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Le corps des femmes

Objet de désir, de convoitise, de domination et de peur, le corps de la femme a été, à travers l'histoire, un espace qu'ont défini, réglementé, occupé, honoré ou conquis par la force les hommes. La légende d'Adam et Ève, si elle a inspiré les grands peintres, a avant tout fixé durant des millénaires la nature de la femme. Cette dernière est donc à l'origine de la chute morale de l'homme. En d'autres termes, la pécheresse et la femme sont indissociables.

À huit ans, les religieuses au Québec nous mettaient en garde avant les grandes vacances contre les impudeurs de l'été. Nous devions éviter les «robes soleil» sans manches et trop courtes pour ne pas provoquer les hommes. À seize ans, lors d'un sermon, un prêtre tonitruant nous avait expliqué avec moult détails qui certainement le titillaient que nous étions responsables de la pureté des garçons, dont «la force sexuelle pouvait faire décoller une fusée». Ça ne s'invente pas, même pour une romancière!

Il est clair que toutes les religions ont des problèmes avec les femmes. Toutes ont défini des limites aux femmes en les confinant dans des lieux réservés, à l'écart souvent du regard des hommes. Toutes ont réussi à recouvrir le corps féminin afin d'éloigner les hommes de la tentation. Il a fallu attendre des siècles chez les chrétiens pour reconnaître que les femmes avaient une âme et encore plus longtemps pour accepter qu'elles n'étaient pas seulement un réceptacle pour la semence masculine. L'Église catholique, celle qui nous est la plus familière, a toujours toléré les rapports sexuels, seul moyen de mettre des enfants au monde. Sa morale officielle, à ce jour, s'oppose encore à toute relation sexuelle hors mariage. C'est peu dire le chemin parcouru pour atteindre l'affranchissement des femmes, tel que nous le vivons en Occident.

Tout, le pire et le meilleur, fut écrit autour de la tragédie qui a emporté quatre néo-Québécoises, les filles et la première des deux épouses de Mohammad Shafia. Ce crime d'honneur est l'expression ultime d'une espèce de maladie dont sont atteints un nombre considérable d'hommes, en particulier dans les pays musulmans. Toute la semaine, des mises en garde ont été faites, tous les chroniqueurs marchaient sur des oeufs de peur de provoquer l'islamophobie. À noter que cette attitude frileuse servait aussi du temps du totalitarisme soviétique. Nombreux étaient ceux qui se refusaient de critiquer l'URSS de Staline par crainte de nuire au paradis communiste. Des centaines de millions de gens sont ainsi morts, enterrés par le silence d'une gauche occidentale bien planquée à des milliers de kilomètres des camps sibériens.

Alors parlons clairement. Dans plusieurs pays islamiques, chez les Arabes, en Iran, à travers le continent africain et dans l'Asie musulmane, la culture du patriarcat impose sa loi discriminatoire et soumet de façon dramatique les femmes. Et dans cette perspective, les contes arabes des Mille et une nuits ne font rêver que les hommes en rut. Des dizaines de millions de femmes sont à la merci du sens de l'honneur des mâles et des femmes elles-mêmes, victimes consentantes et soumises de la loi phallique.

Oui, il existe des cultures arriérées, archaïques, primaires qui font disparaître, au propre comme au figuré, les femmes de l'espace public. Des cultures qui ont inventé les mathématiques, la poésie, l'astronomie, certes, mais qui n'accéderont jamais à la civilisation telle qu'on la conçoit de nos jours en perpétuant des traditions d'une ère révolue.

La seule révolution réussie du XXe siècle, celle qui n'a pas fait de victimes, n'a pas construit de camps de la mort, n'a pas semé la terreur, n'a muselé personne, n'a violé aucune loi et n'a imposé aucune barbarie, c'est la révolution féministe. Le combat pour l'égalité des sexes a bien sûr bousculé bien des hommes; il a aussi permis à des «fondamentalistes» antihommes de sévir dans des écrits en forme de brûlots, mais ces dommages collatéraux sont des vétilles en regard du progrès que le féminisme a entraîné dans nos sociétés.

À travers le monde, l'honneur se décline encore selon la loi de l'homme dans ces pays qui perpétuent une conception de la femme qui la transforme en objet et source de péché. La peur de la femme est au coeur de ces systèmes si chers aux philosophes aristotéliciens, aux Pères de l'Église, à tous ces religieux intégristes et ces défenseurs des cultures qui confinent les femmes, qui jettent les bébés filles dans les caniveaux, qui se servent de la technologie médicale afin d'éliminer les foetus féminins.

Mohammad Shafia s'est trompé de pays en s'installant au Canada. Ce polygame a importé entre les quatre murs de sa résidence sa culture pathologique dans laquelle il régnait en pacha tout en déléguant ses pouvoirs et en transmettant ses valeurs archaïques à son fils. Il n'a pas tué ses filles et sa première épouse. Il a simplement usé de moyens à ses yeux justifiés pour réhabiliter l'honneur bafoué de sa virilité millénaire triomphante.
 
 
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  • Yves Claudé - Inscrit
    4 février 2012 02 h 44
    Le corps humain: un enjeu politique !
    L'auteure a raison de rappeler que le corps des humains, et tout particulièrement celui des femmes, représente un enjeu politique majeur. Les obsessions du corps qui hantent les esprits de la “tribu” Harper en sont une illustration, lorsque ce groupe de traditionnalistes qui s’est emparé de l’État canadien s’emploie à renforcer la contrainte sociale sur les corps en déployant un programme de développement de l’incarcération, en répandant avec Monsieur Boisvenu le fantasme d’une vengeance sur les corps des déviants, ou en tenant en laisse une “meute” qui clame son irrépressible volonté de rétablir un contrôle étatique et religieux sur le corps des femmes en tant que procréatrices.

    Mais il s’agit aussi de la question de l’existence des humains en tant qu’individus autonomes : cette autonomie, dans la disposition de nos corps et de nos choix de vie est une conquête récente de la modernité.

