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Les masques

Michel David   9 février 2012  Québec
Le premier ministre Charest a-t-il dormi dans le somptueux palais des Desmarais à Sagard? Lui a-t-on fourni les pantoufles et la brosse à dents?

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que M. Charest s'est laissé dorloter par la famille royale québécoise. Bernard Landry a raison de dire que le premier ministre du Québec ne devrait jamais donner l'impression que des gens riches et puissants comme les Desmarais ont plus facilement accès à lui qu'un dirigeant de l'UPA, mais tout le monde sait bien que c'est le cas. D'ailleurs, si M. Desmarais était souverainiste, certains n'auraient peut-être pas les mêmes scrupules.

L'esquive de M. Charest était néanmoins savoureuse. «Il faut faire confiance aux gens», a-t-il plaidé. C'est bien là le problème qu'illustre cette petite controverse: qui fait encore confiance à Jean Charest?

Ce sera aussi le grand handicap du PLQ au cours de la prochaine campagne électorale. Au bout du compte, la question à laquelle les électeurs répondent dans l'urne est toujours la même: à qui puis-je me fier? M. Charest aura beau essayer de verdir son Plan Nord, il aura bien du mal à faire oublier la multitude de scandales, coups fourrés et autres entourloupettes des neuf dernières années.

L'éventualité d'un quatrième mandat libéral risque d'apparaître si déprimante que la seule façon d'amener les électeurs à s'y résigner sera d'évoquer des perspectives plus effrayantes encore, par exemple, si la CAQ prenait le pouvoir. Se présenter comme un moindre mal n'est peut-être pas très glorieux, mais c'est tout ce à quoi M. Charest peut encore prétendre.

***

François Legault lui a offert un magnifique épouvantail avec sa promesse de rouvrir d'une manière ou d'une autre les conventions collectives signées l'an dernier avec les médecins et les enseignants. Le chef de la CAQ demande qu'on ne démonise pas ses propositions, mais c'est précisément ce à quoi ses adversaires vont s'employer.

Une campagne électorale se prête admirablement à la diabolisation. Au printemps 2003, on était tombé à bras raccourcis sur l'ADQ, accusée de vouloir faire table rase des acquis des quarante années précédentes. Parti en tête dans les sondages, Mario Dumont s'était retrouvé avec une petite poignée de députés.

La levée de boucliers des derniers jours a dû faire sourire M. Charest, qui a eu droit au même traitement quand il a voulu procéder à la «réingénierie» de l'État. Jamais on n'avait vu une lune de miel aussi courte. À peine élu premier ministre, il était abreuvé d'injures et pendu en effigie.

À l'époque, M. Charest répétait quotidiennement qu'il avait reçu des électeurs le «mandat clair» que réclame aujourd'hui M. Legault. Lui aussi avait misé sur le désir de changement, jusqu'à ce qu'il découvre que la crainte du désordre était encore plus forte.

Le chef de la CAQ, qui lui reproche aujourd'hui d'avoir manqué de courage, faisait pourtant partie des détracteurs de la «réingénierie». Les «gains d'efficacité» qu'il fait lui-même valoir étaient simplement un «mythe» et auraient pour effet de «mettre les services publics en péril», écrivait-il dans une lettre ouverte publiée en septembre 2003.

C'est maintenant le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui l'accuse de vouloir «démolir» le système de santé. Le bilan libéral à ce chapitre aurait quand même dû l'inciter à se garder une petite gêne.

***

M. Charest a démontré depuis longtemps sa remarquable faculté d'ajuster ses principes à ses intérêts du moment. S'il fut un temps où le premier ministre se réclamait de Mike Harris et proposait de tourner la page sur la Révolution tranquille, il semble maintenant tout disposé à se faire le valeureux défenseur du «modèle québécois».

Dans cette étrange mascarade où les bons et les méchants s'échangent les rôles, le PQ ne le laissera certainement pas monopoliser la vertu. Hier, c'était à qui trouverait la meilleure façon de pourfendre ces coquins de caquistes. Pour une rare fois, le porte-parole péquiste en matière de finances, Nicolas Marceau, était du même avis que son vis-à-vis Raymond Bachand: les propositions de la CAQ constituent une menace pour l'économie.

