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Amphithéâtre: Hamad reconnaît un risque de dépassement de coûts

La Presse canadienne   21 février 2012 18h15  Québec
Sam Hamad a tenté de se faire rassurant sur les risques de dépassement de coûts, en affirmant qu’il est plus facile de faire des ajustements avant le début de la construction de l’édifice.
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Sam Hamad a tenté de se faire rassurant sur les risques de dépassement de coûts, en affirmant qu’il est plus facile de faire des ajustements avant le début de la construction de l’édifice.
Le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a reconnu aujourd'hui qu’il y a un risque de dépassement de coûts dans le projet d’amphithéâtre du maire Régis Labeaume.

M. Labeaume a annoncé hier qu’il s’adjoignait les services d’un conseiller spécial afin de déterminer quels choix faire pour respecter le budget de 400 millions.

M. Hamad, qui a répété la semaine dernière que le gouvernement n’investira pas plus de 200 millions dans le projet, a salué aujourd'hui la nomination de Claude Rousseau à ce poste.

«On travaille tous ensemble pour voir que les budgets vont être respectés, a-t-il dit lors d’un point de presse. C’est-à-dire qu’il y a des indications qu’il y a un dépassement de coûts, maintenant il faut travailler ensemble pour régler ce problème-là.»

M. Hamad a cependant tenté de se faire rassurant, en affirmant qu’il est plus facile de faire des ajustements avant le début de la construction de l’édifice.

«C’est un grand défi, il n’y a pas de doute, a-t-il. L’avantage actuellement que nous avons dans la région de Québec, le projet n’est pas bâti. Quand vous êtes en construction, c’est plus difficile d’amener des modifications.»

Le chiffre de 550 millions circule depuis quelques jours, mais n’a pas été confirmé par la Ville de Québec.

Nouveau terrain

L’administration municipale a cependant annoncé la semaine dernière qu’elle étudiait la possibilité d’opter pour un nouveau terrain, après avoir découvert des coûts imprévus de 30 à 40 millions pour la décontamination du site retenu initialement.
En marge d’une annonce philanthropique de Quebecor, mardi, M. Hamad a minimisé le fait qu’une agence gouvernementale, Infrastructure Québec, avait déclaré en octobre 2010 que le calcul des coûts de 400 millions comportait une marge d’erreur de 75 %.
Selon le ministre, il ne s’agissait que d’une catégorie d’estimation.

À l’Assemblée nationale, juste avant une réunion des députés libéraux, la présidente du Conseil du trésor Michelle Courchesne a affirmé que le processus auquel participera M. Rousseau vise à établir avec précision les coûts, sans dépassements «exagérés».

«C’est normal, quand on a une étude de besoins, qu’on puisse mettre le prix sur chacun de ces besoins en dollars actuels pour ensuite faire les bons choix et pas avoir de mauvaises surprises, pas se retrouver avec des dépassements de coûts exagérés, a-t-elle dit. [...] Ce n’est pas vrai que c’est un projet qui est incontrôlé et incontrôlable.»

Une rencontre avec Péladeau

Plus tôt, en marge du même événement, le président et chef de la direction du conglomérat Quebecor, Pierre Karl Péladeau, a pour sa part déclaré qu’il a recontré M. Labeaume ce matin afin de discuter des coûts du projet.

«On a beaucoup de travail encore à faire, a-t-il dit. Il faut rentrer dans le détail des chiffres qui ont été présentés relativement récemment. Pour l’instant, il serait prématuré de tirer quelque conclusion que ce soit.»

Quebecor a obtenu la gestion de l’édifice pour 25 ans, en contrepartie d’un loyer qui se situera entre 110 et 200 millions, selon que l’édifice hébergera ou non une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH).

M. Péladeau a affirmé lundi qu’un éventuel déplacement de l’édifice sur un terrain adjacent n’aurait pas d’incidence sur la valeur des droits d’identification que Quebecor a obtenus.

L’homme d’affaires ne s’est pas formalisé du fait que le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a visité l’été dernier le domaine du fondateur du conglomérat Power Corporation, Paul Desmarais, dont les journaux sont les principaux concurrents de Quebecor au Québec.

«Je n’ai pas vu M. Bettman à Sagard, a-t-il dit. Je ne suis pas allé à Sagard.»

Pendant ce temps à Phoenix

Par ailleurs, M. Péladeau n’a pas été en mesure de commenter un reportage faisant état du possible rachat de l’équipe des Coyotes de Phoenix, une transaction qui priverait Quebecor d’une option pour l’amphithéâtre de Québec.

«Je n’ai pas suivi l’actualité, j’étais pris ce matin», a-t-il dit.

Selon le Phoenix Business Journal, la LNH serait sur le point de conclure une entente pour le rachat de l’équipe par un groupe dirigé par l’ancien chef de la direction des San José Sharks, Greg Jamison, ce qui permettrait à la ville de l’Arizona de conserver le club sur place.
 
