes défendent des positions «subversives» en refusant de signer la Constitution de 1982. Certes, M. Legault n'a manifesté aucune intention de le faire, mais son immobilisme dans le dossier constitutionnel semble très bien convenir aux admirateurs de Pierre Elliott Trudeau.

***

Samedi, Françoise David a dit croire que la baisse des intentions de vote dont la CAQ est créditée pourrait inciter le premier ministre Charest à déclencher des élections dès le printemps.

Même si le taux d'insatisfaction à l'endroit de son gouvernement demeure chronique, M. Charest, qui n'a jamais douté de ses propres talents de campaigner, pourrait être tenté de précipiter les choses s'il sent que son principal adversaire est déstabilisé.

Sans l'enchanter, la perspective de diriger encore une fois un gouvernement minoritaire ne doit pas effrayer M. Charest. Après avoir été déclaré politiquement mort, il pourrait même trouver que cela constitue un véritable exploit.

Pauline Marois rêve de devenir première ministre depuis si longtemps qu'elle ne bouderait certainement pas son plaisir, même si elle devait se passer d'une majorité à l'Assemblée nationale.

Elle devrait cependant se satisfaire de diriger un «bon gouvernement» provincial. Un référendum sur la souveraineté serait évidemment hors de question, mais il faudrait aussi renoncer à la «gouvernance souverainiste».

Un gouvernement péquiste minoritaire serait incapable de faire adopter la «nouvelle loi 101». Ni le PLQ ni la CAQ n'accepteraient d'étendre les dispositions de la Charte de la langue française aux cégeps et aux petites entreprises. Il lui faudrait également oublier la constitution québécoise, la citoyenneté québécoise, la charte de la laïcité, le référendum d'initiative populaire, la limite des contributions à 100 $, etc.

En revanche, il n'échapperait ni aux compressions budgétaires ni aux nouvelles charges financières imposées par les politiques du gouvernement Harper, qui le priveraient de toute marge de manoeuvre. Pour les souverainistes, ce serait un véritable cauchemar. De quoi donner le mal de mer.
 
 
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  • Darwin666 - Inscrit
    7 février 2012 02 h 32
    M. David nous a habitué à mieux
    Rien pour les idées, tout pour la forme.

    Je n'aime pas M. Legault plus que M. David ne l'aime, mais c'est à cause des ses idées (ou son manque de), pas en raison de manque de présence sur le pont ou d'accointance avec... peu importe!

    Les journalistes se plaignent que les politiciens accordent trop d'importance à l'image, mais en viennent tous, même M. David, à ne parler que de ça...
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  • Richard Desrochers - Inscrit
    7 février 2012 06 h 10
    tout pour le PQ
    Personne ne croyait que les médias, particulièrement le Devoir, allaient rester les bras croisés devant la déconfiture du PQ. Que ne ferait-on pas pour aider la cause? Comme les unilingues francos Québécois doivent sans doute l'ignorer, des tonnes d'anglos du Canada, je parle des plus jeunes au pays, ne veulent plus rien savoir des chicanes constitutionnelles. Idem pour les jeunes Québécois non unilingues, ouverts sur le monde. Seuls les vieux roteux, des deux côtés du pays, entretiennent les conflits entre les deux cultures. Le remplacement générationnel viendra à bout de tout ceci.
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  • Normand Carrier - Abonné
    7 février 2012 06 h 53
    Le capitaine a la dérive .....
    Francois Legault est disparu mystérieusement depuis la dernière semaine de misère de la CAQ .... Durant que le navire tangeait , le capitaine a envoyé son second Deltel défendre les listes de financement qui était tout de travers et expliquer comment 45 avocats du même bureau peuvent se retrouver donateurs de la CAQ ....
    Plusieurs accréditent la thèse que Legault est un choker et les événements leurs donnent raison .... Francois Legault a la stature d'un comtable qui n'a ni l'envergure , ni le charisme et ni la stature d'un leader qui aspire a devenir premier ministre .... Quant on bati son équipe avec les restants des autres partis , cela ne fait pas de la nouveauté , ni des enfants forts et ne reflète aucune un élément de nouveauté ....
    Legault indiquait qu'il ne laisserait pas les vieux partis le définir mais encore faut-il que tu te définisse mon Francois car jusquà maintenant tu est le parti des NI , NI , NI et lorsque tu parles de nouveauté , tu parle de quoi ? Des restants de l'ADQ qui est dans le paysage depuis vingt ans ou des trois opportunistes du PQ que tu désignes être un vieux parti .... Recruter William Johnston ne te donnera en rien de la nouveauté et une virginité politique ......
    Ca tangue a la CAQ et les matelots n'ont pas fin de caqueter ......
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  • Jocelyn Roy - Inscrit
    7 février 2012 06 h 55
    Pourquoi pas ?
    Vivement un gouvernement minoritaire... c'est ce qui se rapproche le plus de la véritable démocratie ! Avec quelques solidaires aux côtés du PQ, j'ai l'impression que le paysage politique québécois serait rafraîchissant...

