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Droits de scolarité: plus de 30 000 étudiants sont en grève

La Presse canadienne   20 février 2012 16h39  Québec
Vendredi, des étudiants étaient descendus dans les rues de Montréal pour manifester contre la hausse des droits de scolarité. Aujourd'hui, ils sont 31 000 étudiants qui désertent les salles de cours.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Vendredi, des étudiants étaient descendus dans les rues de Montréal pour manifester contre la hausse des droits de scolarité. Aujourd'hui, ils sont 31 000 étudiants qui désertent les salles de cours.
Plutôt que de «brader» les ressources naturelles, Québec devrait accroître les redevances et épargner les étudiants, a fait valoir aujourd'hui un leader du mouvement de grève opposé à la hausse des droits de scolarité.

Le porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, s’insurge en effet contre toute augmentation des frais de scolarité.

En cette matière, «aucune hausse n’est acceptable», a fait valoir le porte-parole de la CLASSE, qui milite plutôt pour la gratuité des études supérieures.

«Notre perspective, ce n’est pas de rendre l’éducation de moins en moins accessible comme le propose le gouvernement libéral, au contraire. Il faut qu’il y ait un débat sur la gratuité scolaire, un choix fait par plusieurs pays et qui serait tout à fait réalisable au Québec», a-t-il estimé.

L’opposition à l’augmentation des droits de scolarité a pris de l’ampleur lundi alors que des cégépiens ont gonflé les rangs des grévistes aux côtés des membres d’une dizaine d’associations étudiantes de l’Université de Montréal.

31 000 étudiants en grève

Environ 31 000 étudiants de partout au Québec avaient déserté les salles de cours aujourd'hui et ce nombre atteindra au moins 36 000 demain avec le débrayage du cégep Marie-Victorin à Montréal.

Les grévistes espèrent forcer la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, à faire marche arrière sur la majoration de 325 $ par année des frais de scolarité prévue dans le dernier budget du Québec.

Les militants étudiants ont entrepris une partie de bras de fer avec le gouvernement Charest depuis que ce dernier a annoncé son intention de porter de 2200 $ à 3800 $ d’ici cinq ans les droits de scolarité pour une année d’études universitaires.

Accessibilité

Selon M. Nadeau-Dubois, l’augmentation est injuste, car elle vise seulement les étudiants et dresse une «barrière» à l’accessibilité aux études supérieures. Les frais relatifs à l’éducation doivent plutôt, à son point de vue, être assumés par l’ensemble des contribuables.

«On croit que tous les gens doivent contribuer selon leurs moyens et il y a une méthode pour cela, c’est l’impôt sur le revenu. C’est une façon beaucoup plus efficace et beaucoup plus équitable de financer l’éducation et tous les autres services publics», a-t-il avancé.

La Coalition affirme qu’elle a une «panoplie d’alternatives» à proposer au gouvernement pour financer l’éducation supérieure en épargnant les étudiants.

Le Plan Nord, par exemple, pourrait être mis à contribution, selon le porte-parole.
«Le Plan Nord, comme de plus en plus d’intervenants le disent, est un "bar ouvert" pour les compagnies minières étrangères. Pourquoi ne pas aller chercher de l’argent en redevances? Il y a des banques qui font des profits faramineux, pourquoi ne pas aller chercher de l’argent à ce niveau? On a toutes sortes d’alternatives à présenter», a insisté M. Nadeau-Dubois.

Charest juge les hausses «justes»

À Montréal, le premier ministre Jean Charest a cependant fait comprendre que les étudiants devront se faire à l’idée de contribuer davantage au financement de leurs études.

La hausse des droits fixée par le gouvernement est «juste» et les précautions ont été prises pour ne pas pénaliser les étudiants les plus pauvres, a déclaré M. Charest. «Les bourses vont être accrues d’un montant équivalent à l’augmentation des frais de scolarité. C’est une politique juste qui demande à chacun de faire sa part. Nous y croyons», a-t-il dit.

Du reste, la nébuleuse étudiante n’est pas unanime à combattre la croissance des droits de scolarité.

Jean-François Trudelle, du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec, juge que l’effort demandé par le gouvernement est raisonnable et ne fait que combler le retard causé par des années de gel.

