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L'art d'être chef

Michel David   16 février 2012  Québec
À l'époque où il était ministre dans le gouvernement de Lucien Bouchard, François Legault avait avoué bien candidement qu'il considérait la période de questions à l'Assemblée nationale comme une perte de temps. Il n'est sûrement pas le seul à le penser, mais c'est le genre de réflexion qu'il vaut mieux garder pour soi.

Quand le PQ s'est retrouvé sur les banquettes de l'opposition, il est rapidement devenu un des députés les plus efficaces. Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a dû être le plus soulagé de le voir prendre sa retraite. Malgré son indéniable succès, M. Legault ne voyait toujours aucun intérêt à la joute parlementaire.

Mardi, le chef de la CAQ a fait un effort louable pour paraître indigné de voir les «vieux partis» chercher à limiter la visibilité de son parti à l'Assemblée nationale en s'opposant à sa reconnaissance comme groupe parlementaire, mais il n'était pas très convaincant. En optant pour une fusion qui permettait d'éliminer toute trace de l'ADQ, plutôt qu'une simple alliance, il en connaissait parfaitement les conséquences.

S'il ne voulait d'aucune façon être associé à l'ancien parti de Mario Dumont, M. Legault ne souhaite certainement pas davantage laisser un petit groupe d'ex-adéquistes, additionné de transfuges péquistes, façonner l'image de son parti.

En attendant l'arrivée des jeunes cadres dynamiques à la Dominique Anglade qu'il souhaite recruter, il préfère monopoliser lui-même l'attention des médias et envoyer ses députés «sur le terrain», autrement dit loin des caméras.

À l'époque où il était au PQ, il n'avait pas la réputation d'être un homme d'équipe. Au contraire, il faisait plutôt figure de loup solitaire. L'occasion fait parfois le larron, mais M. Legault n'a pas démontré qu'il avait les qualités d'un chef. L'art de diriger consiste à faire valoir les membres d'une équipe, pas à en disposer après usage.

***

Dans les sondages, M. Legault est perçu comme le plus apte à occuper le poste de premier ministre. Il lui reste cependant à passer le très exigeant test d'une campagne électorale. Maintenant qu'il doit se prononcer sur tous les dossiers, son flair politique commence à soulever des doutes. Proposer d'assujettir les CPE aux dispositions de la Loi sur les services essentiels n'est pas la trouvaille du siècle.

En principe, il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, mais le premier ministre Charest n'est pas très impressionné par sa performance. Il semble d'ailleurs disposé à lui laisser tout le temps dont il a besoin pour montrer ses limites.

M. Charest, qui avait pourtant fait ses classes au Parti conservateur, a pu constater en 1998 que le métier de chef nécessite un certain apprentissage. Bien plus que la nouveauté de M. Legault, c'est l'expérience de Pauline Marois que redoute M. Charest.

Comme disent les analystes de hockey, le résultat final n'indique pas nécessairement l'allure de la partie. Aux élections de décembre 2008, les libéraux ont retrouvé leur majorité à l'Assemblée nationale, mais Mme Marois avait mené une meilleure campagne. Lors du débat télévisé entre les trois chefs de parti, elle avait nettement eu le dessus.

Forte de l'expérience d'une première campagne en qualité de chef, aguerrie par la crise interne qu'elle a traversée au cours des derniers mois, elle sera encore plus coriace, plus confiante aussi, qu'en 2008.

***

Ses réflexes semblent également s'affiner. Dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec, elle s'était entêtée dans l'erreur. Cette fois-ci, elle a rapidement compris la nécessité de rectifier le tir sur la question du référendum d'initiative populaire.

À l'issue du dernier conseil national du PQ, elle avait indiqué qu'il faudrait attendre après les prochaines élections avant de déterminer les balises qui en encadreront l'exercice, permettant à ses adversaires de brandir le spectre des référendums à répétition. Sa mise au point d'hier en rassurera plusieurs.

Elle a profité de l'occasion pour évacuer le projet d'abaisser le droit de vote à 16 ans, décrié de toutes parts. Il faudra que l'idée fasse consensus, voire l'unanimité, a-t-elle dit. Fin de la discussion.

