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La lutte des classes

Michel David   11 février 2012  Québec
L'heure est à l'Apocalypse chez les libéraux. Après François Legault, accusé de vouloir «démolir» le système de santé, voilà que Pauline Marois voudrait relancer la «lutte des classes». Diable, à quand la guerre des mondes?

Il n'y a rien d'étonnant à ce que le PQ promette l'abolition de «l'impôt santé», qu'il avait dénoncé si vigoureusement lors de son introduction au printemps 2010. Le scandale aurait plutôt été qu'un gouvernement péquiste le maintienne.

Aussi bien Claude Castonguay que Jacques Ménard et Michel Clair, qui avaient présidé à tour de rôle des comités sur le financement du système de santé au cours des années précédentes, étaient d'avis que le gouvernement faisait fausse route en imposant une contribution uniforme sans égard au revenu.

Gérard Deltell avait été particulièrement cinglant. Le premier ministre «va-t-il regarder dans les yeux l'humble travailleur à 25 000 $ par année et lui dire: je gagne 258 000 $ par année, mais je paye 200 $ comme toi»?

Ni les experts, ni le PQ, encore moins l'ADQ, n'avaient cependant proposé de faire porter la totalité du fardeau aux contribuables les plus fortunés, comme Mme Marois s'y est engagée cette semaine.

***

La création d'un nouveau parti dirigé par François Legault n'était encore qu'une rumeur à l'époque et la chef péquiste, qui entendait récupérer les vestiges de l'ADQ, avait mis résolument le cap sur la création de la richesse. Malgré les représentations du SPQ libre, qui n'avait pas encore été muselé, il était hors de question de «faire payer les riches». Au contraire, on examinait divers moyens d'alléger leur fardeau.

Le paysage politique a cependant changé depuis, tout comme les intérêts électoraux du PQ. La Coalition avenir Québec est maintenant bien campée à la droite du centre et le PQ doit se tourner vers la gauche pour se remplumer.

Ceux qui militaient en faveur d'une alliance électorale avec Québec solidaire ne le faisaient pas pour des raisons d'ordre idéologique. Les projections locales faites à partir des sondages nationaux demeurent aléatoires, surtout dans une lutte à trois, quatre ou cinq, mais il serait imprudent de les ignorer complètement.

Si on applique les résultats du dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir au modèle de simulation proposé sur le site Too Close to Call, on voit mieux les effets possibles du fractionnement du vote progressiste.

Pour l'ensemble du Québec, Léger Marketing accordait 32 % des intentions de vote à la CAQ, 26 % au PLQ, 25 % au PQ, 9 % à Québec solidaire et 6 % au Parti vert. Cela pourrait se traduire par 53 sièges à la CAQ, 40 au PLQ, 30 au PQ et 2 à QS. Il est à noter que le sondage faisait abstraction d'Option nationale.

Dans Laurier-Dorion, l'absence d'un candidat du PQ (25 %) ou de QS (20,1 %) pourrait théoriquement empêcher la réélection du député libéral Gerry Sklavounos (27,5 %), mais il n'y a pas que Montréal. Même si le report des voix d'un parti sur l'autre n'est pas automatique, Véronique Hivon bénéficierait certainement du retrait de QS, qui est crédité de 11,2 % dans Joliette, où le PQ a 6 points de retard sur la CAQ

Dans Borduas, où le PQ et la CAQ sont à égalité, les voix solidaires (9,8 %) pourraient aussi faire pencher la balance. Encore faudrait-il que le PQ trouve le moyen de rapatrier Pierre Curzi ou qu'il décide de quitter la politique.

***

Un des principaux obstacles à une alliance était l'impossibilité de convaincre Nicolas Girard et Françoise David de renoncer à leur candidature dans Gouin. On peut comprendre l'entêtement de la porte-parole de QS. Selon le modèle de Too Close to Call, elle l'emporterait par 9 points.

À défaut d'alliance, le PQ devra débaucher les électeurs de QS un à un, mais un déplacement vers la gauche a nécessairement pour effet d'élargir le centre, que le premier ministre Charest ne demande qu'à monopoliser.

Le mieux est souvent l'ennemi du bien. La promesse d'une contribution santé progressive aurait sans doute eu un effet aussi positif sur l'opinion publique sans exposer le PQ à la caricature. Certains des opposants à une alliance avec QS disaient craindre d'être taxés de radicalisme par association. Tant qu'à en subir les inconvénients, il aurait été préférable d'en conserver les avantages.

La position du PQ a au moins le mérite de la clarté, alors que la CAQ a donné encore une fois l'impression d'un amateurisme inquiétant. Peu après l'annonce de Pauline Marois, le porte-parole officiel de la CAQ en matière de finances, François Bonnardel, qui avait manifestement oublié le discours adéquiste de 2010, expliquait à La Presse qu'un gouvernement caquiste maintiendrait la contribution uniforme de 200 $.

L'entourage de M. Legault a dû «corriger le tir» par voie de communiqué avant que M. Bonnardel ne découvre enfin le caractère «profondément inéquitable» de cette contribution, qui devra conséquemment être modulée. On comprend le premier ministre Charest de vouloir jouir un peu de ce pittoresque spectacle avant de déclencher des élections.
 
 
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  • parade21 - Abonné
    11 février 2012 05 h 12
    Le PQ au centre gauche
    Il semble, si on en croit les commentateurs politiques, qu’un mois est une éternité en politique. Mais, est-ce que je peux me payer le luxe d’attendre 100 ans avant que Québec solidaire puisse espérer exercer le pouvoir? Québec solidaire, ce sont des purs et c’est très bien ainsi. Que le PQ puise dans la besace à idées de QS est une bonne chose. La probabilité que le PQ prenne le pouvoir aux prochaines élections est nettement plus élevée que de croire que QS le fera.

