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Deux poids, deux mesures

Lise Payette   3 février 2012  Actualités en société
Dans les années futures, quand un chercheur se risquera à analyser le déclin du capitalisme que nous vivons, il en aura des choses à raconter. Il aura surtout l'embarras du choix. Ce chercheur aura du pain sur la planche pour expliquer aux générations futures comment c'est arrivé et par la faute de qui, alors que les citoyens, eux, n'auront plus les moyens de se payer le pain quotidien qu'ils voudraient mettre sur la table.

J'étais enfant quand j'ai entendu parler pour la première fois d'un monde meilleur où il n'y aurait plus de pauvreté et où l'enrichissement collectif passerait bien avant l'enrichissement personnel. On disait même qu'il suffirait d'étudier un peu plus, de travailler assidûment pour s'assurer un bien-être raisonnable et une fin de vie sans vrai souci. Ma foi, nous y avons cru.

J'ai pourtant l'impression depuis quelques années que nous sommes de retour à la case départ. Il suffisait récemment de voir la tête des travailleurs en lockout chez Rio Tinto et celles des «mis à pied» de cette usine au coeur de Montréal et appartenant à des Mexicains qui fermera définitivement ses portes dans les mois qui viennent pour comprendre. Il faut voir la fierté sur fond de peur qui se lit dans les yeux des travailleurs de White Birch à Québec pour comprendre que rien ne va plus. Ils ont tous de longues années de travail dans le corps et la quasi-certitude que la retraite qu'ils ont épargnée va leur filer entre les doigts. Ils vont ramasser des miettes.

Notre bien-aimé Stephen Harper a profité de son voyage chez les puissants de ce monde, à Davos, pour «mentionner» son intention de revoir le fonctionnement des revenus de retraite pour les personnes âgées de son si merveilleux pays. Ç'a dû lui échapper, car il avait omis de consulter les citoyens à ce sujet lors de la dernière élection le 2 mai dernier. Le débat qui va s'ensuivre (car il y en aura un) lui permettra de nous passer d'autres petites surprises sous le nez pendant que nous tenterons de sauver ce qui nous appartient dans le domaine des retraites. La tactique de détourner l'attention fonctionne toujours.

Chaque fois que l'économie va mal, on demande aux citoyens, même les plus pauvres, de se serrer la ceinture pour sauver l'énorme machine capitaliste qui n'hésite pas à gonfler les salaires et les primes de ses dirigeants, ni à renflouer les banques comme ç'a été le cas pour sauver le système bancaire américain qui coulait. Je reconnais la même démarche chez Stephen Harper qui achète des avions de guerre à prix fort et qui construit des bateaux de guerre sans regarder à la dépense, n'hésitant pas à écraser les démunis et les sans défense pour payer la facture. La méthode est la même partout où le capitalisme sauvage a trouvé une terre fertile.

Ce serait trop facile de dire que les citoyens n'y sont pour rien. Qu'ils ne sont que des victimes d'un système qui leur maintient la tête sous l'eau tout le temps. Qu'ils n'ont aucune responsabilité dans ce qui leur arrive. Le choix des citoyens de ne pas se mêler de politique, de voter souvent n'importe comment, refusant de s'informer et de jouer un vrai rôle de citoyen va toujours nous coûter cher. Quand ils auront compris que la politique n'est pas un jeu, ils auront repris la partie du pouvoir qui leur revient.

Je voudrais vous rappeler une chanson que nous avons chantée à tue-tête pendant longtemps, assez pour en faire presque un hymne national québécois... parce que je pense que cette chanson nous a peut-être fait rire, mais elle décrit bien la démobilisation dont nous souffrons depuis des années et qui nous dépouille et nous affaiblit.

«Tant qu'il restera queq'chose dans le frigidaire

J'prendrai le métro, j'fermerai ma gueule pis j'laisserai faire

Mais y'a queq'que chose qui me dit qu'un beau matin

Ma Rosalie on mettra du beurre su' notre pain»

Ceux qui ont vraiment les moyens de mettre du beurre sur leur pain ne prennent jamais le métro. Ils prennent leur retraite après avoir touché des indemnités de départ à la hauteur de la valeur qu'ils se donnent et qui servent juste à arrondir leurs fins de mois. Leurs gains d'une seule année sont souvent l'équivalent de ce qu'un bon ouvrier gagnera durant toute sa vie. Les écarts sont si grands qu'ils font peur. Ils se font soigner au privé et leurs enfants peuvent fréquenter les universités de leur choix.

L'augmentation des droits de scolarité ne les empêche pas de dormir. Ils voyagent en jet privé et discutent de l'état du monde en jouant au golf. Et ils pensent que les pauvres le sont parce qu'ils n'ont pas le courage de travailler. Ils payent le moins d'impôts possible et souvent leur argent est en Suisse ou aux Bahamas.

Ce sont ces gens-là qui pensent que le peuple doit faire un effort.
 