Le programme adopté au congrès péquiste d'avril dernier prévoit pourtant certains engagements qui pourraient être repris intégralement par la CAQ. Ainsi, un gouvernement péquiste «procédera à une réorganisation majeure de l'État visant à le débureaucratiser». Mieux encore, il «introduira une véritable culture des résultats dans les réseaux publics». N'est-ce pas justement ce que vise l'évaluation des enseignants?

Peu importe, rien ne vaut un ennemi commun pour favoriser la réconciliation. Il y a tout juste deux semaines, le président de la CSQ, Réjean Parent, avait déclaré que, sous la gouverne de Mme Marois, le PQ vivait dans «le déni du mouvement syndical, du monde du travail». On peut penser qu'il ne le répétera pas. Quoiqu'on ne sait jamais: à entendre M. Parent vanter la paix industrielle qui règne actuellement au Québec et ses effets positifs sur la cote de crédit, on aurait juré un libéral. Tous ces masques finissent par être un peu mélangeants.
 
 
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    9 février 2012 03 h 18
    Le système de santé est comme un taureau et le toréador Jean Charest s'en occupe.
    «C'est maintenant le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui l'accuse de vouloir «démolir» le système de santé. Le bilan libéral à ce chapitre aurait quand même dû l'inciter à se garder une petite gêne.» Michel David.

    Jean Charest a déjà commencé ce sale travail de démolir le système de santé. Sauf qu'il le fait à l'insu de tout le monde. Dans le sens où il fait cela patiemment en blessant la bête de petites entailles en attendant de la voir tombé. Il ne fait pas de Communiqué de presse pour le dire.
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  • Socrate - Inscrit
    9 février 2012 04 h 50
    macaques
    Il est à espérer que toute la classe politique saura lire l'article lumineux de Fabien Deglise paru dans le Devoir de ce jour. Des fossiles ambulants certains politiciens macaques? Huummmmm! Cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un de votre connaissance?
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  • Gorlo - Inscrit
    9 février 2012 05 h 05
    M.Charest ne répond pas
    Si M.Charest n'était pas allé se faire recevoir à Sagard il aurait répondu spontanément NON.
    Il refuse de répondre ,sa réponse est donc OUI.
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  • Normand Carrier - Abonné
    9 février 2012 07 h 01
    Les sépulcres blanchis ......
    Quant Legault affirme en 2003 que la ré-ingénierie de l'état serait néfaste et que les gains d'efficacité étaient un mythe , il était convaincu de dire la triste vérité .... Mais comment peut-il penser que l'abolition des commissions scolaires et de la régie de la santé va faire de grosses économies en croyant que ces 6000 travailleurs ne font rien de leur journée et qu'il peut les éliminer sans perturber les services a la population et mettre ces services en danger !!!
    Nous n'avons pas confiance en ces faiseurs de miracles qui rapetissent les Québécois dans le but de se faire élire en sachant qu'ils n'ont aucune solution magique ... Charest promettait en 2003 de régler le lendemain l'attente au urgence et d'abolir les régies de la santé et huit ans plus tard , on se retrouve avec une détéroration du système de santé et d'un simple changement de nom pour les régies de santé .....
    Faudra faire confiance a ceux qui nous font des promesses réalisables , de biens gérer l'état sans le mettre sans dessus dessous , maximiser nos richesses naturelles et arrêter de les brader , s'occuper de la langue et de la culture qui fut l'enfant négligé , se préoccuper de l'environnement et établir un climat de probité ou l'éthique prime ..... On peut tout de suite établir que Jean Charest et ses libéraux sont exclus de ce scénario et ne rencontre aucun critère .....
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  • meme40 - Inscrit
    9 février 2012 08 h 06
    Pour un piasse en beau bill du dominium...le domaine de Power big boss du p.l.q.
    Acheté ¸a Paul Martin.. $1) libre de taxes scolaires, impôts fonciers etc.. d'aucune sorte,,,Est-ce que Hydro paie aussi sa facture d'électricité...? L'aéroport de St-Irénée aménagé pour ses invités aux frais des contribuables...??? Si il vous reste $!.00 en poche branchez-vous sur Demarais on line... Il vous fera faire des profits faramineux en un tour de main.et peut-être en échange de papiers sans valeurs...vous laissera-t-il sentir l'odeur des fleurs de son domaine.. à l'air légèrement salin...
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    9 février 2012 08 h 06
    un autre procès d'intentions de M. David
    Toujours la même cassette souverainiste, avec citation de Bernard Landry en prime, M. David est sûr que M. Charest a dormi à Sagard.