    Le PQ de Mme Marois semble, enfin, avoir compris qu’il y allait de son intérêt d’occuper le centre gauche de l’échiquier politique. Je suis d’accord avec vous M. David. La contribution santé à 200.00$ pour tous, sans distinction de richesse, est une aberration. Il aurait mieux fallu la moduler selon les revenus des ménages. Les Québécois comprennent les difficultés financières de leur système de santé. Ils sont prêts à mettre l’épaule à la roue. Mais ils comprennent aussi l’injustice d’une contribution égale sans égard à la distinction de la richesse des ménages.

    D’autre part, l’orientation du PQ de tenir compte de la progressivité de l’impôt, pour palier au manque à gagner qui suivra l’abolition de la contribution santé est juste, en principe. La progressivité de l’impôt, tel que prônée par la PQ, corrigera non seulement le manque à gagner suite à l’abandon de la contribution santé, mais servira aussi à redorer le blason des services publics et à reconstruire un État en pleine déliquescence. D’ailleurs, c’est toute la fiscalité qu’il faut repenser.

    Le virage du PQ au centre gauche est sa seule planche de salut. Et tant mieux s’il a le courage politique d’admettre que QS a de bonnes idées et de les lui emprunter allègrement. Le climat se réchauffe lentement entre QS et le PQ.
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  • Georges Paquet - Abonné
    11 février 2012 06 h 21
    Pour informer les lesteurs...
    Quelqu'un pourrait-il faire un travail rigoureux et nous dire combien de pauvres, de sans abri et de miséreux paient la contribution Santé, et quel nombre de citoyens seraient appelkés à payet toute la note.. Et si cette contribution fait si mal à tant de gens, comment Madame Marois peut-elle soutenir que son abolition stimulera la croissance économique?
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  • Luc Desjardins. - Inscrit
    11 février 2012 06 h 32
    ADQ
    Cette ADQ qui s'opposait à la hausse du salaire minimum et qui voulait payer les femmes qui restent à la maison plutôt que de travailler.

    Tout à coup Bonardel serait-il devenu un sage? J'en doute.
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  • Mike Hotte - Abonné
    11 février 2012 06 h 41
    Regard vif du ministre
    On croirait entendre un candidat républicain. Ce cher M. Bachand, il est tout en nuance.
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  • Normand Carrier - Abonné
    11 février 2012 06 h 53
    Corriger cette mesure régressive et inéquitable .......
    C'est pas a tous les jours qu'un parti politique se doit de corriger une politique injuste et favoriser 95% de la population et en défavoriser 5% de très haut salatriés qui pour la plupart ne votent pas pour le PQ ce qui s'appelle frapper dans le mile ......

    Tous les chiffres apportés par Michel David sont passés date et ce n'est que les sondages des deux mois a venir qui vont faire foi des stratégies a établir pour les partis et au rythme des pertes de votes pour la CAQ a chacun des derniers sondages , il est prévisible que la CAQ devienne un troisième joueur si Jean Charest fait preuve de patience et étire les élections au début de l'automne ou encore mieux au printemps 2013 car plus le temps passe . plus ils seront pris dans leurs contradictions et seront confrontés dans leurs NI , NI , Ni et devront prendre position sur les politiques de Harper qui est en contradiction avec toutes les valeurs des Québécois .....

    Jean Charest a le luxe de retarder l'élection au début de l'automne mais l'aura-t-il en 2013 après suffisemment de résultats de la commission d'enquête ? Mais si le PLQ demeure au même niveau chez les francophones , il ne pourra aller a l'abatoir de toute facon ......

    Présentement c'est un gouvernement minoritaire qui se dessine mais ce printemps sera long et décisif pour tous les partis et chaque décision ou geste sera crucial et le portrait risque de changer radicalement selon la date de l'élection qui sera une carte maitresse et le seul parti qui n'a pas de contrainte de temps est le PQ qui a les membres , l'organisation , l'argent , une bonne équipe et des politiques progressives ...... Avec tout le chambardement des comtés , il faut prévoir que l'organisation sur le terrain sera vitale .... Très intéressante perspective a venir pout tous .......
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  • nb165 - Inscrit
    11 février 2012 07 h 05
    Message à Deltell...
    Cher Monsieur Deltell, vous vous dites de droite et en êtes fier du haut de votre définition simpliste d'une société. Maintenant je vous remercie car chaque fois que vous ouvrez votre bouche, nous en savons un peu plus sur ce qui nous attend avec un gouvernement Legault-Deltell. Des solutions préfabriquées déjà testées dans votre paradis capitaliste, les États-Unis. Solutions qui ne font qu'écraser les petits et améliorer le sort des plus riches.

    Moi ce qui me rend triste dans tout cela c'est qu'en tant que contribuable j'ai payé pour vous faire instruire. Et, si il y en a un pour qui je n'aurais pas voulu payer un rond, c'est bien vous...

