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Stationner comme si c'était un droit - À la conquête de l'espace

Montréal et Québec tenteront d'éliminer les surfaces de stationnement qui défigurent le paysage urbain

Jeanne Corriveau   18 février 2012  Villes et régions
Tout en reconnaissant qu’il y aura toujours des gens qui auront besoin de leur voiture, Montréal souhaite d’éliminer les aires de stationnement à ciel ouvert, inesthétiques dans le paysage urbain.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Tout en reconnaissant qu’il y aura toujours des gens qui auront besoin de leur voiture, Montréal souhaite d’éliminer les aires de stationnement à ciel ouvert, inesthétiques dans le paysage urbain.
Les détracteurs de l'automobile soutiennent que l'existence d'une voiture se résume essentiellement à se déplacer d'un stationnement à un autre. Or, une voiture garée occupe beaucoup d'espace, lequel est précieux en milieu urbain, ce qui incite les villes à repenser la gestion du stationnement.

«Dites-moi où, dans la Constitution, on garantit le droit au parking», a déjà dit l'ex-maire de Bogotá, Enrique Peñalosa. Excédé de voir les trottoirs de sa ville encombrés en permanence par des voitures stationnées, M. Peñalosa avait encouragé la construction de stationnements hors rue. Il a toujours soutenu que le stationnement n'était pas un service que la Ville se devait de fournir, mais qu'il appartenait aux entreprises privées de le faire: «Est-ce que la Ville me fournit un placard pour entreposer mes chaussures? Non. Et elle ne devrait pas me donner un espace de stationnement pour y garer ma voiture.»

Pendant des décennies, les Montréalais ont pu utiliser la rue gratuitement pour garer leur voiture. C'est encore le cas dans de nombreux quartiers résidentiels. Lorsque les vignettes ont été introduites, elles visaient essentiellement à assurer aux résidants une place de stationnement à proximité de leur demeure. Avec le temps, les coûts ont augmenté. À 140 $, la vignette du Plateau est désormais la plus chère du territoire montréalais, mais son coût s'apparente à celle de 160 $ imposée aux Torontois.

Professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal, Paul Lewis estime que 140 $, c'est encore trop peu. «Au centre-ville de Montréal, sur le Plateau et à Outremont, le stationnement vaut relativement cher parce qu'on manque d'espace. C'est un peu normal que les automobilistes en paient au moins une partie, d'autant plus qu'une bonne proportion de la population n'est pas motorisée. Ce n'est pas normal que mon voisin, qui n'a pas de voiture, paie pour que moi, je puisse me stationner gratuitement dans la rue.» Déneiger sa propre entrée de garage peut coûter plusieurs centaines de dollars par année, mais la rue, elle, est déneigée aux frais de l'ensemble des contribuables, rappelle-t-il.

Le Plan de mobilité durable de 2010 de la Ville de Québec faisait le constat suivant: «Une automobile exige, au minimum, quatre espaces de stationnement, compte tenu des occasions de déplacement dans une ville au cours d'une certaine période de temps. Il y a donc un coût au stationnement et il doit être assumé avant tout par les utilisateurs.»

Coûteux stationnement

Le stationnement sur rue est une forme de subvention accordée par les villes aux automobilistes, estime Daniel Bouchard, responsable du dossier transport au Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal. Au cours des derniers mois, il s'est intéressé au phénomène du stationnement et publiera sous peu un guide destiné aux décideurs sur le sujet.

Dans les faits, le stationnement en bordure de rue est très coûteux pour les villes, soutient M. Bouchard. Se basant sur les travaux effectués par Todd Litman, directeur du Victoria Transport Policy Institute, M. Bouchard évalue qu'une place de stationnement sur rue dans les quartiers centraux de Montréal peut coûter à la Ville plus de 1000 $ par année en raison des coûts de construction et d'entretien.

Or, ce précieux espace pourrait être utilisé à d'autres fins, fait-il valoir. «Il y a plein d'autres finalités, mais c'est nous, collectivement, qui tenons pour acquis qu'on doive laisser gratuitement des espaces de stationnement.» Dans bon nombre de rues montréalaises, 50 % de l'espace au sol, voire davantage, est occupé par des véhicules, signale-t-il.

