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Lettres - Les femmes et la politique

Catherine Gauthier - Québec, le 20 février 2012  21 février 2012  Québec
Vive fut ma réaction en apprenant dimanche dernier que le Parti libéral du Québec allait «mettre les femmes à contribution» dans le cadre de ce qui s'annonce comme une pré-campagne électorale.

D'abord perplexe puis ensuite outrée, l'annonce voulant dépeindre Jean Charest comme le «champion de l'avancement des femmes en politique» suscite chez moi un questionnement quant à savoir à quelle époque vit actuellement le gouvernement libéral. Ces rassemblements qui auront lieu en avril, me semblent évoquer un Québec qu'y m'est inconnu, c'est-à-dire un endroit où les femmes et les hommes n'en sont pas au même point en ce qui a trait à la participation politique. Effectivement, il en est à se demander depuis quand les femmes québécoises sont étrangères à la politique. Jean Charest semble avoir oublié que la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, est une femme de grande expérience, même chose du côté de Québec solidaire, qui bénéficie, en plus d'Amir Khadir, de la présence de Françoise David à sa tête.

Bien que la présente législature soit composée d'une majorité masculine, je suis convaincue qu'en 2012, la place de la femme en politique n'est plus à défendre. Effectivement, plusieurs excellentes députées représentent très bien leur circonscription, tant à l'Assemblée nationale, à Québec, qu'à la chambre des Communes, à Ottawa. Plusieurs femmes brillent par leur compétence, tous partis confondus. Il n'y a qu'à penser, entre plusieurs autres, à Françoise Boivin, Véronique Hivon, Fatima Houda-Pepin, Sylvie Roy, Louise Beaudoin, Nycole Turmel ou encore Yolande James.

À mes oreilles, le discours de Jean Charest quant à la participation des femmes à la vie politique est teinté d'un machisme fort apparent. Sommes-nous vraiment un groupe marginal qui doit être pris à part, tenu par la main du premier ministre? Je ne le crois pas. Les femmes d'aujourd'hui sont parfaitement en mesure de s'intéresser et de participer à la vie politique par elles-mêmes. Laisser entendre le contraire, c'est faire un pas en arrière, c'est replonger notre société à l'époque de nos aïeuls, lorsque la femme ne pouvait que difficilement avoir accès à la vie politique.

***

Catherine Gauthier - Québec, le 20 février 2012
 
 
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  • prouma - Inscrit
    21 février 2012 05 h 26
    si je comprends bien votre raisonnement...
    pas besoin alors de forcer la parité au conseil des ministres ou dans les conseils d'administration, ou de donner un poste particulier à une femme non parce qu'elle est la candidate la plus compétente (ce qu'elle peut être par ailleurs), mais parce que c'est une femme?
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  • Bernard Cormier - Inscrit
    21 février 2012 05 h 33
    Y faut dont faire attention!
    Oui y faut faire attention à ce qu'on dit aux femmes ces jours-ci. Oh la la! On les incluent pas, elle se plaignent. On veut les inclurent, elles se plaignent encore...

    http://www.bernardcormier.blogspot.com
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    21 février 2012 05 h 35
    qu'y m'est inconnu ?
    Ne serait-ce pas plutôt : «qui m'est inconnu» ?
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  • France Marcotte - Abonnée
    21 février 2012 07 h 13
    Faire une catégorie et garder la distance
    Oui, une femme a-t-elle déjà été vue à la chefferie du PLQ?

    Curieusement, le parti qui fait "un cas" des femmes, qui souligne au crayon gras qu'il leurs "fait de la place" est celui où l'autorité du chef mâle est le plus assise.

    Dans les autres partis la présence des femmes va de soi, on n'en fait pas tout un plat.
    Le mérite de cette lettre de Catherine Gauthier, c'est aussi de souligner leur excellent travail dans les structures actuelles. Le souligner, dire qu'il est déjà là, le faire remarquer.