    Une telle autonomie physique et existentielle, résultat de luttes séculaires menées par des individus et des mouvements sociaux, n’en est pas moins problématique dans sa propension à déconstruire les liens sociaux, ainsi que dans des expériences artistico-corporelles qui peuvent prendre la forme de dérives hors des normes anthropologiques. Cette autonomie doit donc, pour être viable, s’inscrire dans l’espace normatif de la société.

    Le constat sociologique de la politique du corps ne devrait cependant pas être un prétexte, de la part de Madame Bombardier, pour se livrer à l’expression d’une certaine islamophobie. La résistance à la modernité, de la part des esprits adeptes de la féodalité et autres traditionnalistes, est universelle !

    Ajoutons que la modernité ne peut faire l’économie d’une quête de sens de nature religieuse : il s’agit alors de préserver la société de l'emprise normative et institutionnelle de cette quête de sens.

    Yves Claudé - sociologue
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    4 février 2012 03 h 49
    Étonnant!
    Votre analyse est brillante. Si on approfondit votre point de vue, que dire alors des conservateurs à Ottawa qui cherchent à réguler le corps des femmes. Harper et sa gang veulent établir une théocratie au Canada, avec comme base la Bible comme vecteur des lois du pays. Et pour eux, Adam et Ève ne sont pas une légende. Si je ne m'abuse, la secte des évangélistes chrétiens a une place toute trouvée pour la femme : au foyer, avec les enfants.
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  • Normand Carrier - Abonné
    4 février 2012 07 h 43
    Le crime d'honneur est culturel ...
    En toute justice pour les musulmans et l'islam , le crime d'honneur est culturel et ne se retrouvent pas seulemenr dans les pays musulmans . Ce crime odieux se rtrouve dans plusieurs pays africains non musulmans , en inde et certains autres pays asiatiques .....
    C'est une culture pathologique du pouvoir de l'homme sur la femme et qui a inventé le crime d'honneur pour maintenir ce pouvoir ... Le cas Shafia est une malheureuse illustration mais qui a le mérite de nous en avoir fait prendre concience et il faut espérer que nous saurons le prévenir .....
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  • Georges Paquet - Abonné
    4 février 2012 07 h 49
    Il faut que ces choses soient dites.
    Les religions ne sont pas uniquement l'opium du peuple, elles sont également le plus gros problème des femmes et des hommes qui ne savent plus très bien ce que leur religion respecte.
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  • Larocque - Inscrit
    4 février 2012 08 h 07
    Entièrement d'accord!
    Même si cela semble paradoxal, nous devons combattre la tolérance émanant du multiculturalisme et protéger les femmes qui sont sous le joug de traditions arriérées... ici au Canada. Ces femmes ont besoin de notre écoute et de notre aide.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    4 février 2012 08 h 34
    Une histoire très ancienne
    C'est entendu: les trois religions monothéistes reposent sur le mépris des femmes. Mais la démocratie athénienne, qui leur est contemporaine ou antérieure, excluait aussi les femmes et les esclaves. Tout se passe comme si les humains avaient, tout comme les autres mammifères, organisé leur société en fonction de la capacité défensive ou offensive du pouvoir physique des mâles. Cette conception du monde disparaît peu à peu, et très lentement, à mesure que les «progrès» techniques rendent inutile le recours à la force physique (au travail ou à la guerre).

    Mais les mentalités retardent toujours sur la technologie et le changement est d'autant plus lent que les masses sont importantes. S'il a fallu plus de cinquante ans à une petite société industrielle comme le Québec pour se défaire quelque peu de l'emprise du clergé - comme le note Denise - on imagine sans peine le temps qu'il faudra aux masses musulmanes, chinoises ou sud-américaines pour en faire autant. Car la relégation des femmes à l'état d'objet n'est pas l'apanage du seul Islam, tant s'en faut. Se limiter à cette seule appartenance religieuse est trompeur. Nous avons, nous aussi, notre cardinal Ouellet.

    Mohammed Shafia s'est trompé de pays, certes. Mais n'oublions pas le préambule de la constitution canadienne: ««Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit.» Que voilà un bel oxymoron.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • François Dugal - Abonné
    4 février 2012 08 h 47
    Critères
    Quels sont les critères qui ont fait que M. Shafia a pu émigrer au Canada?
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  • Democrite101 - Inscrit
    4 février 2012 09 h 07
    Le vrai adversaire des femmes

    Excellent article de madame Bombardier.

    Mais le machisme cruel, sadique même, carbure où ?

    Allons-nous avoir le courage de le dire ?

    Il carbure dans les religions et dans les sectes (deux identités) ainsi que dans les philosophies classiques d'Occident largement infectées par la religion. Descartes a opéré «tabula rasa» en épistémologie, pas en croyance en Dieu... Même le grand Rousseau, dans «l’Émile» minore la fillette face au garçonnet.

    Le modèle patriarcal et non démocratique de toutes les sectes et religions et philosophies infectées est le gros morceau qui casse des bâtons sur le dos des femmes.

    Si tu ne sais pas qui est ton adversaire, tu te plains en vain.

    Les croyants sont largement de bonnes et braves personnes, y compris les prélats. De la bonne pâte évidemment. C'est l'essence religieuse (la Foi elle-même), la structure politique hiérarchique, la sexophobie qui alimentent la violence faite aux femmes. Tous les féministes étaient rationalistes, largement incroyants et rivés aux sciences humaines (Condorcet, Stuart Mill, Simone de Beauvoir).

    Dans la Foi, on peut dire n'importe quoi et en contradiction, dont je hais les femmes et je les adore par le culte marial. Voilà le noeud gordien. L'irrationalisme absolu, narcissique, insensible, aveugle par lequel toute femme n'est qu'une moins que rien, une inférieure parce que différente. Surtout pas de pouvoir pour elle, sauf pour les couches.

    Que les féministes, dont je m'honore d'être, sache qui est le vrai adversaire des femmes.

    Jacques Légaré
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  • Patrick Lépine - Inscrit
    4 février 2012 09 h 34
    Aïe Aïe Aïe...
    S'il n'y avait que le corps encore...

    Mais n'y a-t-il pas non plus de vierges et de saintes?

    Celles-là on ne les entends guère hélas...
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  • plan sud - Inscrit
    4 février 2012 09 h 59
    La seule révolution réussie du XXe siècle,
    Êtes-vous si certaines qu'elle est réussie cette révolution.