    Ce sont les chambres de commerce qui ne savent probablement pas où donner de la tête. Ils devront faire leur choix entre le PLQ ou la CAQ. Peut-on rêver à un équilibre des forces à l'Assemblée nationale où les progressistes pourront vraiment débattre avec l'establishment du plan nord et du gaz de schiste ?
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  • Georges Paquet - Abonné
    7 février 2012 07 h 17
    Darwin666, retournez vous coucher...
    Ce n'est pas que de la "forme" que de dire que François Legault n'a pas eu le courage politique de répondre, au nom de son parti politique aux interrogations des citoyens sur le financement de son parti et de la formation qui l'a précédé. En politique les questions de financement des partis poitiques est une question si importantge que ce n'est pas inutile de demeurer en alerte à ce sujet.
    Et remarquer que François Legault n'a émis aucune idée, dans sa dernières apparition. Dire de Jean charest qu'il est un "beau parleur" et qu'il serait incompétent, démontre un vide total d'idée.
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    7 février 2012 07 h 34
    Richard Desrochers
    M. David a bien touché. Quand nous sommes réduits à qualifier de "vieux roteux" les nationalistes et qu'on s’arroge le monopole de l'ouverture sur le monde tout en invoquant une remplacement générationnel, c'est que la panique s’empare de nous.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    7 février 2012 09 h 28
    Hum! Monsieur Johnson et Rebello dans un même parti
    Messieurs Charette, Ratthé et Rebello doivent se sentir chez eux avec le loyaliste Johnson dans la maison. Ils auront peut-être une médaille du jubilé.
    ----------------------------
    Monsieur David pour ce qui est deux premières parties de votre article, j'achète mais la dernière ressemble plus à de la quémande en faveur du P.Q.. S'ils veulent un pouvoir majoritaire ils devront en mettre sur la table. Là est la question, que peuvent-ils y mettre?

    Si on mettait sur la table de rouvrir le dossier de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, premièrement pour connaître ce qui s'est vraiment passé dans la perte de près de 70 milliards et deuxièmement que cette institution devienne sujette aux contrôles du vérificateur général et redevable à l'Assemblée Nationale, je revoterais pour le P.Q..