 
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  • parade21 - Abonné
    3 février 2012 01 h 03
    Dans le mille
    Le grand capital ne sait plus où donner de la tête. Il cherche partout les liquidités nécessaires pour satisfaire son appétit insatiable. Et pour cela, il regarde du côté de l’État. Il a placé ses politiciens formés dans les chambres de commerce pour aller piller dans les coffres de l’État providence bâti à force de luttes sociales et syndicales.

    Il n’est que normal que de vouloir vivre une vie décente à la retraite. Rien d’extraordinaire. Juste de se dire que je pourrai me payer le nécessaire avec un petit surplus pour un peu de plaisir. Mais le capital et M. Harper, en digne représentant de celui-ci, ne l’entendent pas ainsi. J’irai puiser allègrement dans vos régimes de retraite. Je les transformerai en régime à cotisation déterminée pour les placer en bourse et m’enrichir un peu plus à vos dépens. Je vais aussi vous voler vos pensions de vieillesse. Et pour que vous compreniez bien, et surtout que vous vous sentiez coupable, je vais me servir de mes puissants médias pour vous convaincre que les détenteurs d’un régime de retraite à prestation déterminée sont des privilégiés. Faire de la propagande. Diffuser les idées de l’Institut économique de Montréal et du Réseau liberté Québec de ce cher Éric Duhaime, pantin de service. TVA, Radio-Canada, la Presse, le journal de Québec et de Montréal, je les mettrai tous à contribution pour vous isoler, vous les travailleurs et travailleuses syndiqués du public et de privé. Bref, je me servirai de vous comme d’un écran pour mieux cacher ma rapacité et de continuer mon projet de voler vos caisses de retraite et vos pensions de vieillesse.

    Le Québec des travailleurs et travailleuses syndiqués et non syndiqués doit se lever en 2012 et barrer la route aux gouvernements chambre de commerce du Québec et du Canada. Nos caisses de retraite et nos programmes sociaux nous appartiennent. Pas question de se laisser manger la laine sur le dos!
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  •  
  • Yves Claudé - Inscrit
    3 février 2012 03 h 33
    Toute mon admiration !
    Madame Payette,

    Permettez-moi de vous exprimer toute mon admiration pour cet esprit de solidarité qui se révèle à travers votre analyse sociopolitique, par ailleurs claire et bien documentée.

    Ce sont de tels propos et un tel point de vue, que j’aimerais entendre de la part de Madame Marois et des autres responsables politiques du PQ, qui me semblent s’être passablement embourbés dans les obsessions stratégiques et dans un mutisme qui semble être la conséquence fâcheuse d’une “discipline de parti” intégralement contre-productive.

    Je partage très certainement avec vous l’idée que le PQ doit être … ou redevenir … un parti authentiquement populaire, porteur des espoirs et projets d’une jeune nation telle que celle du Québec.

    Cordialement

    Yves Claudé - membre du PQ (Rosemont)
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  • Guy Fauteux - Abonné
    3 février 2012 05 h 22
    Le denie
    Faire miroiter aux Quebecois la possibilite que le systeme s'effondre et ainsi ils n'aurais plus besoin de rembourser leur dette est une bien mauvaise idee.
    Presentement nous commencons a regretter les annees soixante la ou le Quebec avait aucune dette, et ce n'est qu'un debut.
    Croyez moi ceux -la qui nous ont prete des sous voudrons se faire rembourser et ils auront raison.
    Si on continue comme ca il faura peu etre ceder nos actifs pour rembourser nos dettes .(Nos grans barrages par exemple)
    Lorsque nous les aurons rembourse et ou rassurer sur nos capacites a rembouser nous pourrons alors rever d'un systeme politique meilleurl.
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  • Georges Paquet - Abonné
    3 février 2012 06 h 06
    Mme Payette, sortez un peu de chez-vous...
    Vous n'avez pas vu dans nos aéroports, et à nos frontières, les milliers de citoyens qui se pressent et se bousculent en partance pour le Mexique, la République dominicine, Cuba, la Floride, quand ce n'est pas pour la Califirnie l'Europe et l'Asie. Une bonne partie de ces grens ont sans doute pris le métro, ont trimé plus ou moins dur, comme vous et moi.
    Quand aux trravailleurs de Rio Tinto Alcan, vous n'avez sans doute pas oublié qu'ils ont commencé par mettre fin à la négociation en rejetant sans condition l'offre de l'employeur.
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  • François Ricard - Abonné
    3 février 2012 06 h 26
    La droite sévit
    Selon la doctrine politique de la droite, chaque individu est moralement fondé à s'emparer du contrôle d'une part aussi importante des ressources qu'il est capable d'obtenir par le biais de méthodes légales mais pas nécessairement morales ou éthiques. Le gouvernement n'a que peu ou pas du tout de responsabilité pour assurer l'équité dans la distribution des ressources. La droite tire ainsi sa légitimité du fait qu'elle sollicite le désir de liberté de l'individu, à savoir la liberté de celui-ci de contrôler une part disproportionnée des ressources. C'est en laissant libre cours à la quête individuelle d'accomplissement et d'appât du gain que la société deviendra meilleure.
    Un autre fondement de la politique de droite est la quête de sécurité par le biais d'investissements étatiques dans l'expansion perpétuelle des prérogatives policières et militaires
    La droite regroupe principalement les possesseurs de grandes richesses et également les classes moins aisées qui envient les riches ou sont convaincues que la fonction la plus importante de l'État est de défendre la loi, l'ordre et la sécurité.
    Le tout repose sur deux postulats : les ressources sont inépuisables et la croissance est une obligation.
    Au cours des dernières décennies, et aux USA en particulier, les forces de droite ont imprimé si efficacement dans l’esprit de l’opinion leur propagande dictée par le marché, qu’un débat ouvert entre la gauche et la droite sur la manière de répondre à la crise émergente pourrait ne jamais voir le jour. Même le parti démocrate se situe au centre droit plutôt qu’à gauche.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    3 février 2012 06 h 53
    Constat triste et vrai... mais...
    Mme payette, vous êtes tout aussi responsable de ce laxisme des citoyens qui sont maintenus dans l'ignorance ou induit en erreur par plusieurs médias et personnes influentes... dont vous-même.