    La participation des femmes dans les grandes décisions est-elle si changées que ça...
    Travail égal, salaire égal...on repassera...
    Et toutes les taches, anciennement réservées aux femmes(éducation des très petits, s'occuper des personnes âgées, les travaux domestiques..) sont demeurées sous payés, mal vue, presque inconsidérées..
    Qu'y a-t-il de vraiment changé.
    Comme si quelque part on avait trouvé le prix du silence. Acheté la paix...pour quelques dollars de plus.

    S'cusez
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    4 février 2012 10 h 22
    (1) Allons plus loin....!
    Il y a l'Histoire des femmes à travers la religionou mythologie, l'idéologie politique. On la retrouve amplement en littérature et les arts en général. Mais il y a par dessus tout le désir: Désir de l'autre , homme ou femme. Au Québec comme ailleurs dans nos sociétés occidentales, le corps de la femme est objet érotique, mais l'homme aussi...Une femme aujourd'hui affirmera plus son désir qu'avant...Elle est entraînée dans le courant des pulsions sexuelles qui n'ont aucune limite. Pour l'immigrant , c'est différent, en effet, de par sa culture. Mais nous au Québec, nous avons dépassé la censure religieuse, mais la tendance est au dévoilement du corps et la pudeur dépend de l'éducation de chacune.

    Le réveil sexuel tel qu'on le connaît aujourd'hui dépasse ce qu'on a connu dans les années de la garnde noirceur au Québec...Ceci ne veut pas dire que les filles sont moins dépendantes du regard des hommes ou du désir qu'elles suscitent. Mais il y a aujourd'hui un avantage certain : elles sont en mesure d'exprimer aussi leur désir envers l'homme. L'équilibre est en train de s'installer chez les jeunes...
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    4 février 2012 10 h 23
    (2) Allons plus loin
    Tant qu'à l'Affaire Shapia, la femme aurait été certainement victime de la peur ce qui l'induirait à devenir sa complice dans le meurtre de leurs filles. Et je crois que ce qui était en jeu n'était pas tant le corps de la femmme, même si cela fait partie du problème, mais plus spécifiquement le pouvoir masculin érigé en système.

    Au Québec, malgré la liberté que nous avons de vivre librement nos relations homme-femme, il existe encore des cas où la femme devient complice de l'homme incestueux souvent pour ne pas risquer de perdre les biens accumulés pendant des années. La peur de l'autre, selon moi, joue moins que les soucis financiers que cela provoquerait.

    Il ne faut jamais oublié comme l'écrit si bien Simone de Beauvoir dans son fameux essai sur "La Vieillesse " : "...dans l'étreinte amoureuse le sujet se fait exister comme corps fascinant, il y a une certaine relation narcissique avec soi-même. Ses qualités viriles ou féminines sont affirmées, reconnues: il se sent valorisé. Il arrive que le souci de cette valorisation commande toute la vie amoureuse; elle devient une perpétuelle entreprise de séduction, une constante affirmation de vigueur virile, de charme féminin: l'exaltation du personnage qu'on a choisi de jouer."

    Difficile de passer outre cela, aujourd'hui comme hier. Le désir de l'autre est souvent plus fort que la peur, et peu importe notre appartenance culturelle, il provoque une tension chez chaque individu, et l'issu en est fort variable.
    Solange Bolduc
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  • Goloupin - Inscrit
    4 février 2012 10 h 24
    Des batailles gagnées mais la guerre,elle, n'est pas encore gagnée....
    Comment peut-on encore mépriser celles sans qui nous n'aurions pas le bonheur de les admirer.
    Mais attention, l'ampleur des efforts que les femmes consentent à donner pour l'égalité des sexes les retardent à obtenir ce à quoi elles ont droit depuis le début des temps.
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  • François Desjardins - Abonné
    4 février 2012 10 h 52
    Se définir, ici, nous, là où on vit.
    Citation:
    «[...]Mohammad Shafia s'est trompé de pays en s'installant au Canada.[...]»

    Pour se situer, bien tracer nos limites, nos choix, il faut d'abord bien se définir comme peuple.

    Un texte comme le vôtre aide à la réflexion des gens, contribue a alimenter la réflexion vers une meilleure définition de nous-même, de ce que nous voulons et ne voulons pas.

    Merci!
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    4 février 2012 11 h 41
    DROITS DE L HOMME SIMPLEMENT VA-T-ON COMPRENDRE ?
    Fondamentalement:
    - existe une base internationale parfaitement connue: les DROITS DE L HOMME
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  • Notsag - Abonné
    4 février 2012 12 h 01
    Immigrant économique
    @François Dugal:
    "Quels sont les critères qui ont fait que M. Shafia a pu émigrer au Canada?"

    Réponse: $$$$

    Tout immigrant qui peut démontrer qu'il a un minimum de $800,000. à investir est automatiquement accepté.

    Ni lui, ni elle, ne parlait un traître mot de français ou d'anglais, mais cela n'avait aucune importance.

    Peu après son arrivée, M. Shafia a acheté un mini centre commercial pour la bagatelle de $1.8 million.
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  • Delphine Noreau - Inscrit
    4 février 2012 13 h 05
    Ce triste événement
    A ceci de bénéfique qu'il soulève le questionnement quant à savoir,peu importe les religions ou l'ethnie ,pourquoi un genre devrais en dominer un autre,au point d'en contrôler jusqu'à sa grossesse.

    L'Humanité en est rendus là
    Il faut éveiller et élever la conscience
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  • Lorraine Jeanne Couture Lorraine Jeanne Couture - Inscrite
    4 février 2012 13 h 34
    L'Homme et le corps des femmes
    Qu’est-ce que l’Homme ?

    100 scientifiques répondent dans Sciences et Avenir, Hors-Série, no 169, Janvier-Février 2012.

    L’anthropologue Françoise Héritier déclare « L’Homme est la seule espèce dont les mâles tuent les femelles ». Elle ajoute « Le comportement d’agression des hommes sur les femmes, pourtant validé par tout un système de pensée, n’a rien de « naturel » ni de définitif ».

