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La Ville de Québec annule l'événement Reconnaissance

Isabelle Porter   14 janvier 2012  Ville de Québec
Québec — La Ville de Québec a dû annuler la fête qu'elle tient chaque année pour son personnel en raison des tensions avec les syndicats.

«Nous avons le regret d'annuler le grand rendez-vous des employés qui devait avoir lieu le 19 janvier prochain», a annoncé mercredi la direction générale dans une note interne. «L'appel au boycottage de l'événement lancé par certaines associations syndicales laisse présager une participation insuffisante.»

C'est la première fois que la soirée Reconnaissance est annulée. L'événement a été créé au lendemain des fusions municipales pour créer un sentiment de cohésion au sein de la Ville. «Ç'avait été mis sur pied pour favoriser l'intégration, le partage et permettre aux gens de se connaître à travers la nouvelle Ville», a expliqué le porte-parole Jacques Perron hier.

Les syndicats des cols blancs et des cols bleus avaient tous les deux lancé un appel au boycottage. «Si vous n'êtes pas prêts à poser ce geste de protestation, c'est que vous n'êtes pas disposés à vous battre pour protéger vos conditions de travail et à vous lever pour vous faire respecter», a écrit le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon, dans un message à ses membres.

Selon lui, le succès du boycottage prouve que le syndicat est représentatif de ses membres. «Le maire passe son temps à dire que le monde ne nous soutient pas. [Si la soirée avait eu lieu], il aurait été en mesure de le voir, qu'ils nous soutiennent.»

Des relations tendues

Les cols blancs et les cols bleus sont sans contrat de travail depuis un peu plus d'un an. Les cols bleus sont aussi en colère contre la décision récente de l'administration Labeaume de privatiser deux de leurs services (l'horticulture et l'entretien ménager).

«Une soirée Reconnaissance, c'est pour les bonnes relations que t'as à longueur d'année, ce qui n'est pas le cas à la Ville de Québec», a expliqué hier le président du syndicat, Marc-André Dufour. «L'année passée, il y en a eu une, puis le maire et le directeur général ont été hués.»

Du côté des policiers, par contre, l'annulation de la fête a plutôt déçu. «C'est sain qu'on ait des occasions pour échanger à l'extérieur du cadre du travail entre employeur et employés», a fait valoir le président de la Fraternité, Bernard Lehré.

Les relations entre les policiers et l'administration Labeaume ont été très tendues dans le passé, mais elles sont au beau fixe depuis la conclusion d'un contrat de travail l'été dernier, une entente valide d'ici à décembre 2014.

Pour les pompiers, c'est tout le contraire. Leur porte-parole Éric Gosselin ne se rappelle même plus la dernière fois qu'il a participé à la soirée Reconnaissance. «Nous, l'événement, on le boycotte depuis plusieurs années», dit-il. «On est toujours en arbitrage.» Les pompiers sont sans contrat de travail depuis six ans. M. Gosselin espère qu'un arbitre tranchera le différend d'ici la fin de l'année.
 
 
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  • Dorisl - Inscrit
    15 janvier 2012 09 h 16
    Malgré les sondages auprès de la population...
    Les pompiers étaient au sommet de la liste des sondages au Québec en 2010 et en France, 2008. Il semblerait que la population aurait une grande confiance en ces personnes exerçant ce métier. Par contre, loin d’être populaires auprès des administrations municipales.

    Il ne reste que le boycottage selon cet article. En tout cas, c’est un bon moyen de diminuer certaines dépenses municipales aux frais des contribuables. Les employés publics (fonctionnaires permanents ou volontaires) seraient-ils plus raisonnables?

    Depuis quelques années, des « politiques municipales » s’ajoutent aux règlements municipaux, sans nécessairement être soumises aux votes et à la population.
    Il est vrai que les municipalités ont des « pouvoirs quasi suprêmes » depuis 2005 après avoir réussi à convaincre le gouvernement du Québec d’adopter une Loi sur les compétences municipales.
    « «http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynami
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