La bataille des normes maximales

Au fil des dernières décennies, les villes n'ont pas lésiné sur le nombre de places de stationnement offertes aux automobilistes. Dans son Plan de mobilité durable, la Ville de Québec a d'ailleurs reconnu que les villes avaient leur part de responsabilité. «Les villes affectent au stationnement une portion considérable de leur espace. Selon certaines évaluations, les exigences réglementaires des villes à l'égard des espaces de stationnement qui sont requis lors de la construction des immeubles résidentiels et commerciaux peuvent correspondre au double des besoins réels», peut-on lire dans le document.

Le groupe Vivre en ville, qui milite pour réduire la place de l'automobile en ville, veut faire du stationnement son cheval de bataille au cours des prochains mois. «À mon sens, c'est le principal gain à obtenir de la nouvelle Loi sur l'aménagement et l'urbanisme», affirme son président, Alexandre Turgeon.

Montréal et Québec resserrent les règles

Le groupe réclame que la loi soit modifiée pour forcer les villes à imposer des maximums de ca-ses de stationnement pour les nouveaux projets immobiliers. Actuellement, c'est le con-traire. Les villes imposent un minimum d'espaces de stationnements.

Un minimum trop grand, selon M. Turgeon. «Les normes minimales sont hallucinamment [sic] trop élevées partout à Québec en matière de stationnement. [...] En l'introduisant dans la loi, tu leur envoies [aux villes] un alignement sur la façon dont elles doivent penser la mobilité dorénavant.»

La Ville de Québec compte faire le virage vers des normes maximales d'ici deux ans dans le cadre de la refonte de son Plan d'urbanisme. Mais reste à savoir quelles normes maximales on imposera. Actuellement, les rares secteurs du centre-ville à en avoir imposent une norme maximale de deux stationnements par résidence pour les immeubles à logements.

À Montréal, les exigences en matière de stationnement dans les immeubles neufs ont changé depuis les fusions municipales. Ainsi, en 1994 et 2001, le règlement imposait des minimums aux promoteurs. À titre d'exemple, un immeuble de trois logements devait comporter au moins deux espaces de stationnement ou un maximum de six.

Après les fusions, certains arrondissements ont adopté des règles plus souples. C'est le cas de Rosemont-La Petite-Patrie qui a autorisé une coopérative d'habitation de 150 logements située à proximité de la station de métro Rosemont à réduire à 12 le nombre de cases de stationnement. Le Plateau-Mont-Royal a carrément aboli la nécessité d'inclure des stationnements dans les nouveaux immeubles.

Mesures incitatives

En proposant des stationnements gratuits à leurs employés, certaines entreprises ne font rien pour les encourager à modifier leurs habitudes de déplacement. Dans la capitale, le gouvernement du Québec a fait la preuve qu'il valait la peine d'être moins généreux. En cessant de rembourser les coûts de stationnement de ses employés, il y a quelques années, l'État a incité un grand nombre de fonctionnaires à se tourner vers le transport collectif.

Le Plan de transport de la Ville de Montréal lancé en 2008 prévoyait aussi ce type de mesure incitative, mais concrètement, les initiatives sont demeurées timides.

Stationnements de surface

Les stationnements de surface ont défiguré de nombreuses villes nord-américaines. Tout en reconnaissant qu'il y aura toujours des gens qui auront besoin de leur voiture, Montréal tente d'éliminer les aires de stationnement à ciel ouvert, inesthétiques dans le paysage urbain.

La vingtaine de projets immobiliers en cours de réalisation au centre-ville feront disparaître des stationnements à ciel ouvert. Comme la demande en stationnements demeure importante, la construction d'espaces en souterrain est privilégiée. En revanche, l'aménagement d'une place en souterrain est fort coûteux, soit entre 25 000 $ et 40 000 $.

