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La mairesse

Michel David   30 mai 2009  Villes et régions
Quand Camille Laurin a annoncé son retour en politique, le 8 novembre 1991, The Gazette avait simplement titré: «He's back.» C'était comme si le monstre du Loch Ness avait brusquement surgi des eaux noires du lac Saint-Louis, face aux luxueuses résidences du West Island.

Jeudi, c'était au tour de son réputé chroniqueur municipal, Henry Aubin, de s'écrier «She's ba-a-a-ck!», she étant Louise Harel, dont les fusions forcées ont laissé à la communauté anglo-montréalaise un aussi mauvais souvenir que le Bill 101.

La perspective que l'ancienne ministre péquiste devienne mairesse de Montréal est une véritable abomination aux yeux de mon distingué collègue, qui avait jadis mené une intense campagne contre sa réforme. On peut présumer que cette opinion est partagée par la majorité des lecteurs de The Gazette et de la communauté anglophone.

Ce n'est évidemment pas la première fois que la rumeur envoie Mme Harel à la mairie. En août 1997, elle faisait déjà partie d'un groupe de personnalités qui auraient toutes été en mesure de détrôner Pierre Bourque, selon un sondage SOM. L'entrée en scène de Lucien Bouchard laissait cependant entrevoir la possibilité d'un troisième référendum, gagnant celui-là, et il était hors de question pour elle de demeurer sur la touche.

Si elles avaient été durables, les fusions (dont elle est à l'origine) auraient sans doute ruiné à jamais ses chances d'accéder à la mairie, en augmentant la proportion d'électeurs non francophones qui n'auraient jamais voté pour cette «pure et dure».

Paradoxalement, les défusions décrétées par le gouvernement Charest, qu'elle a combattues avec toute son énergie, augmentent ses chances de l'emporter. Selon le sondage Angus-Reid dont La Presse a publié les résultats il y a deux semaines, elle battrait le maire Tremblay de 19 points (45-26). Certes, il y a très loin d'un sondage aux urnes, et monter une organisation en cinq mois est un défi colossal, mais c'est maintenant ou jamais.

Hier, un lecteur du Devoir écrivait qu'un vote pour Louise Harel serait un vote pour Gérald Tremblay, puisque les voix de l'opposition seraient divisées, mais le même sondage indiquait que, à défaut d'un autre choix que celui qui s'offre actuellement aux électeurs, M. Tremblay se dirige vers une troisième victoire.

***

Les souverainistes ont toujours rêvé de voir un des leurs s'installer à l'hôtel de ville. Il n'est pas nécessaire d'être un grand stratège pour imaginer les avantages que cela présenterait dans l'éventualité d'un référendum ou simplement d'une élection.

Même si Jean Doré avait été attaché de presse de René Lévesque et que Pierre Bourque avait présidé l'association péquiste de L'Assomption, ces antécédents n'étaient pas matière à débat. En 2006, certains avaient pensé à Pauline Marois, mais l'affaire n'était pas allée très loin.

Bien sûr, M. Tremblay est fédéraliste, mais il n'a rien d'un fanatique. Plusieurs souverainistes n'ont eu aucun problème à travailler à ses côtés. Même s'il était toujours député libéral à l'Assemblée nationale lors du référendum, M. Tremblay faisait partie de ceux que le gouvernement Parizeau envisageait de nommer au sein du comité qui serait chargé de surveiller le bon déroulement des négociations avec le Canada anglais, si le oui l'emportait.

En revanche, Mme Harel a toujours été perçue comme une souverainiste radicale. Dans l'hypothèse d'un autre référendum, elle ne demeurerait certainement pas neutre. Sa candidature provoquerait inévitablement une polarisation de l'électorat encore jamais vue à Montréal.

Être souverainiste n'est cependant pas un gage d'incompétence. Jean-Paul L'Allier s'était rangé ouvertement dans le camp du oui, même si la population de Québec était très partagée. Cela ne l'a pas empêché de redynamiser sa ville de façon remarquable.

***

Soit, les fusions ont été réalisées de façon brutale, mais il est tout aussi évident que la structure actuelle rend la métropole ingouvernable, et on ne peut pas espérer que M. Tremblay revienne sur le compromis boiteux qu'il a lui-même proposé.

Pour autant qu'elle ne soit pas animée par un sentiment de vengeance, Mme Harel serait la plus apte à rétablir un meilleur équilibre. On ne répétera jamais assez que les manières doucereuses de Mme Harel cachent une politicienne rusée, pour ne pas dire machiavélique, qui trouve toujours le moyen d'arriver à ses fins.