Son objectif des prochains mois semble bien arrêté. Depuis deux ans, entreprendre la session parlementaire en réclamant la création d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction était presque une figure imposée. Mardi, elle s'est attaquée d'entrée de jeu au «Plan marketing du Nord».

Pour une fois, M. Charest veut se lancer en campagne en présentant un projet susceptible de frapper l'imagination. Prétendre tourner la page de la Révolution tranquille, comme en 2003, avait quelque chose de triste. D'ailleurs, la «réingénierie» a immédiatement été perçue comme un exercice de compression budgétaire.

En 2007, M. Charest a commis l'erreur de faire campagne sur un bilan dont la grande majorité des électeurs étaient insatisfaits. En 2008, il voulait avoir «les deux mains sur le volant» pour lutter contre la récession. Malgré ses lacunes, le Plan Nord a un indéniable potentiel de séduction. Il n'est pas trop tôt pour commencer à le démythifier.
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    16 février 2012 06 h 15
    Une lutte à trois
    Il me semble bien qu'en Science politique, les étudiants comprennent rapidement les vantages, dans une lutte à trois, de celui qui détient le pouvoir et qui peut déterminer les sujets et le rythme de la discussion.
    Au printemps 2013, date probable de la prochaine campagne électorale,Pauline Marois aura épuisé tous ses arguments contre le Plan Nord et ne voudra toujours pas parler de souveraineté; François Legault aura baissé dans les sondages, et l'impopularité du parti au pouvoir fera place à un certain intérêt pour le Plan Nord, pour la création d'emplois et pour les relations économiques et commerciales avec l'Union européenne, la Chine et l'Inde.
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  • François Ricard - Abonné
    16 février 2012 06 h 40
    Le renouvellement du PQ
    Pour les oligarques, Charest, Marois, Legault, c'est du pareil au même.
    De même en est-il pour les partis. Le PLQ, l'ADQ ou le PQ présente mouture, c'est pratiquement interchangeable.
    Pour profiter des conjonctures canadienne et québécoise actuelles, le PQ doit se renouveler. Ce renouvellement impliquer deux choses:
    ---mettre le cap sur l'indépendance comme le propose l'Option nationale
    ---et se donner un chef convaincu de de la nécessité de la nouvelle orientation.
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  • Normand Carrier - Abonné
    16 février 2012 06 h 58
    Laisser au chef Legault suffisamment de temps pour se pendre ......
    Si Jean Charest est aussi stratège que certains l'affirment , il devra laisser minimalement jusqu'au début de l'automne a Legault et sa CAQ pour se définir , démontrer leurs contradictions et prouver leurs talents de stratèges si c'est le cas car jusqu'a maintenant c'est pas fort comme monsieurs David le démontre .... Comme dirait le sénateur Boivenu qui est payé avec nos impôts , faut lui laisser une corde ......

    La vraie bataille risque de se jouer entre le PLQ et lec PQ et tous ceux qui ont intérêt a se débarrasser de ce gouvernement pourri jusqu'a l'os auront tous les avantages a se rallier au PQ qui sera le seul a le déloger ... Ce serait très inapproprié de disperser et d'égrenner les votes souverainistes .... Les électeurs ne peuvent refaire deux fois la même erreur comme au fédéral et se retrouver avec Harper majoritaire pour quatre ans .... J'ose m'imaginer ce que serait un gouvernement Charest majoritaire pour un autre quatre ans avec les résultats de la commission Charbonneau dont il aurait tous le loisir de faire oublier .......Quelle catastrophe ....
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  • Raymond Vaillancourt - Abonné
    16 février 2012 07 h 04
    "L'art de diriger consiste à faire valoir les membres d'une équipe"
    Vu sous cet angle, nous n'avons pas beaucoup de "chefs" actuellement au Québec" mais des "divas" !
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  • Regine Pierre Regine Pierre - Abonnée
    16 février 2012 07 h 22
    Un chef aux idées à courte vue
    Plusieurs choses étonnent dans la démarche de M. Legault? La façon dont il a constitué son parti qui est voué à craquer à la premiére défaite; l'arrogance qu'il a démontrée en n'anticipant pas qu'il ne serait pas un parti reconnu par l'assemblée, fort qu'il se sentait d'être soutenu par l'opinion publique; mais ce qui étonne le plus, c'est son programme.

