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Démographie - Contrer le déclin

Jean-Robert Sansfaçon   10 février 2012  Québec
Les résultats du recensement de 2011 confirment ce que nous savions déjà: la population du Québec croît moins vite que celle de toute autre province à l'Ouest, et notre place dans la fédération rétrécie chaque année un peu plus. Cela comporte son lot de conséquences au sein de la fédération, mais surtout à l'intérieur même du Québec, où il faut compenser cette lente croissance par des gains de productivité qu'on ne voit pas poindre.

L'arrivée au pouvoir d'un gouvernement conservateur sans l'appui du Québec est l'une des manifestations politiques les plus évidentes de la montée en puissance de l'Ouest. Mais il n'y a pas que le Québec qui fasse les frais de ce déplacement du pouvoir, le puissant Ontario aussi.

Avec une augmentation de 5,7 % entre 2006 et 2011, la population de l'Ontario a crû davantage que celle du Québec (4,7 %), mais bien moins que celle de l'Alberta (10,8 %), de la Colombie-Britannique (7 %) et pour la première fois, moins que la moyenne canadienne (5,9 %).

Compte tenu de l'arrivée massive de la génération du baby-boom à l'âge de la retraite, le facteur démographique prend toute son importance, tant pour le développement de notre économie que pour le financement des services publics.

Selon les conclusions du Comité consultatif sur l'économie et les finances publiques publiées en 2009, le PIB du Québec connaîtrait une croissance annuelle moyenne d'à peine 3,6 % entre 2013 et 2019 — y compris l'inflation —, comparativement à 5 % entre 1981 et 2008. C'est trop peu pour soutenir notre niveau de vie et faire face à l'accroissement normal du coût des services publics.

Devant ce constat, on peut restreindre l'accès aux services, les privatiser ou demander à chacun de payer davantage. Mais l'idéal serait de consacrer les efforts nécessaires pour améliorer tous les facteurs de la croissance économique, que ce soit la sélection des immigrants et leur intégration, l'éducation, l'investissement dans les ressources et les technologies ou la productivité des entreprises et du secteur public. Contrairement à ce que l'on croit, les Québécois ne sont pas contre l'exploitation des ressources naturelles, l'activité qui fait la force de l'Ouest, pas plus qu'ils sont contre les grands projets de développement. En revanche, étant plus instruits et mieux informés que leurs parents, ils tolèrent moins les abus et demandent à ce que ces activités d'exploitation génèrent plus d'avantages que d'inconvénients, ce qui n'est pas toujours le cas. Le Plan Nord, par exemple, recevrait un appui plus solide d'une majorité de Québécois si ceux-ci avaient la conviction que les élus placent leurs intérêts avant ceux des sociétés d'exploitation.

Au chapitre de la main-d'oeuvre, la croissance démographique inférieure à 1 % par année place d'ores et déjà le Québec devant un problème de pénurie de compétence. Pourtant, nos sociétés d'État comme Hydro-Québec et nos municipalités continuent de financer la retraite à 55 ans pendant que nos éducatrices font la grève pour obtenir 10,5 semaines de congé par année. Où est l'erreur?

À quelques semaines d'une probable élection générale, les partis ont déjà lancé les hostilités. Compte tenu des enjeux sérieux qui attendent le Québec, serait-il exagéré de leur demander qu'ils s'attardent au fond des choses au lieu de se traîner mutuellement dans la boue à coup d'arguments démagogiques?
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 février 2012 05 h 22
    Le problème est mal posé
    L'éditorialiste écrit: « i...l faut compenser cette lente croissance par des gains de productivité...»

    Or la diminution du poids démographique du Québec dans l'ensemble canadien et en Amérique a des conséquences politiques que des gains de productivité, aléatoires, ne compenseront pas. Il aurait fallu prôner des encouragements généreux à la natalité et une augmentation du niveau et de la qualité de l'immigration.

    On voit bien que si la tendance se maintient, et elle se maintient depuis 60 ans, la survie du français en amérique passe nécessairement par le soutient des Québécois à un Canada bilingue. La diminution inéluctable, semble-t-il, du poids démographique, économique et politique du Québec au Canada et forcément en Amérique s'il débouchait sur une Indépendance du quyébec et un canada unilingue anglais, menacerait l'existence même de la langue française sur le continent.