    Je vous ai cru dans votre article sur «Les périls de Pauline» ... et me suis laissée prendre à croire en cette personne aucunement honnête et congruente, mais en aucun temps, vous ne revenez sur le fait que votre Pauline a bien changé et qu'elle fait maintenant partie de ce 1%, de ce système capitaliste où l'enrichissement personnel (incluant famille et amis), le jeu des apparences achetés dans plusieurs médias et le pouvoir sont priorisés sur le bien commun et la sécurité de la population québécoise.

    Il est anormal que le désir du bien commun, toutes nos libertés fondamentales, la passion, la compétence, l'honnêté et l'intégrité soit sévèrement rabroués et punis dans notre société québécoise par manque de loyauté envers ce 1% et le 20% de larbins ( http://www.youtube.com/watch?v=HH5fVD-1_I4 ) à leur service.

    Rappelez-vous son entrevue à VOX, la première chose qu'elle voulait supposément se débarrasser, c'était de vouloir tout contrôler et c'est la première chose où elle a démontré sa grande capacité avec ses adversaires tels que Gilles Duceppe.

    Pour avoir le pouvoir, vraiment, il y en a qui sont prêts à détruire bien des réputations avec l'aide de leurs tits amis des médias.

    Si Mme Marois avait elle-même demandé un vote de confiance à vote secret, je l'aurais cru... mais ce qui est ressorti de cette fin de semaine, c'est ce qui règne déjà dans notre société québécoise et dont il faut se débarrasser... et c'est la Loi de l'omerta, mais au lieu de tirer la personne qui parle, on la détruit psychologiquement en la diffamant de l'intérieur et publiquement.

    On a vraiment aucun parti qui est là pour le 100% et c'est désolant !

    Notre société est pourrie à la racine et cela fera l'histoire comme Duplessis.
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  • Pierre Girard - Abonné
    3 février 2012 07 h 15
    Madame Payette, lisez le livre "Les confessions d'un assassin financier"
    de John Perkins, et vous allez un peu mieux comprendre le monde dans lequel on vit.
    Pierre Girard
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  • AGL - Inscrit
    3 février 2012 08 h 20
    Les pirates sont maintenant des gens propres et diplômés...
    Ils n'ont plus de mandats du roi d'Espagne ou de la reine d'Angleterre. Les politiques, qu'ils soient rois ou non, ont les mêmes types de réseaux qu'autrefois.

    Le raffinement consiste à se tailler les cheveux et se munir d'un diplôme approprié et prier pour qu'un grand cabinet d'avocats, une grande firme d'ingénieurs, un grand cabinet comptable, un réseau bien rodé, identifie en vous la capacité de s'assimiler et de ne pas briser la chaîne (et le mot 'chaîne' est choisi).

    Non, je n'ai pas besoin d'un chercheur pour m'expliquer. Avoir travailler dans un de ces réseaux et lire des livres d'histoire suffit. En plus d'écouter les nouvelles qui n'impliquent que rarement les vrais instigateurs. On préfèra blâmer Vincent Lacroix et quelques petits cocos. Tous se mettront d'accord pour ne pas aller plus loin dans ce qui s'est réellement passé. On croit savoir et c'est assez.

    La culpabilité du citoyen ? En effet, le citoyen peut ne pas trop se forcer pour comprendre les rouages. Mais lui en donne-t-on les moyens ? Nomme-t-on ce qu'il ne faut pas nommer sous divers prétextes de réserve ?