    Comment peut-il se sentir autorisé de rendre les enseignants responsables du fait que les taux de décrochages scolaires n'ont pas baissé depuis le lancement de la réforme de l'éducation qu'il a pilotée en 2000? Comment peut-il penser qu'il va acheter le vote des enseignants en leur proposant d'ouvrir leur convention collective pour faire le ménage dans leurs rangs et y intêgrer des critères de discrimination fondés sur des évaluations dont on peut déjà imaginer les biais?

    Depuis 2000 tous les processus d'évaluation qui sont séjà en vigueur dans le système d'éducation sont fondés sur le respect de sa réforme.
    Or cette réforme est un vaste échec. Le Québec a chuté au 7e rang au Canada aux tests de littératie dans la dernière évaluation publiée par le Conseil des Ministres du Canada en 2011.

    M. Legault peut encore moins tenir les Commissions scolaires responsables puisqu'il s'est arrangé en 2000 pour qu'elles deviennent sa courroie de transmission dans l'implantation de sa réforme. Pourquoi dès lors vouloir les éliminer?

    Les Commissions scolaires sont le dernier rempart contre la centralisation absolue des pouvoirs au Ministère de l'éducation qui est le seul responsable de l'échec de la réforme. Elles sont un maillon clé dans notre système d'éducation. Elles ont joué un rôle déterminant dans la démocratisation de l'éducation depuis les années soixante-dix. C'est à la CSDM (CÉCM) qu' a été conçue la réforme des programmes de 1979, celle qui a permis au Québec d'entrer dans la modernité. Les éliminer serait revenir au modèle élitiste d'avant la r
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  • Nunu - Inscrite
    16 février 2012 07 h 44
    Mr Ricard,
    avec 1% du vote?vous croyez y arriver avant 10 ans avec votre O.N? Ca va prendre autant d'année qu'avec la caq.NON merci.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    16 février 2012 07 h 59
    Faisons ça simple
    Il y a un parti indépendantiste au Québec, c'est Option nationale. Ce parti en est à fourbir ses armes pour la prochaine fois,

    Certains croient que Québec solidaire est un parti indépendantiste, mais... bien qu'ayant été fondé en 2006, il n'a toujours pas de programme (alors que celui d'option nationale, dont les membre ont déjà reçu la première mouture qu'ils peuvent amendée, sera finalisé le 25 février lors de son congrès de fondation). La souveraineté ne fait donc pas partie du programme, de Qs, vu qu'il n'exite pas. En fait, ce programme, dans un but de démocratie (!!!) est un genre de work in progress auquel les membres n'ont pas accès: bien sûr ils peuvent soumettre des idées, mais à partir de rien. Ne pas savoir ce qu'il aviendra des idées qu'on soumet... c'est comme écrire dans le beurre. Encore un fois Q s va se contenter d'une plate-forme comme à chaque élection. Ma foi on pourrait dire que la CAQ et Qs se ressemblent: un peu ni ni.

    De plus les de Q s chefs ne parlent jamais d'indépendance, et ont parlé de la langue française dernièrement, mais juste parce que ça sent les élections et que Mme Marois en a parlé. En fait, Khadir a parlé d'indépendace quelque part, sur le site de Q s sans doute, pour en dire que... Ça ne veut pas dire grand chose: il y a plein de pays qui sont indépendants mais ne contrôlent pas ceci et cela, et donc... Inspirant!