«On aimerait avoir tout gratuitement dans la vie mais il faut reconnaître que l’éducation au Québec est sous-financée. Les étudiants doivent reconnaître la valeur de leur diplôme [...] On a beaucoup de rattrapage à faire, il y a eu de mauvaises décisions politiques à travers le temps et maintenant, c’est le temps de payer», a dit l’étudiant de l’Université McGill.

 
 
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  • André Michaud - Inscrit
    20 février 2012 12 h 39
    Combien?
    Quel pourcentage des TOUS les étudiants des universités du Québec ont voté pour la grève, et quel pourcentage de TOUS les étudiants n'ont pas voté pour la grève?

    Félicitations aux média qui donne aussi la parole aux étudiants contre la grève..ça démontre leur professionnalisme...
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  • michel lebel - Inscrit
    20 février 2012 12 h 56
    Qui ça dérange?
    30,50,100 mille étudiants qui sèchent les cours! Qui ça dérange? Personne! Les centres de ski, les bars, les salles de pool, les Mcdos, et les Cages au sport vont, quant à eux, faire plus d'argent! Passons!
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  • Carole Dionne - Inscrite
    20 février 2012 14 h 45
    Mais ils faut leur donner en partie raison...
    je veux bien que l'on augmente les frais de scolarités des étudiants mais où l'argent va-t-il être déposé? Si c'est dans le fonds consolidé de la province, No Way. Pas pour payer plus de salaire, de primes de départs, un chauffeur, une voiture aux recteurs d'université, qui sont dans les faits, bien souvent nommées pour leurs accointances politiques. Bien souvent des petits amis du PM.

    J'aurais une solution:

    1- D'un côté on garde le même niveau de dépenses du gouvernement, avec augmentation au coût de la vie pour les universités. Et le surplus que les étudiants devront payé sera versé versé dans un fonds qui verra à améliorer la qualité de l'enseignement.

    Je ne charge rien à personne pour ma suggestion (hihi)
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  • Philippe Cadieux - Inscrit
    20 février 2012 15 h 04
    Réponse a Michel lebel
    100 000 étudiants en grève, ça n'affecte personne à court terme, dans la mesure où la grève ne fait que commencer. Toutefois, après un mois, quand on parlera d'annuler la session, on réalisera l'ampleur de la situation. Pensez-vous vraiment qu'une cohorte entière d'étudiants ne graduant pas, n'avançant pas de niveau, ne créera aucun problème dans la société? Si vous pensez ainsi, cela explique bien pourquoi votre commentaire est aussi simpliste.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    20 février 2012 15 h 06
    Tactiques
    Bloquer un pont... Bonne idée.
    Bloquer un pont à l'heure de pointe... Mauvaise idée.
    Adopter un Indigné... Douteux.
    Adopter un grand capitaliste. Nettement mieux. Le suivre à la maison, lui chanter quelques chansons, l'aider à compter les moutons...
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    20 février 2012 15 h 15
    Le gouvernement doit céder...
    Face à ces ignobles augmentations des frais de scolarité (et on n'a pas encore parlé des frais afférents), le gouvernement se doit de prendre acte de la volonté populaire. Cela ne passera pas!
    L'éducation est un droit et non un privilège, de la maternelle à l'université. Point barre.
    Cette idée de sous-financer les universités pour avoir les coudées franches pour imposer un prix à ce qui n'est pas une marchandise fait franchement dur pour des supposées gens ayant le bien commun en tête.
    La ministre de l'Éducation devrait réfléchir sur ses aprioris néolibéraux pour ainsi aller de l'avant dans ce qui s'avère être une impasse.
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  • Sylvain Labranche - Abonné
    20 février 2012 15 h 19
    Pertinence
    Merci de votre pertinence monsieur Lebel, on voit immédiatement que vous êtes un grand penseur.
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  • Jeremie Poupart Montpetit - Inscrit
    20 février 2012 15 h 38
    Pour ou contre ou les deux...
    Sans être nécessairement Pour ou contre la grève, il faut quand même relever ici qu'au final, le gouvernement demande une majoration très agressive des frais de scolarité a hauteur de 60% de leur valeur annuelle, ce qui somme toute est inacceptable !!! Que diriez vous si l'on faisait la même chose en santé pour économiser ?

    La comparaison est bien sûr un sarcasme, mais il faut quand même y penser, car l'éducation nous permet de former les médecins/ avocats/ ingénieurs et autres membres de la relève nécessitant une formation poussée. Si ce n'est pas décourager les étudiants avant terme et une forme d'élitisme éducatif par l'argent, je ne sais pas ce que c'est.