    Et puis ...
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  • François Dugal - Abonné
    9 février 2012 08 h 19
    Les perdants
    Qu'il vote pour n'importe qui, le citoyen québécois est perdant. Notre régime politique est une ploutocratie déguisée en démocratie. Je comprend ceux qui ne votent plus.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    9 février 2012 08 h 26
    Est-ce vraiment mélangeant?
    «Ainsi, un gouvernement péquiste «procédera à une réorganisation majeure de l'État visant à le débureaucratiser». Mieux encore, il «introduira une véritable culture des résultats dans les réseaux publics». N'est-ce pas justement ce que vise l'évaluation des enseignants? se demande Michel David.

    Est-ce qu'on ne peut pas vouloir réduire la bureaucratisation de l'Etat et introduire une culture des résultats dans les réseaux publics sans pour autant procéder à une évaluation du type de celle que préconise François Legault?

    Ce à quoi nous sommes nombreux à nous opposer c'est, entre autres, aux moyens envisagés par François Legaul pour évaluer le travail des enseignants. Par contre il est tout à fait légitime, il me semble, de vouloir faire en sorte que le travail que font les enseignants, entre autres , donne de meilleurs résultats que maintenant.

    Je m'étonne que Michel David confonde les deux: le but visé et les moyens adoptés dans l'espoir d'y parvenir.

    Et Michel David poursuit: «à entendre M. Parent vanter la paix industrielle qui règne actuellement au Québec et ses effets positifs sur la cote de crédit, on aurait juré un libéral. Tous ces masques finissent par être un peu mélangeants.»

    Encore là, est-ce qu'on ne peut pas ne pas remettre en question l'influence qu'exercent les agences de notation dans le fonctionnement de l'économie et vouloir des changements tout en reconnaissant que dans l'état actuel des choses, on a tout avantage à en tenir compte.

    A mon avis, il n'y a rien de mélangeant là-dedans.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    9 février 2012 08 h 49
    L'état Desmarais
    Il est anormal que nos politiciens et celui qui gère notre bas de laine aillent se prosterner à Sagard la cour où le roi soleil québécois tient audience.

    Pendant qu'on s'interroge sur cette promiscuité Pierre-Marc Johnson travaille à donner notre eau en pâture aux grandes firmes privées d'exploitation européennes , dont fait partie évidemment GDF-Suez , la multi-nationale propriété des Desmarais.

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    9 février 2012 09 h 01
    Nous savons que...
    l'état est un très mauvais gestionnaire. Alors, que nous attendons-nous vraiment d'un système de santé ou d'un système d'éducation quand il y a plein de problèmes qui arrivent en même temps? Dans la santé, c'est le vieillissement rapide de la population et du manque de ressources et de budgets chroniques. Dans l'éducation, c'est le décrochage scolaire et l'intérêt manifesté par les jeunes pour tout ce qui est informatique. Les profs n`'ont pas été tous formés pour cela. Alors, gens de chez nous, bien beau la critique ou le rapport de constats. Cela, les gens les connaissent les problèmes. Ce sont les solutions qui nous échappent. Il n'y a pas de consensus entre celles émises. Nous manquons cruellement d'argent pour changer quoi que ce soit. Et, M. David, vous avez raison, ce ne sont pas les politiciens qui vont y changer quoi que ce soit.
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 février 2012 09 h 04
    Contorsionnistes tristes
    L'électorat, quand il passe par la machine à saucisses de l'information populiste qui s'est érigée en empire au Québec, en sort groggy et plutôt gaga. Pas étonnant puisque c'était le but.

    Les politiciens, sans surprise, doivent ensuite se prêter à toutes sortes de contorsions pour à la fois incarner le changement sans faire de mouvement brusque qui pourrait effrayer l'électorat bien conditionné à la médiocrité.

    Mais que voulez-vous, fallait bien laisser à la machine à saucisses faire face à la concurrence!
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  • Democrite101 - Inscrit
    9 février 2012 09 h 08
    Il faudra se battre becs et ongles contre ces dinosaures économiques


    La ploutocratie a les deux pieds dans notre cuisine démocratique, et la CAQ veut y devenir le seul cuisinier pour nous faire manger de la poutine et des beans au lard.... Retour à 1930s.