    Si on veut débarquer Charest il faudra peut-être voter P. Q., si on veut un pays on a le choix, mais surtout on doit se dire à la prochaine fois. Marois ne fera jamais l'indépendance, ça ne fait même plus parti du programme, Marois et les autres non plus: ça fait plus de quarante ans que le P. Q. existe et nous ne sommes toujours pas indépendants, les chefs ont toujours eu peur d'en parler comme Aussant le fait, même un économiste comme Parizeau

    Soyons patients: cette fois ci "à la prochaine fois"... ça veut dire quelque chose.
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  • Regine Pierre Regine Pierre - Abonnée
    16 février 2012 08 h 07
    Un chef aux idées à courte vue (suite)
    ...d'avant la réforme Parent.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    16 février 2012 08 h 34
    À Nunu: c'est une affaire de point de vue...
    Le Parti indépendandentiste, (un parti de droite, anti immigration) existe depuis... 10 ans? Un peu plus? Pourtant il n'est jamais apparu dans les sondages. Idem pour bien d'autres partis... Selon les analystes politiques, qu'un parti se pointe dans les sondages c'est un très bon signe, d'autant plus que dans le cas d'Option nationale ça ne fait que quelque mois qu'un embryon de ce parti existe.

    Prenons un autre exeple, le NPD: il n'a jamais eu qu'un seul député au Québec, très éloigné dans le temps l'un de l'autre, et puis là... 59. Tout ça à cause d'un chef en rémission très optimiste sur tout les plans et d'une morosité politique au Québec.

    La politique est inprévisible, comme l'être humain, et nous n'avons, ni vous ni moi, de boule de crytal. Vous dites 10 ans? J'irais pour 4, surtout si les élections ont lieu à l'automne de cette année.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    16 février 2012 08 h 44
    François Legault et-il un démocrate convaincu?
    Si François Legault considérait la période de questions à l'Assemblée nationale comme une perte de temps, a-t-il pour autant proposé quelque chose pour la remplacer?

    Pas que je sache, et pourtant, malgré toutes les critiques qu'on puisse en faire, cette période de questions n'est-elle pas indispensable?

    Est-ce que cela veut dire que François Legault ne verrait pas la nécessité qu'il y a à ce que le gouvernement réponde aux questions de l'opposition?

    Si jamais on trouvait mieux comme formule, ce serait tant mieux, mais à ma connaissance on n'a pas encore trouvé quoi que ce soit de plus efficace dans les différents pays démocratiques du monde.

    Il 'y a que les dictatures qui se passent de périodes de questions dans les parlements, quand il y a des parlements.

    Ce qui ne veut pas dire que des améliorations ne pourraient pas y être apportées.

    François Legault a aussi prétendu qu'il n'était ni souverainiste, ni en faveur de la fédération canadienne et ni de gauche et ni de droite.


    Pourtant dans toutes les démocraties, à ce que je sache, il y a des partis politiques qui se situent plus ou moins à gauche et plus ou moins à droite et plus ou moins au centre.. Cela est inévitable. C'est ce qui fait qu'il peut y avoir des débats.

    Alors comment quelqu'un qui prétend faire de la politique peut-il se permettre de prétendre qu'il n'est ni à gauche ni à droite?

    Ferait-il semblant de ne pas comprendre ce que cela veut dire, par opportunisme politique, ou bien pense-t-il vraiment que ces catégories ne veulent rien dire?

    Bref, la question que je me pose c'est de savoir si François Legault comprend ce que c'est que la démocratie et s'il est lui-même un démocrate.

    A écouter ce qu'il dit et à voir ce qu'il fait, j'en doute de plus en plus et cela m'inquiète énormément.

    Allons-nous nous retrouver avec un premier ministre qui ne serait pas un démocrate et qui ne saurait même pas à quoi consiste la démocratie ?

    il y a de quo
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  • jean brunet - Inscrit
    16 février 2012 08 h 54
    Opinion
    Période de questions = faire-valoir, pour de politiciens par des politiciens.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    16 février 2012 09 h 51
    La période de question...
    Je crois qu'elle devrait être mieux encadrée pensée, comme c'est là elle ne favorise guère que les chefs et les grand's gueules
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    16 février 2012 10 h 10
    Merci M. David pour votre analyse éclairante
    De l'humanisme avant toute chose! (1)

    Les commentaires de Mme Massicotte me semblent pour le moins assez hésitants (et je ne la blâme pas) quand elle plaide pour l'Option nationale, et dit ensuite qu'il faudrait peut-être voter PQ si l'on veut "débarquer " Charest...Soit.

