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Refonte de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme - La Ville de Québec avait réclamé l'abolition des référendums

Isabelle Porter   28 janvier 2012  Ville de Québec
La rue Turnbull, à Québec, au bas de laquelle doit être aménagé l’îlot Irving. L’administration Labeaume fait face actuellement à un premier référendum local, justement dans ce dossier.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
La rue Turnbull, à Québec, au bas de laquelle doit être aménagé l’îlot Irving. L’administration Labeaume fait face actuellement à un premier référendum local, justement dans ce dossier.
Québec — La Ville de Québec a demandé en mai au gouvernement l'abolition pure et simple des référendums locaux dans un mémoire présenté en commission parlementaire.

«La procédure d'approbation référendaire des règlements doit être abrogée. Elle appartient à une époque révolue, celle où les municipalités ne planifiaient pas l'aménagement du territoire», peut-on lire dans le document.

La Ville avait réclamé l'abolition des référendums devant la commission parlementaire sur la refonte de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. L'avant-projet de loi introduisait le concept de «zones franches», secteurs où les citoyens ne pourraient pas signer de registres et forcer la tenue de référendums.

Or la Ville de Québec estimait qu'il fallait aller plus loin. «Pourquoi maintenir une telle procédure alors que le ministre propose d'en restreindre encore davantage la portée?» demandait-elle, en soulignant que «cette lourdeur administrative» retardait «la réalisation de projets importants pour le développement du Québec».

Bien que public et vieux de plusieurs mois, le mémoire de la Ville était passé sous le radar des médias jusqu'à ce que l'émission Mise à jour à Vox en fasse état mercredi soir. Ces informations sont amenées sous les projecteurs alors que l'administration Labeaume fait face à un premier référendum local dans le dossier de l'îlot Irving.

Jusqu'à présent, la demande d'abolir les processus référendaires n'a pas eu de réponse favorable du gouvernement. Dans le projet de loi qu'il a déposé au début du mois de décembre, le ministre Lessard ne touche pas aux référendums et maintient son concept de «zones franches».

En théorie, la Ville pourrait revenir à la charge en commission parlementaire ce printemps. Mais ses intentions restent à préciser. «Le projet de loi a été déposé en décembre et à la Ville avec le maire, on n'en a pas rediscuté, a expliqué jeudi le vice-président du comité exécutif, François Picard. Est-ce qu'on va y aller avec la proposition du gouvernement ou notre proposition de mai? Je ne peux pas vous le garantir.»

***

Plus de pouvoirs à la CMQ

Dans son mémoire à la commission parlementaire sur la refonte de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, Québec a par ailleurs réclamé qu'on change le système de vote à la Communauté métropolitaine (CMQ). Actuellement, pour qu'un règlement soit adopté, il doit obtenir une triple majorité: la majorité des votes des élus de Québec, celle des élus de Lévis et celle des MRC. La Ville de Québec a réclamé qu'on remplace ce système par un vote aux deux tiers. «La triple majorité est antidémocratique, peut-on lire dans le document. Elle permet aux représentants d'une très faible minorité de la population d'empêcher l'adoption d'un règlement métropolitain.» Québec avait déjà fait cette demande au ministère des Affaires municipales en 2010 et cette fois-ci comme alors, Lévis et les MRC ont manifesté leur opposition et la proposition n'a pas été retenue.
 
 
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  • Raymond CHALIFOUX - Abonné
    28 janvier 2012 06 h 53
    "La triple majorité est antidémocratique..."

    Les nerfs en bicycle! Patience! Avec le scrutin provincial qui s'en vient, si "Agnès et Pauline du PQ" prennent le pouvoir, les gossants déplaisirs que font subir ces... urticantes petites contestations "debellevaliennes" à l'omnisciente administration Labeaume deviendront vite choses du passé...

    Comme dans: "La procédure d'approbation référendaire des règlements doit être abrogée. Elle appartient à une époque révolue..."