Bien entendu, les anglophones vont faire bloc contre elle. Non seulement son anglais est pitoyable, mais elle n'a jamais caché que sa réforme avait aussi des motivations linguistiques. Dans son esprit comme dans celui de nombreux francophones, la présence de riches enclaves anglophones sur l'île avait des relents de colonialisme.

Ceux qui s'inquiètent de l'anglicisation de Montréal seraient cependant rassurés de voir arriver à l'hôtel de ville une femme qui a toujours été déterminée à faire en sorte que la métropole conserve et renforce son caractère français.

Ses convictions de gauche en irriteraient sans doute plusieurs, mais il n'est pas évident que la meilleure façon d'assurer une bonne qualité de vie aux Montréalais soit de laisser le champ libre aux développeurs.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    30 mai 2009 07 h 28
    Très bon choix comme maire de Montréal(Monique Legault)
    Il faut dire "Maire Louise Harel" et non mairesse.
    Cette dame en apparence douce, cache une détermination féroce et elle sait où elle veut aller. Il serait bon de voir un maire qui dirige vraiment notre ville et ne tremble pas devant le danger. Bonne chance Madame Harel!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    30 mai 2009 07 h 56
    Labaume est aussi péquiste
    Au Québec, presque toutes les mairies appartiennent aux Libéraux. Avec l'élection d'Iggy bientot, tout le Québec va être rouge. Sauf la mairie de Québec, ville de Gaulois
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  • Nicole Lamoureux - Inscrite
    30 mai 2009 08 h 11
    Oui à Mme Harel
    Mme Harel sera un phare pour le P.Q après l'élection du P.Q en 2013. Les souverainistes avons les planètes qui s'alignent en notre faveur et nous ne devons pas perdre cette chance.
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  • Etienne Merven - Inscrit
    30 mai 2009 09 h 34
    Est-ce une bonne idée...
    de porter à la mairie de Montréal Louis Harel, la cheville ouvrière des fusions, qui sont loin d'avoir produit les résultats escomptés et qui ont mécontenté tant de gens?
    Les gens ont la mémoire trop courte, des fois!
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  • Guy Dupont - Abonné
    30 mai 2009 10 h 10
    L'importance d'être mairesse.
    Montréal et l'ensemble du québec à besoin de femme qui s'occupe de la politique municipale.En général,ces dernières sont en mesure de faire les choses différemment.Eviter le copinage et avoir la crédibilitée pour insufler un mouvement d'espoir à la population de Montréal ,voilà en outre ce que Mme Harel peut faire.
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  • Jean-Guy Aubé - Abonné
    30 mai 2009 10 h 30
    Mme Harel as-t-elle vraiment des chances de gagner?
    Pour gagner, il faudrait qu'elle bouffe le parti vision Montréal et qu'elle en devienne la cheffe. Si elle forme un nouveau parti, cela fera 4 partis à Montréal (projet Mtl, Vision Montréal, Union Montréal et Parti non identifié de Louise Harel) Avec 4 partis (l'odeur de scandale autour du parti du Maire Tremblay vas sûrement l'affaiblir, mais il est certain que les anglophones vont voter massivement pour lui), il est très difficile à ce moment-ci de prédire qui sera le vainqueur.

    À 3 partis, si elle prend la chefferie de Vision Monrtréal en tassant Labonté, elle aurait déjà plus de chances, mais cela reléguerait encore Projet Montréal de Richard Bergeron, qui représente le seul véritable renouveau politique dans cette élection dans les limbes en dehors du Plateau Mont Royal.

    Ce territoire semble être en passe de devenir un laboratoire politique pour renouveler la manière de faire de la politique avec Amir Khadir comme député au provincial et Richard Bergeron et la conseillère municipale Josée Duplessis qui vient de rejoindre Projet Montréal.

    Madame Harel est quand même une politicienne traditionnelle, sa façon brutale d'avoir imposé les fusions et l'obligation qu'a eu le gouvernement Charest de faire des référendums sur les défusions pour remettre un peu de démocratie dans le processsus)laisse présager une manière autoritaire de faire les choses de sa part. (Une main de fer dans un gant de velours).

    Elle critique l'enflure bureaucratique qu'ont pris les arrondissements, mais c'est elle qui a conçu ces structures municipales avec les fusions forcées.

    C'est triste qu'une candidature vedette en vienne à saccager tout le travail de terrain élaboré petit à petit mais de façon soutenue et en progression constante par Projet Montréal et Richard Bergeron.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    30 mai 2009 11 h 20
    La Gazette : sans intérêt !
    Ce n'est pas d'hier que la Gazette aime diaboliser les politiciens péquistes qui ne font pas son affaire. Une raison de plus pour ignorer ce journal !