    Ils sont nombreux les analystes qui prévoient que le français perdrait du terrain en Amérique dans l'éventualité de l'Indépendance du Québec. Je soutiens, pour ma part, que le Canada, dans lequel les francophones, du Québec et d'ailleurs , travailleraient dans le même sens, à faire la promotion de leur langue, aurait plus d'influence, avec le poids de ses 33 millions de citoyens que le Québec unilingue avec ses 8 millions de citoyens, qui d'ailleurs ne seraient pas tous francophones, à côté d'une Amérique anglophone et hispanophone.

    Par ailleurs, est-ce qu'on sait qu'au début des années 2000, on se demandait dans certains milieux ontariens et fédéraux sir la province de l'Ontario ne ferait pas un bout de chemin vers le bilinguisme officiel, à son niveau!
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  • François Ricard - Abonné
    10 février 2012 06 h 32
    Il y a différentes façons de lire un rapport
    Aux yeux des fédéralistes, le Québec, si pauvre, si misérable, doit toujours se retrouver dernier dans tous les palmarès.
    Pourtant dans ce rapport, on dit que le Québec a connu la deuxième plus importante croissante démographique du G8, juste derrière le Canada !
    Avec une croissance phénoménale de sa population de 4,7% en 5 ans, le Québec a devancé les États-Unis (4,4%), le Royaume-Uni (3,5%), Italie (3,2%), la France (2,8%),le Japon (0%), la Russie (0,1%) et l’Allemagne (-0,8%).
    Le même rapport. les mêmes chiffres. Juste une lecture différente pour des fins politiques différentes.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 février 2012 08 h 36
    L’immigration et le Québec
    Il y a actuellement au Québec un mantra (qui commence cependant à être démasqué) à l’effet que le Québec a absolument besoin de plus d’immigrants. Aucunement prouvé. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d’accueillir plus d’immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s’intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d’immigrants.

    On prend exemple que dans une région on manque de tel type de travailleurs (parce qu’on ne les paye pas assez ou qu’on n’a pas préparé la relève) pour dire qu’il faut aller chercher des travailleurs dans d’autres pays. Pourquoi ne pas former ici nos gens en conséquence, les médecins et les infirmières par exemple, ou les techniciens qu’on désire ?

    De plus, l’immigration incontrôlée de personnes sans grandes compétences ne résulte qu’en une diminution des salaires des faibles salariés, comme il a été amplement observé et démontré aux États-Unis. Et cette diminution se répercute aussi à la baisse sur l’ensemble des salaires. On sait alors pourquoi les entreprises y sont favorables.

    À qui profite l’immigration ?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 février 2012 08 h 40
    Pourquoi devrait-on être plus nombreux?
    L’article de la Presse canadienne mentionne qu’ « il faudra compter sur l’immigration pour gonfler la population ». Affirmation gratuite, car pourquoi faudrait-il que la population croisse ? Est-ce que plus gros veut dire meilleur ?
    Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Il n’y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l’ampleur de la population. On n’a qu’à penser aux pays scandinaves riches et et de faible population, et aux pays africains pauvres et avec beaucoup de population.

    L’avenir du pays ne peut s’écrire que par une meilleure instruction donnée à nos enfants, et par des efforts soutenus en recherche et développement. Nous serons alors plus productifs. L’augmentation de notre productivité est la vraie la clef de notre survie comme peuple et la clef de la santé économique et sociale.
    P.S. M. Jacques Noël a déjà mentionné que : "Le Québec compte 370,000 chômeurs (dont 70,000 immigrants) et 266,000 assistés sociaux aptes au travail (dont 66,000 immigrants)". De quoi faire réfléchir.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    10 février 2012 08 h 45
    Sourire
    Je souris quand j'entends des souverainistes s'extasier, après le spin-doctor Lisée, devant les avancées du Québec en Occident. Cela devient presque un hymne à la fédération canadienne.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    10 février 2012 09 h 15
    Quel déclin???
    Avec une augmentation de 4,7%, le Québec a eu la deuxième plus forte croissance démographique du G8

    Et si on demandait aux Allemands comment ils font pour être la premiere nation exportatrice au monde alors qu'ils ont vu leur population baisser de 0,8% en 5 ans?