    L'époque où les oligarques n'avaient pas encore acheté, pour leur usage exclusif, l'État de droit, la justice, la démocratie, l'administration publique genre "bon père de famille", les ressources, la gestion des exemptions de taxes et d'impots...

    Au fait cou donc "moman", c'est dans combien de temps, le printemps?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    28 janvier 2012 07 h 38
    Alors, on réclame l'abolition des promoteurs...
    On va trouver du côté de l'administration la ou les personnes qui ont réclamé l'abolition des référendums, et on va leur montrer la sortie!

    On en a assez des gros égos «narcissiques» qui se croient plus intelligents que les autres et veulent nous imposer leur mégalomanie.

    Serge Grenier
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  • Hugues Tremblay Manigouche - Inscrit
    28 janvier 2012 07 h 44
    Ils sont malades!
    Abroger les référendums? Donner libre cours aux fantaisies mercantiles des développeurs, qui n'auront qu'à placer leurs agents au coeur du processus pour tout faire passer? Ils sont dingues!

    Bien sûr, construire, mais il faut aussi que le développement s'intègre avec le quartier, le voisinage humain, l'architecture, l'histoire. Que fait-on du goût des belles choses? C'est ouvrir là une bien grande boîte de Pandore.

    L'expression 'zone franche' est une illusion. Le territoire est fini - pas infini - et toute action a une résonance. Il y a des gens qui habitent un quartier depuis longtemps, alors ils ont leur mot à dire peut-être?

    Et de le ville de Québec en plus - ou... bien sûr!
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  • Cypriote - Inscrit
    28 janvier 2012 08 h 14
    Protéger la démocratie contre les citoyens
    J'adore ces politiciens qui ont toujours le mot démocratie à la bouche, mais qui ne supportent pas les citoyens.
    «À bas les référendums», nous dit le bon maire Labeaume. Ne laissons pas les citoyens évaluer chaque projet à son mérite. Ne laissons surtout pas les citoyens examiner s'il n'y a pas des intérêts cachés - et même inavouables - dans les grands projets d'investissement. Ne laissons pas les citoyens gâcher notre plaisir de régner...
    L'ancien président étatsunien Truman disait : «Si tu ne supportes pas la chaleur, sors de la cuisine».
    Peut-être que M. Labeaume devrait sortir de la cuisine...
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  • André Michaud - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 47
    le pas dans ma cour
    "Elle permet aux représentants d'une très faible minorité de la population d'empêcher l'adoption d'un règlement métropolitain.» Une triste réalité , hélas, de gens qui abusent de la démocratie par simple acte anti-social de "pas dans ma cour"

    Même l'ultra gauchiste Comité de Citoyens de St-Jean Baptiste est pour le projet de l'ilôt Irving qui inclus la mixité tant désirée de logement ordinaire et de logements sociaux. Ils ont reconnu que jamais un maire n'a fait autant à Québec pour le logement social que M.Labeaume !!! Mais ils sont trop moumounes pour appuyer dans la rue le projet..eux qui sont souvent à rue avec le FRAPRU pour revendiquer de tels projets!!!!

    Une poignée de gens qui ne veulent pas perdre "leur" vue sur les Laurentides veulent empêcher ce beau projet . Pourtant, eux-même nuisent à vue des autres derrière. Faudra t'il demander un référendum pour leur faire détruire leur maison pour plaire aux voisins derrière??