    Comme relevé par Mme Dionne, le problème en soi est plus insidieux et se dirige plutôt au niveau de la redistribution des gains. Il y aura augmentation des frais, mais aucune mesure d'amélioration des services éducatifs n'est suggérée. De même, il n'y a aucune bonification du programme de bourse qui est prévue, ce qui ramène au problème d'engorgement monétaire des étudiants.

    @ André Michaud: j'espère que vous êtes conscient qu'il n'y a jamais eu autant de contre argumentaire à la grève dans les universités... de toute façon, attendez encore un peu, Denise Bombardier n'est pas ressortie de sa tanière pour dire que les étudiants "n'ont pas de buts, de valeurs ou de sens du réalisme" comme en 2005...

    Jérémie
    Étudiant au Doc. Sc. de l'environnement
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  • Ben Gagnon - Inscrit
    20 février 2012 15 h 57
    Charest joue aux échecs
    Je vous invite à aller lire un article plutôt intéressant dans La Tribune d'aujourd'hui : "Les enseignants ne veulent pas franchir les piquets de grève"

    Comme quoi il n'y a pas que les étudiants...

    http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/
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  • michel lebel - Inscrit
    20 février 2012 16 h 46
    "Grève" efficace?
    Une "grève" étudiante ne fait que pénaliser les étudiants eux-mêmes. Leur formation devient inadéquate et les étudiants retardent pour certains leur entrée sur le marché du travail . Conclusion: " la grève" ne peut être un moyen de pression efficace! Amen!
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  • MJ - Inscrite
    20 février 2012 16 h 49
    Et il en coûte beaucoup plus qu’au bac, en frais de scolarité, pour traverser la maîtrise et le doctorat
    Le Québec a besoin de toutes ses forces vives et de ses cerveaux en ce XXIe siècle, alors que la concurrence internationale est féroce et qu’il faut user d’invention et de connaissances à la fine pointe pour tirer son épingle du jeu. J’appuie les étudiants dans leurs revendications car les études comptent parmi le bagage le plus important qui soit et demeure l’actif le plus stimulant de toute une vie. Les études aident à structurer l’esprit et la pensée, et permettent de baigner dans un environnement humain riche intellectuellement avec possibilités de faire à plus petite échelle des expériences d’implication sociale. Les études sont une “richesse” inestimable pour chaque citoyen qui peut s’en prévaloir et qu’une société doit pouvoir offrir à tous. Et je ne parle pas seulement de richesse matérielle pour de meilleures opportunités d’emplois, mais aussi de cette richesse intellectuelle qui ouvre l’esprit et qui permet que des échanges et des solidarités se tissent au sein d'une mini-société ouverte qui servira d’entrée à la société et au marché du travail.

    Les frais de scolarité sont une chose. Les autres coûts afférents peuvent être énormes, si les étudiants ne peuvent obtenir le soutien financier de leurs parents et qu’ils habitent loin du foyer familial: logement, chauffage, alimentation, transport, ordinateur portable, internet, livres, vêtements, etc. Considérant que les étudiants ne doivent pas travailler durant l’année académique, il ne reste que la période estivale pour travailler, s’ils trouvent un emploi (souvent au salaire minimum). Les prêts et bourses (ces dernières sont plutôt rares) sont insuffisants (je le sais d’expérience) pour couvrir toutes les dépenses. Il faut travailler durant l’été et une partie de l’année académique.
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  • MJ - Inscrite
    20 février 2012 16 h 52
    Des études universitaires accessibles pour tous
    Est-ce que seuls les étudiants issus de milieux bourgeois pourront désormais continuer tranquillement leurs études? Ces derniers n’ont pas les mêmes contraintes. Ces parents offrent à leurs enfants toutes les ressources matérielles et financières plus que nécessaires: logement, ordinateur, cellulaire, mobilier, vêtements, loisirs et même voiture, etc. De plus, ces jeunes se voient favorisés sur les autres car ils n’ont pas besoin de travailler et peuvent se consacrer entièrement à leurs études, tout en se distrayant. Plus tard, ils bénéficieront des contacts de leurs parents pour se trouver un emploi ou suivront les traces de papa et maman, la voie étant déjà toute déblayée. Les fils et filles d’oligarques de pays étrangers se ménagent-ils aussi une place dans nos universités, alors qu’on veut hausser les droits de scolarité et rendre ainsi inaccessibles les études aux Québécois issus de familles moins bien nanties, de la classe moyenne? Les emplois qui se perdent au Québec, les familles qui se scindent, ne doivent pas être un frein à l’accès aux études universitaires pour des jeunes qui n’ont pas les mêmes chances que d’autres.
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  • Edouard Mercure - Inscrit
    20 février 2012 16 h 54
    Décentralisation
    Les étudiants ont des bonnes intentions, mais ils ne sont pas crédibles dans leurs discours. La gratuitée scolaire? C'est absurde. Tout a un prix. La majorité des étudiants adhèrent au mouvement sans connaitre les impactes concrets de sa finalité. Ils adoptent une belle image, ils ont des bonnes intentions.