    Le Québec est condamné à décliner démographiquement dans le Canada parce que le ROC recoit des montagnes d'immigrants. On ne peut les suivre, Déjà, 54,000 immigrants par année, c'est suicidaire pour notre peuple et ca ns rapporte rien économiquement puisque les immigrants mettent 20 ans à gagner autant que nous

    Alors quoi faire? Faire l'indépendance une fois pour toute. Le Danemark ou l'Irlande n'ont pas pas ces problèmes là. Leurs frontières garantissent un avenir sécuritaire.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    10 février 2012 09 h 18
    Pourquoi on s'énerve ?
    A lire certains commentaires, je me dis : Pourquoi on s'énerve ? Rien que de plus normal, c'est la même chose aux ÉU. Nos pays ont été fondés par des Européens débarqués sur les côtes Est qu'ils ont d'abord colonisées. Puis on a vu qu'il y avait beaucoup de territoires (on n'a qu'à regarder une carte!) et beaucoup de ressources à l'Ouest aussi. Mais plus de monde ne veut pas dire mieux-être : la plupart des pays les plus riches du monde sont peu densément peuplés. Qu'on puisse faire mieux au Québec, augmenter notre productivité en misant sur l'éducation et la haute technologie, bien d'accord avec l'éditorialiste, mais pas par la course aveugle à l'accroissement de la population. Qu'on se rappelle la "revanche des berceaux" : ça a fait des grosses familles mais nous a maintenus dans la pauvreté et l'ignorance. Si on ne supporte pas d'être de plus en plus minoritaires au Canada, qu'on se sépare, on ne fera pas pire que d'autres pays riches et petits comme la Finlande et la Suisse, ou même minuscules comme le Luxembourg et Singapour.
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 février 2012 09 h 29
    À François Ricard
    Intéressante votre remarque sur la façon d'interpréter les statitisques. Mais la façon que vous avez choisie ne donne pas la bonne la mesure des phénomènes. Les taux de croissance n'ont de valeur que si on sait sur quoi ils portent. Ainsi, une addition de 10 personne, naissance ou immigration, à une population de 100 personnes donne une progression de 10 pour cent, tandis que le même nombre ajouté à une population de 500 personnes ne donne plus que 2 pour cent. Donc il faut bien comprendfre que pour effacer ce déclin démographique du Québec, il faudrait un tauz de croissance encore beaucoup plus grand. Donc rien pour se réjouir, ici.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    10 février 2012 09 h 56
    À Georges Paquet et son Canada «bilingue»
    P. Elliot Trudeau et Jean Chrétien s'étaient donné comme mission d'aller en politique afin de sauvegarder les francophones hors Québec. Toutefois, ce rêve utopique ne s'est pas réalisé. Par exemple, lors de leur arrivée en politique au début des années 60, les francophones représentaient 25% de la population de la Saskatchewan. Or au début des années 2000, ces mêmes francophones ne représentaient que 2% de la population de cette province.

    Se pourrait-il que le bilinguisme soit presque complètement absent du Canada hors Québec? Les francophones hors Québec ne représentent que 4.1% de la population du Canada. Pour cette raison, le français est de plus en plus exclu des activités fondamentales du pays. Par exemple, le français fut exclu des cérémonies d'ouverture des Olympiques de Vancouver parce que, disait-on, Vancouver comptait plus de Chinois que de Français. Dernièrement, le Canada hors Québec s'est scandalisé que le coût du bilinguisme au Canada représentait des dépenses de centaines de millions de dollars. Même si le Québec demeurait dans le Canada, il y a tout lieu de croire que ces budgets au bilinguisme seront coupés à moyen terme. Il est loin d'être assuré que la meilleure façon de sauvegarder le français en Amérique du Nord est de renoncer à l'indépendance.

    Se pourrait-il qu'il y ait aussi plusieurs analystes, dont Charles Castonguay, qui prévoient que la seule façon de préserver le français en Amérique soit justement l'indépendance? En effet, le français est exclu de plus en plus des officines du gouvernement fédéral: Cour suprême, vérificateur général, députés, sénateurs unilingues anglais, etc. Même à Montréal, on n'a plus crainte d'exclure le français des grandes institutions financières et commerciales. Le français est même exclu de son équipe mythique de hockey.

