dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 22h21
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Libre opinion - L'illusion tranquille ou la souveraineté perdue de vue

Danic Parenteau - Professeur adjoint au Collège militaire royal de Saint-Jean  9 janvier 2012  Actualités en société
Pour expliquer les difficultés qui affectent le mouvement souverainiste au Québec ces derniers temps, plusieurs ont souligné son incapacité à mettre de l'avant un discours renouvelé en faveur de ce projet.

Son discours serait mal adapté au nouveau contexte politique, qui n'est plus celui de l'époque durant laquelle il est apparu. Si bien que de nombreux souverainistes, plus particulièrement ceux qui appartiennent à la génération de la relève, ne s'y reconnaissent plus. Aussi se sont-ils détournés de cette cause pour en embrasser d'autres, perçues comme plus actuelles ou plus urgentes, telles l'écologie, le développement international ou la démocratie.

Or, s'il est clair que le discours souverainiste gagnerait à être actualisé, il est vain de penser que les raisons des insuccès de ce mouvement ne tiennent qu'à cela. En fait, un phénomène plus subtil, mais combien plus pernicieux, est à l'oeuvre au Québec pour expliquer cet insuccès. C'est que de nombreux Québécois aujourd'hui pensent et agissent politiquement comme si le Québec était déjà un État indépendant. Ils sont victimes de cette illusion qui les amène à ne plus voir les limites du cadre étatique dans lequel s'inscrivent leurs actions militantes. Ils sont incapables de voir comment ce cadre constitue un obstacle de taille sur le chemin des nombreuses causes qu'ils défendent. Car, pendant qu'on se mobilise pour ces causes, il y a un gouvernement, au service des intérêts nationaux légitimes d'un peuple qui n'est pas le nôtre, qui continue d'exercer son plein pouvoir souverain sur plusieurs des domaines qui sont au coeur des enjeux soulevés.

Ottawa qui décide

Jugeant la question nationale moins urgente ou dépassée, ils sont nombreux au Québec à se mobiliser pour une société plus verte, plus écologique, en conformité avec les principes du développement durable. Très bien, j'en suis.

Mais, pendant qu'on se mobilise pour empêcher l'exploitation des gaz de schiste, pour préserver l'île René-Levasseur ou pour sauver la Romaine de l'exploitation hydroélectrique, le gouvernement canadien, qui parle en notre nom sur la scène internationale, se retire du Protocole de Kyoto et défend l'exploitation des sables bitumineux en mettant de l'avant une forme «éthique» de pétrole. Quiconque est sensible aux questions écologiques ne peut rester indifférent à ces actions. Le Québec doit pouvoir parler en son nom.

Ailleurs, au nom des grands principes de solidarité internationale, de nombreux Québécois s'investissent dans des projets humanitaires en Haïti, en Afrique ou ailleurs dans les pays moins fortunés que le nôtre. Encore là, c'est très bien. La scène internationale est en effet encore marquée par de grandes inégalités et nous avons une responsabilité pour que ça change.

Mais, pendant ce temps, le gouvernement fédéral sabre dans le financement destiné à l'Agence canadienne de développement international, y va d'une tentative de contrôle de l'organisation Droits et démocratie, afin d'y imposer ses vues, et réduit l'aide publique au développement, ce qui a pour effet d'éloigner le Canada des Objectifs du millénaire, auxquels il avait pourtant adhéré en 2000.

Là encore, quiconque défend les idéaux d'une solidarité internationale ne peut demeurer indifférent à ces actions menées en notre nom par le gouvernement canadien. Les Québécois doivent avoir une vraie voix dans ces forums internationaux.

Vivre sa propre démocratie

Enfin, depuis le début de l'été, plusieurs politiciens ou militants, préoccupés par l'état de notre démocratie représentative, ont mis de l'avant la nécessité d'apporter des changements majeurs dans la façon de faire la politique au Québec. On a parlé, ici, d'instaurer une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin actuel, là, de tenir des élections à date fixe, ou ailleurs, d'élire le premier ministre au suffrage universel.

Ces réformes tombent sous le sens tant il est vrai que certaines pratiques apparaissent aujourd'hui contraires aux idéaux du pouvoir par le peuple et pour le peuple. Or, pendant qu'on débat de ces initiatives, le gouvernement canadien décide unilatéralement de réduire le poids politique du Québec à la Chambre des communes, en ajoutant 30 nouvelles circonscriptions à la carte électorale, et d'abolir le financement public des partis politiques.