    Au moment où l'on se parle il me semble assez évident que les votes qui seront adressés soit au PQ, à l'ON ou à QS, vont nuire au PQ, et pas nécessairement à François Legault qui peut se retrouver dans l'opposition officielle et Charest ré-élu, mais minoritaire.

    Nous sommes ,je crois, à un tournant de l'histoire du capitalisme. Rares sont les chefs qui démontrent une véritable compréhension et surtout sensibilité envers l'humain en tant que tel. On est bien trop occupés par la quête du pouvoir!
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    16 février 2012 10 h 11
    De l'humanisme avant toute chose (2)
    Tant qu'au NPD qui a obtenu 59 sièges fédéral, cela tenait du charisme du chef, et de sa sensibilité peu commune envers les problèmes des plus démunis de la société. C'est souvent ce qui manque chez la plupart de nos politiciens.

    Vous parlez Mme Massicotte de QS, avec mépris, comme si les deux chefs étaient des "qualités" négligeables, parce qu'ils ne parleraient pas suffisamment d'indépendance. Bien , selon moi, ce n'est pas leur priorité. Leur priorité est de sortir le peuple du marasme économique et de lui permettre de revenir au stade de la véritable dignité humaine, à la stature de ce que l'homme civilisé doit être.

    Si vous ne connaissez pas le livre qu'a écrit l'humaniste Thomas More: L'Utopie, je vous le conseille. Cela se passe au 16è siècle en Angleterre. Les paysans sont exploités par les nobles qui leur volent leur terre pour élever des moutons et produire de la laine, qui vaut de l'or à l'époque. More a dénoncé cette exploitation au nom de la dignité de lHomme. C'est à cette même époque que Pic de la Mirandole prononça son fameux "Discours sur La dignité humaine"...Et c'est ce rêve humaniste (même chez Rabelais avec son humour et sa science médicale) qu'il nous faut redécouvrir, autrement nous ne serons même pas en mesure de faire avancer la cause souverainiste....On dit même que Marx s'était inspiré, entre autres, de L'Utopie de More pour fonder son idéologie.

    Je crois vraiment que les deux chefs de Québec Solidaire possèdent cet esprit humaniste qui n'en fait pas des charmeurs de serpents , mais bien des personnnes aspirées vers un idéal de réconciliation avec l'humain , et non avec le matérialisme sauvage aussi vide de sens que le fait de capitaliser l'argent , pour le capital seulement.

    Le parti qui touchera le coeur et l'esprit des hommes et des femmes aura mon vote.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    16 février 2012 10 h 20
    Période de questions
    Je crois qu'à ce sujet, la balle est dans le camp du gouvernement, quel qu'il soit. Si les ministres répondaient honnêtement aux questions qu'on leur pose, on aurait rapidement du contenu plutôt que des attaques et des envolées oratoires.
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  • Geoffroi - Abonné
    16 février 2012 10 h 28
    Oui, il faut démythifier l'art du séducteur Charest
    « Vile et basse flatterie, soins séducteurs, insidieux, puérils qui, à la longue, rapetissent l'âme et corrompent le coeur. »

    De Jean-acques Rouseau
    Extrait de: Narcisse ou l'amant de lui-même
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  • Pierre Schneider - Abonné
    16 février 2012 10 h 44
    @ nunu
    L'essentiel n'est pas la prise du pouvoir pour le pouvoir. Même si Option Nationale n'est pas encore assez connue, elle jette cependant les bases d'un renouveau du mouvement indépendantistes dont les adeptes sont de plus en plus las du PQ.
    Et, à ce que je constate, les jeunes, ceux qui feront l'avenir de notre peuple, sont bien plus attirés par Aussant que par Mme Marois qui répète ad nauseam les erreurs que le PQ pratique depuis 42 ans.
    Ceux qui croient véritablement au Québec-Pays sont pour une coalition de toutes les forces indépendantistes lors du prochain scrutin. Mais les egos de tout un chacun semblent plus importants que l'avenir de la nation.
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  • hyde - Abonné
    16 février 2012 10 h 54
    Et les sondages?
    Étrange que depuis deux ans on nous assomme à coup de sondage et nous rappeler que Legault demeure toujours premier et Marois toujours dernière.