    Je vous souhaite d'aller vivre, sans argent, dans un pays comme Haiti. Votre paradis...Pas de service rien..Je vous le souhaite de tout coeur. Vous verriez que vous seriez heureux de revenir dans l'enfer du Québec que vous voulez tellement détruire.
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  • oracle - Abonné
    11 février 2012 07 h 45
    Encore du sensationnalisme !
    L'auteur semble se désoler que la lutte des classes vienne une fois de trop s'inviter au débat, même quand dans nos sociétés occidentales le concept a pris dans le temps une consonance presque essentiellement économique. Le capitalisme devenu progressivement "social" a déjoué les prédictions phares de Karl Max sur son destin. Arrêtons donc de raisonner comme si aujourd'hui était le lendemain d'octobre 1917 et qu'il suffisait d'occulter les débats pour effacer les réalités du 1/99.
    Venons-en maintenant au fait de mon commentaire. Seuls les cinq premiers paragraphes du texte traitent de lutte des classes. Dans les douze derniers alinéas l'analyste fonce tête baissée dans un exposé d'intrigues inter-partis et dans une arithmétique électorale digne des diseurs de bonne aventure et pour le moins imprudente dans un contexte où l'humeur de l'électorat québécois penche plutôt vers l'insatisfaction et peut réserver de méchantes surprises à n'importe quelle élection. Ai-je besoin d'ajouter un dessin ?

    Pierre-Michel Sajous
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    11 février 2012 08 h 25
    un seul but
    Il est desolant de voir a quel point les politiciens n'ont plus qu'un seul but, etre elu, peu importe la methode ou les promesses a faire. Le PQ en est presentement un bonne exemple ( je dis bien un exemple, tout les parti sont comme ça) Le PQ a appuyé Labeaume l'an dernier pour avoir les votes dans la regions de Quebec. Maintenant, la lutte des classes. Le populisme est a la mode. On lit les sondages le matin et on reagit en fonction de ça.
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  • Yves Claudé - Inscrit
    11 février 2012 09 h 00
    Monsieur Raymond Bachand : retour en classe !
    La sortie du ministre des Finances, Monsieur Raymond Bachand, qui accusait Madame Pauline Marois de vouloir «relancer la lutte des classes», est des plus étonnante !

    Faut-il comprendre que selon le ministre, les classes sociales n’existeraient plus, ou qu’elles n’auraient de toute façon plus d’intérêt conflictuel ?

    S’il s’agit d’une ignorance des réalités sociales, on peut s’inquiéter du fait qu’une personne puisse assumer une fonction majeure à la tête de l’État avec de telles lacunes ! Il faudrait alors conseiller à Monsieur Raymond Bachand un retour en classe pour acquérir un minimum de connaissances sur la société.

    S’il agit plutôt d’un argumentaire destiné à diaboliser le Parti québécois, on est alors dans de la politique de très bas niveau !

    Monsieur Michel David nous propose par ailleurs une analyse des perspectives électorales. La situation, avec une multiplicité d’acteurs, avec un électorat passablement fluctuant, est incertaine. Cependant, il est évident que la direction du PQ et celle de QS prennent un risque considérable en divisant les forces d’opposition à la droite. Madame Pauline Marois a la responsabilité de proposer un accord stratégique à QS, sans oublier Option nationale et les députés dissidents du PQ. Seule une telle initiative pourrait peut être empêcher un désastre politique prévisible dans les ornières du PLQ ou de la CAQ. Cette initiative pourrait interpeller les membres lucides de QS, un parti qui semble s’enfermer dans une logique néostalinienne sous l’emprise de plus en plus marquante de Madame Françoise David. Fidèle à ses origines de classe, celle-ci paraît de plus en plus déterminée à privilégier ses ambitions politiques, au détriment des intérêts de la majorité de la population.

    Yves Claudé
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  • Jean Lapointe - Abonné
    11 février 2012 09 h 29
    Le pessimisme de Michel David.

    A le lire Michel David me donne l'impression de quelqu'un qui semble trouver que les hommes et femmes politiques du Québec ne font que de la politique politicienne et que, par conséquent, ils n' ont rien de sincère.

    On dirait que, pour lui, on ne peut faire de la politique parce qu'on aurait des convictions qu' on aimerait pouvoir partager avec le plus grand nombre possible de gens.

    Bref, pour Michel David, on dirait bien que la politique au Québec ce ne serait pas très sérieux et que ça laisserait beaucoup à désirer.

    C'est à se demander pourquoi il écrit ce qu'il écrit et quel but il poursuit si pour lui la politique ce n'est que cela. Chercherait-il à encourager la désaffection pour cette activité humaine pourtant essentielle à la vie en société?

    Je comprends bien que les différents partis politiques doivent procéder à toutes sortes de simulations pour essayer de prévoir ce qu'il serait susceptible de se produire s'ils prenaient telle ou telle décision plutôt que telle ou telle autre. Cela fait partie de la politique. Ce serait irresponsable de leur part de ne pas s'en préoccuper.

    Mais le problème c'est lorsque le calcul politique prend le dessus et qu' il finit par laisser peu de place aux idées et aux objectifs poursuivis.

    Il reste que ce qui importe surtout il me semble pour nous c'est de savoir ce à quoi chaque parti veut en venir et quelle importance il accorde à ces calculs.

    Et ce qui importe aussi je trouve c'est d' essayer de mieux connaître les intentions des uns et des autres et de les évaluer en vue d' être le mieux possible en mesure de prendre position.

    Bref, réduire la politique à sa dimension politicienne je ne trouve pas cela très positif ni très constructif ni même très utile. Au contraire, je trouve que cela ne peut que décourager bien des gens peu avertis.

    Et je me demande pourquoi il y a des gens qui ne font que ça.