    Chère madame Payette, je suis née 15 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Je me souviens également qu'on se promettait d'éduquer les gens pour qu'ils apprennent à penser seuls et ne plus jamais, jamais, suivre n'importe quel beau parleur, peut importe la situation de stress...

    Boisvenu affirme que plus de 500 éclairés lui ont envoyé leur support, peu importe la barbarie avec laquelle il préconise régler un problème.

    Vous pensez que l'on va s'en sortir à la fin ? Inculquez le désir d'être le meilleur et vous obtenez des classes sociales, des inégalités porteuses de toutes les souffrances, voire plus loin, des génocides. Perpétrés par des notables avec l'aide d'ingénieurs, d'avocats, de comptables, de gens éduqués.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    3 février 2012 08 h 24
    Le paradoxe de notre démocratie.

    Il y a un paradoxe dans notre "belle" démocratie. Les citoyens dont le poids électoral (la majorité!) compte le plus sont ceux qui souvent s'informent le moins. Quand les politiciens s'adressent aux citoyens, c'est à eux surtout qu'ils parlent. Heureusement, parfois les citoyens font front commun et décident d'agir dans certains cas important pour le bien commun.

    Les politiciens qui s'adressent à cette majorité, s'ils défendent plus des intérêts personnels ou de groupe plutôt que l'intérêt public, parlent en fonction de l'un ou de l'autre des objectifs qu'ils se fixent. Donc, le politicien devrait idéalement avoir de belles valeurs sociales pour être un élu en fonction de la nature du mandat pour lequel il a été choisi. L'économie faisant partie d'un tout.

    Je fais une nuance entre les citoyens qui se contentent d'aller voter, sans trop se poser de question et le citoyen responsable. Au fond, on ne naît pas citoyen responsable, on le devient. Pour devenir un citoyen responsable à part entière, c'est soit par soi-même comme autodidacte ou avoir la chance d'une éducation adéquate et continuer toujours...

    Une formation objective des politiciens serait appropriée aussi pour au moins ceux qui sont élus. Sans formation, ce n'est pas facile de savoir où est notre vraie place comme élu dans nos choix de société et les responsabilités qui incombent à nos engagements dans ce choix de faire de la politique constructive, sur le plan social.

    Ce n'est donc pas tout de rendre les citoyens responsables de ce qui arrive. L'être humain est un bipède, mais, question nature, il a besoin de culture pour mieux savoir où il s'en va. J'en parle autant pour notre vie sociale que pour nos choix personnels dans la vie. Les citoyens ont ou devraient avoir ce mandat de responsabilité, les politiciens aussi, surtout eux.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    3 février 2012 08 h 27
    La «démocratie des riches» est pas nouvelle
    Il saute aux yeux que le système démocratique n'existe que pour faire croire qu'un vote est important, avant une élection, mais qu'après celle-ci tout les premier ministre Québécois ou Canadien agissent en dictateur, comme leur permet la loi...

    Ce qui veut dire que tout ce qui est dit avant les élections est remis en question ou oublié ensuite, pire que cela Charest s'amuse à renier publiquement ses promesses et le bon peuple le réélit!!

    Avant les élections, le PQ comme le PLQ a souvent parlé d'instaurer un vote proportionnel qui donnerait un plus de poids au mot «démocratie», mais une fois élu, on oublie la «démocratie».

    Pourriez-vous me dire combien d'autres promesses un gouvernement majoritaire du PQ à laissez tomber par réflexe de dictateur?

    Je ne vois pas malheureusement pas plus de «démocratie» dans le torpillage de Duceppe, ou la rentrée dans les rangs d'individu, qui comme ceux passez à la CAQ, veulent avoir une plus grande chance de se faire réélire comme valet du chef de parti, avec un bon salaire et une pension de riche...
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  • France Marcotte - Abonnée
    3 février 2012 09 h 17
    Madame Payette, l'amie cruelle
    Les chroniques de madame Lise sont souvent accueillantes; la porte est grande ouverte, une bonne chaleur nous enveloppe, le repas du soir est sur le feu.
    On s'installe et on fait d'abord avec Lise un petit bout d'histoire. On comprend que nos problèmes ont des antécédents et aussi des racines profondes. La grosse machine du capitalisme sauvage occupe aujourd'hui toute la cuisine. On se sent compris, on pleure, on s'épanche.

    Puis, entre deux bouchées de gâteau consolantes, madame Lise dit:
    "Ce serait trop facile de dire que les citoyens n'y sont pour rien. Qu'ils ne sont que des victimes d'un système qui leur maintient la tête sous l'eau tout le temps. Qu'ils n'ont aucune responsabilité dans ce qui leur arrive. Le choix des citoyens de ne pas se mêler de politique, de voter souvent n'importe comment, refusant de s'informer et de jouer un vrai rôle de citoyen va toujours nous coûter cher..."

    Mais Lise, vous venez de nous parler de gens, de citoyens qui ne s'étaient pas comporté ainsi et qui pourtant, malgré leur vigilance, se sont sentis impuissants...

