Propriétés des communautés religieuses: le maire Labeaume s'impatiente
Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, trouve que le dossier des propriétés conventuelles dans l'arrondissement de Sillery n'avance pas et a pressé le ministère de la Culture d'agir hier.
«Le chien court après sa queue et personne ne prend de décision», a déploré M. Labeaume lors d'une réunion plénière sur l'avenir du patrimoine des communautés religieuses. «On entretient un peu le tiraillage entre le ministère et la Ville, et moi je [ne] veux plus ça!»
Voilà des années qu'on débat à Québec de l'avenir des grands domaines que possèdent les communautés le long du chemin Saint-Louis. L'appétit des promoteurs pour ces terrains a suscité toutes sortes de craintes chez des groupes de citoyens et défenseurs du patrimoine, qui plaident pour qu'on y aménage un parcours public.
En 2010, un comité de la Ville avait recommandé qu'elle fasse adopter rapidement son Programme particulier d'urbanisme (PPU) pour ce secteur, mais hier, le maire a dit craindre que le ministère de la Culture le bloque en raison de ses pouvoirs de contrôle sur l'arrondissement historique.
«La Ville ne proposera pas de PPU tant que le ministère de la Culture ne fera pas connaître ses intentions», a-t-il lancé.
Interrogée hier à ce propos, la ministre Christine St-Pierre s'est dite disposée à coopérer à l'élaboration du PPU mais a souligné que cela ne la priverait pas d'intervenir contre le résultat si nécessaire. «Ce que je comprends, c'est qu'il [le maire] veut faire le PPU en collaboration avec nous. C'est parfait, c'est ce qu'il faut faire. Cependant, le ministère reste responsable des arrondissements historiques et ne déléguera pas sa responsabilité. C'est lui qui va délivrer des permis.»
D'emblée, ajoute-t-elle, les intentions du ministère pour ce secteur sont connues depuis la publication en 2010 de son «cadre de gestion».
Selon la conseillère de l'opposition Anne Guérette, le maire cherche ainsi «à accuser quelqu'un d'autre d'être responsable» des délais. «C'est flou, il n'y a pas de plan d'action concret.»
Convertir un couvent en hôtel, pourquoi pas?
L'administration Labeaume a par ailleurs invité les promoteurs immobiliers à faire preuve d'imagination pour trouver de nouvelles vocations au patrimoine religieux sur l'ensemble du territoire.
Une étude qu'elle a commandée démontre qu'à Maastricht, aux Pays-Bas, par exemple, une chaîne hôtelière a converti avec succès un couvent en un établissement haut de gamme de 60 chambres.
Le document produit en mai par l'Agence INCA s'attarde aussi à l'achat par la maison d'édition Glénat d'un vieux couvent situé à Grenoble. Dans les deux cas, la participation de la Ville au financement du projet s'élevait à 10 %. Or, comme l'a souligné hier le consultant en patrimoine religieux Mario Dufour, les couvents sont beaucoup plus faciles à convertir que les églises.
La Ville de Québec abrite par ailleurs de beaux exemples d'églises aux nouvelles vocations, comme la bibliothèque du quartier Saint-Jean-Baptiste ou encore l'École de cirque dans Limoilou. Toutefois, comme l'a expliqué la conseillère responsable du dossier, Julie Lemieux, on manque encore souvent «d'inspiration» pour trouver à ces lieux une seconde vie.
«Le chien court après sa queue et personne ne prend de décision», a déploré M. Labeaume lors d'une réunion plénière sur l'avenir du patrimoine des communautés religieuses. «On entretient un peu le tiraillage entre le ministère et la Ville, et moi je [ne] veux plus ça!»
Voilà des années qu'on débat à Québec de l'avenir des grands domaines que possèdent les communautés le long du chemin Saint-Louis. L'appétit des promoteurs pour ces terrains a suscité toutes sortes de craintes chez des groupes de citoyens et défenseurs du patrimoine, qui plaident pour qu'on y aménage un parcours public.
En 2010, un comité de la Ville avait recommandé qu'elle fasse adopter rapidement son Programme particulier d'urbanisme (PPU) pour ce secteur, mais hier, le maire a dit craindre que le ministère de la Culture le bloque en raison de ses pouvoirs de contrôle sur l'arrondissement historique.
«La Ville ne proposera pas de PPU tant que le ministère de la Culture ne fera pas connaître ses intentions», a-t-il lancé.
Interrogée hier à ce propos, la ministre Christine St-Pierre s'est dite disposée à coopérer à l'élaboration du PPU mais a souligné que cela ne la priverait pas d'intervenir contre le résultat si nécessaire. «Ce que je comprends, c'est qu'il [le maire] veut faire le PPU en collaboration avec nous. C'est parfait, c'est ce qu'il faut faire. Cependant, le ministère reste responsable des arrondissements historiques et ne déléguera pas sa responsabilité. C'est lui qui va délivrer des permis.»
D'emblée, ajoute-t-elle, les intentions du ministère pour ce secteur sont connues depuis la publication en 2010 de son «cadre de gestion».
Selon la conseillère de l'opposition Anne Guérette, le maire cherche ainsi «à accuser quelqu'un d'autre d'être responsable» des délais. «C'est flou, il n'y a pas de plan d'action concret.»
Convertir un couvent en hôtel, pourquoi pas?
L'administration Labeaume a par ailleurs invité les promoteurs immobiliers à faire preuve d'imagination pour trouver de nouvelles vocations au patrimoine religieux sur l'ensemble du territoire.
Une étude qu'elle a commandée démontre qu'à Maastricht, aux Pays-Bas, par exemple, une chaîne hôtelière a converti avec succès un couvent en un établissement haut de gamme de 60 chambres.
Le document produit en mai par l'Agence INCA s'attarde aussi à l'achat par la maison d'édition Glénat d'un vieux couvent situé à Grenoble. Dans les deux cas, la participation de la Ville au financement du projet s'élevait à 10 %. Or, comme l'a souligné hier le consultant en patrimoine religieux Mario Dufour, les couvents sont beaucoup plus faciles à convertir que les églises.
La Ville de Québec abrite par ailleurs de beaux exemples d'églises aux nouvelles vocations, comme la bibliothèque du quartier Saint-Jean-Baptiste ou encore l'École de cirque dans Limoilou. Toutefois, comme l'a expliqué la conseillère responsable du dossier, Julie Lemieux, on manque encore souvent «d'inspiration» pour trouver à ces lieux une seconde vie.
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