    Le problème provient essentiellement de la centralisation de l'éducation, au profit du capital économique. Pour obtenir une véritable réforme de l'éducation, il faudrait carrément décrocher de ces institutions qui monopolisent le savoir. Les professeurs pourraient continuer de donner les cours, mais de manière indépendantes. Il faudrait pouvoir obtenir une certification pour chaques cours suivit, en tirer des compétences pratique, et poursuivre un cheminement personnalisé. Il en résulterait nécéssairement une éducation accessible, représentative du caractère unique de l'individu, à couts beaucoup plus abordables.

    -Edouard
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    20 février 2012 17 h 09
    L’augmentation des coûts pour l’université est contre les femmes. suite
    Le présent gouvernement du Québec est en train d’entraver gravement son potentiel économique et éducatif en augmentant le coût des études universitaires comme cela se produit présentement en Ontario

    http://www.travail.gouv.qc.ca/fileadmin/fichiers/D

    http://www.socialwatch.org/fr/node/13610


    Par exemple l'abolition des commissions scolaires ferait économisée au gouvernement 300 millions, un montant suffisant pour le financement de nos universités. L’abolition de la subvention des écoles privées dégagera 400 millions.

    Le plus bizarre de toute l'affaire, nous avons les moyens de donner l'éducation gratuite ici au Québec.

    Mais présentement aucun parti ne fera ce virage obligé. Le PLQ ne bougera pas de ce coté pour ne pas froisser son vote anglophone et allophones.

    Présentement le gouvernement est en mode élection, se servir des femmes pour dorer l’image de notre PM cela ressemble à de la ségrégation. Pourquoi ne pas utiliser les étudiants ?

    Une procédure odieuse qui fait que le gouvernement à la tête ailleurs, alors que notre projet de société pourrait être l’éducation gratuite comme dans bine d’autres pays.

    En Norvège, les écoles sont municipales…. Un modèle a suivre !
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  • Helsinki - Inscrit
    20 février 2012 17 h 25
    Vue d'ensemble déficiente!
    D'un côté, la société québécoise est imposée de 31% à 53%, incluant les 2 paliers de gouvernement. Il n'y a que 3 paliers d'imposition, ce qui fait en sorte qu'un particulier qui gagne 80 201$ ou 3 millions $ est imposé au même % au Québec. Au Canada le 3e palier se situe à 132 406 $.

    D'autre part, nous assistons à une tarification et à une augmentation généralisée des tarifs des services « publics ». Nous n'avons qu'à penser à la taxe à la santé de 200$ par tête de pipe par année, peu importe le salaire que la personne gagne (30 000 $ ou 3 millions, ça coûte 200$), à l'augmentation des frais de scolarité (325$ par année, pendant 5 ans), au recul de l'âge de la retraite, aux augmentations des frais d'hydroélectricité, l'augmentation des frais reliés à la SAAQ, pour ne nommer que ces services / situations.

    On est imposé ici, on est taxé par là. Au final, la situation reste la même!

    Je suis contre la hausse des frais de scolarité. Je suis contre, car je crois fermement que nous devons revoir nos dépenses avant de vouloir « augmenter » nos revenus.

    Quand on ne sait pas dépenser et qu'on dépense les yeux fermés (i.e Les fraudes commises dans l'industrie de la construction est un bon exemple), même si on augmentait nos revenus infiniment, notre problème ne réside pas dans un revenu insuffisant. Le problème réside plutôt dans les mal-dépenses.