    « C’est parce que l’Homme pense, érige des systèmes de pensée intelligibles et transmissibles, qu’il a construit le système validant la violence jusqu’au meurtre à l’égard des femelles de son espèce, qu’il le légitime et continue de le transmettre ».

    http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/2012012
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    4 février 2012 13 h 46
    Le crime d'honneur, un résidu archaïque encore présent
    Ce qu'on qualifie à faux de crime d'honneur ne fait pas partie de l'Islam et n'appartient pas seulement aux pays musulmans et c’est même faux que de le prétende. Il y en avait autant en occident et en orient qu'il y en avait au Moyen-Orient. Ce n'est pas l'apanage d'une seule religion monothéiste. C'est le résidu d'un archaïsme encore présent dans certaines régions du monde, même en occident. En Sicile et en Corse le crime d’honneur existe toujours même s’il est camouflé en malheureux accident.

    En quoi la supposée "honneur" de Shafia a-t-elle été entachée par sa première femme Rona? Ce qui semble ressortir des événements c'est que ce serait à la demande de Tuba, que Rona, la première femme de Shafia, aurait été assassinée pour la soulager de la mort des 3 filles. (Tiens! Ça ressemble au voeu du sénateur Boisvenu, une mort pour une mort, un oeil pour un oeil, une dent pour une dent).

    Dans ce cas ci, une femme a utilisé à ses fins le patriarcat tant décrié, comme Salomé demanda pour sa mère la tête de Jean le baptiste. On voit très bien que le supposé crime d'honneur est une façon archaïque pour des gens de cultures millénaires et surtout sans éducation de régler les problèmes familiaux, leurs intérêts ou vengeances personnels.

    Il est remarquable de voir chez une mère dont on vient d'assassiner 3 de ses enfants, l'absence de tout sentiment. Il ne faut oublier qu'au moyen âge, en occident, la vie d'un enfant valait moins qu'une tête de bétail. Ce n'est pas parce que nous leur avons imposé notre mode pseudo-démocratique par la force militaire que leur culture change; d’autant plus qu’on a appuyé ces interventions militaires pour sortir la femme de la burqa et qu’elle retourne à l’école. Est-ce encore d’actualité?
    … suite
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    4 février 2012 13 h 46
    …suite (Le crime d'honneur, un résidu archaïque encore présent)
    Ce n'est pas un problème de religion mais un problème de culture et d’éducation. Pour prévenir de tels drames il n'y a que l'information et la sensibilisation constante du public et en particulier des nouveaux arrivants sur ce que sont nos lois et nos coutumes et que rien ne leur prévaut, pas même leur culture d'origine. Quand on choisit les immigrants par la grosseur de leur portefeuille, car Shafia avait été accepté comme immigrant investisseur, nous sommes en droit de nous questionner sur les valeurs qui nous sont les plus chères.

    Madame Bombardier, il n'y aucun rapport entre les supposés crimes d'honneur, la condition de la femme et les camps de Sibérie dans un bloc communiste égalitaire ou la femme était plus égale à l'homme qu'en occident. Le seul lien qu’on pourrait faire, c’est le silence d'une gauche occidentale et même là c’est peu cohérent. Est-ce que la droite dont vous faites partie a été plus dénonciatrice? L’antisémitisme était pan occident. Tout l’occident connaissait la solution finale et très peu de pays ont voulu recevoir les juifs survivants. Après la dernière guerre, la séparation du monde s’est faite avec nos bons dirigeants de droite et Staline.

    On voit que vous êtes toujours du bon côté, vous êtes femme, occidentale, blanche, chrétienne et de droite.
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  • Michele - Inscrite
    4 février 2012 14 h 28
    Sommes-nous vraiment mieux?
    Nous assistons aussi, de la part des membres de notre soi-disante civilisation plus avancée, à des meutres violents suivis d'un suicide emportant les membres de la même famille.

    Quoique l'assasinat des membres de la famille occidentale est souvent suivi par un suicide est-ce vraiment mieux? Dans les deux cas, la famille est en crise, l'entourage et les autorités sont souvent au courant mais on ne peut éviter le pire.

    Tout indique ici, que même le féminisme est impuissant devant une dynamique familiale déviante.
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  • Geoffroi - Abonné
    4 février 2012 14 h 30
    Meilleur titre: Le cerveau et le corps des femmes
    Ça existe aussi dans les pays catho.

    «...dans la rue et dans l'existence des brésiliennes. La violence domestique et sexuelle frappe toujours un nombre considérable de filles et de femmes au foyer : la maison est le lieu où se déroulent les pires exactions qui peuvent aller jusqu'au crime. Les infrastructures restent insuffisamment efficaces pour porter secours aux victimes d'abus et d'agressions familiales. Les refuges sont parfois mal équipés et mal organisés. La justice reste encore clémente pour des hommes qui arrivent à justifier un acte répressif envers leur épouse, en cas d'infidélité par exemple. Ainsi, à l'instar des pays comme le Pakistan ou la Jordanie, connus pour leur tradition hautement discriminatoire à l'égard des femmes, on arrive à recenser au Brésil quelques crimes d'honneur. L'image de la femme brésilienne qui attise la ferveur des hommes fait d'elle la seule et unique fautive aux yeux de la coutume séculaire et trop souvent aussi, de la justice populaire et instituée. Une femme parvient donc à être responsable du viol qu'elle subit.»

    http://www.fraternet.com/femmes/art7.htm
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    4 février 2012 14 h 59
    Une synthèse brillante
    Une synthèse brillante dont la qualité et la profondeur des propos n'ont d'égales que la vision historique et la pertinence dans le traitement de questions d'une brûlante actualité.

    Je crois qu'on peut affirmer que tous les lecteurs et lectrices privilégiés qui se sont accordé de faire une lecture attentive de votre texte qu'on doit qualifier de magistral, ont pu revisiter leur histoire personnelle, leur éducation, les enseignements reçus même à leur insu, et plus largement une certaine histoire du Québec et celle de toutes les religions du monde, y compris celle de la sainte, catholique et universelle dont le puissant et prodigieux message évangélique a été trop souvent obnubilé par des oppressions qualifiées abusivement de morales.