    Je préfèrerais qu'on nous aide davantage à prendre position sur les
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    11 février 2012 10 h 02
    La réalité de la lutte des classes.
    La caricature du Devoir qui représente madame Marois en Robin des Bois (hier) est bien drôle, mais en même temps qu'elle ridiculise la bourgeoise reconnue qui se met au service des plus pauvres et attaque la bourse des plus riches, elle met en doute la réalité des classes sociales au Québec et leur lutte réelle. Même si on ne parle plus que de la classe moyenne, (oublions la classe ouvrière, appellation trop marxiste) on peut tout de même comprendre qu'il y a une classe plus haute et une classe plus basse. Or, on fait comme si la classe plus haute n'était pas tellement présente au Québec : comme le dit si bien le suave ministre Bachand, il n'y a assez de riches au Québec pour que ça ait un impact sur les Revenus de la province. Par contre, il admettra qu'on a assez de pauvres pour maintenir sur eux, le fardeau de sa taxe sur la santé. Il est vrai que la classe plus haute est peu nombreuse ; on parle de 1% n'est-ce pas ? Mais elle domine la politique occidentale, et donc la politique québécoise. Cette semaine même, le débat a porté sur les liens entre Charest, premier ministre, Sabia, PDG de la Caisse de dépôt et le maître de Sagard. Cette seule admission par Charest et Sabia montre qu'il existe des liens réels entre cette classe dominante, dominé au Québec par Paul Desmarais et le Parti libéral et le plus grand commis de l'État québécois. On peut même soupçonné que de tels liens existeraient aussi entre Desmarais et la CAQ ou Desmarais et le PQ, si jamais ils prenaient le pouvoir.
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  • Darwin666 - Inscrit
    11 février 2012 10 h 37
    Le pouvoir de conviction
    «est-ce que je peux me payer le luxe d’attendre 100 ans avant que Québec solidaire puisse espérer exercer le pouvoir?» - parade21

    Le pouvoir politique, ce n'est pas seulement de prendre le pouvoir ou de former l'opposition officielle. C'est aussi et surtout de faire circuler des idées et de les défendre.

    Depuis plus de 30 ans, on n'entend parler que des supposées vertus des baisses d'impôts. Le PLQ a entamé le virage de l'impôt vers la taxation et la tarification (la taxe de 200 $ en santé, la hausse des droits de scolarité, la hausse de 2 points de pourcentage de la TVQ et ses intentions de hausser les tarifs de l'électricité en sont des exemples), et, jusqu'à la semaine passée, était appuyé par la CAQ et le PQ. Seul QS critiquait cette tendance.

    Sans QS, et j'ajouterais le mouvement des indignés, le PQ aurait-il changé de position? J'en doute. Même sans prendre le pouvoir, QS influence déjà l'évolution des politiques, comme ses sorties fréquentes sur le secteur minier (et l'amiante, l'uranium, etc.) ont déjà permis une prise de conscience de l'exploitation de nos ressources naturelles.

    Alors, heureusement que ce parti existe. J'espère seulement qu'il prendra encore plus de place à l'avenir... Quant à ses possibilités de prendre le pouvoir d'ici 100 ans, il en aura plus si on l'appuie que si on vote stratégique!
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  • Socrate - Inscrit
    11 février 2012 10 h 55
    Le Grand Soir
    La lutte des classes sera terminée quand les joueurs du CH et des Nordiques seront tous payés au salaire minimum de 10$ tout comme les serveurs de pop.corn du Colosseum ou du soft.porn de toutes.tv; et cela étant, nul doute qu'une autre bonne Broue gratis de plus en attendant la Coupe à 5 cennes de Régis Laprune ne serait pas à dédaigner à défaut de Mère Bottine Supérieure plus performante, mais encore?
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  • Kris13104 - Inscrit
    11 février 2012 11 h 26
    La belle affaire
    Utiliser «la lutte des classes» comme un injure est la démonstration d'un manque de culture politique total. Ce n'est pas parce que, en Amérique du Nord, l'évocation de la pensée marxiste équivaut à la propagande pour une hérésie. C'est confondre une théorie socio-économique qui relève d'une approche scientifique et un système politique qui s'en est réclamé sans l'appliquer réellement en acceptant des dérives antinomiques.
    Connaitre n'est pas adhérer!
    La lutte des classes existe qu'on le veuille ou non et c'est faire l'autruche de ne pas le voir et cette cécité politique peut avoir des conséquences sérieuses quand les classes les moins favorisées, maintenent d'origines plus hétérogènes prendront conscience de leur identité.
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  • Richard Larouche - Inscrit
    11 février 2012 11 h 40
    Ne pas confondre progressisme et radicalisme
    Jean Charest a baissé les impôts pour les remplacer par des "contributions" de toutes sortes, dont notamment, la contribution santé qui est une taxe inéquitable. Il me semble donc tout à fait approprié d'abolir la contribution santé et de la remplacer par l'impôt sur le revenu, une mesure qui ne pénalise pas les plus démunis de façon disproportionnée. Légiférer en ce sens serait un pas pour ramener la fiscalité Québécoise un peu plus près du niveau où elle était en 2003, lorsque les libéraux ont pris le pouvoir. Je suis donc en désaccord avec M. David qui associe une telle mesure au radicalisme.
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  • Missions VPRIR - Abonné
    11 février 2012 12 h 21
    Le même discours que les républicains
    Dès que le président Obama a sorti la fameuse mesure Buffett, ce multimilliardaire qui paie moins (en pourcentage) d'impôt que sa secrétaire, et qu'il a dit qu'il avait l'intention de faire payer aux riches leur juste part, les Républicains ont crié à la guerre des classes. Les Libéraux du Québec parlent maintenant le même langage que les Républicains? Je serais moins surpris d'entendre ce discours du gouvernement Harper, mais cela m'étonne quand même un peu du gouvernement Charest, qui est quand même sous le vernis Libéral, un Progressiste Conservateur.