    Depuis trois semaines, soit depuis que Legault s'enfarge sur tous ce qui se trouve sur son chemin, plus rien. Aucun sondage. On avait pourtant l'habitude d'avoir un sondage au 10 jours et chaque fois c'était l'occasion d'encenser Legault.

    Legault ramène la CAQ au niveau de l'ADQ. En ce moment, Marois domine tous ces adversaires, malgré que Charest commence à se rattraper.

    Mais on se garde bien de nous le démontrer.

    @François Ricard

    Lâchez prise. Marois est là pour rester. La carrière politique de Duceppe est terminée. Aussant, embargo médiatique n'aidant pas, ne va chercher que 1% du vote et pense déjà à se rallier au PQ.

    C'est fini les putsch.
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  • camelot - Inscrit
    16 février 2012 10 h 59
    Les sondages, cette plaie
    "Dans les sondages, M. Legault est perçu comme le plus apte à occuper le poste de premier ministre" On a déjà vu les nombreux dégâts causés par les sondages, dont l'élection du NPD au Québec. Les stratèges s'en servent pour diriger l'opinion publique. C'est pourquoi je souhaite qu'il n'y en ait pas à partir du déclenchement d'élections.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    16 février 2012 11 h 30
    À S. Bolduc
    Mon discours sur Q s n'en est pas un de mépris il se base sur des faits, et certains fait sont encore plus... troublants.

    Mais ce qui me rassure c'est qu Q s, à mon avis, ne prendra jamais le pouvoir: premièrement un parti avec 2 chefs... c'est assez questionnant: pensez-vous qu'une majorité de citoyens vont voter pour un premier ministre dont ils ignorent l'identité? Mme David, on a pu voir ça dans le Devoir, a affimé avec véhémence qu'elle représenterait Q s au prochain débat des chefs. Ben oui, c'est eux qui vont décidé!!!

    J'aurais dit "qu'ils ne parleraient pas suffisamment d'indépendance". Ce que je dis c'est qu'il n'en parle à peu près jamais (sauf dans les propos plutôt négatifs que j'ai cités), encore moins que le P. Q. à qui on le reproche pourtant. Et que l'indépendance ne fait pas parti de leur programme puisqu'ils n'en n'ont pas... Ils affirment sur leur site que celui ci est ouvert, pour plus de démocratie; mais comme ce work in progress n'est pas affiché, les gens qui veulent proposer quelque chose doivent partir de rien: c'est comme écrire dans le beurre.

    Vous qualifiez mon discours d'hésitant, ce n'est pas le cas: Option nationale ne pourra prendre le pouvoir à la première élection et si elle a lieu en 2012... À mon avis, c'est plutôt Q s qui va diviser le vote. D'autre part de parler de "personnnes aspirées vers un idéal de réconciliation avec l'humain"... Wow!!! Dans le cas de Mme David, je n'ai aucun doute à ce sujet, dans le cas de Khadir, qui en politique étrangère ne craint pas de sortir l'artillerie lourde, ça relève de la myopie ou de je ne sais quoi. D'ailleurs vous me faites une suggestion de lecture, je vous propose autre chose pour plus d'info sur Khadir: vous voyez, je ne suis pas vraiment méchante, je ne la publie pas. massicotte620@ymail,com Ça concerne entre autres les finances de Q s, sujet sur lequel je me questionnais depuis... l'élection de 2008.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    16 février 2012 11 h 57
    À Camelot:
    Je suis d'accord avec le fait que les sondages, pas lors des élections, mais à l'année longue, constituent une plaie, mais pas pour les mêmes raisons que vous, car faut quand même pas croire que le monde, les Québecois particulièrement, sont des zombies! Voyons donc: faut pas chercher de bouc émissaire.

    Premièrement, c'est la nouvelle personnalité de Layton, son courage de malade en rémission qui s'est cru guéri, son optimiste contagieux lorsqu'il prétendait que le NPD allait prendre le pouvoir, donc dégommer Harper, et surtout le travail de fond de Mulcair qui expliquent cette victoire. C'était un vote d'espoir en cette période de morosité politique.