    Jusqu'ou on va avec ces référendum, et est-ce que ça favorise la majorité démocratique ou une poignée d'anti-sociaux qui ne pensent qu'à leur petit nombril? Voila LA question!
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  • Dorisl - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 50
    Sur la voie du POUVOIR SOUVERAIN - Le vent dans les voiles depuis 2005 et peut-être avant…
    Les zones franches, les intentions seront-elles franches et transparentes?
    En quelques mots, les municipalités voudraient le pouvoir suprême sur leur destinée en aménagement et urbanisme sans devoir consulter la population et, tant qu’à faire, avec l’approbation du gouvernement. Comme les seigneurs décidaient autrefois sur leur territoire. Tasse-toi l’assujetti!
    Pas assez d’avoir mis le bâillon démocratique aux citoyens par toutes sortes de stratégie, maintenant la machinerie lourde pour nous écraser et nous repousser davantage.

    Croyez-vous vraiment que ce sera que la CMQ qui en profitera? Ben voyons dont! Les autres municipalités également. La Loi sur la protection du territoire agricole peut aller se rhabiller et la Loi sur la qualité de l’environnement également et, bien d’autres législations.

    La Loi sur les compétences municipales ne suffisait pas pour restreindre la participation des citoyens? Ça leur prend des garantis de POUVOIR SOUVERAIN et… dans tous les domaines. Pour justifier quoi? Pour donner du travail aux citoyens???

    Une modification de la législation avec des arguments comme l’anti-démocratie…WoW!
    Il est vrai qu’avec une nouvelle législation ou une modification de celle en place libère les municipalités de procéder à l’expropriation des citoyens et le tout à peu de frais. La LOI, c’est la LOI!
    Les municipalités sont-elles des administrations publiques ou des entreprises privées? La ligne est devenue tellement mince…
    Si parfois on nous invitait à prendre la parole, question d’équité et de démocratie, principalement lors de grandes décisions et avant l'imposition: n’aurait-il pas moins de heurte et d’affrontement dans les bureaux municipaux ou les séances publiques?

    Le gouvernement n’a qu’à rejeter les demandes des administrateurs publiques qui altèrent la vrai DÉMOCRATIE. Après tout, le gouvernement représente le peuple. Du moins, c'est ce qu'il prétend.
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  • Nicole Moreau - Inscrite
    28 janvier 2012 10 h 37
    les zones franches prévues dans la nouvelle loi sur l'aménagement et l'urbanisme ne suffisaient pas?
    Et pourtant, l'établissement de zones franches a l'air de se faire sans aucune balise. En plus, on nous a averti, à Québec, qu'il y en aurait sur les artères majeures de circulation.
    C'est vraiment penser que les citoyens représentent un élément marginal dans une ville.
    C'est là qu'on s'aperçoit qu'il y a une grande marge entre le discours de démocratie et le fonctionnement d'une ville, deux réalités fort distinctes à Québec. Je le déplore grandement.
    Cependant, pourquoi faire de la politique si on estime que quand les citoyens ne partagent pas son opinion, ils ont nécessairement tort. Que penser de cela, sinon que le maire mérite son surnom...
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  • Laurent Jobidon - Abonné
    28 janvier 2012 13 h 39
    Ilot Irving ,Quebec
    Mr Labeaune prend parti dans la consultation.Il n'a donc plus confiance en son plan d'urbaniste. A quoi ca sert de se donner des plans directeurs ou des reglements qu'on veut changer a chaque fois qu'un promoteur se presente parce que c'a fait pas son affaire monetairement. Le promoteur connaissait les reglements de zonages lorsqu'il a achete, Ete vous devenu dictateur? Je suis d'accord qu'il prenne parti comme individu, mais mettre le poid de sa mairie est un peu trop. Comme dans l'allaire de l'aphiteatre va-t-il faire passer une autre loi pour faire valoir ses vues ? Ou s'en va notre democratie! C'est le neo-capitalisme qu'il faut changer. Vous etes alle a Bordeaux mrs le maire et vous avez vu comment on respecte le patrimoine culturel, mais avnt tout il faut respecter les citoyens
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2012 16 h 58
    Allo, la démocratie? Le pouvoir enfle la tête de monsieur “Régis”?
    Un pouvoir absolu et discrétionnaire, hors de portée des citoyens, demandé par le maire Labeaume dans son mémoire en commission parlementaire sur la refonte de la Loi sur l’Aménagement et l’urbanisme