Qui plus est, il faut savoir que certaines de ces initiatives sont foncièrement incompatibles avec certaines dispositions de la Loi constitutionnelle canadienne. Une Loi constitutionnelle qui nous a d'ailleurs été imposée en 1982, à l'encontre de la volonté unanime de tous les députés de l'Assemblée nationale. Pour le caractère démocratique de cette Constitution, on repassera. Quiconque a à coeur la question de la démocratie au Québec ne peut faire fi de ces simples faits. Le peuple québécois doit pouvoir choisir la manière de vivre sa démocratie.

La souveraineté est au centre des véritables solutions


Il faut sortir de cette illusion qui pousse de nombreux Québécois à penser et à agir politiquement comme si le Québec était déjà un État souverain. Tant et aussi longtemps que le Québec ne sera qu'une province, bon nombre de solutions qui pourront être mises de l'avant par les Québécois, en guise de réponses à tel ou tel enjeu actuel ou urgent, ne pourront être que des solutions «provinciales». Est-ce bien de telles solutions auxquelles nous pouvons aspirer comme peuple? Les Québécois sont capables de plus que cela.

Il y une inadéquation entre les solutions proposées et le cadre dans lequel ces solutions sont appelées à être mises en oeuvre. Mettre de l'avant des solutions globales exige de pouvoir avoir un droit de parole sur la scène internationale. Ce qui passe par la souveraineté du Québec. D'autres solutions exigent que nous soyons en possession de tous les pouvoirs qui sont ceux d'un État, ce qui passe par la souveraineté du Québec. Tant que le Québec se contentera de demeurer une province au sein d'un ensemble fédéral, il devra se résoudre à accepter qu'une partie de sa destinée réside entre les mains d'une majorité, et ce, pour le meilleur ou pour le pire.

***

Danic Parenteau - Professeur adjoint au Collège militaire royal de Saint-Jean
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 janvier 2012 03 h 13
    @ M. Danic Parenteau
    Si nous nous séparons du Canada, il va certainement continuer à polluer l'Ouest canadien. Est-ce que nous serions alors plus avancés ici, au Québec ?

    Le Québec aurait quoi comme influence à l'ONU ? Un exemple s.v.p.

    Si le Québec était séparé aujourd'hui avec le gouvernement du PLQ Charest, que les Québécois ont élu majoritairement et démocratiquement, est-ce que vous seriez plus rassuré avec toutes nos finances entre ses mains et pourquoi s.v.p. ?

    Il y a plein de riches ethnies au Canada incluant au Québec, est-ce qu’ils avaient besoin d’être majoritaires pour prospérer ainsi et pour conserver leurs traditions ?

    Est-ce que vous vous sentez encore colonisé ? Par qui ? Comment ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Caroline Moreno - Inscrit
    9 janvier 2012 06 h 22
    Le Québec est un pays
    Le Québec est un pays: Il possède un territoire vaste comme quarante fois la Suisse, une population de 8 millions d’habitants, une langue officielle, un chef d’État, des députés, des lois, un drapeau, une base militaire, des soldats. Il détient 3% des réserves d’eau douce renouvelable de la planète; il est le 4eme État producteur d’énergie hydroélectrique, etc. Il n'a, de plus, jamais adhéré à la Consitution canadienne.