    Et puis, ce n'est pas à Ottawa que l'indépendance se fera, les indépendantistes le savent très bien. De plus, le vote du Bloc ne comptait pas que des indépendantistes mais ce que j'appelle des fédéralistes honnêtes, par opposition au statuquoïstes, alors c'était normal qu'ils se tournent vers le NPD. Je pourrais aussi parler des circonstances qui ont fait que la campagne du Bloc ne fut pas sa meilleure, mais disons dès l'automne, alors que pour d'autres raisons je n'ai pas repris ma carte, on pouvait voir sur les forums du Devoir que plusieurs indépendantistes allaient annuler leur vote ou s'abstenir: le rôle du Bloc était de plus en plus questionné.

    Et surstout notre système électoral, non proportionnel, fausse tout: avec 46% des votes le NPD a eu 59 députés; le Bloc avec 23% en a eu 4!!!; quant aux deux autres partis, ensemble ils n'avaient évidemment pas le score du Bloc, mais chacun a eu plus de députés! Que d'injustice!
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  • Rene Harvey - Inscrit
    16 février 2012 11 h 58
    Nos chefs politiques
    M.Charest ce mal aimé n'a jamais vraiment compris l'âme québécoise et son identité. M.Charest est identifié avant tout comme canadien,ce qui n'est pas mauvais en soi mais ce qui explique à mon avis que les québécois ne l'apprécie pas à sa juste valeur. M. Charest n'a jamais soulevé les passions au niveau de notre peuple comme l'ont fait René Lévesque, Pierre Bourgault, François Aquin etc. J'aurais mieux aimé M. Charest, s'il s'était collé un peu plus à notre peuple comme l'a fait ce haut fonctionnaire Jacques Parizeau qui à un moment donné a fait un virage à 180 degrés et mis son grand talent à faire grandir notre peuple qu'il aime profondément et ça se sent, ce qu'on ne sent pas chez M.Charest.

    À voir évoluer M. Legault depuis quelques mois, on voit qu'il est avant tout un homme d'affaires et son talent comme chef politique n'est pas très élevé. Il a de bonnes idées empruntées des lucides mais le peuble québécois n'est pas encore rendu là et je ne crois pas que M. Legault et son parti réussiront à vendre leur salade à plus ou moins longue échéance.

    Tant qu'à Mme. Marois, la bien aimée des journalistes et des médias mais beaucoup moins de la population en général, elle a encore beaucoup de croûtes à manger pour devenir un bon chef politique. À mon avis,malgré ce manque de leadership, elle va quand même réussir à devenir la première ministre femme du Québec vu l'usure du pouvoir du gouvernement Charest. Mme Marois a beaucoup de lacunes au niveau des problèmes internationaux et canadiens, elle ne semble pas très à l'aise dans la cour des grands. Je la sens aussi très frileuse à promouvoir l'option de l'indépendance de son peuple. Elle veut avant tout le pouvoir et elle va l'avoir, pour en faire quoi?
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  • Laurence Cabanié - Inscrite
    16 février 2012 12 h 33
    Et bien, et bien...
    Et bien et bien. J'ai déjà fait valoir à Moniseur David que madame Marois pourrait remonter, pendant les pires moments de la crise qui secouaient le PQ, là où messieurs Marrisal et David et madame Frulla l'avaient déjà discréditée. J'y ai cru et je vois bien que j'avais raison. Meilleure première ministre: de 11% à 19%. PQ: De 16% à 29%. Non, mais... Il est assez clair que si la "tendance se maintient", tous ceux qui ont souhaité sa mort politique et celle du PQ devront de ravaler leur salive, ou, comme l'a fait brillamment M. David ce matin, admettre que le PQ est de retour dans la course.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    16 février 2012 13 h 43
    Les choix s'éclaircissent, le climat aussi
    Depuis quarante ans, l'électeur québécois devait choisir entre le soi-disant "désir d'achèvement" des québécois en votant souverainiste, ou un fédéralisme soi-disant "d'ouverture" en votant libéral. Il était forcément conscrit dans des prisons mentales qui au bout du compte freinaient le développement du Québec, encarcané dans ses paradigmes. Ce n'est pas dramatique à mon sens parce que le PQ, comme le PLQ, ont gouverné de façon responsable. Mais on aurait pu faire mieux avec des gouvernements moins distraits par la sempiternelle question nationale. On peut toujours faire mieux.
    Maintenant que l'électeur québécois retrouve une certaine liberté de penser, nous devrions tous nous en réjouir.
    Il peut en effet voter carrément à gauche et s'en prendre aux riches avec QS, voter PQ qui traîne toujours le rêve d'indépendance dans sa gibecière mais favorise la social-démocratie, voter libéral et croire aux vertus du libre-échange et de la "gouvernance responsable", enfin voter CAQ en souhaitant initier un nombre limité mais contraignant de réformes sur des sujets précis.
    Pour que le choix démocratique s'exerce pleinement, cela requiert de nos chefs de parti une candeur, une transparence exceptionnelles. C'est à cette aune que nous jugerons de leur leadership, pas aux entourloupettes qu'ils réserveront à leurs concurrents.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    16 février 2012 14 h 39
    Quel belle unanimité PLQ et PQ pour taper sur l'autre ennemi commun Legault !!!
    Ils doivent se mettre à deux pour essayer de le déloger, donc il est plus fort que les deux autres réunis...