***

Avec la collaboration d'Isabelle Porter
 
 
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  • France Marcotte - Abonnée
    18 février 2012 20 h 12
    C'est bien vrai!
    «Est-ce que la Ville me fournit un placard pour entreposer mes chaussures? Non. Et elle ne devrait pas me donner un espace de stationnement pour y garer ma voiture.»

    Fou, je n'y avais jamais vraiment pensé!
    La voiture a tout envahi et on l'accepte comme allant de soi alors que c'est très étrange quand on y pense.
    Tout cet espace gommé pour des voitures qui dorment, quoi, 95% du temps?
    C'est délirant...et si laid.
    Bien d'accord pour ces mesures gentiment incitatives.

    Et déjà on peut faire un bout de chemin par soi-même.
    Il n'est pas difficile du tout quand on n'y habite pas d'avoir comme principe de ne jamais aller au centre-ville en voiture dans une ville comme Montréal.
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  • France Marcotte - Abonnée
    19 février 2012 05 h 30
    J'aurais pu ajouter...
    De la même manière qu'on enlève sans se faire prier ses chaussures en entrant dans une maison.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    19 février 2012 08 h 16
    Que voila des principes beaux et attirants
    Mais la réalité est bien différente.
    Sans parking une ville est morte, surtout en Amérique du nord.
    Si vous voulez me dire de prendre un bus pour allez comme hier soir au restaurant à Montréal, autant me dire de rester sur la rive sud, même si les ponts sont dégagés. J'ai mis 17 minutes pour revenir chez moi à partir de Beaver Hill et j'ai eu relativement peu de temps pour trouver une place.
    Si vous enlevez des places de parking, vous ôtez le pain de la bouche des commerçant, tout simplement, vous étouffez la ville comme à Chicago...
    La ville de Montréal devient de moins en moins attirante pour les gens qui veulent un peu de paix et un environnement calme pour les enfants.
    Prendre le bus le soir est impossible, on attend plus de 30 minutes aux coins des rues, quand il y en a et le prix pour deux est plus chère que le prix du voyage en voiture, je parle pas pour 4....