    Le Québec est un pays libre qui aime les chaînes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    9 janvier 2012 06 h 40
    M. Parenteau, vous oubliez les nombreuses dépendances qui demeureraient
    Un Québéec indépendant, utilisant la monnaie canadienne, serait plus surveillé et même contrôlé, par les pouvoirs fédéraux qu'il ne l'est aujourd'hui. Vous n'avez qu'à observer les mesures qui sont imposées à la Grèce, à l'Italie et même à la France par l'Uion européenne pour constater ce qu'implique le partage d'une monnaie commune. Sans compter que même les pays de l'UE qui se portent bien seront obligés d'appliquer des politiques économiques et fiscales décrétées par Bruxelles et de présenter leur budget à la Commission européenne, avant de le présenter à leur parlement. Vous croyez que les Québécois aimeraient celà?
    S.V.P. essayez de faire un meilleur travail de recherche et de vulgarisation.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Ricard - Abonné
    9 janvier 2012 06 h 50
    Vive la reine!
    Quand on me fait payer pour des avions dont je ne veux aucunement et dont je n'ai nul besoin, je me sens colonisé.
    Quand on me fait payer en argent et par le sang de mes enfants pour une guerre dont je ne veux nullement, je me sens colonisé.
    Quand on ne respecte pas le bilinguisme établi légitiment il y a près de 160 ans pour plutôt favoriser un multiculturalisme assimilateur, je me sens colonisé.
    Quand je vis sous une dictature monarchique qui permet à un homme et un parti d'être dieux et maîtres pour la durée de leur mandat, je me sens colonisé.
    Quand, dans la plus grande ville francophone du Continent, l'on m'impose un entraîneur unilingue, je me sens colonisé.
    Quand on négocie une entente de libre-échange entre le Canada et l'Europe où mes élus, à part un observateur, n'ont pas droit au chapitre, je me sens colonisé.
    Quand le gouvernement fédéral verse deux fois plus d'argent aux universités anglophones du Québec qu'aux universités francophones, je me sens colonisé.
    Quand, en temps de crise, le gouvernement fédéral verse 10 milliards de dollars à l'Ontario pour aider l'industrie de l'automobile et un maigre 200 millions pour l'industrie du bois au Québec, je me sens colonisé.
    Quand, bon an mal an, Ottawa verse plus de 2 milliards de dollars aux pétrolières, pourtant immensément riches, je me sens colonisé
    Quand le gouvernement central aide une autre province, Terre-neuve, à concurrencer l'hydro-électricité du Québec, je me sens colonisé.
    Car, à chaque fois, il y a près de 25% de ces argents qui viennent des poches québécoises, de ma poche.
    Quand la valeur du dollar canadien est artificiellement gonflée par l'exploitation éhontée des sables bitumineux et que cette valeur gonflée vient affecter indûment notre exportation de produits manufacturés, je me sens colonisé.
    Et quand toute la presse s'évertue à nous vendre le fédéralisme, le multiculturalisme, je me sens colonisé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    9 janvier 2012 07 h 22
    @Gilles Bousquet
    Entre la dépendance et l'indépendance, entre la monarchie et la république, le choix n'est pas trop compliqué...

    Concernant votre question qui est intéressante : "Le Québec aurait quoi comme influence à l'ONU ? Un exemple s.v.p."

    La réponse est toute simple : le Québec aura une politique étrangère qui aura le poids de son commerce international, comme n'importe quel pays normal.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • michel lebel - Inscrit
    9 janvier 2012 08 h 00
    Toujours le même débat!
    Toujouirs la même vieille question! Certains n'arrivent toujours pas à comprendre, plutôt à accepter la dualité, à savoir qu'une majorité de Québécois se voit à la fois comme Canadien et Québécois. Que les Québécois, selon la majorité, forment un peuple dans l'État-Nation canadien. Et le tout s'exerce dans un cadre fédératif, dans un cadre de partage des compétences. Et cette expérience réunissant plusieurs langues et cultures existent depuis plus de 140 ans. À chacun de conclure!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • tohi1938 - Inscrit
    9 janvier 2012 08 h 15
    Donner l'exemple au lieu du discours filandreux serait plus convaincant.
    Si au moins l'article se terminait ainsi:
    "Par conséquent, et en vertu de ce qui précède, je donne ma démission de professeur dans une institution fédérale."
    Mais non...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Khayman - Abonné
    9 janvier 2012 08 h 18
    @Gilles Bousquet
    Je ne suis pas Danic Parenteau, mais je prends l'initiative de répondre à vos questions :

    1- Oui, car nous n'endosserions plus cette décision.
    2- La même que les quelques 200 autres pays. À nous de décider la teinte que donnera notre fil dans cette immense tapisserie.
    3- On est mieux avec Harper ? C'est moins loin d'aller manifester à Québec et Montréal qu'à Ottawa.
    4- Allez dire ça aux amérindiens.
    5- Oui, par les réformistes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Balint Demers - Abonné
    9 janvier 2012 08 h 34
    M. Bousquet,
    Nous serions certainement plus avancé dans un Québec souverain, car comme le démontre sagement M. Parenteau, nous pourrions, au moins, gérer totalement NOS affaires. Bien sûr, l'Ouest Canadien continuera de polluer, mais en tant qu'État indépendant nous pourrions nous assurer de nous dissocier de ces choix politiques et économiques néfastes pour la planète tout en offrant un modèle différent au reste de l'Amérique et du monde. Quant à la question de l'influence à l'ONU, je serais tenté d'utiliser mon miroir. Un exemple de l'influence du Canada à l'ONU s.v.p. ? De toute façon, l'ONU est appelée à traverser une grande période de remise en question de son fonctionnement. Les rapports de force de mondiaux sont bien différent que ceux de 1945 et c'est pourtant toujours sur le même modèle que fonctionne cette organisation. Des processus de réforme devront être enclenchés et le Québec ne sera alors pas le seul "petit" (pas si petit que ça finalement) État à tâcher d'y prendre sa place.