    Il me semble que plein de gens redoute de voir la disparition du gel du Québec par la souveraineté ou la dépendance qui sont encore à ce chamailler...
    La mort de cette définition du passé sera une bonne chose pour aider les québécois à s'assumer sans l'aide du curé ou du maire....
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    16 février 2012 15 h 28
    De Pauline Marois et de son équipe....
    Devra tout de même se transfigurer et, pour cela, se métamorphoser encore grandement si elle souhaite convaincre au-delà d'une majorité simplement minoritaire, à condition même qu'elle l'atteigne !

    N'en déplaise à plusieurs qui se bouchent les oreilles et se trompent comme des novices sur les limites (dans un temps donné) du " common sens ", c'est la majorité de la population et nullement celle du parti qu'elle doit rallier d'abord et avant tout. L'avantage, c'est aussi qu'elle jouira vraisemblablement de plus de temps pour se faire valoir, elle et, espérons-le au moins autant, quelques-uns de ses perspicaces collègues !

    " Primus inter pares " : une parole que Mme Marois devrait méditer.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    16 février 2012 19 h 48
    M. Dionne crache en l'air!
    Le système électoral québécois, et aussi canadien, n'est en rien proportionnel, alors du moment que le p. q. atteint le 40% d'appui il est assuré de prendre le pouvoir. Cela pour une raison très simple: nous sommes 82% de la population au Québec: les anglophones sont cantonnés à Montréal et dans quelques régions très spécifiques, et les immigrants... passons. C'est une affaire de comtés et non de votants.

    Disons que Legault viendra mêler un peu les cartes mais à le voir glisser dans les sondages. Ce qui aidera surtout Marois c'est qu'une majorité de Québécois veut se débarasser de Charest. Quant à elle, ce qu'elle veut s'est surtout être la première première ministre, alors, majoritaire ou minoritaire...
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  • claude plourde - Inscrit
    16 février 2012 21 h 16
    independance du Québec
    Pour faire l'indépendance, il faut faire un rérerendum. Pour avoir un référendum il faut élire un parti independantiste. Charest pas plus que Bourrassa ne ferons un référendum même s'il se faisait donner des claques sur la gueule par Harper. Il me semble que cela est une évidence. Quoiqu'en pense les pressés.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    17 février 2012 11 h 29
    Le PQ a le vent dans les voiles.
    J'ai un peu peur que le PQ ne gaspille quelques précieuses "silver bullet" en faisant des annonces électorales trop tôt mais ça prenait ça pour renverser la vapeur. Clairement, la tendance est pour un effondrement de la CAQ et une victoire du PQ.
    Je soupçonne Jean Charest de considérer un report de ses projets d'élections. Le problème, c'est la commission Charbonneau qui va s'ouvrir cet automne. Il risque de perdre une partie de son inexplicable 28%.
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