    Si le Québec était indépendant, on se garderait peut-être une petite gêne.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    10 février 2012 10 h 10
    Quel est le rapport...
    ... entre la taille de la population et la nécessité ou non de gains de productivité?
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 février 2012 10 h 23
    Chers Lavallée et Dupuis
    Vous semblez ne pas savoir ce que vous voulez.
    Vous ne pouvez pas, en même temps, vous plaindre du déclin du bilinguisme au Canada et prôner la séparation du Québec qui enlève sa raison d'être au bilinguisme.
    Vous ne convaincrez pas grand monde que le Québec, unilingue français, en constante diminution démographique par rapport à tous ses voisins, depuis 60 ans, ferait un succès de la promotion du français dans une Amérique qui aurait du mal à le situer sur une carte. Il arrivera même un temps où la menace de ne plus acheter les produits fabriqués hors Québec, qui ne s'afficheraient pas dans les deux langues, n'aurait plus aucun effet.
    Le moins politisé des leaders syndicaux sait très bien que la force du nombre est un facteur déterminant dans toute stratégie.

    Et vous vous faites des illusions si vous croyez que le Canadien de Montréal se souciera de recruter des joueurs francophones, et si vous pensez même qu'un Qébec indépendant et en décroissance démographique aura les moyens de garder une équipe de hockey de la LNH à Montréal.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    10 février 2012 11 h 01
    Déclin ?
    DÉCLIN n.m. - État de ce diminue, commence à régresser (Petit Robert). Pourquoi dire "déclin" quand il y a eu de 4,7 % d'augmentation de la population ? C'est quoi, cette obsession de se comparer au ROC ? Depuis quand plus de monde veut dire plus riche ? Veut-on prendre le Bangladesh et le Nigéria en modèle ? Pour quoi pas la Finlande ou la Nouvelle-Zélande ?
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  • François Ricard - Abonné
    10 février 2012 11 h 34
    L'immigration

    Une proportion importante des chômeurs de la région de Montréal est issue de l'immigration. Et le dollar canadien, artificiellement gonflé par les sables bitumineux, rend nos produits manufacturiers beaucoup moins compétitifs. Donc forte possibilité de chômage accru.
    N'y aurait-il pas lieu, sinon de cesser toute immigration, au moins de la diminuer de 50% pour les deux ou trois prochaines années. Le temps de demander à des experts ( démographe,sociologue,économiste) de répondre à quelques questions extrêmement importantes:
    ---Avons-nous besoin de l'immigration?
    ---Si oui, de quels types d'immigrants avons-nous besoin?
    ---Quelles sont les conditions essentielles pour une intégration efficiente des immigrants reçus?
    Jamais, ni les gouvernements, ni les organes d'information, ni les universitaires n'ont-ils pris le temps d'aborder ces questions.
    Aucune étude systémique de ce phénomène, tant au niveau canadien que québécois, n'existe.
    Tout le monde dit que nous avons besoin de l'immigration. Les journalistes le disent. Les politiciens le disent. Les hommes d'affaires le disent. Ça doit être vrai. Pendant des centaines d'années, les médecins, les charlatans, tout le monde disait que, quand un malade était fiévreux, il fallait le saigner afin de le débarrasser des mauvais germes qui étaient en lui. Jusqu'à ce qu'un chercheur se pose la question et découvre que c'était la pire chose que l'on pouvait faire à quelqu'un qui est fiévreux.
    Il y a des questions qu'il faut se poser....surtout quand on ne connaît pas les réponses.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 février 2012 12 h 30
    Soyons sérieux et ouvrons les yeux avec l'immigration
    Des études de démographes au Canada, aux États-Unis, et dans plusieurs pays européens montrent sans l’ombre d’un doute que l’immigration n’a qu’un impact marginal sur la structure par âge de la population de la société d’accueil. En outre, on a depuis longtemps constaté que les difficultés d’intégration économique des immigrants compromettent sérieusement la possibilité que l’immigration ait une incidence favorable sur les finances publiques.

    Il existe des raisons morales, humanitaires, sociales, culturelles, linguistiques ou politiques d’être favorable ou défavorable à tel ou tel aspect de nos politiques d’immigration. Toutefois, plusieurs chercheurs ont la conviction que le public et les décideurs entretiennent une idée fausse de l’effet de l’immigration sur l’économie et la démographie. Ils croient que cela les empêche d’évaluer de façon objective la politique québécoise d’immigration et conduit aussi bien les Québécois de naissance que les immigrants à concevoir des attentes démesurées à l’égard de cette politique, des attentes qui, un jour ou l’autre, seront forcément déçues.

