Lettres - Les femmes et la politique
Vive fut ma réaction en apprenant dimanche dernier que le Parti libéral du Québec allait «mettre les femmes à contribution» dans le cadre de ce qui s'annonce comme une pré-campagne électorale.
D'abord perplexe puis ensuite outrée, l'annonce voulant dépeindre Jean Charest comme le «champion de l'avancement des femmes en politique» suscite chez moi un questionnement quant à savoir à quelle époque vit actuellement le gouvernement libéral. Ces rassemblements qui auront lieu en avril, me semblent évoquer un Québec qu'y m'est inconnu, c'est-à-dire un endroit où les femmes et les hommes n'en sont pas au même point en ce qui a trait à la participation politique. Effectivement, il en est à se demander depuis quand les femmes québécoises sont étrangères à la politique. Jean Charest semble avoir oublié que la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, est une femme de grande expérience, même chose du côté de Québec solidaire, qui bénéficie, en plus d'Amir Khadir, de la présence de Françoise David à sa tête.
Bien que la présente législature soit composée d'une majorité masculine, je suis convaincue qu'en 2012, la place de la femme en politique n'est plus à défendre. Effectivement, plusieurs excellentes députées représentent très bien leur circonscription, tant à l'Assemblée nationale, à Québec, qu'à la chambre des Communes, à Ottawa. Plusieurs femmes brillent par leur compétence, tous partis confondus. Il n'y a qu'à penser, entre plusieurs autres, à Françoise Boivin, Véronique Hivon, Fatima Houda-Pepin, Sylvie Roy, Louise Beaudoin, Nycole Turmel ou encore Yolande James.
À mes oreilles, le discours de Jean Charest quant à la participation des femmes à la vie politique est teinté d'un machisme fort apparent. Sommes-nous vraiment un groupe marginal qui doit être pris à part, tenu par la main du premier ministre? Je ne le crois pas. Les femmes d'aujourd'hui sont parfaitement en mesure de s'intéresser et de participer à la vie politique par elles-mêmes. Laisser entendre le contraire, c'est faire un pas en arrière, c'est replonger notre société à l'époque de nos aïeuls, lorsque la femme ne pouvait que difficilement avoir accès à la vie politique.
***
Catherine Gauthier - Québec, le 20 février 2012
D'abord perplexe puis ensuite outrée, l'annonce voulant dépeindre Jean Charest comme le «champion de l'avancement des femmes en politique» suscite chez moi un questionnement quant à savoir à quelle époque vit actuellement le gouvernement libéral. Ces rassemblements qui auront lieu en avril, me semblent évoquer un Québec qu'y m'est inconnu, c'est-à-dire un endroit où les femmes et les hommes n'en sont pas au même point en ce qui a trait à la participation politique. Effectivement, il en est à se demander depuis quand les femmes québécoises sont étrangères à la politique. Jean Charest semble avoir oublié que la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, est une femme de grande expérience, même chose du côté de Québec solidaire, qui bénéficie, en plus d'Amir Khadir, de la présence de Françoise David à sa tête.
Bien que la présente législature soit composée d'une majorité masculine, je suis convaincue qu'en 2012, la place de la femme en politique n'est plus à défendre. Effectivement, plusieurs excellentes députées représentent très bien leur circonscription, tant à l'Assemblée nationale, à Québec, qu'à la chambre des Communes, à Ottawa. Plusieurs femmes brillent par leur compétence, tous partis confondus. Il n'y a qu'à penser, entre plusieurs autres, à Françoise Boivin, Véronique Hivon, Fatima Houda-Pepin, Sylvie Roy, Louise Beaudoin, Nycole Turmel ou encore Yolande James.
À mes oreilles, le discours de Jean Charest quant à la participation des femmes à la vie politique est teinté d'un machisme fort apparent. Sommes-nous vraiment un groupe marginal qui doit être pris à part, tenu par la main du premier ministre? Je ne le crois pas. Les femmes d'aujourd'hui sont parfaitement en mesure de s'intéresser et de participer à la vie politique par elles-mêmes. Laisser entendre le contraire, c'est faire un pas en arrière, c'est replonger notre société à l'époque de nos aïeuls, lorsque la femme ne pouvait que difficilement avoir accès à la vie politique.
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Catherine Gauthier - Québec, le 20 février 2012
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