    Quant à Mme Harel, rappelons que sa possible candidature à la mairie de Montréal reçoit de nombreux appuis, non seulement parmi les électeurs francophones, mais aussi parmi ceux des communautés culturelles !
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    30 mai 2009 14 h 05
    Ce sera un vote polarisé
    Rappelez-vous Pierre Bourque. comment il a réussi à se faire réélire alors qu'en début de campagne, tout le monde voulait lui sauter à la gorge.
    Espérons que, pour cette fois, CETTE FOIS, la démagogie ne l'emportera pas sur la compétence. Que ce soit au niveau municipal, provincial ou fédéral, on a rarement été aussi mal servi.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    30 mai 2009 14 h 09
    À ne pas confondre...
    Les convictions personnelles de quelqu'un avec les idéologies d'un parti. Pour moi, madame Harel est une femme de conviction; tandis que les idéologies, au fond, sont surtout faites pour ceux qui n'en ont pas.

    jm
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    30 mai 2009 16 h 37
    @ M.Merven
    Qui écrit : «Louis Harel, la cheville ouvrière des fusions, qui sont loin d'avoir produit les résultats escomptés et qui ont mécontenté tant de gens?»

    En français, faut mettre un e quand c'est féminin et ce n'est pas la fusion municipale qui a été l'erreur, c'est la refusion partielle libérale provinciale pour les séparatistes anglophones de l'Ouest montréalais.

    La Ville de Toronto a réussi sa fusion parce qu'elle n'avait pas de séparatiste francophone de l'est, elle.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    30 mai 2009 17 h 19
    La mairesse...
    "Mme Harel sera un phare pour le P.Q après l'élection du P.Q en 2013." (N.Lamoureux)

    Nous n'avons pas besoin d'une mairesse devenue "gaga"....en 20l3! Le mieux serait qu'elle retourne se bercer! Si elle n'était plus d'aucune utilité pour le PQ; ce qui justifiait sa mise à la retraite, en quoi pourrait-elle servir la ville de Montréal. Pas besoin de ses plans machiavéliques... une fois suffit!
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    30 mai 2009 18 h 15
    Les intérêts des Montréalais passent en premier ; La rancune, après!
    Bonjour,

    Pourquoi pas, Monsieur Mervin?

    Les intérêts des Montréalais passent en premier, non? Et à moins d'être un fédéraliste "pur et dur", cette désorganisation civile ne peut continuer.

    Si Toronto (qui a imposé la fusion) a réussi a en faire un pôle économique encore plus important, pourquoi Montréal n'a pas réussi ?
    Tout simplement parce que le PLQ -- par pure partisannerie pour prendre le pouvoir en 2003 -- s'est conduit comme un naufrageur ou s'y vous préférez un déconstructeur! Et je suis gentil !

    .......« Les gens ont la mémoire trop courte, des fois!» dites-vous.

    La rancune est mauvaise conseillère! Oubliez, donc la personne et soyez positif et demandez-vous :

    - Est-ce qu'elle a touchée la corde sensible en disant que Montréal a une structure paralysante, qui doit être modifiée?

    - A-t-elle les capacités (même si elle doit améliorer son anglais) de diriger cette ville?

    Si oui, ne faite pas de partisannerie ridicule, et appuyez-là si vous êtes Montréalais ; comme Gesca (qui avait appuyé une île une ville) devra le faire s'il veut défendre les intérêts de notre grande Métropole!

    Bonne journée,
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  • Paul Rodgers - Inscrit
    31 mai 2009 06 h 53
    @Oui à Mme Harel
    Ou en serions-nous au Québec si tous les souverainistes se présentaient aux consultations municipales et nationales comme ils le font lors d'un référendum ? L.État du Québec serait indépendant depuis longtemps...
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    31 mai 2009 07 h 03
    Un lien à visiter pour plus de précisions
    Je vous invite à consulter ces précisions de Louise Harel, si ce n'est déjà fait.

    arrondissement.com

    @ monsieur Rodrique Tremblay:
    Selon vous, monsieur Labaume est péquiste?
    On n'a qu'à se rappeler ses interventions et son laisser-faire devant le gouvernement fédéral lors du 400e de Québec et la commémoration de la bataille des Plaines d'Abraham! De toute évidence, monsieur Labaume n'est pas militant péquiste... ni souverainiste comme l'était Jean-Paul Lallier.
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  • Paul Rodgers - Inscrit
    31 mai 2009 07 h 05
    The Gazette et le syndrome des Plaines d'Abraham...
    Ce torchon colonialiste est toujours en mode syndrome des Plaines d'Abraham. Depuis sa triste création que tout ce qui attise l'émancipation du peuple conquit agresse son bas instinct de colonisateur.