    Si non le P.Q. sera minoritaire et moi j'aurai voté Q.S..
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  • ph9a - Inscrite
    7 février 2012 09 h 35
    qui a la mal de mer?
    françcois legault n'a pas le mal de mer d'après moi .Il est monté sur le pont hier et a livré un discours digne d'un capitaine .
    Il a démontré qu'il a un programme et qu'il sait lui oû il s'en va,Contrairement à ce que vous laissez entendre ce n'est pas un choker ,il se tait quand il le faut comme Jean Charest d'ailleurs à qui vous ne reprochez jamais rien ,Etrange vos chroniques ou il n'y a de critiques que contre le PQ et la CAQ mais jamais contre le PLQ.
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  • Andre Vallee - Abonné
    7 février 2012 09 h 39
    Le vrai roteux
    J'ai 84 ans, je parle 3 langues même si je suis un “beluet” de naissnce, j'ai passé ma vie dans le système d'éducation à des niveaux et responsabilités variés, j'ai participé à des projets et des réunions dans plusieurs provinces canadiennes, dans 3 pays d'Afrique, au Costa Rica, en Angleterre, je viens d'escalader le Kilimandjarro... mais je serais quand même un vieux roteux parce que je ne suis pas d'accord avec le lien canadien actuel et que je suis convaincu que la seule façon de le modifier est de le défaire.
    Alors, Richard Desrochers, roteux vous-même.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    7 février 2012 09 h 43
    À Richard Desrochers relativement à la «chicane»
    Pensez-vous qu'il existe une différence entre «chicane» et «discussion»? Vous semblez confondre les deux domaines.

    Vous réduisez les discussions constitutionnelles, qui ont occupé jusqu'à aujourd'hui des générations de Québécois, à de simples «chicanes». Pourtant, vous introduisez un sujet qui ne constitue rien d'autre qu'une véritable «chicane» par ses aspects futiles et émotifs: le conflit entre les générations. Quand vous traitez de «vieux roteux» ceux qui disent que les discussions constitutionnelles sont toujours des plus pertinentes dans la vie des nations, vous mettez de l'avant une véritable «chicane» entre les générations.

    Heureusement, je connais nombre de jeunes de votre génération qui manifestent davantage d'ouverture sur l'histoire et sur le monde. Ils savent que les discussions constitutionnelles ne sont pas d'hier et ne sont pas propres au Québec. Ils savent bien que la raison en est que ces discussions constituent un des sujets les plus difficiles à régler dans la vie des peuples qu'ils soient unilingues, bilingues, trilingues, etc. Vous auriez intérêt à lire sur l'histoire des civilisations afin de dissiper certaines confusions au sujet du monde dans lequel vous vous trouvez.

    Quant à votre chicane générationnelle avec les «vieux roteux» faites bien attention, car vous deviendrez vous-mêmes, plus vite que vous ne le pensez, un de ces vieux dont vous voulez vous débarrasser. Toutefois, j'ai bien confiance que la génération qui vous suivra saura faire la différence entre «chicane» et «discussion»: les chicanes générationnelles sont futiles et émotives; tandis que les discussions constitutionnelles sont essentielles afin fonder la paix et la justice entre les nations. Trudeau n'a pas réglé la question parce qu'il a fondé sa constitution sur une injustice envers les nations autochtones et la nation québécoise.

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • Jean Lapointe - Abonné
    7 février 2012 09 h 50
    Pourquoi madame Marois ne rêverait pas de devenir première ministre?
    «Pauline Marois rêve de devenir première ministre depuis si longtemps qu'elle ne bouderait certainement pas son plaisir, même si elle devait se passer d'une majorité à l'Assemblée nationale.»

    On a l'impression à lire les chroniques de Michel David que, pour lui, Madame Marois ne rêverait que de devenir première ministre et que ce ne serait pas parce qu' elle aurait des ambitions pour le Québec qu'elle se battrait pour le devenir mais uniquement par ambition personnelle, uniquement pour réaliser son rêve.

    Il a bien le droit de penser ce qu'il veut penser mais il n'a pas l'air de se rendre compte qu'étant donné ce qu'il est il risque de nuire énormément à la réputation de madame Marois en le laissant entendre régulièrement. Et ça ne semble pas le déranger.

    C'est que c'est loin d'être évident que ce soit vrai ce qu'il dit penser d'elle.

    Qu'elle aspire à devenir première ministre, elle en a bien le droit. Heureusement qu'il y a des gens qui aspirent à le devenir, mais cela ne veut pas dire nécessairement que ce n' est que l'ambition personnelle qui jouerait dans son cas.

    Si c'était le cas, elle aurait sûrement choisi un autre parti politique.