    Claude Lalande
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  • Geoffroi - Abonné
    11 février 2012 12 h 52
    De la simulation
    Si les résultats du dernier sondage Léger Marketing, simulés par M. David avec l'aide du site Internet To Close to Call, sont valables encore pour quelques jours, voici d'autres prévisions : la CAQ forme un gouvernement minoritaire, donc M. Legault ne peut pas appliquer son programme "moderne du XXIème siècle", et M. Charest est défait de justesse. Le Québec est dans une impasse politique majeure durant 4 ans.

    Coalition Avenir ( bloquée) Québec.
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  • Martin Lachapelle - Inscrit
    11 février 2012 12 h 54
    Que le PQ se déplace plus à gauche ou non ne ramène en rien les libéraux vers le centre!
    M. David, voulez-vous bien me dire c'est quoi le rapport d'affirmer:

    "À défaut d'alliance, le PQ devra débaucher les électeurs de QS un à un, mais un déplacement vers la gauche a nécessairement pour effet d'élargir le centre, que le premier ministre Charest ne demande qu'à monopoliser"

    Si je suis entièrement d'accord avec la première partie du commentaire, comme quoi le PQ aura besoin de faire le plein dans l'électorat de QS pour prendre le pouvoir, je ne vois vraiment pas en quoi le fait que le PQ occuperait le centre-gauche pourrait faire des libéraux un parti moins à droite pour autant! Aucun rapport...

    La prétention que le centre lui-même pourrait exister et s'élargir m'apparait comme une aberration. Avez-vous déjà essayé de passer une journée sur le dessus d'une clôture? Rapidement, on se rend compte que l'individu à cheval sur une clôture ou le parti politique qui prétend ne pouvoir occuper que le centre sur l'échiquier finira toujours par pencher d'un côté...

    Pour qu'un parti politique puisse occuper une autre position que celle qu'il occupe habituellement sur l'échiquier, encore faudrait-il qu'il change son programme et sa vision de la société. Or, à ce que je sache, aux dernières nouvelles, les libéraux de Jean Charest étaient encore un parti de droite néolibéral qui ne jure que par le désengagement social du gouvernement et le développement d'une économie selon un modèle colonial (sans égard pour les travailleurs et l'environnement)...

    Alors quand bien même on retrouvait 1000 partis de gauche lors de la prochaine élection, je ne vois vraiment pas en quoi cela pourrait transformer automatiquement en centristes ou en gauchistes pour autant!

    Au bout du compte, les positions sur un échiquier politique ne sont pas des logements que quiconque peut prétendre pouvoir légitimement habiter sous prétexte que la place est inoccupée...
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    11 février 2012 13 h 48
    À Oracle...
    Vous confondez sensationnalisme et amour de langue, et manquez d'humour. M. David s'amuse avec les mots, il a le pouvoir de nous faire rire de situations qui n'ont rien de drôle, et surtout de nous attirer par des titres intrigants, car on ne sait jamais de quoi il va nous entretenir: le meilleur exemple fut au sujet des écoles passerelles "L'hypocrisie authentique". À cette occasion un lecteur non abonné, qui n'avait donc pas droit à l'aricle dans son ensemble, avait exprimé le plaisir ressenti juste à lire le titre, et de savoir de quoi il en retournait.

    Michel David est sûrement l'un des chroniqueurs les plus lu du Devoir, et un autre détail amusant est qu'il a une bonne partie des fédéralistes et des indépendantistes sur le dos, les uns l'accusant d'être l'autre et vice versa. Il est aussi est une source intarissable d'informations, sur les faits et leur histoire, et sa neutralité bien entretenue permet à chacun de se faire une opinon par lui-même, sauf bien sûr pour quelqu'un dont les idées sont toutes faites d'avances, formatées, pour ainsi dire.

    Contrairement à ce que vous dites nulle part David parle de lutte des classses (exemple discours du (défunt?) P. T. Q., ou parti Communiste du Québec, et j'en passe); il parle des partis politiques officiels et de justice sociale. Il parle aussi de pouvoir ce qui, contrairement aux idées flottant dans l'air du temps, n'est pas toujours édifiant, miné en plus par un sytème de votation tout à fait bancal.

    Enfin, votre prédiction sous forme de menace relève d'une mauvaise analyse: je suppose que vous vous référez au Bloc, et au NPD. Premièrement, le Bloc a obtenu au Québec 23% du vote et se retrouve avec 4 députés, le NPD, plutôt inepte à l'oposition, a eu 59 députés au Québec avec 43% du vote... Le vote NPD, ici, fut contre Harper, quant à l'indépendance tout le monde sait qu'elle se fera au Québec. Oracle... vraiment?
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  • parade21 - Abonné
    11 février 2012 14 h 52
    @ Darwin66
    Je dis exactement la même chose que vous mais avec des mots différents. QS solidaire a réussi à faire avancer les idées progressistes. La preuve? Mme Marois s'engage à abolir la contribution santé. Et c'est certainement le travail de QS, mais pas seulement de QS, qui a ramené cette idée à l'avant-plan au PQ. L’Alliance sociale, la coalition opposée à la tarification et le SPQ libre y sont aussi pour quelque chose.