    Mais ici, au Québec, les problèmes que l’on vit sont regardés de si près que nous perdons notre vue d’ensemble qui permettrait d’en régler plusieurs!

    Si on fait un rapide calcul, les étudiant-es ne représentent que 5% de la population québécoise. Va-t-on vraiment faire de l’argent sur leur dos? Non. Situation perdant (étudiant-e)-perdant (population québécoise).
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  • Lise Moga - Inscrite
    20 février 2012 17 h 45
    @Philippe Cadieux
    "100 000 étudiants en grève, ça n'affecte personne à court terme, dans la mesure où la grève ne fait que commencer."

    Dans la mesure où la casse ne fait pas parti des mesures "éduquées" de manifestation, les étudiants sont les premiers à être pénalisés par cette grève. En passant, ceux qui ont vandalisé le CEGEP du Vieux Montréal se sont-ils offerts pour remettre le milieu saccagé en bon état? C'est quand même inconscient que de demander aux contribuables de payer davantage pour leur éducation et de profiter de la première occasion pour augmenter les coûts en détériorant le matériel public payé par eux et mis à leur disposition. Ça dû créer tout un climat de sympathie!
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  • JS L - Inscrit
    20 février 2012 19 h 02
    Le pire
    Les étudiants disent oui à la démocratie, lorsque les fédérations étudiantes s'assoient avec le gouvernement pour s'entendre et que celui-ci les envoi paître, ce n'est plus de la démocratie mais une dictature. Ça ne vous rappel pas la commission d'enquête sur la construction? Qui s'est levé pour en demander une? Je le répète, les étudiant se battent avant tout pour la démocratie. Quand la population aura compris qu'on arrive à ses fins qu'en se battant dans ce monde, elle dira merci à toute une génération de jeunes.

    Le pire dans tout ça est que cette hausse est une commande de l'élite en matière d'éducation, au profit d'entreprises privées, encore une fois les 99% contre le 1%. Facile à dire? Faites vos propres recherches.

    commencez ici: http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publi
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  • Horace Blunt - Inscrit
    20 février 2012 19 h 28
    CONTRE LA HAUSSE !
    Bravo à tous ces étudiants qui prennent le temps de changer l'avenir ! Continuer à montrer à tous que le Québec est constitué de jeunes dynamiques qui ont des COLONNES et qui revendiquent une société JUSTE avec l'égalité des chances !
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    20 février 2012 20 h 21
    Le PLQ manque de vision et ne sait pas calculer. GO les jeunes...
    Le coût de la gratuité scolaire en milieu universitaire
    Les chercheurs ont ensuite calculé qu'il en coûterait entre 176 M $ et 405 M $ à l'État québécois pour introduire la gratuité scolaire sur un budget total de 15 milliards $ du ministère de l'Éducation soit entre 1,2 % et 2,7 % du budget. « Nous estimons que l'élimination des droits de scolarité ferait épargner à l'État 77 millions de $ en coût de programmes d'aide aux études. En additionnant une baisse en crédits d'impôt de 63,1 millions de $, nous estimons que l'impact total de l'élimination des droits serait de 140 millions de $. En prenant en compte ces deux facteurs, on peut estimer que les coûts de la gratuité universitaire se situeraient entre 176 millions de $ et 405 millions de $ », ont calculé les deux chercheurs de l'IRÉC.
    http://www.irec.net/index.jsp?p=35
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  • Celyne Lalande - Abonnée
    20 février 2012 21 h 52
    inégalités
    La hausse des frais de scolarité contribue à créer une société de plus en plus inégalitaire où la classe moyenne en en voie de disparition. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas les impacts ainsi que les coûts sociaux et économiques associés aux inégalités de revenu, je vous invite à lire Richard Wilkinson et à visionner ce court extrait:

    http://www.youtube.com/watch?v=cZ7LzE3u7Bw

    Célyne Lalande
    étudiante à la maîtrise en service social UdM
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    20 février 2012 23 h 25
    L’augmentation des coûts pour l’université est contre les femmes. suite
    L’augmentation des coûts pour l’université est contre les femmes. Mais la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a réaffirmé qu’il n’était pas question de reculer. «On a pris une décision responsable», a-t-elle dit. Tout cela est navrant pour les femmes madame la Ministre La Responsable. De plus Madame Beauchamp ne parle pas des frais afférents que les étudiants doivent payer de $ 500 à $ 600 par année à l’université et en plus les frais d’études universitaires. Depuis quelques années les frais afférents ont augmenté de 100% dans plusieurs cas. De plus les étudiants doivent débourser la taxe santé $ 200 et faire face aux augmentations des autres tarifs.