    Casser les syndicats pour casser en deux la classe moyenne. Ainsi affaiblie, les ploutocrates auront le pouvoir tout entier. Voilà leur vrai programme inavoué.

    Jacques Légaré, professeur (retraité) d'Économique et de Philosophie.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    9 février 2012 09 h 28
    La dérison est souvent une caricature d'une triste réalité
    Que Monsieur Charest ait dormi ou pas à Sagard et qu'il soit revenu avec ses pantoufle et sa brosse à dent signées Power Corporation nous le saurons peut-être jamais; mais il n'en demeure pas moins que le lien étroit entre Power Corporation, Monsieur Rousseau, La Caisse de Dépôt et de placement du Québec, son président Monsieur Sabia et le premier ministre Monsieur Charest, paraît de plus en plus incestueux.

    Je crois que le seul qui ne dormait pas au gaz il y a quelques années, c'était Monsieur Mario Dumont. Tous les journalistes et la plupart des députés dont la majorité des députés du Parti Québécois ont baissé les bras un peu trop vite dans la débâcle de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

    Le bas de laine des Québécois a subi plus de 25% de plus de pertes que d'autres institutions semblables de même envergure. C'est prêt de 70 milliards de dollars partis en fumée perdus (3 années de budget de tout le système de santé mur à mur). Est-il nécessaire de rappeler que Monsieur Henri-Paul Rousseau avait démissionné peu avant que cette débâcle? Il a été reçu à bras ouverts et avec une généreuse gratification chez Power Corporation.

    C'est la seule institution financière qui avait en sa possession autant de mauvais titres (papiers commerciaux). Il semble qu'il ait eu un exercice guidé d'achat de ce genre de titres ce qui surement en a libéré certains investisseurs privés. La Caisse s'est retrouvé avec un surplus exagéré de ces mauvaises titres. En terme clair ça ressemble drôlement à un montage financier frauduleux.

    Il faudra bien un jour que le vérificateur général ouvrent les placards de la Caisse de Dépôt et de placement du Québec. Certains dirigeants de la caisse pourraient devoir être plus loquaces.

    Avec une telle hypothèse, ne serait-il pas conseillé que certaines personnes ajustent leur montre avant une probable élection et une possible défaite?
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  • pietro di paolo - Inscrit
    9 février 2012 09 h 29
    jean charest
    Jean Charest est comme un morceau de tofu: il prend la couleur et la saveur des ingrédients qui l'entourent!
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  • Claude Kamps - Inscrit
    9 février 2012 10 h 25
    On verra a cette élection
    si les gens préfèrent:...

    -ou des grands parleurs qui juste après les élections on changer d'idées comme Charest engagé à gros prix des conservateurs fédéraux qui voulait plus de lui, pour des raisons d'éthique par le PLQ, qui a comme St Pierre menti trois fois au Québec.

    -ou des grands rêveurs du PQ qui croient à l'indépendance avec la proportion d'émigrants anglophones qui nous envahissent depuis plus de 8 ans, poussés par le PLC, le PLQ et le PCC, pour compenser le manque de berceaux de souche québécoise et qui sont sclérosé pas plein de vieilles idées infaisables...

    -ou des gens qui veulent brasser le pommier pour faire tomber les pommes pourries qui sont devenues trop nombreuses et couper des veilles branches qui déforce l'arbre de vie québécois...
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    9 février 2012 10 h 29
    Le tournoiement de nos politiciens
    Pour l'illustrer, je vous présente cette courte fable, oeuvre de Le Bailly (1756-1832) qui s'intitule : L'Horloge et le coq du clocher:

    "Certaine horloge, un jour, dit au coq du clocher:
    Touner au moindre vent, quelle tête légère!
    - Est-ce à toi, lui dit l'autre, à me le reprocher?
    Marquer d'où vient le vent souffle est mon unique affaire.
    -C'est agir sans savoir, -Toi-même est dans le cas!
    -Comment ? Tu montres l'heure et tu ne le sais pas! "

    N'avait-on pas traiter Charest de girouette, à l'Assemblée nationale ? Tous nos politiciens automates peuvent se reconnaître dans cette fable.

