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Amphithéâtre - Québec minimise les risques

Le projet pourrait coûter plus cher que prévu, reconnaît Sam Hamad

Le maire Régis Labeaume et le chef de la direction de Quebecor Pierre Karl Péladeau lors de l’annonce, en mars 2011, du partenariat entre la Ville et l’entreprise pour la gestion du nouvel amphithéâtre.
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Le maire Régis Labeaume et le chef de la direction de Quebecor Pierre Karl Péladeau lors de l’annonce, en mars 2011, du partenariat entre la Ville et l’entreprise pour la gestion du nouvel amphithéâtre.
Québec — Le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a reconnu hier qu'il y a un risque de dépassement de coûts dans le projet d'amphithéâtre du maire Régis Labeaume.

M. Labeaume a annoncé lundi qu'il s'adjoignait les services d'un conseiller spécial afin de déterminer les choix à faire pour respecter le budget de 400 millions $. M. Hamad, qui a répété la semaine dernière que le gouvernement n'investira pas plus de 200 millions $ dans le projet, a salué hier la nomination de Claude Rousseau à ce poste. «On travaille tous ensemble pour voir à ce que les budgets vont être respectés, a-t-il dit lors d'un point de presse. C'est-à-dire qu'il y a des indications qu'il y a un dépassement de coûts, maintenant il faut travailler ensemble pour régler ce problème-là.»

M. Hamad a cependant tenté de se faire rassurant, en affirmant qu'il est plus facile de faire des ajustements avant le début de la construction de l'édifice. «C'est un grand défi, il n'y a pas de doute, a-t-il dit. L'avantage actuellement que nous avons dans la région de Québec, c'est que le projet n'est pas bâti. Quand vous êtes en construction, c'est plus difficile d'apporter des modifications.»

Le chiffre de 550 millions $ circule depuis quelques jours, mais n'a pas été confirmé par la Ville de Québec. L'administration municipale a cependant annoncé la semaine dernière qu'elle étudiait la possibilité d'opter pour un nouveau terrain, après avoir découvert des coûts imprévus de 30 à 40 millions $ pour la décontamination du site retenu initialement.

En marge d'une annonce philanthropique de Quebecor, hier, M. Hamad a minimisé le fait qu'une agence gouvernementale, Infrastructure Québec, avait déclaré en octobre 2010 que le calcul des coûts de 400 millions $ comportait une marge d'erreur de 75 %.

Selon le ministre, il ne s'agissait que d'une catégorie d'estimation. À l'Assemblée nationale, juste avant une réunion des députés libéraux, la présidente du Conseil du trésor Michelle Courchesne a affirmé que le processus auquel participera M. Rousseau vise à établir avec précision les coûts, sans dépassements «exagérés».

«C'est normal, quand on a une étude de besoins, qu'on puisse mettre le prix sur chacun de ces besoins en dollars actuels pour ensuite faire les bons choix et ne pas avoir de mauvaises surprises, ne pas se retrouver avec des dépassements de coûts exagérés, a-t-elle dit. [...] Ce n'est pas vrai que c'est un projet qui est incontrôlé et incontrôlable.»

Plus tôt, en marge du même événement, le président et chef de la direction du conglomérat Quebecor, Pierre Karl Péladeau, a pour sa part déclaré qu'il avait recontré M. Labeaume hier matin afin de discuter des coûts du projet. «On a beaucoup de travail encore à faire, a-t-il dit. Il faut rentrer dans le détail des chiffres qui ont été présentés relativement récemment. Pour l'instant, il serait prématuré de tirer quelque conclusion que ce soit.»

M. Péladeau a affirmé lundi qu'un éventuel déplacement de l'édifice sur un terrain adjacent n'aurait pas d'incidence sur la valeur des droits d'identification que Quebecor a obtenus.

L'homme d'affaires ne s'est pas formalisé du fait que le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a visité l'été dernier le domaine du fondateur du conglomérat Power Corporation, Paul Desmarais, dont les journaux sont les principaux concurrents de Quebecor au Québec. «Je n'ai pas vu M. Bettman à Sagard, a-t-il dit. Je ne suis pas allé à Sagard.»

Par ailleurs, M. Péladeau n'a pas été en mesure de commenter un reportage faisant état du possible rachat de l'équipe des Coyotes de Phoenix, une transaction qui priverait Quebecor d'une option pour l'amphithéâtre de Québec. Selon le Phoenix Business Journal, la LNH serait sur le point de conclure une entente pour le rachat de l'équipe par un groupe dirigé par l'ancien chef de la direction des Sharks de San José, Greg Jamison, ce qui permettrait à la ville de l'Arizona de conserver le club sur place.
 
 
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  • Carole Dionne - Inscrite
    22 février 2012 09 h 04
    Labeaume commence à sentir la soupe chaude..
    Un peu trop chaude à son goût. IL a aimé faire le jard, maintenant il doit vivre avec ce qu'il a avancé aux citoyens de Québec. Il lui reste un peu de temps pour reculer mais cela regarderait très mal après tout le boucan qu'il a fait.

    Mais ce qui me fait peur, c'est Sam Hamad et le parti libéral. Le parti libéral est prêt à tout pour quelques votes. Le parti libéral ne dit pas non à des coûts supplémentaires. HUM, cela donne des sueurs dans le dos et près de mes poches.