    Le PLQ maintenant. Et bien là, j'espère qu'après s'être affirmer en tant que peuple, on pourra laver notre linge sale en famille.

    Finalement, en ce qui a trait aux ethnies canadiennes, je vous invite à vous renseigner sur nos frères acadiens. Ne retournez même pas fouiller vos livres d'histoire, regarddez la situation aujourd'hui. À chaque génération, dans la population acadienne du Nouveau-Brunswick, c'est 10 % des jeunes francophones qui abandonnent leur langue au profit de l'anglais.

    Il n'y a pas d'obligation de se sentir colonisé pour rêver de liberté.
    Et avant de lutter pour un monde plus vert, plus juste, il ne faut pas oublier, comme l'explique M. Parenteau, que le cadre étatique existe. Pour ma part, je préfère un cadre qui me représentera mieux et servira plus facilement mes ambitions insatiables pour un monde meilleur

    "Qui cherche en la liberté autre chose qu'elle même est né pour servir"
    -Toqueville

    S.C.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Soumande - Inscrit
    9 janvier 2012 08 h 41
    Où sont les fédéralistes québécois sincères ?

    Votre réflexion ne s'applique pas qu'aux souverainistes. Elle vaut aussi pour les fédéralistes du Québec les plus sincères. Où sont-ils, on ne les entend plus? J'ai l'impression qu'ils ont abandonné, faisant du Québec une province comme les autres. Ils laissent le champ libre au pouvoir fédéral. Le gouvernement Charest se comporte comme celui de Nouveau-Brunswick ou du Manitoba. Il ne fait même plus sentir ce qui reste de son poids démographique.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    9 janvier 2012 08 h 52
    C'est à son fruit que l'on juge l'arbre
    Les anglais diraient "The proof is in the pudding". Que bien des québécois agissent comme si nous étions souverains indique clairement que le Canada, difficilement peut-être et en passant par bien des querelles, a aménagé un espace de liberté qui nous paraît suffisant. La politique, c'est l'art du possible dans la réalité qui nous entoure. Nous pouvons de moins en moins échapper à des structures supra-nationales; pour les québécois d'origine canadienne-française, c'est le Canada qui remplit cette tâche. D'ailleurs on observera que l'Écosse de M. Alex Salmond se rapproche d'autant d'une forme de souveraineté-association que la Communauté Européenne accroît ses pouvoirs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • celljack - Inscrit
    9 janvier 2012 08 h 53
    Nécessaire clarification de l'option souverainiste
    Cette souveraineté qui nous est proposée, est-ce réellement une Souveraineté Populaire à la manière de Rousseau?

    Ou est-ce simplement une Souveraineté Nationaliste qui nous libérera de l'emprise de l'Oligarchie Canada inc. pour nous enchaîner dans l'Oligarchie Québec inc.?

    La souveraineté populaire, la vraie souveraineté, si elle était bien proposée, ne pourrait trouver d'opposition par aucun esprit le moindrement libre et conscient.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvon Chartrand - Inscrit
    9 janvier 2012 09 h 13
    Ebfer et damnation
    Ce ne sont pas les séparatistes qui sont en train de démolir le Canada, mais les Conservateurs qui sont en train d'en faire un état voyou, sioniste et pratiquement américain.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • ziverer - Inscrit
    9 janvier 2012 09 h 32
    Province n'est pas pays
    C'est ds cet état d'esprit qu'on a voté en grand nombre pour des poteaux aux dernières élections fédérales et même pour une anglophone n'ayant jamais mis les pieds ds le comté...Le Québec est une province d'un pays comme la Bavière l'est en Allemagne, le Nordeste au Brésil ou le Brabant en Belgique. Ils sont soumis aux volontés de l'état central qui a toute latitude pour les forcer d'obéir si la situation s'y prête...octobre 70 vous avez oublié?c'est un des nombreux dénis de notre mentalité canadienne-française ; les émotions comptent plus que les opinions disait W. Laurier. Tant que nos gesticulations l'emporteront sur une véritable stratégie rationnelle , nous resterons un Québec faible ds un Canada uni...et franchement , que croyez-vous qu'il puisse se passer quand 4 millions de nos concitoyens ne peuvent lire et comprendre cette libre opinion?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    9 janvier 2012 09 h 35
    @Paquet
    Le Québec aurait la devise canadienne!!! Où est-ce que vous pigez ca? Dans l'ancien programme du PQ? Il est à la poubelle.