    Malgré cela, le gouvernement libéral prévoit garder le cap et accueillir plus de 5 0 000 immigrants par année au Québec. Cherchez l’erreur. Qui profite de cette politique ?

    ( Voir à ce sujet le livre-choc « Le Remède imaginaire, Pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec », par Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, Boréal, 2011)
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  • Bernard Terreault - Abonné
    10 février 2012 13 h 49
    Contradictoire
    D'un côté les reportages nous disent que les jeunes couples avec enfants quittent Montréal pour la périphérie parce qu'ils veulent plus d'espace pour pas cher, et d'autre part ils nous faudrait plus de population, plus d'enfants et plus d'immigrants, ce qui inévitablement va densifier la population et faire monter les coûts du logement. Faudarait vous brancher!
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 février 2012 15 h 30
    À Raymond Saint-Arnaud.
    Diminuer le niveau d'immigration est la recette certaine pour faire chuter encore plus rapidement le poids démographique du Québec au Canada et en Amérique. Souhaitez-vous vraiment que le Québec devienne une quantité négligeable dans les stratégies canadiennes, américaines ou européennes.
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  • François Ricard - Abonné
    10 février 2012 15 h 45
    @ M Georges Paquet
    Le ROC ne fait nullement la promotion du français. Nos minorités hors Québec, qui s'anglicisent à un rythme accéléré, doivent continuellement se battre pour voir leur langue un tant soit peu respectée.
    En étant un pays libre de ses choix, nous pourrions nous donner les lois qui nous permettraient de protéger notre langue, notre culture et nos valeurs sans que la cour suprême du ROC vienne en déchiqueter de grands lambeaux comme c'est le cas actuellement pour la loi 101.
    Autrement, il nous arrivera ce qui est arrivé en Nouvelle-Angleterre, en Louisiane où, dans une autre génération, le français ne sera qu'un souvenir. Allez à Lafayette, Bâton Rouge, Houma et essayez de trouver un "cajun" de 50 ans ou moins qui parle français.
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  • François Beaulé - Abonné
    10 février 2012 15 h 52
    Indicateurs économiques et point de vue environnemental
    L'augmentation du PIB ne doit pas être un credo. Le véritable objectif doit être l'évolution du mode de vie dans le sens d'une réduction de la consommation de ressources et d'énergie.

    Actuellement, les statistiques sur la démographie le démontrent, l'étalement urbain se continue. Il faut, au contraire, densifier les banlieues. Il faut inverser la tendance dans l'évolution de l'habitat et du recours massif à l'automobile qui vient avec l'étalement.

    Il faut produire et utiliser des biens durables. Il faut délaisser la viande. Etc.

    Nous devons développer un mode de vie qui soit pérenne parce qu'il respecterait l'environnement. «Soutenir notre "niveau de vie"», comme le propose M.Sansfaçon, signifie détruire la planète.
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    10 février 2012 16 h 47
    Le mythe du bilinguisme
    @G. Paquet

    Hors Québec, le français est une langue locale et marginale. D'un recensement à l'autre, c'est plus qu'évident. Le bilinguisme est une fiction étrangère au fonctionnement du Canada. Même au New Brunswick, soit-disant bilingue.

    En fait la seule province où le bilinguisme est une réalité:le Québec où le français est langue officielle.