    Mes 3 enfants à 20 ans, ont émigrés de La Prairie au plateau, acheté un logement, l'on revendu quand est venu le temps d'agrandir la famille, pour revenir sur la rive sud. Il pourrait pas refaire ça actuellement, la ville est tout simplement trop chère pour un premier achat.
    L'achat de son logement est une aide précieuse pour que la pension qu'on recevra, soit suffisante pour vivre une vieillesse convenable. Un pensionné qui est à loyer doit débourser plus que la moitié de sa pension pour se loger...
    Montréal est condamné à se contenté d'une majorité de locataire, en vélo et métro, parce que le prix du loyer est devenu exorbitant et je parle pas des taxes et coût du parking.
    La plupart des cols bleus de Montréal, ne demeurent pas sur l'île, chercher l'erreur...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    19 février 2012 09 h 29
    La trop grande place que prend l'automobile empiète sur la qualité de la vie.
    Ce que je déplore, il faut finir par toucher au portefeuille des conducteurs automobiles pour qu'ils comprennent finalement le bon sens. La voiture sauve beaucoup de temps, il faudrait donc travailler aussi en parallèle sur l'amélioration du transport en commun.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    19 février 2012 09 h 37
    Utilisateur payeur
    Je n'ai aucun probleme avec l'utilisateur payeur a la condition que cela s'applique aussi au transport en commun. Comme m. Kamps le dit, On va tout simplement aider les commercces hors de l'ile en décourageant les gens d'aller a Mtl. J'ai moi meme cesser d'y aller et déménager ma PME sur la rive sud. Il va falloir comprendre que si on veut que les gens prennent moins l'auto, il faut améliorer l'offre d'alternative et non passer son temps a collecter des $$.
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  • Vincent Bussière - Abonné
    19 février 2012 10 h 10
    Et ta soeur?
    Vous oubliez un petit détail sans impportance, la taxe d'affaire déguisée en taxes sur les immeubles non résidentiels c'est de la tarte peut-être? Qui la paie sinon les commerçants et les bureaux d'affaires? Tuez les commerces mes amis! vous irez magasiner sur la rive sud ou ailleurs mais pas près de chez vous à Rosemont ou sur le Plateau ou sur la Promenadce Ontario.
    Arrêtez les grands débats auto vs piétons ou cyclistes trouvons des solutions!
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  • Mbotemingi - Abonné
    19 février 2012 10 h 20
    Que de belles paroles
    Merci M. Kamps. Ceux et celles qui écrivent de telles sottises doivent certainement avoir un chauffeur pour les conduire à leur bureau. Je ne comprends pas pourquoi seuls les automobilistes aient à supporter le coût d'un .environnement sain. Il n'y a pas que l'air dan sl'environnement, il y a aussi le civisme. Pour ma part j'évite Montréal autant que faire se peut, car je déteste avoir à partager la rue avec des cyclistes qui manquent de civisme, qui ne se préoccupent pas de respecter les règles de la sécurité routière, qui circurlent à droite d'une voiture sans avoir au préalable établi un contact avec le chauffeur. Bref, les cyclistes ne sont pas des défenseurs de l'environnement, ce sont des individualistes qui se croient tout permis: circuler sur un trottoir sans se soucier des piétons, etc. Il est temps que la Ville de Montréal impose un permis de circuler à tous les cyclistes, et una formation au code de la sécurité routière.
    Le temps est venu de faire payer tous ceux qui utilisent les voies de circulation et de former les cyclistes au danger de circuler sur le trottoir sans se soucier des piétons.
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  • Robert Ouellet - Abonné
    19 février 2012 10 h 33
    Mon point...
    Personnellement, quelqu'un qui s'achète une voiture devrait avoir une place bien à lui pour la garer la nuit. Non pas la stationner dans la rue en permanence. Je suis toujours surpris lorsque je vais sur le plateau de voir la quantité d'autos stationnées de manière très serrées de chaque côté de la rue.
    C'est dangereux (porte qui s'ouvre, enfant qui se glisse entre 2 voitures,...) et ce doit etre infernal (donc très couteux) à déneiger...

    Je suis tout de même perplexe lorsque je lis:
    ''Le Plateau-Mont-Royal a carrément aboli la nécessité d'inclure des stationnements dans les nouveaux immeubles.''

    Au contraire, je forcerais à inclure des places de stationnement pour tout projet. Pour enlever les voitures de la rue.

    Je comprends que l'on veuille forcer l'utilisation du transport en commun, mais celui-ci est pourri è Montréal...
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  • Xavier Ovando - Inscrit
    19 février 2012 11 h 05
    illustration parfaite
    L'Erreur si vous la cherchez vraiment, est une société construite autour de l'automobile... Il est le moteur et le symbole d'un mode de vie NON-SOUTENABLE. 50% de l'espace urbain occupé par des tas de ferraille. 80% des déplacements en auto-solo.

    Alors que des quartiers comme le plateau - où les rues étaient invivables car devenues des mini-autoroutes pleines de navetteurs pressés d'arriver à la même place en même temps* - prennent des mesures d'apaisement de la circulation qui prouvent que la qualité de vie peut s'améliorer pour les citadins.

    En effet de pouvoir traverser un pont pour venir se taper un bon ti-Resto en ville et retourner au "calme et la paix" en 15 min pour y faire dodo c'est un luxe qui doit se payer!... mais pourquoi venir en ville si c'est si bruyant et sale? N'y a-t-il pas de bons restos au 1030? Vous venez pour le mode de vie, la culture et l'effervescence de la Ville. Mode de vie qui est mis en péril par l'omniprésence d'automobilistes SEULS DANS LEUR CHAR!

    J'habites dans Rosemont-la Petite Patrie et j'ai hâte pour nous qu'on fasse une cure d'apaisement à l'autoroute Christophe-Colomb où se trouvent trois zones scolaires que personne ne respecte et qui scinde notre quartier en 2. Ici nous sommes a vélo a l'année longue, nous achetons localement, nous avons des enfants et voulons aussi de la paix et du calme dans nos quartiers! Pas juste après l'heure de pointe. On veut de la place pour vivre et la rue c'est notre espace de vie public.