    Le Québec libre va avoir son armée, sa monnaie, son équipe nationale aux Olympiques et ses ambassades à l'étranger. Comme la Norvège.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    9 janvier 2012 10 h 13
    À Rodrigue Tremblay
    Cher Monsieur,
    Je vous invite à demander à n'importe qui qui possède quelques notions de politique fiscale et monétaire, et il vous démontrera les risques et les problèmes qui attendraient un Québec indépendant qui tenterait de lancer une nouvelle monnaie sur la scène internationale. <vous vous souviendrez que René Lévesque en avait évoqué la possibilité, pendant quelques jours, dans les années '70, mais il a très rapidement mis cette idée dans les poubelles de l'histoire, dès qu'il a bien mesuré les conséquences désaatreuses d'une telle possibilité.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Simard - Abonné
    9 janvier 2012 10 h 40
    L'illusion des dépendanistes
    michel lebel s'illusionne comme bien des partisans de la soumission de la nation québécoise aux décisions unilatérales du Dominion du Canada. Les Québécois ne se défénissent pas comme Canadiens, comme il le prétend faussement. Les Québécois vient dans l'illusion qu'ils se gouvernent comme Québécois, le Dominion du Canada demeurant une entité externe et abstraite, dont ils ne mesurent pas les méfaits extrêmes sur notre avenir en tant que nation. Mais michel lebel ne se définit pas comme Québécois et est tout à fait indifférent à l'avenir de notre nation et de notre langue, comme il l'a maintes fois formulé ici.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    9 janvier 2012 10 h 54
    Déjà Pierre Bourgault...
    ... disait la même chose il y a 20 ans. Mais on dirait qu'avec Stephen Harper, il va être plus facile d'en convaincre les gens.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Lapointe - Abonné
    9 janvier 2012 11 h 00
    C'est ça être colonisé
    Quand Danic Parenteau dit que « de nombreux Québécois aujourd'hui pensent et agissent politiquement comme si le Québec était déjà un État indépendant, est-ce que ce n'est pas dire que même les Québécois qui se préoccupent de l'avenir du monde et de la planète et qui sont conscients qu'ils doivent s'impliquer dans quelque chose et qui le font,

    Est-ce que ce n'est pas dire que même parmi ces Québécois-là qui sont des gens responsables , il y en aurait plusieurs qui se comporteraient en colonisés sans s'en rendre compte?

    Une fois qu'on s'est en rendu compte qu'on a été colonisé, c'est-à-dire qu' une fois qu'on s'est rendu compte qu'on se perçoit comme les conquérants et comme la nation qui nous domine nous voient et une fois qu'on s'est rendu compte que les idées qu'on possède sont pour la plupart les idées qui nous ont été inculquées par ces étrangers, on entreprend en soi un processus de décolonisation et on cherche à comprendre comment il se fait que c'est comme ça.

    Et alors, je pense, qu'on comprend inévitablement que c'est parce qu'on n'est pas libre d'agir comme on voudrait le faire que l'indépendance de son pays apparaît comme une nécessité et que le besoin de travailler à ce qu'il le devienne surgit.

    Et si alors beaucoup de Québécois, même parmi les plus engagés, ne ressentent pas ce besoin, c'est bien parce qu' ils n'ont pas pris conscience que la situation dans laquelle ils se trouvent les maintient dans un état de dépendance.

    D'où l' importance de toujours travailler à essayer de leur en faire prendre conscience comme le fait Danic Parenteau.