    Et la remarque de M.Cormier est aussi très révélatrice (mais de quoi?).
    "Il faut faire attention à elles, on les inclut, on ne les inclut pas..."

    Qui ça "on"? On les inclut dans quoi? Dans quelque chose à quoi elles sont pour lui naturellement étrangères?
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  • prouma - Inscrit
    21 février 2012 08 h 16
    les mâles de Mme Marcotte
    toujours égale à vous même, chère dame, dans vos propos manichéens et peu respectueux envers les hommes. que diriez-vous que l'on qualifie la gente féminine de "femelles"? n'y verriez-vous pas une tentative de rabaissement à l'état de primate quelque peu irrespectueuse, grossière et blessante?
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  • Suzanne Bettez - Abonné
    21 février 2012 08 h 22
    En effet Mme Gauthier...
    En lisant cet article hier, l'image des suffragettes m'est apparu...

    Je trouve par contre que c'est tellement éclairant sur la vision d'un parti et son fonctionnement, qui met beaucoup d'énergie dans les concepts et les apparences pour trouver, au final, la coquille complètement vide de contenu.

    Suzanne Bettez
    Abonnée
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  • Kim Cornelissen - Inscrite
    21 février 2012 08 h 51
    Le premier geste pour la parité: éliminer le masculin unique dans les titres
    Si le gouvernement veut que les règles soient plus justes, qu'il exige du Directeur général des élections qu'il élimine le plus grand vol d'identité des siècles, à l'effet que "le masculin inclut le féminin"... Quand tous les formulaires, expressions, titres sont au masculin, ce n'est pas vrai que ça rend la situation égale pour les femmes et les hommes. Or, aux élections municipales, par exemple, si on veut avoir des formulaires neutres pour présenter sa candidature, il faut le demander... Ça devrait être "de facto"... Idem pour le terme "mairesse" qui, selon l'Office de la langue française, est le féminin de "maire" et non la femme du maire... On pourrait d'ailleurs en profiter en même temps pour changer "Directeur général des élections" par "Direction générale des élections", ce qui nous a été refusé quand nous en avions discuté avec le DGEQ de l'époque, il y a déjà plusieurs années... Pour qu'il y ait davantage d'égalité en politique - une condition essentielle pour la santé de notre économie et de la société québécoise en général -, il faut montrer l'exemple en se débarrassant des anachronismes grammaticaux.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    21 février 2012 09 h 34
    La Partisannerie résonne, l'honnêteté intellectuel prend le bord !
    Voulez-vous bien me dire qui a dénoncé le fait que le Comité sur la Souveraineté de Mme Marois ne comprend que 3 femmes sur 12, sans compter le vice-président, M. Paillé, ce qui fait 3 sur 13. C'est cela l'égalité des femmes ?

    Le manque d'honnêteté intellectuelle dû à la partisannerie résonne chez l'aveugle qui ne voit que la paille dans l'oeil du voisin et ne voit pas la poutre dans le sien.
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  • Bernard Cormier - Inscrit
    21 février 2012 10 h 18
    @ Madame Marcotte
    "On" madame, ce sont ceux qui font partis du système que vous aimez qualifier de Patriarcal. Les hommes, ceux là même qui ont inventé la "pillule" et tous les autres gadgets et machines grâce auxquels les femmes peuvent se permettre de faire des "jobs d'homme" puisque c'est jobs ne requièrent plus la même force physique qu'autrefois.
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  • peterm2652 - Abonné
    21 février 2012 11 h 59
    Je suis d'accord
    La place des femmes dans la sphère publique ne devrait même plus faire la une des journaux à notre époque. Pour moi, c'est quelque chose d'acquis et naturel. On devrait nommer la personne la plus compétente à tous les postes dans tous les domaines, point final. Moi je vote pour le PQ pas parce que le chef est une femme mais parce que je crois en leurs valeurs et leurs compétences.
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