    Je ne sais pas combien de temps vous avez consacré à la rédaction de votre texte, mais je crois qu'il devrait être et mérite amplement d'être conservé, transmis, étudié, analysé et discuté.

    Jacques Lalonde
    Gatineau,
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    4 février 2012 16 h 02
    Critères
    @François Dugal

    ''Quels sont les critères qui ont fait que M. Shafia a pu émigrer au Canada?''
    Je crois que c'est autour de 1998 que la citoyenneté canadienne peut être acquise pour $100,000.00. On a créé une catégorie spéciale nommée ''Immigrants investisseurs'' pour faciliter l'exil vers le Canada des résidents de Hong-Kong qui appréhendaient le retour de l'île dans le giron de la Chine communiste. Quel critère demandez-vous ? Il fallait être prêt à investir cette somme dans une entreprise canadienne.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    4 février 2012 16 h 06
    N'importe quoi
    ''Nombreux étaient ceux qui se refusaient de critiquer l'URSS de Staline par crainte de nuire au paradis communiste. Des centaines de millions de gens sont ainsi morts, enterrés par le silence d'une gauche occidentale bien planquée à des milliers de kilomètres des camps sibériens.''

    Vous charriez. C'est curieux comme on a tendance à réécrire l'histoire lorsqu'il s'agit de manipulert l'opinion.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    4 février 2012 16 h 28
    @Godefroy
    Merci pour votre référence concernant la situation des femmes au Brésil. J'étais là quand une femme , Mme Lula, fut élue à la présidence...Jeme demande comment elle va parvenir à sortir les femmes brésilennes de ce bourbié dramatique. En effet c'est un pays très catholique et l'image de la Vierge y est fortement présente...Cela en dit long! Mais on y mange très bien le poisson, et l'amazonie demeure encore magnifique !
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    4 février 2012 17 h 48
    EXCELLENTE RÉFLEXION DE MADAME BOMBARDIER
    Certains, évidemment, trouvent à y redire, comme si vous n'en aviez que contre l'Islam. Vous faites pourtant le lien avec la culture et l'histoire, même récente, de l'Église catholique. Je vous cite : « Il a fallu attendre des siècles chez les chrétiens pour reconnaître que les femmes avaient une âme et encore plus longtemps pour accepter qu'elles n'étaient pas seulement un réceptacle pour la semence masculine. L'Église catholique, celle qui nous est la plus familière, a toujours toléré les rapports sexuels, seul moyen de mettre des enfants au monde. Sa morale officielle, à ce jour, s'oppose encore à toute relation sexuelle hors mariage. »

    Le multiculturalisme subtilement imposé aux Québécois est enfin en train de perdre du terrain au profit de l'égalité des sexes. Vous ne craignez pas, vous, l'accusation de racisme ou d'islamophobie. Je vous en rends hommage. Continuez, madame, vous rendez service à toute la collectivité canadienne, hommes comme femmes. Merci.

    Jean-Pierre Audet
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  • Lacroix Yannick - Inscrit
    4 février 2012 18 h 13
    Génial
    Encore une réflexion excessivement pertinente de Mme Bombardier. Bravo. Sus aux philosophes aristotéliciens.
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  • Francois Dorion - Abonné
    4 février 2012 19 h 38
    Confusion
    D'abord, le procès Shafia n'a pas révélé de motifs religieux, mais des motifs passionnels auxquels on a esayé de rattacher à tort le concept d'honneur.
    Ensuite, mêler la religion chrétienne à cela relève d'une acrobatie intellectuelle dont je ne puis qu'admirer l'originalité en même temps que déplorer la fantaisie.
    Enfin, profiter d'un drame de ce type, où quatre personnes ont perdu la vie, pour faire de la propagande antireligieuse sans aucun rapport avec les faits relève de l'exploitation macabre la plus indigne.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    4 février 2012 20 h 23
    Mme Bombardier, et l'Inde elle?
    Ses religions sa culture sont si misogynes que dans les campagnes on y pratiquait encore jusqu'à tout récemment l'infanticide féminin, à la naissance, remplacé par l'avortement sélectif officiellement illégal, mais pratiqué à grande échelle; aussi comme la Chine, qui elle au moins donnaient ses filles en adoption, elle va vers un déficit féminin. Que va-t-il arrivé? Alors que dans les pays arabes, comme partout dans le monde, lorsqu'il y a dot c'est l'homme qui paie, la femme y vaut si peu, je suis généreuse, que c'est la famille de la mariée qui paie la dot!!! Et que penser des veuves qui devaient s'immoler par le feu suite au décès de leur mari et qui, aujourd'hui sont encore très souvent abandonnées par leurs enfants, comme elles l'ont été par leurs parents, et se retrouvent "parquées" dans des espèces de monastères et réduites à mendier. Cette religion c'est... quoi déjà? Bouddhisme, Indouhisme? Mais leurs voiles sont si "cutes" que bon...

    Les crimes d'honneur y existent aussi, même au Canada, mais leur spécialité c'est les mariages arrangés: de vieux riches avec des jeunes filles, souvent de l'immigration. Certain-e-s se souviendront sûrement de cette jeune Indo-Québécoise de Montréal qui c'est suicidée parce qu'elle devait quitter son amoureux pour marier un vieux, là-bas, Ça avait fait les manchettes: les intervenants sociaux s'étaient dit dépassés par cette pratique courante. Gageons que ça continue.

    Là, on ne tarit pas d'éloge pour Bombardier. Je la cite "L'Église catholique [...] a toujours toléré les rapports sexuels, seul moyen de mettre des enfants au monde": heu... ça veut dire quoi? Fallait les interdire? "Sa morale officielle, à ce jour, s'oppose encore à toute relation sexuelle hors mariage.". Un oubli: elle s'oppose à l'avortement, légal en Tunisie et peut-être en Turquie, à toute contraception, pratiquée en pays musulman. Ignorance volontaire quand tu nous tiens!
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    4 février 2012 20 h 42
    @François Dorion
    Enfin, profiter d'un drame de ce type, où quatre personnes ont perdu la vie, pour faire de la propagande antireligieuse sans aucun rapport avec les faits relève de l'exploitation macabre la plus indigne.

