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En bref - Le maire de Huntingdon contre l'OQLF

Le Devoir   12 janvier 2012  Villes et régions
Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, a averti hier l'Office québécois de la langue française (OQLF) qu'«il est inutile de gaspiller des fonds publics pour faire appliquer» la Charte de la langue française par son administration.

«Toutes nos institutions ici fonctionnent en harmonie dans les deux langues. Fichez-nous la paix! Je n'ai que faire des insécures [sic] et des pauvres culturels que sont les tricotés serrés de la langue française qui ne vivent qu'en fonction de l'heure de leur disparition en Amérique», a déclaré M. Gendron par voie de communiqué, soulignant avoir «l'obligation éthique» et «le devoir moral» de servir environ 40 % de la population en anglais. Disant «poursuivre une politique de bilinguisme intégral», le maire Stéphane Gendron n'hésitera pas à utiliser les deniers publics «afin de payer les contraventions de l'Office». L'OQLF aurait institué une enquête à la suite d'une plainte portant sur l'application de la Charte par la Ville.
 
 
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  • Dorisl - Inscrit
    12 janvier 2012 07 h 41
    Respect de la langue parlée et écrite
    Autrefois, j’ai visité une province à l’ouest du Québec, dans le Canada. J’ai respecté les anglophones et, je me suis exprimé en anglais.

    Pourquoi n’en serait-il pas ainsi au Québec où dans un document officiel, Sa Majesté s’était engagé à respecter notre langue française et notre religion?
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  • parade21 - Abonné
    12 janvier 2012 08 h 10
    le colonisé de service
    Je suggère vivement à M. Gendron de lire Albert Memmi, le portrait du colonisé. Aucun doute, il va se reconnaître et peut-être même s'engager sur la voie de la guérison.
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  • Mimi37 - Inscrit
    12 janvier 2012 09 h 15
    Bravo!
    Je ne suis pas toujours d'accord avec M. Gendron mais ici, je lui dis BRAVO!

    Contrairement aux montréalais qui ont un complexe d'infériorité inconmensurables et voient des "anglâ" dans leurs soupes, monsieur Gendron lui n'a pas peur NI de son ombre et encore moins des anglophones.
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  • Louis16 - Inscrit
    12 janvier 2012 10 h 55
    Porte ouverte
    Bonjour,

    Qu'arriverait-il si lors d'une élection municipale, M.le maire était remplacé par un anglophone uniligue comme ce fut le cas pour l'entraineur chef du Canadien
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  • parade21 - Abonné
    12 janvier 2012 21 h 20
    Une municipalité est-elle une entité politique autonome?
    M. Gendron, maire de Huntingdon, aurait certainement apprécié être un Seigneur vivant en ses terres avec des pouvoirs très étendus sur ses censitaires. Droit de justice haute et basse. Pouvoir religieux. Droit de lever une armée de mercenaires pour défendre sa bourgade. Droit de lever des taxes, bien entendu et d'en inventer au besoin.

    Autre temps, autres moeurs. Une municipalité, de par la constitution, n'a pas droit à une reconnaissance constitutionnelle. Elle est surtout une entité administrative. Et une municipalité n'a certainement pas les moyens de vivre sans le soutien du gouvernement du Québec et donc de la très grande majorité de la population qui est francophone et qui lui fournit les moyens financiers et légaux de pouvoir continuer de faire exister sa municipalité. Mais M. Gendron se croit au dessus des lois. Et il se permet de dire que sa municipalité paiera les amendes que l'OQLF transmettra aux citoyens de Huntingdon, le cas échéant. Ce qui signifie que la vaste majorité de la population francophone du Québec paiera pour une minorité d'irréductible de la tribu des Angles.