    En ce qui concerne les cout du logement ... ça c'est un autre débat de société a avoir et on devras certainement faire comprendre notre indignation à ces messieurs et dames qui profitent de notre désengagement politique pour faire des entourloupettes ignobles avec l'argent des contribuables. Hein M. Vaillantcourt? Hein M. Tremblay, hein Mme. Courchesne...

    * (petit rappel d'une des lois de la physique: aucun corps ne peut occuper le même espace dans le même temps.)
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  • Jean Lapointe - Abonné
    19 février 2012 11 h 10
    Nous payons des taxes

    Les propriétaires d'immeubles payent des taxes à la ville. Les locataires aussi indirectement.

    Si nous payons ces taxes-là, c'est pour obtenir des «services», dont entre autres la possiblité de garer sa voiture dans la rue.

    S'il y a des gens qui veulent apporter des changements, il va falloir en discuter.

    Cela concerne tout le monde y compris ceux qui n'ont pas d'auto.

    A mon avis on ne devrait pas appliquer le principe utilisateur-payeur dans ce cas-là.

    Le principe utilisateur-payeur est fondé sur l'égoïsme et son application généralisée ne peut que mener à l'anarchie.


    La mise en commun de ressources financières pour pouvoir obtenir des avantages qu'on ne pourrait pas se permettre si on ne le faisait pas est un meilleure façon de penser.

    Il reste à faire en sorte que tout le monde en profite le plus également possible. Mais cela ne veut pas pas dire que tout le monde va bénificier des mêmes avantages.

    Ce sont les gens qui veulent le moins d'Etat possible qui cherchent à appliquer le principe utilisateur-payeur.

    Ces gens-là n'ont pas beaucoup de conscience sociale je trouve. C'est le chacun pour soi qui doit prévaloir pour eux. Je trouve cela inacceptable
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  • le_chialeux - Inscrite
    19 février 2012 12 h 33
    Pessimiste
    Aie Aie, quant à moi, je suis beaucoup plus pessimiste que vous: nos gouvernements sont, en réalité, en faillite structurelle. ILs n'ont plus d'argent pour que le social suive le développement économique éfréné qu'Ils veulent imposer à la population: plus de monde, plus de jobs, plus d'investissement qu'ils veulent, mais ils n'auront pas l'argent qu'il faut pour que le reste suive: agrandissement des métros et des lignes d'autobus, des hopitaux, des écoles, des services municipaux, etc. Avec le résultat très prévisible que tout va nous couter de plus en plus cher, et que tout va aller de moins en moins bien dans la Cité. Il n'est donc pas pertinent de s'exiter le poil des jambes si on vous impose des nouveux frais en tous genres, que le transport en commun continue à se dégrader, que le logement continue à devenir toujours plus cher, c'est le résultat normal de 25 ans de gestion à risque. sans visions, de notre société, avec la faillite que nos vivons maintenant, pour les prochaines décénies probablement. Les citoyens, on s'en fout, seul le profit et la création d'emplois compte dans ce monde. Et si il n'y a pas assez de profit à faire ici, on va crisser le camp en Indonésie, en vous laissant avec la facture de nettoyage, les millliers d'immigrés maintenant sans jobs, et les subventions qu"on a recu par millions de $$, à vous de remboursser pendant 25 ans. VOus me faites rire jaune avec vos plaintes: la maison sociale est en feu, et vous vous êtes inquiêts pour votre place de parking ? Le Québécois francophone est en train de disparaître du Canada et de Montréal, et vous vous êtes inquiets pour le score de notre cadavre d'équipe de Hockey ? Sur son lit de mort, le gars il s'inquiète du parcomètre de son char...
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  • Yves Capuano - Inscrit
    19 février 2012 12 h 45
    La ville vue par les extra-terrestres...
    «Dites-moi où, dans la Constitution, on garantit le droit au parking»,

    Les marsiens nous ont-ils envahis? C'est la question que doit se poser toute personne ne faisant pas partie de la secte à Ferrandez et Bergeron. Comment ne pas comprendre que toute notre société, du petit village jusqu'à une grande ville comme Montréal, dans toute l'amérique du nord, est basée sur l'automobile ??