    Moi je continue de penser, jusqu'à preuve du contraire, que Madame Marois, quoi qu'en pensent certains anti-Marois qui ne la lâchent pas, est vraiment animée par la volonté de faire du Québec un pays souverain parce qu'elle croit que c'est souhaitable et nécessaire.

    Mais elle est prudente parce qu'elle ne veut surtout pas manquer son coup.
    Et je ne vois pas pourquoi on le lui reprocherait de l'être.
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  • ph9a - Inscrite
    7 février 2012 10 h 13
    bravo jean lapointe
    vous avez entièrement raison.Je ne comprends pas pourquoi David s'en prend toujours à madame Marois.Moi aussi je pense qu'elle est bien intentionnée qu'elle veut un Québec fort et qu'elle est prudente
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  • Jihad Nasr - Inscrit
    7 février 2012 11 h 13
    Indépendance au lieu de souveraineté
    Il serait pertinent que le Parti québécois sorte de la confusion créée par le mot souveraineté. Il faudra dire que la raison d'être du parti est l'indépendance du Québec. Pour ce qui est d'une coalition avec Québec solidaire, le PQ aurait dû accepté en 2007 l'offre de l'ADQ, lorsque celle-ci était à son apogée, de former une coalition pour déloger le Parti libéral. Occasion perdue. Le PQ gagne aussi à se montrer moins affairiste, comme l'ont révélé certains événements récents.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    7 février 2012 11 h 44
    On a le mal qu'on peut
    Legault a le mal de mer, le PQ avait le mal de mère.

    desrosiers
    Val David
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  • camelot - Inscrit
    7 février 2012 12 h 14
    Outrage
    La présence de William Johnson au sein de ce parti en dit long. Ce monsieur s'associe aux causes pouvant détruire le Québec et les Québécois. Qui sera le prochain ? Tylor Brent ? Ou un autre Cyrano anglo ?

    À R. Desrosiers. On se fout pas mal des position du Roc. L'indifférence de la jeunesse à l'égard de la politiques a toujours été chez les jeunes anglos du Roc. Si vous croyez que la cause souverainiste va s'éteindre d'elle-même, vous seriez mieux de déménager en Ontario ou en Alberta. Trudeau avait lui-même annoncé la mort de ce mouvement et on a vu ce qui est arrivé.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    7 février 2012 12 h 33
    Au sujet du capitaine
    La présence de M.Legault sur le pont aurait été un signe de leadership, qu'il n'a pas peur de prendre les devants et de s'affirmer dans les sujets controversés. Si le chef parle de bonnes idées mais n'a pas le courage de les appliquer sous prétexte que "le fruit n'est pas mûr", verra-t-on alors un autre gouvernement Libéral avec sa géométrie variable selon les sondages? Pas pire pour quelqu'un de pur et dur qui promettait d'être là pour "un seul mandat"!
    Autre exemple où la présence d'un leader aurait changé la donne: Où était le capitaine pendant que La Presse tentait de ressusciter le débat linguistique? Aucun avis sur la caisse de dépôt, sur le Canadien, rien. Doit-on rappeler que le vote anglophone est crucial pour quelqu'un qui veut "briser" le paradigme fédéraliste-souverainiste? Il est arrivé ce qui devait arriver: le vote anglophone est retourné au PLQ. Ça a complètement effacé une tendance qui laissait enfin croire à une possible percée et Legault, pour un capitaine, a manqué son propre bateau. Ce n'est pas l'appui de Bill Johnson qui y changera quelque chose.
    Parlant de m. Johnson, ce dernier est très très proche du parti conservateur. Vu les positions de la CAQ, c'est probablement sur cet axe qu'il faut voir son embauche. Après tout, on parle du biographe de Stephen Harper! Si on additionne les positions anti-syndicales de la CAQ, on se dit qu'on a juste affaire avec une ADQ qui a changé de nom et de mascotte, une patente Québécor de plus. C'était d'ailleurs le coup de l'Union Nationale: s'allier à des progressistes pour faire croire à une union, puis virer à droite toute après l'élection.
    On n'est pas obligé de se faire avoir une deuxième fois mais vu les moyens médiatiques en jeu, je crains le pire.
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  • Geoffroi - Abonné
    7 février 2012 13 h 21
    Merci Lucien
    Depuis le temps qu'il voulait son parti provincial -1995 - !
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  • Claude Gélinas - Abonné
    7 février 2012 19 h 21
    LA CAQ. ET SI CE N'ÉTAIT QUE DU VENT !
    En 1946, Georges Orwell dans "La politique et la langue anglaise" écrivait :"Le chaos politique est actuel est dû au délabrement du langage(...) Le langage politique vise à rendre les mensonges dignes de foi et le meurtre digne de respect; il pourrait donner une apparence de solidité à ce qui n'est que du vent",
    À ce jour, cette équipe de transfuges n'a que le pouvoir comme objectif ce qui est insuffisant pour former un gouvernement. Pour le programme, rien de trop précis. On évoque la fin des commissions scolaires mais on ne précise pas les modalités de cette abolition. On prévoit ré-ouvrir les conventions collectives des enseignants et des médecins en pensant que tout se fera sans heurts et que l'argent suffira à faire avaler la pilule. Quant au souhait de voir la Caisse de dépôt participer davantage au capital de risque des entreprises québécoises on omet de préciser à quelle hauteur du capital cet investissement devrait se faire. Le Plan Nord pas davantage de précision.