    Un autre exemple du retour du mépris à l'endroit des Québécois, conséquence du déclin récent du mouvement souverainiste. Il faut se redonner un rapport de force politique, seul moyen de nous faire respecter. La raison du plus fort est, encore aujourd'hui, toujours la meilleure

    Tiens, je lui suggère de changer le nom de sa ville. Elle s'appellera dorénavant Gendronville/Gendrontown!
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  • Patrick M - Inscrit
    12 janvier 2012 21 h 43
    Pourquoi accomoder un peuple qui ne nous respecte même pas dans le roc
    Moi, je ne voie pas pourquoi les anglophones devraient avoir les mêmes droits que les francophones au Québec quand, dans le Canada-anglais, mêmes les villes à plus de 40% de francophones n'ont même pas droit au strict minimum dans leur langue.

    Il faudrait accomoder sa majesté l'anglophone ici au Québec alors qu'eux autres ils ne se souçient pas le moindrement des minorités francophones dans le reste du Canada.

    Si nous nous n'avons aucun droit, bien eux autres n'ont pas à en avoir davantage. Ça n'a pas rapport avec une peur quelconque, ça a rapport avec la J U S T I C E!!!

    N'oublions pas l'époque du Speak White et que jusqu'à la loi 101, on nous imposait l'anglais en public même si nous étions plus de 80% de francophones. Un moment donné, il va falloir cesser de toujours prendre en pitié un peuple qui nous a toujours méprisé et otés tous nos droits même chez nous. Ils ont interdit l'apprentissage du français au Canada pendant 100 ans jusqu'à ce qu'il disparaisse.

    Et là, avec le QLP au Québec, on tente de nous ramener à cette époque en nous imposant l'anglais au travail et en affichant de plus en plus exclusivement en anglais en public. Ils ne sont pas à prendre en pité les anglophones au Qc. Ils ont tous les droits déjà. Tout. Ils peuvent vivre en anglais comme bon leur semble alors qu'aucun francophone hors-Québec n'aura ce privilège.

    Se mettre à genoux devant eux un moment donné, ça va faire!
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  • Mimi37 - Inscrit
    12 janvier 2012 22 h 10
    Le Qc une entité également
    Puisque la municipalité n'est qu'une entité administrative de la Province, la Province elle (Qc) est donc elle aussi "une entité administrative" avec tous les milliards qui lui parvient d'Ottawa.

    Pour ce qui est du mythe que les francophones hors Qc n'auraient absolument aucun avantage, certains devraient sortir de leur cage pour voir ce qui se passe ailleur au Canada en ce qui conçerne les francophones.
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  • Jean-Philippe Chaussee - Inscrit
    20 janvier 2012 21 h 58
    Mêlez-vous de vos affaires!
    On dirais qu'a chaque fois que des séparatistes vois quel qu'un qui est en désaccord avec eux ils s'empressent de leur craché dessus, de les accusées de trahison, de versé leur venin séparatistes et leur attaque les plus vicieuses. Mais en réalité, ce n'es pas de vos affaires. Si une ville décide d'être bilingue, c'est leur choix. Pas celui d'un séparatiste de Québec qui veux se vengé de ne pas obtenir de services en Français dans un village de la Saskatchewan. Je trouve que les séparatistes on ironiquement une attitude très colonisatrice et impérialiste envers ceux qui ose allé a l’encontre de leur volonté.
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  • dragon - Abonné
    22 février 2012 10 h 05
    1 1=2.
    Vous connaissez l'expression «l'arbre cache la forêt»? Monsieur Gendron a trouvé comment se promener avec un arbre attaché à sa casquette; lequel arbre, évidemment, l'empêche de voir la forêt. Et il aime son arbre!

    Pourtant il ne faut pas être fort en calcul pour conclure la position du français en Amérique du Nord. Il y a une immense forêt démophique anglophone, dans laquelle se trouve une colline francophonne avec fleurdelysé. Pas besoin d'être fort en déduction pour conclure que la position relative du français en Amérique du Nord est et demeurera fragile. C'est une simple règle du nombre.

    Alors que faire? Sommairement, il y a deux possibilités. Ou bien on défend proactivement la langue française en en faisant une promotion légale et pratique actives. Ou bien on se laisse couler, coloniser linguistiquement, et disparaître. «Think big», Stéphane!
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