    Tout à fait d'accord avec vous , M. Dorion. J'ajouterais que de vantrer le mouvement féministe. aujourd'hui, alors qu'il y a vingt ans elle le houspillait, au nom de la séduction homme-femmme, c'est ce que j'appelle de la malhonnêteté intellectuelle, ou bien une vieillesse qui , pour sa part, vieillit très mal avec la séduction....
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    4 février 2012 20 h 42
    Post-scriptum: j'ai oublié un oubli!
    Mme Bombardier omet aussi de dire que la religion catholique ne permet toujours pas le divorce, alors que dans certains pays musulmans la femme y a accès, entre autres, ou à l'annulation si son mari ne la satisfait pas sexullement:: les tribunaux régis par la charia l'autorisent, si je ne m'abuse, faut croire que c'est culturel. Pour la religion catholique... ce plaisir n'a jamais exité pour la femme, on appelait ça le devoir conjugal. C'est ben pour dire...
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  • paumier1 - Abonné
    4 février 2012 21 h 10
    Un grand texte !
    Il n'y a pas beaucoup de textes dont on peut dire: "celui-là, je n'aurais pu l'écrire." Votre texte est comme ça. Il est unique et universel. Toutes les femmes de ce monde devraient pouvoir le lire et le comprendre et que le feu enflamme la prairie tranquille du patriarcat mondial et que ce feu détruise les idoles et les modèles machistes et les engloutisse dans une boule de feu à jamais !
    Je ne suis pas toujours d'accord avec elle mais ici Mme Bombardier s'est dépassée ! :) ♥
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  • Paul Sven - Inscrit
    5 février 2012 00 h 57
    Dame vertu et populisme
    Nulle autre que Bombardier pour enfoncer des portes ouvertes et et crier dans le sens du vent. La surprise, ce sont tous ses admirateurs béats qui semblent ne pas savoir qu'elle ne fait que ressasser ce que d'autres ont dit il y a belle lurette. Sauf bien entendu qu'elle sait le faire sur ce ton outragé de dame vertu qui lui vaut son succès. Il faudrait cependant qu'elle réalise que la révolution dont elle parle ici ne s'est pas produite; mes filles, je l'affirme, ne sont pas plus "libérées" que ne l'était ma grand-mère. Cette révolution dont elle parle, au contraire, a sournoisement placé la femme sous un joug encore plus terrible, celui d'une prétendue liberté qui ne s'acquiert que par la soumission la plus servile au statut quo social devant les exigences d'une finance qui n'a d'autre finalité qu'elle-même.
    Elle mélange tout: les camps sibériens, les contes des Mille et une nuits, les hommes et rut, et elle associe virilité au crime d'honneur, pas moins ! Personne donc ne voit la confusion ! Personne pour remarquer que toutes ces phrases d'airain ne sont que philosophie de bazar ?
    En fait, et c'est peut-être là la drame; que le quotidien culturel d'une nation prête régulièrement la parole à ce populisme qui ne sert d'autre cause que la vanité de la dame est peut-être révélateur d'une société qui n'a plus de repères fondamentaux.
    C'est elle, à présent, le "prêtre tonitruant", qui ne se rend pas compte qu'elle répète exactement les inepties de son prédécesseur.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    5 février 2012 04 h 22
    Un beau texte de propagande!

    Ce texte est bourré de préjugés et d'exagérations et de faussetés. C'est un texte un texte de propagande anti-islam et anti-musulman, rien pour favoriser la paix sociale!

    Les Shafia n'étaient pas des gens particulièrement religieux. Ils ne fréquentaient pas la mosquée, et si vous regardez bien les photos de Mme Shafia, vous constaterez qu'elle est loin de s’habiller selon l'idéal islamique! Elle ne porte pas de burka au contraire! Elle a les cheveux découverts et elle porte des pantalons serrés qui laissent voir sa 'awrah' qui est une partie du corps de la femme qu'il convient de cacher non seulement au regard des hommes mes des autres femmes également (les fesses et le haut des cuisses) selon l'islam.

    Les crimes d'honneurs n'ont rien à voir avec la religion musulmane. Ce sont des pratiques tribales!

    En ce qui concerne le corps des femmes, est-ce qu'il a cessé d'être un objet de désir depuis l'avènement du féminisme? Au contraire, le phénomène s'est exacerbé! Avec les clubs de danseuses nues à tous les coins de rues au Québec, les hommes Québécois sont bien servi en chair fraîche. Faut vraiment avoir les deux yeux bouchés pour penser que c'est une évolution.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    5 février 2012 09 h 33
    Félicitations Mme Bombardier
    une belle synthèse en ce qui concerne le CORPS des femmes.
    L'Église catholique a toujours été mal à l'aise avec la sexualité. Par contre elle a toujours caché ses prêtres pédophiles qui se sont servis du CORPS des adolescents pour vider leur trop plein de BESOIN....

    La sexualité, dans toutes les religions, a fait l'objet de CONTÔLE par les imans, les curés, les rabbins...Au temps de Jésus on lapidait les femmes adultères. Et les hommes???il semble que l'adultère se faisait par une seule personne.

    Le corps féminin, siège de la conception, suscite angoisse, crainte, peur...et parfois ceux qui sont extrêmement sévères envers les femmes sont ceux qui la respectent moins.

    Internet nous a montré le mariage d'hommes de 30 ans avec des fillettes de 7-8-9 ans...des islamistes très confortables avec cette pédophilie scandaleuse.

    Chaque iman, curé, rabbin a une FEMME comme mère....Je me demande ce qui les incite tant à condamner, contrÔler, manipuler, diriger la femme???

    La BIBLE a fait beaucoup de tort à la femme...elle n'est pas un livre HISTORIQUE, ce que plusieurs confondent...c'est un ramassis de légendes qui a contribué à maintenir des préjugés envers la femme.
    ex: La chute au Paradis terrestre.

    D'abord personne n'y était...

    D'après la légende la femme serait la grande tentatrice
    celle qui a fait succomber ADAM...

    Tout part de là: la femme responsable de tout...les pauvres hommes sont sous le joug de la femme pécheresse, corrompue, méchante...