    Plus tard, Théophile Gauthier (1811-1872) en dissertant de façon amusée sur les automates et la vie artificielle, écrit sur l'originalité en France:

    " Voilà pourtant où la civilisation nous a menés. Je ne doute pas que d'ici à quelque cent ans, on en vienne à arranger la vie de façon telle qu'un automate puisse en remplir les fonctions. Nous aurons des hommes d'État à ressort, des armées sur roulettes, des commis à rouages et contrepoids, établis dans des systèmes de tourne-broches, etc."

    En effet, nos politiciens ont surtout le don de rebondir quand cela fait leur affaire et de bien nous arranger ça (comme on dit) , de vrais magouilleurs, hélas! Quand on prend les gens pour des insensibles ou des imbéciles, on n'est pas surpris qu'ils agissent comme le coq du clocher...ou une girouette!
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  • Claude Gélinas - Abonné
    9 février 2012 10 h 34
    Le capitalisme hors la loi de Marc Roche - Albin Michel
    Pour celui qui veut en apprendre davantage sur les liens étroits entre les capitalistes et les hommes politiques, ils trouveront dans cet ouvrage de quoi les inquiéter. Si bien que les séjours de Nicolas Sarlozy suivies de l'octroi de la Légion d'honneur n'est qu'un renvoi d'ascenseur parmi d'autres. Imaginons ce qui peut se passer en coulisse. Car, il faut bien les préciser ces hommes de l'ombre n'aime pas la lumière. Lorsqu'on occupe des fonctions politiques N,ait il pas raisonnable d'exiger des élus qu'ils fassent preuve de réserve et qu'ils s'abstiennent de participer à ces rencontre alors qu'entre le potage et le dessert on doit bien discuter de sujets autres que des joies de l'hiver québécois.

    Ne soyons pas dupes, les grands de ce mode ne s'embarrasse guère de la Loi sur les lobbyistes. Une invitation à dîner fera l'affaire ou encore mieux, un long weed-end permettant à chacun d'être plus à l'aise en parcourant l'actualité ainsi que les prochaines élections. Et pour préparer l'avenir,si jamais
    les électeurs n'accordaient pas un mandat au PM, pourquoi pas un retour dans le giron de Power en compagnie de l'ex président de la Caisse de dépôt. Parachute dorée oblige puisque la vie continue après la politique.
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  • Sylvain Racine - Abonné
    9 février 2012 11 h 17
    La troupe de "théâtre" politicienne pour distraire le fief du Québec
    N'avez-vous pas l'impression que la CAQ, le PQ et le PLQ ne font que vous distraire, comme si vous étiez des habitants d'un fief? Ils sont là, sur la scène, avec les journalistes dans les premières loges, puis en avant le Québec "fief" inc. (Quebecor, Power Corporation), puis le reste de la "populace", dans les places bon-marchés, une partie à droite, l'autre à gauche, une au centre, et swing et swang.

    C'est ridicule!

    Il n'y a qu'une seule chose à faire, et c'est que le Québec devienne un pays, et que la population cesse d'agir et de penser en colonisés. Le PQ, plutôt que de parler de faire un pays, ne fait que jouer la "game". On vous prend pour des idiots d'un gros village. Réveillez-vous!
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    9 février 2012 12 h 04
    Pourquoi aller à Sagard?
    À partir d’une compagnie familiale quasi en faillite, la Sudbury Bus line, mu par un désir intense «d’arriver», Paul Desmarais sr tient sa fortune actuelle de la spéculation et de l’achat d’actifs tant au Canada, qu’aux États-Unis comme en Europe.

    La politique étant un bien achetable comme les autres, Desmarais en self made man arrivé, s’assure des politiciens qui ne nuiront pas à ses intérêts ni et à ceux de sa famille. Power Corp c’est une pépinière d’hommes qui ont aspiré et qui aspirent encore à faire de la politique comme d’autres aspirent à une carrière dans le Music-Hall.

    Presque tous les hommes d’influences canadiens y sont passés : de Paul Martin à Henri-Paul Rousseau en passant par Trudeau, Chrétien (la fille de Jean Chrétien est l’épouse d’un des deux fils de Desmarais André), Mulroney et Johnston. Une école de formation, un genre de «Star Académie» où les candidats auront à faire leur preuve avant de se présenter dans l’arène politico-financier canado-québécois afin d’influer sur des prises de décisions stratégiques.