    Un Québec-province va nous mener à une lente Louisianisation!
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 février 2012 21 h 17
    Aveuglement volontaire
    À Pierre Cornellier et François Ricard.
    Le Canada est un pays officiellement bilingue. Tous les documents du gouvernement fédéral sont distribués dans les deux langues. Tous les documents du gouvernement de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick sont distribués dans les deux langues. En format papier comme sur l'Internet. Il y a un nombre impressionnant de politiciens, de professionnels et de hauts fonctionnaires du fédéral qui tout en étant d'origine anglaise ou autres s'expriment dans un excellent français. On ne compte plus le nombre de ministres et de premiers ministres originaires du Québec qui ont contribué à la politique canadienne. Les Ambassades du Canada fonctionnent totalement dans les deux langues officielles.
    Pour le reste, vous me semblez exposer bien davantage votre ignorance que votre connaissance de la réalité.
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  • Georges Paquet - Abonné
    11 février 2012 06 h 07
    À Pierre Cornellier, François Ricard et autres...
    Le bilinguisme n'est pas uniquement inscrit dans la Constitution, il s'applique au quotidien, et pas seulement au Nouveau-Brunswick. En Ontario, tous les testes gouvernementaux sont disponibles dans les deux langues, aussi bien dans leur version papier que sur Internet. Même choae pour plusieurs villes. Même chose dans tout le système fédéral. On ne compte plus le nombre de ministres et de premiers ministres canadiens originaires du Québec. Nos ambassades fonctionnent partout dans les deux langues. Et les fonctionnaires bilingues sont majoritaires, à tous les niveaux.
    Bien sûr, il y a des exceptions, et le gouvernement Harper ne semble pas y croire, même si Harper lui-même s'exprime toujours en français dabord, même en Chine, et même s'il a fait adopter par la Chambre des communes la reconnaissance des "Québécois" comme nation dans un Canada uni. Espérons qu'il ne sera pas au pouvoir très longtemps. Le Parti libéral et le NPD fonctionnent dans les deux langues.
    La diminution constante, depuis 60 ans, du poids démographique du Québec dans l'ensemble canadien, devenu éventuellement unilingue anglais, et en Amérique ne laisse pas entrevoir la survie permanente du français. Et la Francophonie internationale compterait un pays membre en moins, moins sa contibuion financière et ses 25 millions de citoyens.
    Franchement, et objectivement, après une douzaine de Conférences constitutionnelles et deux référendum, il me semblerait logique de se mettre tous à la promotion du français ici, au niveau fédéral et au niveau mondial, plutôt que de se replier sur soi-même, dans un univers en diminution constante.
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  • Georges Allaire - Inscrit
    11 février 2012 08 h 11
    Le déclin
    Le déclin, nous le savons, est une affaire d'entre-jambes et de scalpel. La solution est une affaire d'immigration et d'euthanasie. C'est un choix de société. Pro-choix, comme on appelle ça.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    11 février 2012 09 h 49
    À Georges Paquet et le Québec unilingue français
    Ce n'est pas parce que nous sommes des Québécois francophones que nous sommes unilingues. Nous pouvons très bien nous définir comme des francophones capables d'apprendre, de comprendre, de parler et d'écrire l'anglais. C'est comme cela que René Lévesque se définissait et qu'il enjoignait aux Québécois de se définir.

    Je suis d'accord avec cette identité bien québécoise, car elle permet d'éviter la grande erreur des francophones du Canada hors Québec qui aimaient et aiment encore se définir comme «bilingues». À long terme, se définir comme «bilingues» signifie devenir monolingue anglophone. Le rouleau compresseur de l'assimilation des francophones du Canada hors Québec en est l'illustration la plus spectaculaire. Si nous voulons éviter que le rouleau compresseur n'écrase le Québec, il faut se définir d'abord comme francophones, mais capables de parler l'anglais.

    Présentement, les adversaires du Québec francophone justifient l'affichage monolingue anglais de même que l'exclusion du français dans de nombreux domaines comme les arts, le commerce, le sport, etc., en affirmant que Montréal est une ville «bilingue». Si tout le monde est bilingue et comprend l'anglais, disent-ils alors pourquoi, ne pas tous s'exprimer en anglais?

    Si l'histoire du Canada hors Québec a quelque chose à nous enseigner, c'est bien que même si le Québec fait encore partie du Canada, il faut qu'il évite à tout prix de se définir comme une province «bilingue». Nous sommes des francophones capables de parler anglais ou espagnol ou chinois ou japonais, etc.

    En terminant, je considère que le bilinguisme au Canada n'est qu'une fiction constitutionnelle. Ce qui est réellement en déclin c'est la langue française elle-même.