 
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  • Robert Devault - Abonné
    21 février 2012 14 h 13
    Oups !!!
    Et revoilà le maître des ''paralumes'',l'ingénieur patenté du gouvernement Charest !!!
    Attendez-vous à un désastre.Et avec le sublime Maire Labaume dans le portrait,pas besoin d'acheter des billets pour le festival ''Juste pour rire'',ça va être un vrai désastre et ça va coûter cher.
    Une chance qu'on a le ''plan narre'' qui va tout payer ça !
    Pauvre Batisse !!!
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  •  
  • Jeremie Poupart Montpetit - Inscrit
    21 février 2012 14 h 52
    @ Robert Devault
    Non, pas pauvre bâtisse, plutôt pauvre bêtise, car ce sont nous les imbéciles qui se feront encore enfirouaper dans ce désastre économique pour raviver l'espoir moribond d'une équipe de hockey à Québec... Projet d'investissement en santé et en éducation en région qq'un ???
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    21 février 2012 15 h 29
    Périmètre comptable, élastique et multi-usages
    La question qui se pose est: quand commence le périmètre compable du cadeau à Pierre Karl, c'est-à-dire les limites de l'amphithéâtre "en soi"? Sur la première bretelle menant au stationnement? À l'orée du stationnement? À la billeterie? Devant les loges réservées au maire et aux sous-ministres? Au pied de la patinoire? Le sol contaminé risque également de se promener à la périphérie.
    Partant de là, quelles seront les dépenses d'infrastructures afférentes? Celles que le public serait légitimement, n'est-ce-pas, appelé à payer sur les budgets municipaux: les bretelles d'accès, le stationnement, les voies d'approche, l'alimentation électique, les voies d'eau, les égoûts? Et pourquoi pas la glace, "sèche" aux dernières nouvelles.
    Rien de cela n'est très clair, et soyons assurés que tout cela se règlera en sous-main, grâce aux bons offices du ministre de la Capitale, d'Agnès Maltais, de notre bon impresario en chef, maire à l'occasion, sans compter les représentations très écoutées de Pierre-Karl, qui garde par devers lui les études de flux monétaires, les analyses de sensibilité au risque (des autres, cela va sans dire) et le taux de rendement interne du beau cadeau qu'on lui a fait. Le rapport final montrera un projet qui rentre dans ses coûts et sera parfaitement maîtrisé, foi de charbonnier.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    21 février 2012 16 h 03
    Pourquoi est-ce un ministre...
    qui annonce un possible dépassement de coût? Va-t-on devoir payer encore davantage pour la lubie de M. Labeaume et l'enrichissement de PKP?
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  • Roland Berger - Abonné
    21 février 2012 17 h 29
    Qu'en pense Agnès la magouilleuse ?
    Les dépassements des coûts frapperont le PQ de plein front.
    Roland Berger
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    21 février 2012 17 h 58
    Rien de nouveau à l'horizon
    John James Charest nous a fait avaler un dépassement de coût pour le train Montréal-Mascouche qui coûte 715,3 millions au lieu de 300 millions.
    Donc rien de nouveau à l'horizon... sauf que ce sont les propriétaires de Québec qui auront une augmentation de taxes. Les Monsieurs et les Madames ne seront pas contents.
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  • Ben Gagnon - Inscrit
    21 février 2012 19 h 14
    Comment?
    Comment peut-il y avoir un "risque de dépassements de coûts". Si vous savez qu'il risque d'y avoir un dépassement de coûts, prévoyez-le dans le budget! Vous le savez! Il est là! Ce n'est plus un risque si vous le prévoyez...

    Arrêter de chanter la pomme à la population et dites-leur les vraies affaires. Et si ces vraies affaires comprennent des enveloppes brunes, nous seront en mesure de juger.
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  • RobertB - Inscrit
    21 février 2012 19 h 19
    Politiciens! je dis ça comme insulte....
    Politicien! Dès qu'un politicien nous annonce qu'il est possible que...., c'est que c'est déjà fait et que c'est pire en réalité. Dès qu'un P... dit que l'on étudie le dossier, c'est qu'on cherche un solution à une catastrophe. Dès qu'un P... nous dit que c'est sous contrôle, c'est que ça va mal en réalité mais qu'on va pouvoir étouffer l'affaire. Dès qu'un P.... nous dit qu'il forme un comité ou nomme un «responsable» de dossier, c'est qu'on va blâmer d'autres groupes ou personnes lorsque la vérité sera publique.
    Quelque soit le parti.
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  • Roland Berger - Abonné
    21 février 2012 21 h 19
    Nouvelle stratégie
    Péché avoué est à moitié pardonné, dit le proverbe. Assistons-nous à une nouvelle stratégie pour faire croire que la malversation fait partie intégrante de la politique et qu'il faut s'y faire ?
    Roland Berger
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  • Claude Kamps - Inscrit
    21 février 2012 23 h 19
    Quel projet de Charest a pas eu de dépassement de coût?
    Pour quelqu'un qui «ne savait pas qu'il y avait un trou de 40 milliards» dans la caisse de nos pension, 500 millions au lieu de 400 ce sont des rognures d'ongle !!!
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