    Et Sagard, n’en est que le symbole. Palais inspiré de la Renaissance italienne construit dans les années 1990, c’est une résidence desservie par une centaine de domestiques, c’est l’emblème d’une famille franco-ontarienne d’origine moyenne «arrivée» qui a voulu atteindre les grandes sphères d’influences. D’où les convocations à Sagard…
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  • northernbud - Inscrit
    9 février 2012 12 h 13
    @Victor Beauchesne
    Depuis le temps qu'on sait que les Desmarais contrôlent de fait la politique québécoise et canadienne (et même ailleurs), il faut faire preuve d'aveuglement volontaire ou d'une mauvaise foi épouvantable pour lancer ce genre d'accusation.
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  • Alain Rioux - Inscrit
    9 février 2012 13 h 06
    Libéraux minoritaires...
    Comme le choix est mince, entre trois maux, il faudra choisir le moindre. Alors, j'opte pour un "énième" mandat libéral...minoritaire. De sorte que, la paix sociale ne risque pas d'être trop atteinte, à moins de mesures défavorables, de la part du fédéral.

    En ce cas de figure, le risque d'une dissolution de l'Assemblée nationale, avec menace de référendum, risque de ralentir le virage à droite du Canada...
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  • Bernard Terreault - Abonné
    9 février 2012 13 h 43
    Gouvernement Charest
    Au delà des divers arguments cités plus haut, et quel que soit le degré véritable de corruption du gouvernement Charest (péché véniel pour les Anglos, mortel pour les opposants), ce gouverment a démontré son INCOMPÉTENCE crasse dans tant de domaines (santé, éducation, économie, langue) qu'il faut impérativement le virer. Si on est nationaliste on vote PQ et si on est américanophile on vote CAQ, mais il faut virer le PLQ. (En passant je trouve bien illogique tous ces économistes patentés qui jettent le blâme pour la perte de vitesse de l'économie québécoise sur les séparatistes, alors que ça fait neuf ans que les fédéralistes sont au pouvoir!)
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    9 février 2012 14 h 17
    @Victor Beauchesne
    Desmarais a eu des liens privilégiés avec la famille Chrétien (par alliance svp!), été le mentor de Sarkozy, compte je ne sais combien d'ex-premiers ministres parmi ses employés ou ex-employés... Je vois mal en quoi c'est une nouvelle ou un procès d'intention.
    Ce que je me demande par contre, c'est pourquoi Jean Charest lance ce stupide "il faut faire confiance aux gens"! D'après moi, il ne pense pas convaincre grand monde. C'est une "line" lancée pour que les convertis aient un mantra à répéter mécaniquement.
    Je vois d'avance la bande de "restés assis" répéter fidèlement "Encore la bande de séparatistes ( l'insulte suprême), sont pas capable de faire confiance aux gens!"
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    9 février 2012 14 h 27
    @Alain Rioux
    Pas sûr que je confierais ça au parti Libéral, même minoritaire. la dernière fois, il a fait le beau, le temps de remonter dans les sondages, puis fait une campagne après laquelle il est revenu sur ses principales promesses en moins de deux mois. Ça lui prend une bonne leçon pour que, comme le PLC, il prenne les mesures nécessaires pour se transformer de "groupe d'intérêt sans âme" à un parti capable de proposer autre chose que des slogans.

    J'opterais donc pour le PQ, le seul parti qui n'est pas une patente médiatique fabriquée par des groupes d'intérêts.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    9 février 2012 14 h 29
    Ere nouvelle
    Le cofondateur de la CAQ, le banquier Charles Sirois, a écrit un brûlot antisocial en '99 intitulé ''Passage obligé, passeport pour l'ère nouvelle''. ''Pour les victimes de sa sélection naturelle, il suggère de remplacer tous les programmes sociaux, aide sociale, pension de vieillesse, régime de rentes par une somme annuelle imposable " correspondant au strict minimum pour assurer le pain et le gîte " qui irait à tout citoyen âgé de plus de 18 ans. Sans suggérer de montant dans son livre, il parle d'une somme annuelle située sous le salaire minimum et au-dessus de l'aide sociale. En entrevue, il parlait de 5 000 $.''