    Je reprends ma tuque et mes mitaines (inutiles tellement il fait tiède) et je retourne dans la gadoue.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    3 février 2012 09 h 25
    Le paradoxe de notre démocratie.
    Il y a un paradoxe dans notre "belle" démocratie. Les citoyens dont le poids électoral (la majorité!) compte le plus sont ceux qui souvent s'informent le moins. Quand les politiciens s'adressent aux citoyens, c'est à eux surtout qu'ils parlent. Heureusement, parfois les citoyens font front commun et décident d'agir dans certains cas important pour le bien commun.

    Les politiciens qui s'adressent à cette majorité, s'ils défendent plus des intérêts personnels ou de groupe plutôt que l'intérêt public, parlent en fonction de l'un ou de l'autre des objectifs qu'ils se fixent. Donc, le politicien devrait idéalement avoir de belles valeurs sociales pour être un élu en fonction de la nature du mandat pour lequel il a été choisi. L'économie faisant partie d'un tout.

    Je fais une nuance entre les citoyens qui se contentent d'aller voter, sans trop se poser de question et le citoyen responsable. Au fond, on ne naît pas citoyen responsable, on le devient. Pour devenir un citoyen responsable à part entière, c'est soit par soi-même comme autodidacte ou avoir la chance d'une éducation adéquate et continuer toujours...

    Une formation objective des politiciens serait appropriée aussi pour au moins ceux qui sont élus. Sans formation, ce n'est pas facile de savoir où est notre vraie place comme élu dans nos choix de société et les responsabilités qui incombent à nos engagements dans ce choix de faire de la politique constructive, sur le plan social.

    Ce n'est donc pas tout de rendre les citoyens responsables de ce qui arrive. L'être humain est un bipède, mais, question nature, il a besoin de culture pour mieux savoir où il s'en va. J'en parle autant pour notre vie sociale que pour nos choix personnels dans la vie. Les citoyens ont ou devraient avoir ce mandat de responsabilité, les politiciens aussi, surtout eux.
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  • Democrite101 - Inscrit
    3 février 2012 09 h 29
    Cri du cœur qui vise juste, mais il faut voir plus loin

    Le capitalisme est triomphant et, avec la Chine qui lui doit sa nouvelle prospérité, sa puissance mondiale et le respect de tous les pays sans exception, il sera triomphant pour encore 100 ans au moins.

    Ce capitalisme est plombé par l’injustice. Elle est supportable car il n’y a pas de révolte majeure, du genre «printemps arabe» ou «mai 68».

    Le peuple lui-même n’aspire qu’à devenir millionnaire, du grateux au coup en bourse, les réunions syndicales font à peine quorum. En clair, le peuple par ignorance et veulerie mange l’idéologie qui le vole.

    Distinguons «entreprise libre» (1er mouvement) et le «capitalisme» (2e mouvement). Le 1er est fécond, justifié par la liberté elle-même, principe de nos démocraties. Le 2e, sans contrôle vraiment sévère, sans taxe Tobin (que je fixerais à 5% par transaction financière ou boursière et financière (quelle qu’elle soit), le capitalisme sauvage va ploutocratiser à fond notre régime qui n’aura de démocratique que le nom par la fiction. Les élections ne seront plus qu’une façade, cautionnement et farce.

    Un comptable d’entreprise, me disait : «Sans coeur et sans honneur, c’est leur principe de fonctionnement».

    Sans tigre dompté, sans capitalisme asservi aux lois distributives, on se fait manger par lui ou, un peu moins pire, terrorisé. La terreur de perdre son emploi et services sociaux par la détaxation des entreprises capitalistes, le fractionnement de la classe moyenne en classe appauvrie tenue en laisse par des professionnels et des juges mieux payés et autres cerbères protecteurs des privilèges des capitalistes.

    Il faut dompter le capitalisme pour que l’entreprise libre continue à nous rendre prospères après que l’entreprise libre ait vaincu la misère pour tous et la pauvreté pour la très grande majorité.

    Seule la social-démocratie bien gérée sauvera l’entreprise libre de son cancer capitaliste.

    Jacques Légaré, professeur (retraité) d’Hi
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  • Réal Rodrigue - Abonné
    3 février 2012 10 h 39
    Le déclin du capitalisme ?
    Difficile de croire que nous sommes en train de vivre le déclin du capitalisme, comme vous l'écrivez. Lorsque je lis la suite de votre lettre, il me semble que tout ce que vous en dites prouve le contraire.

    Le principe à la base du capitalisme se formule aisément: la maximalisation du profit, peu importe les conséquences sur les populations et la biosphère. Les corporations s'annexent les sciences et les techniques pour parvenir à leurs fins, mais aussi tous les moyens propres à l'espionnage et au contreespionnage comme Ziegler vient d'en faire la démonstration dans L'Empire de la honte. Les nouvelles féodalités capitalistes ne s'embarassent pas des droits de l'homme, et n'hésitent pas à augmenter la dette des pays les plus pauvres pour maintenir leurs privilèges, ce qui a pour résultat d'accroître la famine et les maladies un peu partout sur la planète.