    QS fait donc un excellent travail. Toutefois, il me semblerait téméraire, pour le moins, de croire que QS pourra, à court ou moyen terme, exercer le pouvoir. Le pouvoir n'est pas une fin en soi. Il peut s'exercer de différentes façons. Et, j'en conviens, il y aurait lieu d'en changer la dynamique en introduisant le vote proportionnel, par exemple. Mais il faut se situer dans un contexte traditionnel, le bipartisme, où le pouvoir est exercé par le parti qui gagne le plus grand nombre de circonscriptions électorales.

    En attendant le jour du Grand changement, il faut naviguer dans les eaux troubles du pouvoir d'influence. Jean Charest l'a bien compris, lui qui rend régulièrement visite à Paul Desmarais dans son domaine Sagard.

    La contribution santé a définitivement un caractère régressif contrairement, par exemple, à une taxe à la consommation ou aux impôts progressifs. Le PQ ne doit pas s’arrêter à une seule proposition qui pourrait être payante électoralement. Il faut un véritable débat de société sur l’ensemble de la fiscalité. Les tarifications des services publics et leur privatisation accélérée ne sont pas la solution. Il faut réintroduire le principe de la progressivité au sein de toute la fiscalité.

    QS a droit à une place plus importante à l'Assemblée nationale. Dans un contexte électoral traditionnel, QS et le PQ doivent opérer un rapprochement rapidement en vue des prochaines élections. Ils doivent mutuellement s'épauler, pas s'exclure.
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  • oracle - Abonné
    11 février 2012 15 h 15
    À Mme Céline A. Massicotte.
    Constater que vous vous êtes arrêtée précisément sur mon commentaire me comble suffisamment de bonheur pour laisser les autres amis lecteurs disposer de nos interventions respectives.
    Merci de votre sollicitude.

    Pierre-Michel Sajous
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  • Socrate - Inscrit
    11 février 2012 15 h 24
    Maître Hegel
    ''Il y a pareillement une tromperie de soi-même et des autres si on pense n'avoir affaire qu'à la pure chose (la Politique); une conscience qui met en avant une chose (un blogue) fait plutôt l'expérience que les autres (les blogueurs) acccourent comme des mouches sur le lait (un fait) qu'on vient d'exposer.'' (i-pad)

    Il y a en effet une véritable tromperie dans l'importance qu'ils donnent à leur occupation (les Auteurs), se considérant indûment comme ''l'élite intellectuelle'', mais aussi dans cette stratégie de l'enlisement où toute oeuvre sombre dans ce que Lacan appelait la ''poubellication'' et qui consiste à ''noyer le poisson'' dans la masse ou le marché, avec pour résultat net d'égaliser tout contenu par le contenant. (pipelisation)

    Au milieu de ces échanges de politesses et de louanges trop flatteuses, les oeuvres pop.porn perdent toute valeur de vérité ou d'intervention, baignant dans un relativisme pop.corn généralisé qui ne laisse subsister qu'une assemblée bruyante d'auteurs anonymes débauchés (politiciens). Ce n'est pas seulement la confrontation aux autres qui annule la valeur pop.porn desdites oeuvres des politiciens, mais bien la prétention de vouloir en faire des problèmes personnels de créateurs.(pipelistes)

    Voir Hegel dans la Phénoménologie de l'Esprit pour tous les détails s.v.p.

    http://jeanzin.fr/encore/philo/hegel/logique.htm
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    11 février 2012 16 h 18
    Sagesse d'Oracle
    Je vais, à l'avenir, prendre exemple sur Oracle et remercier Mme Massicotte de sa sollicitude quand elle me critiquera sur chaque écrit que je lui envoyais en Cci parmi une vingtaine d'autres qui ne m'écrivaient qu'une fois par deux mois pour me remercier de penser à elles ou à eux.

    Et, comme elle, j'apprécie grandement l'originalité de M. David.
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  • Roland Berger - Abonné
    11 février 2012 17 h 15
    Le party sagardien
    Je me demande combien des centaines de participants au party du domaine de Sagard des Desmarais ont songé une seconde qu'ils pourraient contribuer plus de 200 $ pour soulager les moins que rien de cette ignoble contribution au régime public de santé. Les paris sont ouverts ? 1 % des participants ? Charest compte-t-il dans ce 1 % ?
    Roland Berger
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    11 février 2012 17 h 33
    L’infâme contribution santé

    Pauline Marois et l’opposition en général peuvent dire merci à Raymond Bachand pour avoir inventé une taxe aussi imbécile que la contribution santé. La logique de la taxe ne tient pas la route : tout le monde bénéficie également du système, ils doivent donc tous payer le même prix.

    Cette formule convient pour des biens ou services qui sont un luxe, mais pour les services essentiels, il est reconnu que les pauvres doivent avoir un certain allègement par rapport aux riches. Il y a des centaines de situations où un coût supplémentaire de 200$ ou 400$ pour des pauvres affectera directement leurs besoins essentiels, nourriture, vêtements, médicaments, loyer.

    À 14,000$ de revenu pour une personne seule, 23,000$ pour un couple et 29,000$ pour une grosse famille, la marge de manœuvre est extrêmement faible.

    Il n’est pas nécessaire de choisir la méthode Marois de refiler 100% de cette facture aux plus riches. La méthode habituelle de moduler les coûts des services publics en fonction du revenu n’est aucunement désuète et ce n’est pas un 100$ de plus qui va pousser des gens aisés à quitter le Québec. On n’en est pas rendu à imposer les citoyens par tête de pipe. Cette formule du ministre Bachand ne servait qu’à consolider les baisses d’impôt précédentes consenties à ceux qui sont déjà des privilégiés du système.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    11 février 2012 17 h 44
    Ces adéquistes devenus caquistes
    Récemment, Gérard Deltell a vivement, comme on le sait, critiqué le PQ d'envisager de permettre, comme le souhaitait son député Bernard Drainville, la tenue de référendums d'initiative populaire. Pourtant, en août 2011, il accusait M. Drainville d'avoir volé cette idée à l'ADQ !