    http://archives.lautjournal.info/autjourarchives.a
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  • jobin - Inscrit
    9 février 2012 15 h 07
    Surpris?
    J.Charest est seulement allé cherché les directives a suivre pour le bien de la famille "D". et compagnies.
    Gilles Teasdale
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  • Roland Berger - Abonné
    9 février 2012 15 h 49
    Ils ne le diront pas
    Michel David et autres chroniqueurs de la politique ne diront pas haut et fort que la politique n'est que différentes formes de théâtre pour les badauds que nous sommes. Ce faisant, ils devraient se métamorphoser en critiques d'art. L'évidence serait alors trop évidente.
    Roland Berger
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  • d robidoux - Abonné
    9 février 2012 18 h 04
    Pas d´autre choix que PLQ
    Les propositions farfelues du PQ (entre autre :vote à 16 ans et RIP )
    Ainsi que les promesses démagogiques et populistes de style adéquiste de la CAQ
    M´incite très fortement à continuer à voter PLQ
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    10 février 2012 01 h 09
    Exit Québec Inc, c’est maintenant l’État Desmarais.
    Un peuple est dirigé par trois élites, ce sont : L’élite politique, économique et l’élite sociale. L’élite politique doit avoir à cœur les intérêts de l’élite sociale qui lui fait confiance et qui l’a élue.
    Selon monsieur Michel Nadeau Monsieur Sabia est un cancre en gestion financière. Son passage à la CDPQ est le résultat de son passage au Conseil Privé à Ottawa ou Monsieur Jean Charest s’occupait entre autre du CUC ou Madame Chantale Landry faisait des reçus de charité mirobolants pour un organisme financé par nos taxes. C’était un club sélect avec golf et souper annuel à nos frais.
    Sabia a servi de second à Paul Tellier lors de la privatisation du CN, en 1995. Lors de l’opération de privatisation du CN , nous avons payé la lourde dette du CN de 2.4 milliards. Ce parcours ne donne pas à Monsieur Sabia l’image d’un dirigeant capable.
    Notez que sous la gouverne de Michael Sabia, Bell a perdue 13 milliards avec l’histoire de la vente avortée à ... La caisse est géré par les anciens copains du Conseil Privé et du CN.
    Madame Cousineau ne comprend pas ? Allez donc demandé à André Pratte.
    http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/cou
    Mais Monsieur Desmarais sait aller chercher le soutien d’expert pour bien faire paraître ses musiciens.
    L'argent perdu par le Québec, la Caisse de Dépôt et Desjardins, s'en est allé à Toronto. Personne n'ose le dire. Encore moins se mettre en colère, ce qui serait très "méchant" de notre part, à nous, et pour nous faire dicter une ligne de conduite par les autres, notamment par les oligarques de Bay Street, qui nous ont toujours eus. "You lousy frogs have been had, have been shafted". Répéter plusieurs fois à Toronto en 2009.
    L’influence à tous les niveaux.
    Dimitri Soudas a été un des conseillers de Charest en 2003 et par la suite le conseiller de Harper.
    Se poser la question si Monsieur Sabia,
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  • Lise Moga - Inscrite
    10 février 2012 11 h 14
    La lèpre des temps modernes
    "Le premier ministre Charest a-t-il dormi dans le somptueux palais des Desmarais à Sagard? Lui a-t-on fourni les pantoufles et la brosse à dents?"

    "qui fait encore confiance à Jean Charest?"

    Pas certain qu'en attribuant à Jean Charest tous les malheurs des temps modernes comme on s'efforce de le faire depuis 2003, on va finir par absoudre les grands génies créateurs de cette inquisition. Pour ma part, ça crée une barrière infranchissable entre cette idéologie inquisitoriale et mes aspirations. Pour moi, c'est une excellente façon pour eux, de faire de la distance ... par en arrière: "Qui se sert de l'épée meurt par l'épée".
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    23 février 2012 11 h 21
    Monsieur Charest n'est pas
    le seul à avoir dormi dans le Château Desmarais. Le Journal de Québec nous révélait la semaine dernière les heureux bénéficiaires de l'accueil
    sélectif.


    Les affaires sont reliées aussi au Gouvernement,
    même si on refuse la réalité...
    Monieur Desmarais le mauvais riche, pourri, emploie 24,000 personnes, il en fait vivre une GAGNE...

    Au Québec, la richesse est très mal vue...
    un relent de l'Église catholique...
    tous les riches sont pourris, voleurs, profiteurs, manipulateurs,
    aiment l'argent au plus haut point....etc...
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