    Ses « White Rhodesians » se comportent toujours comme ils le faisaient durant les périodes les plus sombres de l'Empire britannique.

    Pour cette sous-espèce colonisatrice, la « Province of Québec » est toujours une colonie de conquêtes à garder sous sa botte.

    Sans ses canayens collabos, dits fédérastes, cette triste minorité retrouverait sa vraie insignifiance.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    31 mai 2009 07 h 21
    Harel
    Les fusions forcés n'était pas une bonne idée. Après la pitotable administration Doré, qui a mit Montréal complètement dans le trou, Québec, avec Louise Harel à sa tête, n'ont rien trouvé de mieux à faire que de forcer les villes de banlieus sur l'île de Montréal à joindre le désastre de Montréal. Si tu as deux paniers de pommes, un panier sain, et l'autre panier avec des pommes pourris, la solution n'est pas de mélanger les deux paniers. Pourtant c'est bien ce que Québec à fait.

    On va amener Louise Harel à Montréal pour qu'elle achèvent de détruire les villes de banlieus sur l'île de Montréal. Ça va donner quoi ? Encore plus de désastres ...
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  • Jean Desjardins - Abonné
    31 mai 2009 11 h 48
    Leadership, idées et courage...
    Je ne pourrais qu'applaudir à ce que madame Harel devienne mairesse de Montréal. 60 ans et ayant conservé une belle fraîcheur, feuille de route éloquente, pas besoin de faire la roue à la manière du paon pour prouver qu'elle vaut quelque chose..., travaillante et vaillante !

    Enfin, quelqu'un qui a du leadership, des idées ...et le courage de les mettre en oeuvre. Quelle bouffée d'air frais ce serait, pour les Montréalais, ...en attendant un changement de garde 'javellisant' au parlement de Québec. Enfin, le début d'un retour de gouvernants inspirants !!!

    Pour celles et ceux qui lui reprochent les fusions municipales, regardez de l'autre côté de la clôture du Québec ce qui a contribué à faire le succès de plusieurs grandes villes modernes et vous constaterez le peu de vision de ceux qui, par pure partisannerie et opportunisme (ou pire, par pure francophobie...), ont fait un croc-en-jambe à ce projet progressiste de madame Harel et de son gouvernement. Je parle, bien sûr, du temps où le gouvernement québécois avait les deux mains sur le volant ...et le pied sur la pédale à gaz (et non sur les freins) quand c'était le temps de le faire !

    Pour celles et ceux qui anticipent qu'elle 'diviserait' les Montréalais, branchez-vous ! On partitionne ou on fusionne ? On simplifie ou on complexifie ? On avance ou on recule ? On s'accroche à notre petit esprit de clocher ou on arrive au XXIe siècle ?

    Jean Desjardins
    Laval
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  • Louise Saint-Pierre - Abonné
    31 mai 2009 12 h 32
    Le sexisme et l'âgisme sont-ils plus acceptables que le racisme?
    A Monsieur Richard Desrosiers,
    Votre texte est très offensant, pour Madame Harel, et aussi pour toutes les personnes âgées. Les expressions de «vieille branche», »passée date», «patente du passé» sont d'une grossièreté inacceptable. On peut n'être pas d'accord avec les convictions politiques de Madame Harel, rien n'empêche que cette femme a représenté son compté pendant de nombreuses années, avec fidélité, conviction et cohérence. Elle a pu déplaire à certains, faire des erreurs, qui n'en fait pas au cours d'une aussi longue carrière politique?
    Madame Harel a été une parlementaire active et écoutée; elle est de ceux et celles qui font bouger les choses. Ce qui n'est pas le cas d'un bon nombre de députés, (même des hommes,oui, oui) plus jeunes qu'elle, qui n'ouvrent jamais la bouche et se contentent d'applaudir leur chef.
    Et, dites, Monsieur Desrosiers, s'il se fût agi de «Monsieur Louis Harel» auriez-vous employé la même terminologie outrageante?
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  • Paul Rodgers - Inscrit
    31 mai 2009 16 h 37
    @ Labaume est aussi péquiste
    Ce qui ne fait pas de lui un souverainiste...Il laisse l'impression d'être doté du même type de colonne vertébrale qui courbe John James Charest... Péquiste, possible. Souverainiste, on repassera.
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