    Plus il y en aura parmi nous qui y travailleront, plus on pourra susciter de prises de conscience et plus on aura d'appuis en faveur de l'indépendance complète de notre pays tout en étant conscient que l'indépendance ne signifie pas fermeture face aux autres peuples mais ouverture.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • michel lebel - Inscrit
    9 janvier 2012 11 h 37
    @ Michel Simard
    Chacun se définit à sa façon. C'est cela vivre en démocratie. En homme libre. Je me définis comme mondialiste, canadien, québécois, québécois(ville), beauceron(par alliance), montréalais(par adoption) et lannois. Toutes ces définitions sont principalement circonstancielles. Je suis tout simplement un homme qui se veut le plus libre possible. Comprenne qui veut! Amen!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean V. - Inscrit
    9 janvier 2012 11 h 42
    Je vais mettre mon cadran....
    Quel dialogue endormant, toujours les mêmes ragots, les sables bitumineux, aucun catastrophe à cause de ces sables mais plusieurs désastres avec les puits de pétrole et vous mettez de l'essence sale dans votre voiture sans rougir.

    La dépendance, sur 8 millions de Québecois, environ 3.5 millions au travail, qui vont payer pour les 8 millions, la liste est longue, éducation, santé, dette, retraite, ambassades, BS, cpe, congés parentaux, infrastructure,route,etc...et qui payera?? les 3.5 millions de travailleurs, tout en étant soumis à l'économie mondial, woww votre dépendance va coûter cher, j'oubliais les artistes avec leur subvention, je ne comprend pas que certains Québecois rêves de s'endetter quitte à ressembler à la Grèce dans l'unique but de réaliser leur seul idée, l'indépendance politique du Québec. Se donner aux politiciens, de se mettre à genou devant quelques politiciens qui contrôlerons totalitairement votre vie et vous ne le réalisez pas, quel gâchis. Ce n'est pas le discours dépendantiste qu'il faut changer, non, c'est de comprendre que vous avez fait fausse route.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • plan sud - Inscrit
    9 janvier 2012 14 h 18
    Jean V
    Je crois que c'est du coté fédéraliste que le discours demeure toujours le même. La tour de Pise fédéral penche encore et toujours du même coté.
    Vous ne voyez pas de catastrophe avec les fameux sables...faut être soit aveugle, de mauvaise foi ou trop fédéraliste pour ne pas voir les dommages environnementaux que les sables nous amènent jours après jours.
    Vous dites:
    Se donner aux politiciens, de se mettre à genou devant quelques politiciens qui contrôlerons totalitairement votre vie et vous ne le réalisez pas...

    Ça fait bien longtemps qu'on se met à genoux, ne le réalisez-vous pas vous-même, ou la position vous est des plus confortable.

    Tant qu'à être colonisé, c'est comme vous que j'aimerai l’être, parce qu'en plus vous semblez plus que vous en satisfaire, et la maitrise de votre destinée vous préférer la remettre à d'autres, qui malgré quILS vous mentent, vous continuez à vénérer.
    Et dire que le jour où les québécois pourrons être fiers d'enfin se diriger eux mêmes, pour le plus grand bien de tous les gens de la province, vous en profiterez quand même. Caché dans votre sous-sol en attendant on ne sait quelle catastrophe. Pourquoi ne pas prendre votre auto et suivre les camions de la Brink's.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Benjamin Trottier - Abonné
    9 janvier 2012 16 h 51
    Les colonisés
    Être contre sa propre souveraineté, c'est d'abord être contre soi-même.

    « Être responsable de soi-même, c’est dans le reste du monde qu’on le devient. Rester dans le Canada, c’est cela qui est un repli sur soi. » – Jacques Parizeau
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 janvier 2012 18 h 10
    Les séparatistes sont trop séparés pour se séparer
    Gang de chicaniers, ils ne peuvent même pas s’endurer. M. Rebello du PQ, un autre démissionnaire, vient juste de quitter le PQ pour joindre M. Legault. Et les démissionnaires du PQ de juin passé, M. Parizeau en tête, continuent de taper sur le PQ et semblent appuyer l'ON de M. Aussant pendant que les séparatistes de gauche sont à Québec solidaire.

    Au moins, M. Lévesque avait compris que ça prendrait une sorte d'association canadienne à côté de la souveraineté mais le PQ a abandonné l'idée pour ne conserver que la souveraineté...synonyme à séparation : Sortire le Québec du Canada. Ils sont 3 partis à vouloir cette option constitutionnelle là. Ils vont se river le nez à la prochaine élection.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Benjamin Trottier - Abonné
    9 janvier 2012 18 h 39
    Les discours de peur...
    Monsieur Jean V. ne semble pas conscient du simple fait que le Québec envoie près d'un milliard d'impôts par semaine à Ottawa !