    Toujours en tant que chef adéquiste, M. Deltell avait aussi dénoncé la décision du gouvernement Charest d'imposer une contribution uniforme en santé pour tous les contribuables, même s'ils n'ont pas tous les mêmes revenus.

    Et voila son collègue François Bonnardel - devenu comme lui membre de l'équipe de François Legault - qui déclare que la CAQ maintiendrait cette contribution ! ! !

    Et après, ces députés voudraient qu'on les croit, qu'on pense qu'ils ont toujours des convictions solides !
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    11 février 2012 18 h 06
    Impôt absolument régressif

    Un impôt régressif en est un qui frappe d’avantage les pauvres que les riches, non pas en valeur réelle mais en valeur relative. 200$ pour un pauvre qui doit contribuer ça peut coûter 1,5% de son revenu brut mais un pourcentage important de sa marge de manœuvre. Pour une personne aisée, c’est une goutte d’eau.

    Ce 200$ par tête de pipe, ça revient presqu’à baisser le montant personnel de base qui procure un minimum vital protégé de l’impôt. Le ministre Bachand aurait donc pu baisser ce montant de 1000$ qui, à 20% de réduction d’impôt, donnerait 200$ de plus à payer. Ces revenus supplémentaires auraient pu être redirigés vers la santé.

    Mais cette formule aurait empêché M. Bachand de cotiser plusieurs personnes qui ont eu des dépenses importantes qu’on doit considérer après le revenu net, comme les frais de scolarité et les frais médicaux par exemple ou encore ceux qui bénéficient des allègements consentis soit aux personnes âgées soit à ceux qui ont des personnes à leur charge. Le résultat est que de nombreuses personnes qui sont très loin du seuil pour payer de l’impôt auront à débourser leur 200$ ou leur 400$ s’ils sont en couple.
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  • Nelson - Inscrit
    11 février 2012 19 h 07
    M. David, l'histoire de l'humanité est l'histoire de la lutte des clases .

    Depuis que le monde est monde l'enjeu est qui paie quoi.

    MOINS que les classes dominantes paient des taxes, impôts, dividendes, salaires, , PLUS que les travailleurs, classes moyennes et pauvres paient des taxes, impôts, et moins des salaires et redevances sur la exploitation de nos ressources naturels.

    1% d'exploiteurs, 99% des exploités.

    1% possède la moitié de la richesse mondial.

    La moitie des humains crèvent de faim.

    Le 1% ''délocalise'' nos industries et emplois dans des enclaves sans impôts et salaires de misère....EN NOUS LAISSANT DETTES, DÉFICITS, DÉCOTE, RÉCESSION, ETC.

    SI TOUT ÇA N'EST PAS LUTTE DES CLASSES, C'EST QUOI ALORS ???.

    S.V.P Ne pas mêler tout ça avec des grossières insinuations de marxismo.
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  • Socrate - Inscrit
    12 février 2012 07 h 09
    Une Idée Toute Nue
    Chacun admet volontiers que l'esprit possède aussi, parmi d'autres qualités, la liberté; mais la philosophie nous enseigne que toutes les qualités de l'esprit ne subsistent que grâce à la liberté, qu'elles ne sont toutes que des moyens en vue de la liberté, que toutes cherchent et produisent seulement celle-ci; c'est une connaissance de la philosophie spéculative que la liberté est uniquement ce qu'il y a de vrai dans l'esprit....

    Il faut dans la conscience distinguer deux choses: d'abord le fait que je suis et ensuite ce que je suis. Ces deux choses se confondent dans la conscience de soi, car l'esprit se sait lui-même; il est le jugemeent de sa propre nature; il est aussi l'activité par laquelle il revient à soi, se produit ainsi, se fait ce qu'il est en soi. ( par un tout petit MOI mieux mis à nu)

    http://jeanzin.fr/public/pdf/hegel.pdf/ La Phénoménologie de l'Esprit

    A noter que le MOI et l'Intellect sont aussi Tout-Un selon Aristote, comme un seul capitaine en son navire selon son bon mot, et sans lequel il ne serait point de Liberté du tout pour les Sapiens. Alors que faire?
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  • meme40 - Inscrit
    12 février 2012 10 h 28
    Si Socrate atomise...
    La guéguerre des générations, qui a remplacé la lutte des classes.. en a fait de bien belles!!!D'où les" mon oncle," génération baby-boom, génération X.. post et trans X Z etc. Cette état d'esprit branché sur l'ego. a joué un jeu qui a fait grand bien aux néo-libéralistes... ramener à un niveau individuel ce qui ressort de la collectivité , diviser. sous diviser, isoler, puis infirmiser...On nous fait croire dans un grand vase creux plein d'écho de rien, que cela s'appelle démocratie..que tu peux toujours dire assez, mais l'écho te répondra "cause toujours..."On a créer la solitude on l'a appelée liberté individuelle, La chartre des droits, a fini par donner des droits a celui ou celle qui sait s'en servir, a asservir les droits collectifs, ..
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    12 février 2012 11 h 58
    Contribution santé : une des pires dispositions fiscales imaginables

    La pauvreté intellectuelle derrière la contribution santé est incroyable. La taxation par tête de pipe est très rare. On a peut-être épargné ici le plus pauvres, mais 200$ d’impôt en plus avec un revenu de 14 000$ ou 400$ pour un couple gagnant 23,000$, avouez que ça frappe beaucoup plus que chez ceux qui gagnent 100,000$.