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • François Ricard - Abonné
    11 février 2012 11 h 51
    @ Georges Paquet
    J'ai eu plusieurs fois l'occasion de travailler à l'extérieur du Québec, du Canada.
    J'ai travailler dans plusieurs autres endroits au monde, dont les États-Unis.
    J'ai travaillé en français, j'ai travaillé en anglais, j'ai travaillé en espagnol.
    Mais seul un état français maître de ses lois pourra assurer la pérennité du français en Amérique.
    Une langue, une culture et des valeurs ne vivent pas et ne croissent pas parce qu'elles sont traduites en une autre langue. C'est dans leur réalité quotidienne qu'elles prennent source et vie.
    Et n'oubliez pas que le ROC considère le bilinguisme comme une obligation onéreuse dont il aimerait se débarrasser.
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  • Monsieur Brodeur - Inscrit
    11 février 2012 21 h 13
    Un montréalais commente l'instrumentalisation de l'immigration.
    C'est une terre d'immigrant pour tous depuis longtemps. Il y a beaucoup d'endroit pour vivre ici... Hors montréal. Mais les immigrants de nos jours, contrairement aux immigrants d'antans, restent dans la métropole et banlieu. À tel point qu'il devient parfois difficile pour un natif d'ici de se trouver un logement décent, et à prix raisonnable. Bref, est-ce que c'est vraiment rentable pour tous, que les loyés et que la valeur des maisons aient doublé en une décénie?(la même qui permit d'accueillir 500 000 nouveaux arrivants, pas tous québécophiles..)

    Honnêtement, je crois que l'immigration massive qu'on a vue ces dernières années sert surtout à maintenir les fédéralistes au pouvoir. 80% et plus des immigrants votent pour charest et pour rester avec la rêne. Tout ceci, martelé, et sous la menace de passer pour raciste, est une simple tactique électorale. Pas une chose pour améliorer notre économie.

    Les immigrants ne comprennent pas chez qui ils viennent vivre. Zéro accompagnement venant de nous, fautes de moyens appropriés.

    Et nous.. on fait le pari qu'ils nous aimeront et nous appuieront un jour pour créer officiellement notre pays en leur laissant notre métropole? On mise gros..!

    C'est frustrant tout ça. L'argent et le vote ethnique. Il y a des pays où il faut être né là pour voter. On en demande pas tant, mais qu'au moins on ait un débat sur nos besoins réels, en tant que petit peuple déjà aux prises avec une autre nation qui nous aliène... Pourquoi au moins ne sont-ils pas plus que ça à nos côtés, avec nous dans nos luttes?

    Moi je dis qu'au québec(montréal), c'est ici qu'on reçoit les immigrants les plus ingrats du monde.

    Stéphane brodeur, montréal guetto.
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  • François Ricard - Abonné
    12 février 2012 07 h 31
    Dans une partie française de l'Ontario
    Février 2012
    L'hôpital de Cornwall, dans l'Est de l'Ontario, est au coeur d'une controverse depuis qu'il a modifié ses critères d'embauche pour favoriser l'emploi de travailleurs bilingues.

    En fait, l'hôpital se conforme depuis janvier à la Loi sur les services en français de l'Ontario. Mais la communauté anglophone de la région, ainsi que le maire de la municipalité de South Stormont, Bryan McGillis, s'y opposent.

    Et combien d'autres batailles les francophones doivent-ils mener actuellement à travers ce Canada bilingue juste pour être reconnus.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    12 février 2012 10 h 12
    Le piège du bilinguisme à Cornwall
    Depuis l'arrivée des loyalistes américains, la population francophone de Cornwall (de Cornouailles) a chuté à 30%. Toutefois, 30,5% de francophones ce n'est pas suffisant, semble-t-il, pour donner un statut bilingue à un hôpital. En effet, l'argument des opposants est maintenant que le bilinguisme est discriminatoire envers les anglophones unilingues.

    Avant, on disait que puisque les francophones étaient bilingues, alors il n'y avait aucun problème avec l'anglais; les réunions pouvaient se tenir en anglais, l'affichage être unilingue anglais, le travail ne se faire qu'en anglais, etc. Mais pire encore, voilà maintenant que le bilinguisme est accusé d'être discriminatoire pour les anglophones. La situation va-t-elle se retrouver jusqu'en Cour suprême?

    Voilà pourquoi je crois qu'il est suicidaire pour nous de nous définir comme «bilingues». Il faut se définir comme francophones d'abord. Un Américain par exemple, s'il est capable de parler français, ne se définit pas comme «bilingue». Il se définit comme un Américain, mais apte à s'exprimer en français. Il en est de même pour un Allemand, un Italien, un Japonais, etc. Pourquoi faudrait-il que nous Québécois, capables de parler anglais, devrions-nous nous définir comme «bilingues»? J'aime me définir comme un francophone pour qui il est assez facile de s'exprimer en anglais lorsque c'est utile et nécessaire. Par exemple, lorsque j'écris aux journaux de Toronto puisque personne là-bas, me dit-on, ne comprend le français...

    Bernard Dupuis, Berthierville
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