    Le jour où les individus se donneront la peine de comprendre un peu mieux les principes qui inspirent les décisions de nos États supposément démocratiques, il y aura un réveil et un commencement de résistance. Et alors, comme l'écrit M.Légaré, on regardera sans doute d'un autre oeil la social-démocratie. En ce sens oui, vous avez raison, les citoyens et les citoyennes ont certainement leur part de responsabilité dans ce qui se produit dans leur société et dans le monde.

    Réal Rodrigue
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  • Leys - Inscrit
    3 février 2012 10 h 44
    L'Histoire se répète
    La mémoire de l'humanité a à peine la durée d'une vie d'homme. Quiconque s'intéresse à la période d'avant-guerre (1929-1939) ne peut manquer de noter ses ressemblances frappantes avec notre époque. Une crise économique menace les classes moyennes, lesquelles se polarisent : d'un côté, une gauche qui s'en prend au capital ; de l'autre, une droite qui s'en prend à l'État libéral et aux valeurs qu'il défend. Où cela va-t-il nous mener ?
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  • Michel Danis - Inscrit
    3 février 2012 11 h 03
    Exagération
    Vous écrivez : Ceux qui ont vraiment les moyens de mettre du beurre sur leur pain ne prennent jamais le métro. Ils prennent leur retraite après avoir touché des indemnités de départ à la hauteur de la valeur qu'ils se donnent et qui servent juste à arrondir leurs fins de mois. Leurs gains d'une seule année sont souvent l'équivalent de ce qu'un bon ouvrier gagnera durant toute sa vie.

    Il y a beaucoup plus que cette classe de riches qui pensent que le peuple doit faire un effort. Ou bien vous maximisez l'expression ''mettre du beurre sur son pain'' ou bien vous ne savez pas ce que ça veut dire. À $50,000 par an, je peux mettre du beurre sur mon pain mais je ne prends pas de jet privé ...
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  • Geoffroi - Abonné
    3 février 2012 11 h 13
    Les deux mains sur le volant dans le champ en attendant que le train déraille
    « Le pourcentage d'électeurs qui s'abstiennent de voter mesure le degré de liberté concrète dans une démocratie. Là où la liberté est fictive, là où elle est menacée, ce pourcentage tend vers zéro. »

    De Nicolás Gómez Dávila
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  • Roland Berger - Abonné
    3 février 2012 12 h 35
    Le déclin du capitalisme
    Bravo à Mme Payette, qui aurait pu ajouter que le déclin du capitalisme coïncidera avec la disparition de l'espèce humaine sur une planète devenue inhabitable.
    Roland Berger
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    3 février 2012 12 h 36
    Entraîné dans une course folle.

    L'intuition qui n'est en aucun cas une faculté à dédaigner me suggère qu'il s'agit bien d’une fuite dont la planète entière se trouve aux prises en ce moment. Il faudrait donc l'accord de tous les gouvernements afin d'espérer pouvoir changer le système ou sinon, ce dernier nous acheminera à l'extinction, faute de synchronicité entre les parties.

    Le capitalisme s'est fondé sur l'inconscience des populations et devrait être surmonté par l'implication de personnes conscientes vouées aux mieux-être collectifs.

    Il y a un organisme de presse, chez les Anglais, qui scrute à la loupe notamment les politiciens dont l’emblème se trouve un brave bouledogue.
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  • Cover3 - Inscrit
    3 février 2012 13 h 07
    @Mme Payette
    Qui est responsable de la confiscation d'environ 50% de votre revenu madame payette? l'état ou les méchantes entreprises 'capitalistes'? Nommez moi donc une seule compagnie privée qui a le pouvoir de saisir vos fonds de la sorte.. les compagnies privées luttent constament pour apportez des nouveaux produits sur le marché auquel les québécois surtaxés vont avoir accès malgrés leur finances étranglées par les largesses gouvernementales..
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  • André Labelle - Abonné
    3 février 2012 13 h 25
    Une façon de plus pour réduire la taille de l'État
    Ne nous leurrons pas. L'objectif final de Harper n'est pas d'assainir les finances du pays et encore moins d'assurer aux personnes âgées une meilleure qualité de vie.

    L'objectif final de Harper et de son parti, c'est encore et toujours réduire la taille de l'État. Le rêve de tous ces néoconservateurs est directement importé des Républicains américains et même des adeptes du Tea Party: réduire au maximum le poids de l'État fédéral ainsi que son rôle dans la société.