    Avec un tel flou dans le programme et l'intention déclarée d'être copain-copain avec le gouvernement Harper les Québécois devraient être rassurés sur la défense de leurs intérêts.

    Mais attendons la suite : le choix des candidats dans les comtés. D'aucuns imaginent que les Québécois parfois naîfs mais pas complètement dupes rejoueront le scénario de la dernière élection fédérale alors que des poteaux ont été élus dans un grand nombre de comté afin d'éviter l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire.

    Si la tendance se maintient, à la prochaine élection, la CAQ, une partie sans véritable substance, risque de n'avoir été qu'un feu de paille. Car faut-il le préciser, les Québécois malgré leur indécision sur le choix d'un pays, n'apprécient guère les hommes politiques assis entre deux chaises. Or, la CAQ c'est Ni pour Ni contre mais plutôt le contraire.
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  • Nelson - Inscrit
    7 février 2012 19 h 31
    Le PQ se doit être plus humain concernant la réduction des dettes et déficits.

    LE PQ DOIT FAVORISER :

    Coupures par attrition, départs volontaires sans pénalité, etc, c'est mieux que des coupures sauvages.

    Coupures accompagnés à des programmes de relance à l'emploi et l'économie et le crédit aux PME et les foyers, ça prend mieux.

    Fiscalité plus stricte aux milliardaires, riches, abris fiscaux, font accepter mieux des efforts collectifs.

    Éviter les décote et emprunts d'argent plus chers , avec le plus de sensibilité et justice social possible, c'est ça LA FORMULE GAGNANTE CONTRE LA DROITE CACU ET CHAREST.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 février 2012 20 h 00
    M. Legault.
    Il semble manquer de spontanéité. Il semble chercher à préserver ses arrières en se présentant presque toujours avec un scénario préétabli.
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  • PENSONS-Y - Abonné
    7 février 2012 22 h 08
    Un fourre-tout
    De plus en plus, ce parti-coalition prend les apparences d'un parti fourre-tout, ce qui n'est pas contre-nature car cela respecte entièrement son concept de départ dit la ''Coalition''

    Sauf que dans toute organisation ''fourre-tout'', on peine lamentablement à s'y retrouver, non ? Suis-je le seul à chercher encore le sérieux de l'affaire ???
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  •  
  • Alexandre Dionne - Abonné
    7 février 2012 22 h 41
    William Johnson et François Rebello....
    ....Même combat !!!

    Pour les principes, on repassera !
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