    Encore une fois la BIBLE n'est pas un livre historique
    l'erreur des curés autrefois
    c'est de nous avoir présenté la BIBLE comme un livre d'histoire.

    Si vous prenez l'HISTOIRE du DÉLUGE vous allez retrouver la même histoire dans GILGAMESH...une copie-conforme...
    La femme d'Abraham qui devient enceinte à 80 ans....
    faut le faire...encore une légende...

    Chers amis, renseignez-vous! ne vous laissez plus REMPLIR par des
    idioties.
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  • meme40 - Inscrit
    5 février 2012 09 h 38
    Qui ou quoi???
    Objet de péché.... elle devient pécheresse...Tiens-donc"!
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  • Normande Poirier - Abonnée
    5 février 2012 09 h 44
    Shafia : valeur d’exemple

    Il n’empêche. La justice canadienne aura beau condamner les meurtriers de Shafia, ces meurtres auront toujours valeur d’exemple auprès des femmes musulmanes qui auraient quelques velléités d’indépendance. Il ne faut pas sous-estimer le fait que ce régime se maintient par la peur et que le drame de Shafia contribue à renforcer la tutelle des femmes musulmanes et par là même, pourrait-on penser, à faire obstacle à leur intégration éventuelle dans une nouvelle vie au Canada.
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  • Democrite101 - Inscrit
    5 février 2012 09 h 45
    Religion et oppression des femmes II

    Voici quelques citations qui font le lien entre textes sacrés et oppression des femmes:


    «Les femmes et les parfums sont subtils, aussi faut-il bien les enfermer » (Mahomet).

    «Descends d'un degré pour choisir une femme; monte d'un degré pour choisir un ami» (Talmud).

    “L’ordre de l’amour implique la primauté du mari sur sa femme et sur ses enfants, et la soumission empressée de la femme ainsi que son obéissance spontanée” (Encyclique Casti Connubi, Pie XI, 1930).



    Mais la modernité vient tout de suite à la rescousse des femmes humiliées:


    «C’est nous qui faisons les femmes ce qu’elles valent, voilà pourquoi elles ne valent rien» (Mirabeau).

    «L’hégémonie du mâle tire à sa fin. Il a perdu contact avec la terre» (Henry Miller).

    «Derrière nous les femmes s’étend le système patriarcal avec sa nullité, son amoralité, son hypocrisie, sa servilité.
    Devant nous s’étendent la vie publique et le système professionnel, avec leur passivité, leur jalousie, leur agressivité, leur cupidité. Un harem ou un bungalow. Un choix entre deux maux» (Virginia Woolf).
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  • Danielle Dufresne - Inscrite
    5 février 2012 09 h 47
    Hélas
    Bonjour,
    Le texte de Mme Bombardier a le mérite d'exprimer franchement que la domination des hommes - et pas seulement sur les femmes- est plus qu'un problème culturel. Elle est la seule (ou presque) journaliste qui n'a pas la langue de bois. Tous ces chroniqueurs qui font attention de ne pas trop dire me donnent mal au ventre!
    Hélas, ce cher conservateur et humoriste de droite nous présente chaque dimanche une image qui fait de Mme Bombardier un être superficiel et sans réel analyse. J'ose espérer que la crédibilité de Madame n'en est pas trop amochée. Nous avons, malheureusement trop peu d'intellectuelle au Québec qui s'exprime sur les enjeux du monde sans tenter de les ridiculiser à chaque parole. Je ne suis pas toujours d'accord avec Mme, mais il est certain que son analyse fait davantage pour l'avancement de la réflexion que n'importe quel blogue des chroniqueurs à la mode. En conclusion je dis qu'un crime est un crime et aucune justification qu'elle soit religieuse, culturelle, financière, diplomatique ou autres ne peut le rende moins abject.
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    5 février 2012 10 h 26
    Quelques hommes ont reconnu
    la femme pour sa tendresse, sa compréhension, sa délicatesse.


    "Tous les raisonnements de l'homme ne valent pas
    un SENTIMENT de la femme"

    VOLTAIRE.i
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 février 2012 11 h 53
    @Céline Massicotte
    Encore une fois, vous vous portez à la défense de l'islam alors qu'il n'y a pas lieu, en plus avec des arguments qui passent à côté de la question : Madame Bombardier n'a pas parlé de l'Inde tout simplement parce que c'était hors sujet. En aucun lieu elle n'affirme que l'oppression des femmes existe uniquement là où l'islam a de l'influence. Dois-je vous signaler qu'elle mentionne aussi le catholicisme ?

    Les religions abrahamiques sont effectivement misogynes et elles censurent effectivement le corps de la femme en le présentant comme un objet de péché. Que la religion hindouiste ne soit pas mieux, ou même qu'elle soit pire ne change rien. Je ne peux me prononcer là-dessus car je ne connais rien à l'hindouisme, mais ça importe peu : quel que soit le degré de misogynie de l'hindouisme, il n'excuse pas les trois religions abrahamiques.
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  •  
  • Nelson - Inscrit
    5 février 2012 11 h 56
    Ces hommes que tuent les ''corps des femmes'' qui les ont donné la vie et qui leur assurent leur perpetuation génétique.

    Comment ça fait que des hommes détruisent celles que les donnent la vie et le permettent avoir des petits ?

    Qu'est qu'aurait pu se produire chez les Lepine, Chafia at tant d'autres meurtriers des femmes, à travers de toute l'histoire de la humanité ?.

    Est-ce que sont des peurs arcaiques mal assumés des périodes quand ont été des feotus et jeune enfant, dans lesquels celles que nous donnent la vie, peuvent aussi nous donner la mort...nous avorter...nous rejeter...nous laisser mourir de faim...nous tuer ?.

    Est-ce que les hommes qui demeurent trop fragiles de ces périodes de vulnérabilité totale face à une femme peuvent passer à l'acte meurtrier des femmes...(pour tuer l'angoisse en eux de se faire tuer), le tout renforcé par la violence des pays violents, fanatiques et arriérés ?.