    Il faut donc voir la volonté fédérale de modifier le programme de pension de vieillesse sous ce projecteur. Toutes les autres raisons évoqués par ce gouvernement saboteur ne sont que de la poudre aux yeux, des prétextes. Ils ont une vision idéologique de ce dossier et aucun argument ne les fera reculer sinon le danger de perdre le pouvoir ce qui les empêcherait d'agir. Or ils sont maintenant solidement majoritaires et la tenue de prochaines élections générales ne dépendra que de leur seule volonté donc certainement pas avant 4 ans. En attendant ils font ce qu'ils veulent et pas toujours ce qu'ils ont dit.

    N'est ce pas Jean-François Revel qui a dit : «L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place.»
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  • André Labelle - Abonné
    3 février 2012 13 h 42
    @ Cover3
    Et les spéculateurs de Wall Street qu'en faites-vous ? Ce sont eux avec la complicité des grandes banques américaines qui ont créés les papiers commerciaux qu'ils ont vendu pour des milliers de milliards de dollars avec la complicité des agences de notation. La Caisse de dépôt a englouti des milliards de dollars dans ces maudits papiers commerciaux, des nouveaux produits comme vous dites.. Elle a ses torts évidemment mais le privé également. Cessez de regarder l'arbre et élevez votre vision pour embrasser la forêt, vous pourriez être surpris de ce que vous découvrirez.

    Mais votre commentaire semble ne remettre qu'au gouvernement l'odieux de ce que vivent les citoyens. C'est une erreur !

    Proposition de lecture qui ouvre les yeux : «Quand le capitalisme perd la tête» par Joseph Stiglitz économiste américain récipiendaire de l'équivalent d'un prix Nobel d'économie en 2001.
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  • Michel Hains - Inscrit
    3 février 2012 14 h 32
    2 poids 2 mesures
    40,000$ par annnée et indexé à vies, disponible à 50 ans pour les députés

    Moins de 10,000$ par année pour le bon peuple mais à 67 ans.

    Ils viennent nous dire qu'ils sont là pour nous servir....

    Trouver l'erreur
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    3 février 2012 14 h 33
    @Chantal _Mino Ne pas confondre...
    Je trouvre navrant que l'on s'en prenne à la fortune personnelle de Mme Marois pour décider si elle est apte ou non à diriger l'État québécois. Qu'est-ce que cela vous enlève qu'elle soit riche? Car sa fortune n'a rien à voir avec les qualités que je ne lui reconnais pas pour diriger le Québec.

    D'ailleurs Trudeau et Parizeau étaient indépendants de fortune. Est-ce qu'on leur a reproché...Quelques personnes peut-être, mais cela n'a jamais compté vraiment quand il s'est agi de décider s'ils pouvaient diriger le Canada et le Québec .

    La fortune personnelle de Mme Marois , je m'en fous, mais son manque de vision personnelle, les artifices qu'elle utilise pourr nous faire croire qu'elle a des convictions profondes, à part l'ambition (personnelle), ça c'est dérangeant parce que l'enjeu , c'est notre future, notre pays rêvé. Et elle ne fait rêver personne, excepté ceux qui attendent après son élection pour avoir une job.

    La femme exceptionnelle dont on parle (dixit Dionne-Marsolais), et dont parle aussi Mme Payette, n'est qu'aveuglement pour faire élire à tout prix une femme. Je pense parfois à Mme David, et je me dis que le contenu de ses discours est plus profond que celui de Marois. La seule chose , c'est que je ne reconnais ni à l'une ni à l'autre le charisme nécessaire pour attirer un nombre important d'électeurs, ce qui pourrait leur permettre d'accéder au pouvoir. nOUS AVONS BESOIN beaucoup plus pour contrer le capitalisme sauvages, et surtout pour amener des changements dont la population a tant besoin pour se sentir comme des citoyens à part entière, pour s'intéresser à la politique et croire à ce qu'on leur proposerait....

    On s'aveugle devant la performance bidon de Mme Marois, on lui reproche sa fortune personnelle, mais on ne voit même pas qu'elle ne représente pas la femme politique qu'il nous faut pour opérer des changements fondamentaux dans notre société mercantile....
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  • Leys - Inscrit
    3 février 2012 14 h 35
    @Cover3
    La propension à mettre tous les maux de la planète sur le dos des États est aussi bête que celle, inverse, consistant à vilipender sans nuance les "méchants capitalistes". Les anciens pays communistes qui ont vu leurs États ratatiner à vitesse grand V au profit de l'économie de marché (voire des monopoles privés) auraient certainement beaucoup à vous dire sur les bienfaits de l'entreprise privée : inflation démesurée, baisse du PIB (du tiers en Russie, du deux tiers en Moldavie), augmentation drastique de la pauvreté et de la corruption, baisse de l'espérance de vie, etc. De même, les habitants de ces pays du Sud qui se sont vus octroyer des prêts du FMI conditionnels à la libéralisation de leurs marchés commerciaux et financiers et qui par conséquent ont été réduits à la misère noire (dans la grande majorité des cas) pourraient vous parler longuement du capitalisme créateur de richesses et d'emplois. Le capitalisme n'est ni bon ni mauvais par essence : ses vertus sont conditionnelles aux hommes qui le mettent en oeuvre et qui en connaissent les limites... Et la même chose pourrait être dite de l'État...
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  • Nelson - Inscrit
    3 février 2012 16 h 33
    Face au capitalisme sauvage, écoutons René Levesque, Parizeau, Landry et d'autres.

