Migration interrégionale - L'Abitibi et la Côte-Nord ont gagné des résidants
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Montréal a continué de perdre des jeunes familles au profit de sa banlieue.
Contrairement aux années précédentes, les régions de l'Abitibi-Témiscamingue et de la Côte-Nord ont gagné plus de résidants qu'elles n'en ont perdu l'an dernier. C'est le constat qui se dégage des données publiées hier par l'Institut de la statistique du Québec sur la migration interrégionale au Québec.
Alors que l'Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord avaient l'habitude d'afficher des soldes migratoires négatifs de plusieurs centaines de personnes année après année, elles ont enregistré de légers gains en 2010-2011, avec un bilan de 53 personnes de plus pour l'Abitibi-Témiscamingue et de 37 pour la Côte-Nord.
«On s'est rendu compte que, pour la plupart des régions éloignées, dont l'Abitibi-Témiscamingue, il y a beaucoup moins d'habitants qui quittaient la région qu'auparavant, donc une plus grande rétention des résidants. La Côte-Nord diffère un peu car on observe qu'un peu plus de personnes migrent vers cette région et plus d'enfants aussi», constate Jean-François Lachance, démographe à l'Institut de la statistique.
Montréal vs les banlieues
L'exode vers les banlieues se poursuit dans la métropole. Ainsi, on constate à Montréal une perte nette de 22 207 habitants en 2010-2011, un bilan semblable à celui des années précédentes, alors que les régions adjacentes font des gains. C'est Lanaudière qui affiche le meilleur bilan, avec un taux de 0,84 %, suivie par les Laurentides, Laval et la Montérégie.
En observant le taux de migration des enfants de 14 ans et moins et des groupes âgés de 25 à 44 ans, l'Institut de la statistique note que les jeunes familles continuent de quitter l'île de Montréal pour s'établir en banlieue. En revanche, les 15 à 24 ans sont plus nombreux à s'installer à Montréal pour poursuivre leurs études postsecondaires.
«Montréal est désavantagée du point de vue de la migration interrégionale, mais elle continue d'accueillir 65 % des immigrants récents et le nombre de naissances est supérieur au nombre de décès. Alors, ça serait faux de dire que la population de Montréal est en décroissance», fait remarquer M. Lachance.
De son côté, la région de Québec continue d'attirer plus d'habitants qu'elle n'en perd, et les données sont particulièrement élevées chez les jeunes de 15 à 24 ans.
Alors que l'Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord avaient l'habitude d'afficher des soldes migratoires négatifs de plusieurs centaines de personnes année après année, elles ont enregistré de légers gains en 2010-2011, avec un bilan de 53 personnes de plus pour l'Abitibi-Témiscamingue et de 37 pour la Côte-Nord.
«On s'est rendu compte que, pour la plupart des régions éloignées, dont l'Abitibi-Témiscamingue, il y a beaucoup moins d'habitants qui quittaient la région qu'auparavant, donc une plus grande rétention des résidants. La Côte-Nord diffère un peu car on observe qu'un peu plus de personnes migrent vers cette région et plus d'enfants aussi», constate Jean-François Lachance, démographe à l'Institut de la statistique.
Montréal vs les banlieues
L'exode vers les banlieues se poursuit dans la métropole. Ainsi, on constate à Montréal une perte nette de 22 207 habitants en 2010-2011, un bilan semblable à celui des années précédentes, alors que les régions adjacentes font des gains. C'est Lanaudière qui affiche le meilleur bilan, avec un taux de 0,84 %, suivie par les Laurentides, Laval et la Montérégie.
En observant le taux de migration des enfants de 14 ans et moins et des groupes âgés de 25 à 44 ans, l'Institut de la statistique note que les jeunes familles continuent de quitter l'île de Montréal pour s'établir en banlieue. En revanche, les 15 à 24 ans sont plus nombreux à s'installer à Montréal pour poursuivre leurs études postsecondaires.
«Montréal est désavantagée du point de vue de la migration interrégionale, mais elle continue d'accueillir 65 % des immigrants récents et le nombre de naissances est supérieur au nombre de décès. Alors, ça serait faux de dire que la population de Montréal est en décroissance», fait remarquer M. Lachance.
De son côté, la région de Québec continue d'attirer plus d'habitants qu'elle n'en perd, et les données sont particulièrement élevées chez les jeunes de 15 à 24 ans.
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