    Le premier achat important d'un jeune adulte est , pour la plupart du temps, l'automobile. Il faut vraiment être profondément déconnecté de la réalité pour ne pas comprendre que toutes nos rues, routes principales et secondaires, autoroutes et ponts, servent principalement à l'automobile et ont été construites pour celle-ci. N'est-il pas normal que les automobilistes puissent garer leur voiture???

    Comment ne pas s'apercevoir que Montréal est en train de se faire saigner à cause des illuminés qui ne comprennent pas cela? À cause de ceux qui refusent d'admettre que Montréal manque cruellement des ponts et des autoroutes nécessaires à son développement économique. Bien oui, on manque aussi de transport en commun. C'est simple, Montréal a besoin d'infrastructures pour le transport en commun ET pour le transport automobile, camion, taxis et autobus...

    Yves Capuano, économiste
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  • biodray - Abonnée
    19 février 2012 13 h 13
    Réponse à M. Capuano
    C'est effectivement un fait que les villes nord américaines ont été construites en vue des déplacements en automobile. Cependant l'argument «on a toujours fait comme ça donc on fera toujours comme ça » ne tient pas vraiment la route.

    «Il faut vraiment être profondément déconnecté de la réalité pour ne pas comprendre que toutes nos rues, routes principales et secondaires, autoroutes et ponts, servent principalement à l'automobile et ont été construites pour celle-ci.» Vous avez raison M. Capuano. Cependant, il faut aussi être déconnecté de la réalité pour considérer que le modèle automobile mur à mur, chacun dans son véhicule, est une option viable. Les infrastructures routières, les espaces de stationnement, les ponts ne suffisent déjà pas à la demande. Est-ce normal selon vous de quitter la maison 2h avant d'aller travailler pour effectuer les quelques dizaines de kilomètres qui séparent sa maison de son lieu de travail? Avec un agrandissement du parc automobile année après année, cette situation déjà invivable ne fera qu'empirer.

    Je ne suis pas certain que les mesures proposées par Bergeron et Ferrandez sont nécessairement les meilleures au monde, mais elles ont à tout le moins le mérite de ne pas se mettre la tête dans le sable en pensant que la société du passager unique dans une automobile est une option viable pour l'avenir de la société.

    Chaque semaine, les commentaires sont légion sur le prix de l'essence, supposément trop élevé, les congestions routières toujours plus pénibles, les retards dus aux travaux routiers, etc. Malgré tout, aucune modification des habitudes de vie n'est observée chez la majorité de la population.

    Êtes vous seulement conscient que les problèmes de congestion routière et d'espaces de stationnement seraient instantanément réglés si les 90% de gens seuls dans leur bagnole matin et soir co-voituraient? Mais non... Ne touchez pas à mon « confort » (si on peut appeler
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  • Claude Kamps - Inscrit
    19 février 2012 14 h 21
    Juste une question au gens à pied et en vélo
    Connaissez vous à Montréal des rues piétonnières ou même les vélos ne peuvent pas circuler? Une ou deux ... Ça démontre « l’intérêt» de Tremblay pour sa ville piétonne, même sur le plateau y en a pas...
    Dans mes taxes sur l'essence je paye ma cote part depuis bien longtemps pour avoir le droit de circuler librement dans la ville , combine de taxe ou de permis payent les cyclistes?
    C'est sur qu'on veut taxer l'automobiliste, mais surtout pas les cyclistes.... Qui sont les plus indisciplinés, qui ne respecte pas le code de vie commune qui se nomme de la route...

