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Amphithéâtre de Québec - Labeaume va chercher de l'aide

Isabelle Porter   21 février 2012  Québec
Le maire de Québec, Régis Labeaume, avoue être nerveux au sujet du projet de l’amphithéâtre.<br />
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Le maire de Québec, Régis Labeaume, avoue être nerveux au sujet du projet de l’amphithéâtre.
Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, a annoncé hier la nomination d'un «conseiller spécial», l'homme d'affaires Claude Rousseau, pour l'aider à prendre des décisions difficiles dans le dossier de l'amphithéâtre.

«Je pense que j'en ai besoin parce que je suis nerveux», a dit le maire, qui n'a pas caché se donner beaucoup de pression dans ce dossier. «C'est mon docteur qui me l'a conseillé.»

M. Rousseau est très bien connu à Québec, et M. Labeaume n'est pas le premier à en faire son homme de confiance. Cet ancien dirigeant de Bell est de tous les grands projets sportifs dans la capitale. Il dirige l'équipe de hockey junior Les Remparts, a présidé le comité préolympique (Équipe Québec) et a été à la tête du Championnat mondial de hockey de 2008.

Cette nomination survient dans un contexte où le projet d'amphithéâtre se fragilise. La semaine dernière, l'administration Labeaume a dû admettre qu'elle devait rejeter le site où elle souhaitait le construire parce qu'il était si contaminé qu'il faudrait ajouter de 30 à 40 millions de dollars à la facture.

Des informations ont également circulé selon lesquelles les premières estimations des dépenses du projet s'élevaient à 550 millions au lieu des 400 millions promis et qu'il faudrait donc réaliser des compressions imposantes. Enfin, la Ville n'a plus que quelques semaines (jusqu'au 31 mars) pour boucler le Programme fonctionnel et technique (PFT), qui décrit dans le détail ce que contiendra l'infrastructure.

Pour l'opposition, l'annonce d'hier est un signe de panique. «C'est un dossier qui est mal géré, c'est précipité», a dit la conseillère indépendante Anne Guérette.

«C'est une course à relais. On est au dernier tour, le maire est nerveux, il est essoufflé et il passe le témoin», a déclaré le conseiller indépendant Yvon Bussières. «Il a besoin de quelqu'un pour lui tenir la main pour couper avec les ciseaux.»

Le maire s'est bien défendu par ailleurs de désavouer des membres de son équipe en sollicitant M. Rousseau. Ce n'est «en rien un blâme envers qui que ce soit», a-t-il dit.

Interrogé sur le passage en comité plénier du directeur général du projet, Jacques A. Bédard, le maire a dit qu'il n'aurait pas lieu avant le début du mois d'avril. Réclamé depuis des mois par l'opposition, ce comité a été reporté à plusieurs reprises par son administration. M. Bédard est en outre tenu à distance des médias depuis le début.

Contrairement à M. Bédard, M. Rousseau, lui, a vite sauté dans la mêlée hier, malgré sa faible connaissance du dossier à cette étape-ci, et a répondu à toutes les questions des journalistes.

C'est lundi 13 février que le maire l'a contacté pour savoir si ce poste l'intéressait, soit trois jours avant que les médias ne dévoilent le problème des sols contaminés.

M. Rousseau travaillera à titre de bénévole. Il sera le mandataire personnel du maire dans le Comité directeur du projet aux côtés de M. Bédard, des représentants du gouvernement du Québec (Infrastructure Québec, ministère des Affaires municipales) et du directeur général de la Ville, Alain Marcoux.

La première tâche de M. Rousseau va consister à aider le maire à prendre une décision quant au site définitif de l'amphithéâtre. «Il faut choisir le site assez vite», a dit hier le maire, qui n'a pas caché sa préférence pour l'Hippodrome, à Expo-Cité. «Les premiers éclaircissements que je veux de Claude Rousseau, c'est qu'il me donne son opinion sur le site.»

Invité à distinguer les responsabilités de M. Rousseau de celles de M. Bédard, M. Labeaume a répondu que M. Rousseau l'aiderait à faire des choix politiques: «M. Bédard [est] un ingénieur. Il prépare le PFT. Il met des prix, etc., etc. Mais les arbitrages finaux, ce sont des arbitrages politiques et financiers.»

M. Rousseau a parlé pour sa part d'aider le maire à prendre des «décisions d'affaires». «Par exemple, est-ce que ça crée un impact d'avoir un amphithéâtre plus gros, plus petit?»

Le maire a répété hier que c'était un choix «politique» pour lui de maintenir le projet sous la barre des 400 millions. Or M. Rousseau hier, semblait disposé à se donner davantage de marge de manoeuvre. «Moi, je ne me commets pas à dire que ce sera 400 ou 399 millions, mais c'est plutôt de dire: "Moi, je vais amener mon grain de sel, je vais amener des choix qui s'imposent et on verra c'est quoi la facture à la fin".»

Malgré leurs critiques, les élus de l'opposition n'ont rien trouvé à redire au choix de M. Rousseau comme conseiller. «Bien sûr, c'est une personne qui est compétente», a dit le conseiller Bussières.
 