    Déjà que $200 millions du gouvernement provincial, c'était beaucoup trop, imaginez si on fourni au dépassement!!!


    Labeaume s'est vanté qu'il arriverait dans les coûts, sans dépassement, maintenant qu'il agisse. Ou si cela dépasse, que les gens de la ville de Québec paient pour ces dépassements, ce sont eux qui ont voté pour Labeaume.


    Comme la Grèce: ce n,est pas aux autres à payer pour eux, sourtout notre déficit accumulé s'aggrave de jour en jour.


    N'oublions pas que le parti Québécois, avec la super chef Pauline Marois a voulu blindé ce contrat. Mme Marois est une personne très honnête amis elle a toujours manqué de jugement. Les garderies?
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  • H Pare - Inscrit
    22 février 2012 09 h 26
    Marois ou Charest
    C'est une erreur de jugement de blâmer Marois pour ies bévues de Charest.
    C'est tenter de détourner l'attention sur les vrais coupables.
    N'oublions pas qu'on a pas d'argent pour l'éducation mais on en a pour des amphithéâtres extrêmement coûteux.
    Pourquoi ne pas avoir investi dans l'Éducation en la rendant gratuite (faire les emprunts qu'il faut pour le réaliser) ce qui deviendrait un investissement ultra payant dans quelques 25 années...Beaucoup plus que n'importe quel joute de hockey avec des joueurs inconnus dans des amphithéâtres utopiques.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    22 février 2012 10 h 18
    Faire de la politique autrement.
    Ça devient très gênant pour Mesdames Marois, Maltais et le P.Q.

    Comment le Parti Québécois pourra critiquer honnêtement ce projet qu'ils ont accepté les yeux fermés? Il n'y a même pas un plan d'arrêté que déjà on parle de dépassement de coût.

    Montréal a son éléphant blanc, pourquoi pas Québec?
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  • petitbonheur - Inscrit
    22 février 2012 10 h 28
    PPP
    Aucun investisseur privé n a demontré d interet pour cet elephant blanc ,donc si cela n est pas rentable pour le privé pourquoi devrait t on financer un batiment qui sera administre par le privé et les miettes si il y en as pour la ville . pourquoi pas un PPP monsieur Charest ,meme aucun investiseur n est interessé par un PPP ,pas rentable. il y a facilement moyen d utiliser cet argent publique de facon plus productive
    J ai hate de voir une equipe a quebec mais pas a ce prix
    BLUTO
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  • meme40 - Inscrit
    22 février 2012 11 h 19
    QUEL HUMORISTE CE HAMAD!!!!
    Sic: L'avantage actuellement que nous avons dans la région de Québec, c'est que le projet n'est pas bâti quand vous êtes en construction... c'est plus difficile d'apporter des modifications...) Voilà,peut-être,une entrée en matière pour une commission qui tarde à démarrer.. Pour ce qui est de la consultation il n'y a rien de mieux que de consulter la reine des accommodements raisonnables..les coins ronds elle connait, et pas seulement ceux d'une patinoire. Cou donc,c'est l'amphithéâtre à P.K.P? Alors... qu'il sorte ses "bidous"
    Il y a des urgences au Québec. et pas toutes dans les hopitaux...il faut cesser de rire de nous.
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  • Louis16 - Inscrit
    22 février 2012 14 h 42
    Et paladeau
    Je me demande pourquoi Péladeau ne comble pas les écarts de coûts??????
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  • Visionnaire - Inscrit
    22 février 2012 16 h 59
    La combine
    Cela devient évident que le projet de Régis Premier va péter dans les 500 à 600 millions. Il a concocté avec le gouvernement Charest une combine: faire
    intervenir un tiers qui va rapidement conclure que 400 millions c'est pas
    suffisant. Et le bon peuple de la petite ville qui veut se faire aussi grosse
    que les grandes vont avler la couleuvre. Tout est bien planifié pour que la
    combine fonctionne.
    Allez, Jos Public, paye !
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    24 février 2012 08 h 26
    Le show continue
    On commence à dire entre les branches "de toute façon, le terrain contaminé, il faudrait l'enlever...". Donc, on pourrait le soustraire à l'évaluation des coûts...
    D'autres entourloupettes viendront.
    Je pariais il y a quelques semaines, un total de 750 à 850millions$ au grand total, j'opterais maintenant pour un plus gros chiffre, en comptant les bretelles, les infrastructures d'accès, l'aménagement urbain, les systèmes d'eau et d'égoût, le coût de financement du capital pendant l'ingénierie et la construction (courbe en S), sans oublier bien sûr les dépassements de coûts, les imprévus et diverses pénalités, que notre bon maire glissera (suivez mon regard) dans son périmètre comptable de "ville responsable". Citoyens, à vos portefeuilles!
    Ce projet est depuis ses débuts grotesque, mal ficelé et honteusement monté pour servir des intérêts privés. Le PQ, le PLQ, le maire Labeaume, même combat
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  • M. Miclot - Inscrit
    26 février 2012 11 h 52
    Après la langue de bois
    Voici le cerveau de bois de Sam Hamad. Risque de dépassement de coûts, voyons donc , ce n'est pas un risque mais une certitudeet le tout est de chiffrer ce dépassement . Tout ¨ça pour gagner le vote de quelques retardés qui se costument en Nordiques . Pas forts nos politiciens, pas des grosses têtes en tout cas.
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