    En dernier, pour qu'un magasin du coin fonctionne, il faut des camions pour lui livrer la marchandise et des camionnettes pour livrer les gens qui ne peuvent plus ou difficilement se déplacer à pied pour leur marché...
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  • Le Coyote - Abonnée
    19 février 2012 15 h 23
    Perdre au change
    Quand il sera au moins aussi avantageux d'utiliser le transport en commun que la voiture, on me reparlera de délaisser la voiture. J'utilise l'autobus et le métro pour le travail et les études, je peux vous dire qu'il n'y a rien de moins fiable: retards et correspondances manquées induisent un stress supplémentaire qu'à faire le même circuit en voiture (généralement 40 minutes en transport en commun au lieu de 15 minutes en auto, pour un déplacement à l'heure de pointe et au sein d'un même arrondissement). Vivement la sortie de Montréal !
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  •  
  • André Boulanger - Inscrit
    20 février 2012 12 h 51
    L'IMPACT ÉCONOMIQUE DU SANS-AUTO

    Le résident urbain sans voiture amène un double impact sur l'activité commerciale d'un arrondissement :

    1) Il achète probablement plus local et plus souvent que le voisin qui en a une ;
    2) L'espace de stationnement sur rue qui est libre 24 sur 24 H par le sans-auto a un effet domino qui profite énormément aux commerçants qui tiennent mordicus à une clientèle extérieure.

    Moralité : plus il y aura de services de Transport en commun, plus l'activité commerciale sera en santé ;0)
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  •  
  • PierreLe - Inscrit
    21 février 2012 16 h 48
    On ne paye pas déjà ce service ?
    ‎"Ce n'est pas normal que mon voisin, qui n'a pas de voiture, paie pour que moi, je puisse me stationner gratuitement dans la rue.» Déneiger sa propre entrée de garage peut coûter plusieurs centaines de dollars par année, mais la rue, elle, est déneigée aux frais de l'ensemble des contribuables"

    Si on réduit les taxes municipales du montant qu'équivalent le budget de déneigement et d'entretien de nos rues, je serait d'accord pour les utilisateurs payeurs Effectivement !

    Après avoir fusionné le compte de taxes et enlevé tout les détails qu'on avait avant pour soit disant faciliter la tache des administrateurs et réduire les coût... Voila que maintenant on veut réintroduire ces items camouflé en nous demandant de payer les payer encore ???
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  • Bernard Cormier - Inscrit
    22 février 2012 08 h 37
    J'aime bien cette phrase...
    "...l'existence d'une voiture se résume essentiellement à se déplacer d'un stationnement à un autre."

    Oh que c'est vrai. Les voitures devraient êtres interdites dans les villes. On pourrait les garer à l'entrée de la ville et ensuite prendre l'autobus pour se rendre ou on veut.

    www.bernardcormier.blogspot.com
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  • Danielle Durand - Inscrite
    27 février 2012 08 h 38
    Faire payer encore plus les automobilistes?
    Pour ma part, je crois que les automobilistes sont une proies très faciles, ils paient toujours... mais ils paient aussi pour les transports en commun qu'ils utilisent peu souvent, voire jamais... Il est certain qu'il faut trouver des solutions, mais pas faire payer toujours les mêmes.

    Ceux qui prennent leur automobile ont une raison... il est toujours plus facile de juger quand on ne connaît pas la situation de l'autre... On parle de déneigement des rues avec les voitures stationnées... à Montréal, les gens doivent déplacer leur voiture bien avant que les souffleuses arrivent... sinon... mais les rues doivent être déneigées de toutes façons... pour que les autobus passent... non? Il est certain que le transport en commun est plus pratique et moins coûteux (pour chaque personne) dans certaines situations... Pour ma part, je demeure à Gatineau... et croyez-moi, le transport en commun n'est pas trop fiable.. on attend souvent... et pour moi qui demeure à 15-20 minutes en voiture d'Ottawa où je travaille... cela prend presque une heure... si je suis chanceuse... je télétravaille, c'est encore mieux... pas de coût de transport, de pollution... ni de temps perdu... mais je paie tout de même presque 600 $ par année sur mes taxes municipales pour le transport en commun... que je ne prends que très rarement... mais je ne suis pas compte, mais qu'on arrête de toujours taxer les automobilistes, c'est vraiment irritant.
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