 
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  • Visionnaire - Inscrit
    21 février 2012 06 h 24
    Suffithéâtre
    La phras à retenir: ..."on verra c'est quoi la`facture à la fin"
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  •  
  • Carole Dionne - Inscrite
    21 février 2012 07 h 07
    Labeaume, la star du Québec!!!
    Il aime jouer à la star. Il faut que les québécois apprenne que cela coûte cher, entretenir une star. Si je comprends bien le problème,:

    1- Le coût de l'amphithéâtre serait rendu à
    quelques $550 millions. On avait prévu $10 millions pour la décontamination mais là on estime $40 millions. Donc, seulement $30 millions de plus. Mais si on enlève ce $30 millions de l'excédent de $150 millions, pourquoi alors $120 millions de plus?

    2- Il a fait tout un show à Pittsburg. Il s'est fait posé au côté de la photo de Crosby. Il faut dire qu'un Labeaume, c'est du bonbon pour les journalistes. Mais il vient de comprendre qu'il doit oublier un aréna comme Pittsburg.

    3- Bientôt, les gens de Québec vont se ramasser avec un gros cabanon de $400 millions. HUM Mais ils devront en assumer les coûts seuls. Et je vois Stephen Harper du coin de l'oeil, riant à gorge déployée. Il va faire une crise.

    Bin oui, Labeaume est comme la grenouille qui veut devenir plus grosse que le boeuf.

    Et si cela ne marche pas tantôt, ils va convaincre ses électeurs que tout cela est la faute des autres: journalistes, politiciens, les gens de Montréal mais surtout pas lui. Un gars qui a choisi un "popaye" pour mousser sa ville et se planter comme il l'a fait, il y a des coups de pieds au c... qui se perdent. À ce qu'il parait, les rue de la ville de Québec sont dangereuses. ce n,est rien, on va voir seulement quand il sera parti, les coûts qu'il cachait. Parce que , il a bien beau s'appeler Labeaume, il a bien beau faire un bon show, l'argent ne pousse pas dans les arbres, même à Québec. Donc, il faut qu'il coupe quelque part. Labeaume va peut-être se transformer en magicien, qui sait?
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  • Leys - Inscrit
    21 février 2012 08 h 42
    Ce cher Labeaume...
    Il aurait pu aller rechercher Clothaire Rapaille...
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  •  
  • dany tanguay - Inscrit
    21 février 2012 08 h 54
    $550 millions
    Avez-vous déjà pensé à tout ce que pourrait faire la ville de Québec avec $550 millions, quelque chose d'autre qu'un amphithéâtre qui ne rapportera jamais assez pour en compenser son coût. Pensons seulement à une masse salariale de $60 millions annuellement qui sortira directement de la ville de Québec pour remplir les poches de joueurs de hockey qui ne dépenseront pas une cenne au Québec et à la fin de la saison repartiront sous des cieux plus cléments. Pourquoi la population ne peut comprendre des choses si simples.
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  • Daniaile F - Inscrite
    21 février 2012 09 h 04
    Un conseillé gratuit...faites-moi rire.
    Les Aubut, Rousseau et autres hommes de paille Rapaillés veulent des Olympiques. Voila tout! Ils jouent au poker avec l avenir économique des contribuables. Qu ils se serrent la ceinture ces grenouilles qui se croient plus grosses que le boeuf!
    On devrait les envoyer en Grece.
    Car leur théatre des tetes enflées c est un cadeau de grec...et la piece qu on y joue une tragédie.
    Panem et circenses!!! Tandis que les Banques (sic) alimentaires ferment leurs portes en Gaspésie. C est loin la Gaspésie mais c est au Québec. La solidarité est une denrée rare mais un jour ce systeme s écroulera. Les empereurs qui se promenent tout nu seront un jour démasqués et devront répondre de leurs actes.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    21 février 2012 09 h 15
    Mise en scène Acte IV
    La venue d'un "nouveau spécialiste" à la onzième heure changera quoi? Le périmètre comptable? Les années d'amortissement? La couleur des loges?

    Cela me paraît être une belle mise en scène pour garder un certain nombre de portes ouvertes: changer le lieu, augmenter le capital, ne rien faire, consulter Robert Lepage.
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  • André Michaud - Inscrit
    21 février 2012 09 h 59
    Voir à son affaire
    On reconnait notre maire énergique qui voit à son affaire et veut tout faire pour éviter des dépassements de coûts...M.Rousseau a déjà prouvé sa compétence..
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  • Discret - Inscrit
    21 février 2012 10 h 49
    Les priorités de Charest
    Combien d'heures d'attente dans les urgences ou les salles d'opération pourrait-on réduire avec les 400 millions de cet éléphant blanc prévisible, dont les 200 millions promis par Charest à Labeaume et Péladeau? Combien de kilomètres de routes pourrait-on entretenir? Combien de frais de scolarité pourrait-on soutenir?

    On voit les priorités de ce gouvernement.
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  • Jeanne-D'arc Lepage - Abonnée
    22 février 2012 19 h 11
    Une tutelle
    Est-ce que le maire va chercher de l'aide, ou est-ce qu'il est mis en tutelle?
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