    Le citoyen devenant méfiant, plus aguerri et renseigné sur les scandales qui parsèment le milieu politique, ainsi que ses hautes instances administratives, à tous les paliers de gouvernement, il apparaît douteux de la part de la Ville de Québec de demander, à toutes fins utiles, d’annuler le contrepoids que constitue la consultation populaire au sujet de l’opportunité de nouveaux règlements municipaux, de leurs modifications, abrogations, dérogations, etc. Laisser les élus municipaux et leurs directeurs administratifs décider seuls de ce qui est bon pour la Ville de Québec, à l’exclusion de ses citoyens, tel qu’il est proposé dans ce mémoire, s’assimilerait à un pouvoir dictatorial, sans droit de regard de la part de ses citoyens.

    Même la concession aux villes de zones franches de consultation populaire, tel que stipulé dans l’avant-projet de loi modifiant la Loi sur l’Aménagement et l’urbanisme, constituerait un dangereux précédent qui ferait en sorte de faciliter l’influence d’intérêts privés sur les élus ou les dirigeants des services administratifs de la Ville, sans possibilité pour les citoyens de contester, le cas échéant et s’ils y sont opposés, un règlement de zonage, de dézonage, etc.
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2012 17 h 10
    Il y a erreur sur la personne car monsieur Labeaume se prend pour le propriétaire de la Ville de Québec, alors qu’il n’est en fait qu’un élu, i.e. un représentant des citoyens de ladite Ville.
    Sachant à quel point le politique est vulnérable et infiltré par les intérêts privés, voire la collusion et la corruption, tel que démontré par les scandales rendus publics ces dernières années à propos d’irrégularités, de favoritisme et d’abus de pouvoir, je ne comprends pas la nécessité ni l’empressement du gouvernement à vouloir ajouter de nouvelles dispositions sur la création de zones franches de consultation populaire, si ce n’est pour faciliter des projets de promoteurs (résidentiels ou commerciaux) ou projets d’industriels, contestés par la population locale parmi lesquels: l’exploitation gazière, pétrolière et minière, la construction domiciliaire ou commerciale sur des terres zonées agricoles, sur des zones vertes, la démolition de vieux édifices patrimoniaux, etc. Car il en va de la démocratie et de la participation citoyenne aux affaires publiques de la Ville (ex. projets grandioses laissés à la discrétion d'élus et ayant des répercussions négatives sur les comptes de taxes), autant que de la qualité de vie des citoyens et de bien d’autres enjeux ayant des effets sur le vécu à court, moyen et long terme
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  • Luc Fortin - Abonné
    31 janvier 2012 23 h 52
    Doit-on se surprendre?
    Dans le cas du boisé Neilson Labeaume a commandé une étude de caractérisation recommandant la destruction de 60% du boisé. Boisé qui a été classé «milieu naturel d'intérêt» dans le répertoire officiel de la capitale.

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    Le hic c'est que l'ingénieur forestier et le géologue qui ont fait ce magnifique rapport (remplis d'erreurs) étaient tous deux à l'emploi de BPR. Comme par hasard BPR fait dans les services de gestion de projets, de programmation et de planification immobilière ( http://www.bpr.ca/fr/batiment/ ). L'ordre des ingénieurs du Québec et l'Ordre des agronomes du Québec ont jugé qu'il y avait matière à enquête concernant le comportement de nos deux experts.

    http://www.michelbrule.com/livre-1608-Labeaume-la-

    Lorsque Labeaume veut obtenir de nouvelles taxes foncières ( peut-être dans le but de finacer un nouveau Colisée? ) va-t-il s'empêcher de contourner les lois, règlements ou un vulgaire code de déontologie?

    Peut-vraiment s'étonner qu'il demande de changer la Loi?
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