    On parle d'une somme annuelle avoisinant le 50 milliards de dollars, je répète : 50 milliards de dollars annuellement qui est envoyé chaque année dans le coffre du gouvernement d'un pays étranger, le Canada. Un Québec souverain se trouvera à récupérer cette somme et pourra très bien s'occuper de ses affaires avec son argent, comme n'importe quel peuple normal qui vit dans n'importe quel pays normal le fait, du plus petit au plus grand. Sans parler des économies automatiques qui seront réalisées en abolissant les nombreux dédoublements administratifs.

    Pour ceux qui s'imaginent encore le Québec survie grâce à la péréquation du fédéral, et bien sachez que juste en intérêt, je répète, juste en intérêt, le montant payé par le Québec sur la dette fédérale est plus élevé que la péréquation elle-même reçue par le Québec...

    À votre avis, est-il préférable d'être locataire d'une province ou propriétaire d'un pays ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • PENSONS-Y - Abonné
    9 janvier 2012 21 h 54
    De la vision et du courage
    Bravo Dominic Parenteau ! Votre position est empreinte de courage et de vision, quoique à la base, elle apparait d'une telle simplicité qu'on s'explique mal pourquoi elle ne suscite pas plus d'adhésion...

    C'est qu'au Québec présentement, nos valeurs n'ont jamais été aussi éloignées de celles promues par Harper au fédéral et par Charest au provincial. Mais la souveraineté est en chute libre dans nos coeurs... Cherchez l'erreur !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fvallee - Inscrit
    12 janvier 2012 09 h 45
    Black-out médiatique
    Certain se demande pourquoi l'idée de l'indépendance du Québec est aussi marginalisé.

    Bien des gens dans mon entourage son des indépendantiste mais pense que cela n'intéresse personne. Alors il se décourage.

    Option Nationale qui est un parti tout a fait légitime et pertinent est complètement ignoré des média, Quand on aborde l'idée de l'indépendance du Québec dans les média c'est toujours pour nous dire que cela n'intéresse personne. Quand On le voit bien ici, cette idée est très populaire et d'actualité.

    Trouvez l'erreur.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • omen - Inscrit
    13 janvier 2012 17 h 58
    @Paquet
    Un Québec souverain pourrait très bien continuer à utiliser la devise canadienne sans demander la permission à personne. Bien sûr nous n'aurions pas de contrôle sur la politique monétaire du Canada mais nous n'aurions de compte à rendre à personne. Le Canada n'aurait non plus aucun droit de regard sur nos finances ou notre budget.

    Jacques Parizeau a déjà mentionné que le Canada anglais ne voudrait certainement pas qu'on l'utilise mais que nous possédons tout de même 25% des réserves en devises canadiennes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Lafrance - Inscrit
    23 janvier 2012 06 h 28
    Les colonisés
    Arrêtons d'élire des Bloquistes ou des N.D. qui ne prendront jamais le pouvoir à Ottawa et nous pourrons faire partie intégrante du pouvoir. En attendant, tout ce que nous pouvons faire, c'est de critiquer. En votant négativement, nous nous éloignons du centre décisionnel. Il ne faut pas se battre de l'extérieur, il nous faut convaincre à l'intérieur du pouvoir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Lafrance - Inscrit
    23 janvier 2012 07 h 39
    Imaginez
    Imaginez ce que serait notre vie dans une Amérique si non ennemie, à tout le moins indifférente, dans un Québec séparé. Les Américains avent fort bien que les séparatistes québécois critiquent et s'opposent régulièrement à la politique américaine axée sur la libre entreprise plutôt que sur l'État providence, sur ses positions sur la scène internationale, ur ses vues sur l'environnement, etc. Les seuls amis du Québec en Amérique seraient les Cubains, les Haitiens, les Mexicains et tous les pays socialistes de l'Amérique du Sud qui dans le fond, se sacrent bien de nous. Nous serions complètement isolés des forces économiques nord-américaines et aurions aussi peu d'influence sur la scène mondiale que les pays scandinaves que nous passons notre temps à citer en exemple.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
30 réactions
30 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012