    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/edu

    L'arrivée massive des femmes sur le marché du travail n'a rien changé à la ségrégation des emplois... Pour l’équité salariale, il reste un bout de chemin à faire. Le salaire moyen des femmes est encore de 14 % inférieur aux hommes au Québec. Un homme non syndiqué reçoit 15% de moins en salaire qu’un homme syndiqué. Une femme non syndiquée reçoit 25% de moins. La morale de l’histoire, il vaut mieux être un homme et être syndiqué pour recevoir un bon salaire.

    Le faible salaire des femmes à un impact négatif sur l’accessibilité aux études universitaires. Imaginez cela pour les femmes monoparentales. En Ontario depuis 1990, on observe une augmentation des frais aux études universitaires de 244%. Le rapport révèle qu’ "une famille avec un enfant commençant l'Université cet automne devra faire face à une dette beaucoup plus élevé qu'une famille semblable en 1990. Pour comparer, une famille de 1990 avait une dette égale à
    93 % du revenu disponible ; une famille d'aujourd'hui a déjà une dette égale à 150 % de son revenu disponible.
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    21 février 2012 00 h 58
    Cette hausse-ci n'est PAS UN DÉGEL
    Si vous comparez le prix des études en 2016 avec celui en 1996, vous allez remarquer que ça ne correspond pas du tout aux pourcentages très modestes de l'inflation telle que domptée par la politique de taux d'intérêt de la Banque du Canada.

    1996 est l'année du dernier dégel massif, celui qui avait compensé pour l'inflation énorme des années 80, ben en retard.

    J'aimerais bien avoir un graphique qui détaille ça depuis les années 50, avec d'autres graphiques sur les prêts et bourses. Ça mettrait les choses en perspective. Mes données sont très limitées.
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  • Michel Savard - Inscrit
    21 février 2012 16 h 33
    Durant ce temps...
    Oui, pendant que nos chers journalistes ne cessent de nous rebattre les oreilles avec le fait qu'il y a plus de 30000 étudiants en grève(?), il faudrait faire savoir aux étudiants qu'il y a des centaines de milliers de travailleurs qui payent énormément d'impôts et qui demandent au gouvernement de ne pas reculer d'un pouce face aux bravades des étudiants !

    Et, en passant, dans le chiffre de 30000 étudiants en grève, on inclut les étudiants de Cegep qui, pour l'instant, ne sont même pas touchés par les frais de scolarité universitaires ! Si la cause étudiante est si bonne, comment se fait-il qu'il y ait si peu d'étudiants universitaires qui sortent en grève au point où les leaders étudiants doivent faire appel aux étudiants de Cegep pour se donner un semblant de crédibilité?
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  •  
  • Jonathan Blais - Inscrit
    22 février 2012 23 h 01
    Petit scoop sur Jean-François Trudelle
    Un petit scoop pour vous. L'étudiant Jean-François Trudelle, du Mouvement des étudiants socialement responsables(et pour la hausse des frais de scolarité) est un militant actif du...PLQ. Voici un lien vers sa photo, il est à droite (https://twitter.com/#!/pabsta/​status/172466847524982785/​photo/1 ). Fait à noter: il ne s'en vante pas ouvertement.
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    27 février 2012 09 h 30
    Sans doute que
    certains étudiants vont se payer le spectacle de Madonna à $325.

    Dans ce cas, ils ne sont pas si pauvres qu'ils le disent...
    pauvres petits si maltraités par le gouvernement...
    les 16 à 25 ans sont ceux qui font le plus d'accidents mortels chaque année.
    Ils ont les moyens de prendre un coup. de se droguer de fumer du pot...
    ah1 Les pauvres incompris.
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  •  
  • roger kekchose - Inscrit
    29 février 2012 20 h 44
    Marie-France Legault
    Du temps de mes études universitaires qui remonte à 2005, j'étais l'un des probablement 10 seuls étudiants de mon programme(de certainement plus d'une centaine) à posséder un véhicule automobile. Remettez la faute de l'inconsciente jeunesse aux décrocheur que vous encouragez par la hausse.
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