    Imaginez si on faisait ça en impôt foncier. On bénéficie tous également des services municipaux. Si les pauvres devaient payer un montant similaire aux riches, ça ne ferait que creuser les écarts, d’enfoncer les pauvres dans la misère en enrichissant davantage les riches.

    Le ministre Bachand a même oublié de moduler la contribution pour ceux qui sont juste sur le seuil. Pour 1$ de plus en revenu, on pourrait donc être taxés d’un 400$ supplémentaire. On n’a jamais vu ça en fiscalité canadienne ou québécoise, à moins que j’en aie échappé une dans une lointaine époque. Et en plus on se base sur le revenu net. Un paquet de dépenses ou de considérations qui réduisent les impôts après le revenu net ne sont d’aucune aide face à cette taxe.

    J’ai fait beaucoup d’impôt dans ma jeunesse et je peux vous dire que c’est généralement perçu comme une catastrophe lorsqu’un contribuable se ramasse avec une facture d’impôt à payer. On n’a plus dorénavant les coussins que procuraient jadis les remboursements d’impôt foncier ou les crédits de TVQ. La grogne sera donc énorme lorsqu’un grand nombre de familles à bas revenu se ramasseront avec une dette de 400$ au 30 avril 2013.

    Une mesure plus adaptée à notre système fiscal aurait été de baisser le montant personnel de base pour atteindre les mêmes résultats monétaires pour affecter à la santé. Ça aurait été encore injuste pour les pauvres et on y aurait perçu un recul évident envers ceux qui peinent à atteindre le seuil de pauvreté mais au moins on aurait eu une image plus nette de la situation et une application moins pro
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  • Lise Moga - Inscrite
    12 février 2012 13 h 23
    De grâce, Mme Marois, arrêtez de penser à nous
    Je ne fais pas parti du groupe de gens qui devraient se partager la cagnotte des soins de santé de tous mais je trouve préoccupant, le soudain intérêt de Mme Marois envers les travailleurs des autres classes qui auront un petit cadeau de $200,00. Fidèle à ses habitudes, ce présent qu'elle veut nous faire, il faudrait s'en méfier car elle viendra le chercher au centuple, par des promesses irréfléchies. N'est-ce pas elle et son parti, qui, dans un élan électoraliste sans aucune prévision des conséquences monétaires, ont créé tant de palliers administratifs dans le réseau de la santé, palliers qui ont fait exploser les coûts sans améliorer le service. Plutôt ils ont fait une purge du personnel et, pour payer ces départs anticipés, ils se sont servi de la caisse de retraite de gens qui devaient y contribuer pendant 35 ans avant d'y avoir droit? Ce n'est pas elle et son parti qui, en 1982, sont allés faire les poches de travailleurs pour payer l'épicerie, alors qu'ils se sont mis au caviar. Non, Mme Marois, ne pensez pas à moi, je n'attends rien de vous.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    12 février 2012 14 h 40
    J'ose croire que Mme Marois est sincère et qu'elle a enfin compris que le PQ était beaucoup trop à droite et extrêmement loin des citoyens
    Un réalignement majeur s'avère primordial pour le PQ et pour le Québec.

    Il est plus que temps que les plus riches paient plus d'impôts et que les plus pauvres aient le droit de manger, d'être soigner et de vivre décemment.

    Nous avons besoin d'un parti politique qui vise le bien commun de l'ensemble de la population dans sa façon d'être, d'agir et de faire et d'appliquer les lois, et non pas juste au profit du 1% comme c'est le cas présentement. Ce 1% s'enrichit et contrôle de plus en plus toutes nos institutions québécoises, nos services publics, notre argent public, ainsi que notre liberté d'expression et notre droit à l'information, y compris les commentaires qui leur déplaisent en menaçant les sites concernés, tel que Le Devoir, de poursuite bâillon s'il publie ou n'enlève pas des commentaires d'intérêt public qui dévoilent leurs façons de faire qui vont à l'encontre du bien commun du 99%.

    C'est l'effet de halo qui l'emporte sur le simple citoyen.

    Il est urgent et primordial que nous ayons un parti qui est à l'écoute, protège et veut le bien commun du 100% des québécois; notre démocratie, notre bien-être, notre fierté et notre futur en dépendent.

    On ne peut absolument plus rien espérer du PLQ, mis à part qu'ils vont intimider le plus de personnes intègres et honnêtes afin que la vérité ne sorte pas, se protéger et se placer les pieds bien comme il faut avant qu'on les chasse du pouvoir dont ils abusent allègrement depuis trop longtemps déjà en se fichent éperdument de la sécurité, de l'avenir, du bien commun de l'ensemble des québécois. C'est vraiment triste et désolant de les voir aller, surtout quand on voit l'impact de leur laxisme et de leur protection envers des personnes qui ne respectent aucunement nos lois en vue de nuire et d'intimider des honnêtes gens et de les réduire au silence, soit par la peur ou par le suicide.
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  • Guy Lemieux - Abonné
    12 février 2012 19 h 05
    @lise Moga
    Comme je suis de votre avis..et en plus de cela ils (P.Q) n ont pas honoré leurs signatures ...quelle est la valeur d une signature péquiste ?
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