    René Levesque
    à vu juste quand il a développé la hydro- électricité...''maître chez nous'' qu'il à dit...

    Jacques Parizeau à crée la Caisse de Dépôt AVEC LE MANDAT CLAIRE d'aider développer des industries D'ICI...
    Il dénonce aussi les ententes sécrètes entre Hydro-Charest et Pétrolia, et demande de les faire publique,

    Bernard Landry dit que le Québec, doit toucher au moins 50% de redevances de l'exploitation de NOS ressources naturels,

    Regarder aussi les NATIONALISATIONS de tous les banques en faillite en Islande,

    Et voilà quelques pistes de quoi faire contre Le Capitalisme sauvage (parce que pas encadré ni réglementé par des gens de la droite politique, leurs copains) :

    Nationalisations des banques et industries en faillite,
    Utilisation de notre argent de la Caisse de Dépôt, banques, REER, FTQ, CSN, etc, pour renforcer et créer davantage des industries chez nous,

    Le Québec a beaucoup d'argent, NOTRE argent, qu'a la place de nous servir à nous, serve le capitalisme spéculative international ...POUR NOUS METTRE À GENOUX À NOUS MÊMES et les démocraties du monde.

    À la place de subventionner des banques et industries en faillite et TRANSFORMER DES DETTES PRIVÉS EN DETTES PUBLIQUES coupures des programmes sociaux genre santé-éducation-retraites, nous devons les acheter pour deux fois rien (en faillite) et garder TOUS LES PROFITS !.

    Il n'a pas 56 solutions de comment contrôler les excès du capitalisme dénoncés par les indignés du monde entier......les encadrer, les enlever ce que font faire faillite eux mêmes (pour faire des profits rapides) et se replacer avec NOTRE ARGENT PUBLIQUE que les sauve sans arrêt.

    Et arrêter les délocalisations de NOS industries financés par le travail de NOS travailleurs, NOS subventions, NOTRE savoir faire financé par nous.

    Commerce externe, OUI,...mondialisation, NON.

    Surtout pas la mondialisation de la finance rapace AAA .
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  • André Loiseau - Abonné
    3 février 2012 19 h 10
    Bravo, Mme Payette
    Belle analyse, madame Payette!
    Retroussons nos manches et allons voter au maximum en espérant que le ROC nous appuiera cette fois.
    Votre langage est plus de la famille d'Amir que de celle de Mme Marois.
    C'est tristement vrai,
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  • Luc Lepage - Abonné
    3 février 2012 19 h 57
    PBS: le retour de Bill Moyers
    Parmi les commentateurs les plus éclairés sur les grand enjeux économiques et sociaux, je recommande chaudement Bill Moyers. C'est un journaliste cheveronné qui fut jadis un des conseillers du Président Johnson et qui a poursuivi une brillante carrière notamment à PBS. Après avoir pris sa retraite il y a deux ans de PBS (Bill Moyers's Journal), il a décidé de récidiver cette année avec une série hebdomadaire Bill Moyers
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  • Mbotemingi - Abonné
    5 février 2012 13 h 13
    Merci
    Votre article est très juste. On tape toujours sur les moins nantis, les salariés. Harper veut réduire les retraites, alors qu'il devrait les augmenter. Pour ma part, retraitée, j'ai besoin de ce faible montant qui n'augmenta pas selon le coût de la vie, il ne couvre pas les taxes, le prix des aliments qui ne cessent d'augmenter, le prix des logements. Je suis retraitée et ma retraite est de 17 000 $ par année, je ne peux donc pas faire des croisières comme le proclament ceux qui font le jeu du gouvernement en affirmant que les retraités sont gâtés. J'ai payé ma retraite sur mon salaire, j'ai payé le RRQ, le RPC, j'ai droit à ces sommes et elles devraient augmenter dans le même pourcentage que celui des dirigeants d'organismes qui se la coulent douce. Eux peuvent faire des croisières à nos frais, car les retraites qu'ils obtiennent sont myrifiques en comparaison à celles des salariés.
    Que Justice soit faite, et que les augmentations des retraite, du RRQ, du RPC soient au même pourcentage que l'augmentation ddu salaire dirigeants d'organismes qui en plus ont des primes quand ils augmentent les tarifs. Quelle gestion ! Facile d'avoir des profits quand on augmente les prix.

    Merci pour votre texte, grâce à vous nous, les pauvres, serons peut-être entendus par nos gouvernants qui cesseront de grapiller sur le «pauvre monde».

    Estelle
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