    Est-ce que si les abuseurs et meurtriers des femmes pouvaient se connecter avec la haine et peur terribles vécu vis-à-vis leurs mères dans des moments de totale vulnérabilité, tueraient-t-ils des mères transférentielles (autres femmes, leurs filles) ?.

    Le machisme est-t-il aussi la ''protection'' de ''ma perpétuation génétique'' en gardant bien enfermé en lieu sur ''la mère de mes enfants'', ainsi que la survie de la espèce, et de ma communauté, renforcé par les églises, comme au Québec que dans le temps voulaient 15 enfants par femme ?.
    Est-ce que le Québec n'ai pas survécu grâce à ça après la défaite et domination vis-à-vis les anglais ?.

    Est-ce que ça expliquerait que le machisme est moins fort dans des pays que ne se reproduisent plus ?.

    Ceci-dit, je suis évidement 150% d'accord avec le contenu et émotions transmises dans l'article de Denise, ET TOUTE VIOLENCE AUX FEMMES PARTOUT DANS LE MONDE DOIT ÊTRE CONTRÉ SANS RELÂCHE.

    Peu importe les ''tentatives de trouver du sens'' à ces horreurs, toute violence demeura absolument inacceptable.
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  •  
  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 février 2012 12 h 01
    @Suzanne Chabot
    L'évolution, ce n'est pas l'existence de clubs de danseuses (de toutes façons, les travailleuses de l'érotisme et les travailleuses du sexe existaient avant le féminisme et elles existent aussi, ne vous déplaisent, dans le monde musulman). D'ailleurs, je vous signale que beaucoup de féministes occidentales sont contre la pornographie, les clubs de danseuses, la prostitution, la publicité impliquant des femmes en petites tenues, etc. Je suis moi-même fort dérangée par l'hypersexualisation des femmes en Occident.

    L'évolution, c'est qu'une femme peut mettre une tenue de sport pour aller courir ou jouer au basket, sans se dire : "Oh non, si on voit mes cheveux, si on voit mes jambes, si on voit mes bras, c'est mal !!!" L'évolution, c'est qu'une femme puisse s'habiller légèrement quand elle a chaud. L'évolution c'est qu'une femme puisse enfiler un maillot de bain et se baigner avec les autres à la plage ou à la piscine, au lieu de rester emmitouflée sur le bord de la plage, en regardant ses fils, ses frères, son mari s'amuser dans l'eau. Plus largement, l'évolution, c'est qu'une femme puisse s'habiller comme elle veut, selon son confort et ses activités. Imposer un code vestimentaire aux femmes comme on le faisait traditionnellement, ça a pour effet de les exclure d'un grand nombre d'activités qui exigent un habillement non conforme à ce fichu code destiné à censurer le corps féminin, ou du moins de les obliger à les pratiquer dans des endroits cachés, où les hommes ne peuvent les voir. Les hommes, de leur côté, peuvent faire les activités qu'ils veulent à la vue de tous et toutes sans problème.

    La censure du corps de la femme et l'exhibition du corps de la femme sont deux façons de traiter les femmes comme des objets et de les opprimer.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 février 2012 12 h 05
    @Suzanne Chabot et Céline Massicotte
    Y en a marre des gens qui victimisent sans cesse les musulmans et l'islam comme vous faites. Le texte de Madame Bombardier ne vise pas spécifiquement les musulmans, il vise les religions. Elle écrit bien : "Il est clair que toutes les religions ont des problèmes avec les femmes." (Peut-être bien que ça inclut implicitement l'hindouisme, n'est-ce pas, Madame Massicotte ?) Elle parle davantage du catholicisme que de l'islam.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    5 février 2012 12 h 08
    J'ai lu et relu ce texte...
    et il y a tellement de fausses déclarations faitent au travers de la lentille déformée du féminisme qu'il est aussi hors propos que la déclaration de Bienvenu.

    Sous le couvert d'une prémisse du genre...
    «La seule révolution réussie du XXe siècle, celle qui n'a pas fait de victimes, n'a pas construit de camps de la mort, n'a pas semé la terreur, n'a muselé personne, n'a violé aucune loi et n'a imposé aucune barbarie, c'est la révolution féministe. »
    Comme si toutes les femmes de la terre sont passées par ce cheminement sans avoir rien à dire dans la maison....

    «Révolution», qui est le point centrale de cette réflexion, explique pourquoi il y a tant de couple qui se sépare pour des broutilles...

    Maintenant que la liberté sexuelle est celle de la femme aussi, la plupart des séparations ont comme «excuse» l'infidélité de l'homme, alors qu'il faut une autre femme complice pour être «infidèle»...

    En plus il est convenu que les analyses ADN démontrent que depuis toujours, 30% des enfants ne sont pas du père qui croit l'être!
    Un fait voulu par la nature pour mélanger les ADN pour mieux résister aux maladies et ne pas avoir comme au lac St Jean des déformations génétiques qui sont advenues par la trop grande consanguinités des parents...

    En fait pour régler ce point, on devrait donner seulement le nom de la mère aux enfants, c'est la seule certitude physique sans controverse possible...
    « Tu es de qui tu sorts »
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    5 février 2012 14 h 30
    Société matriarcale au Québec (1)
    ÇA fait des années qu'on nous rabâche les oreilles avec les sociétés patriarcales. Comment se fait-il que Bombardier a oublié que dans l'histoire du Québec, il y eut une période matriarcale, où les hommes avaient peur des femmes trop autoritaires, et c'est pour cela très souvent qu'ils se taisaient, buvaient, les troumpaient ou devenaient violents. On en avait parlé pourtant dans les années 70-80, en plein mouvement féministe. Et c'est justement à l'époque où Mme Bombardier "détestait les féministes", et se tournait du côté des hommes pour la séduction, ou pour les défendre contre ces "clitocrates" comme on les appelait à l'époque.

    Ce qui me dérange vraiment chez elle, c'est quaujourd'hui elle reprend le même discours violent et agressif envers les hommes qu'elle dénonçait elle-même en ces années ci-haut mentionnées .

    Nous l'avons eu tant de fois ce discours contre la religion catholique, ne faudrait-il pas changer justement de diiscours et cesser de nous rabâchers constamment les oreilles avec les mêmes ritournelles qui, au fond ne nous fond pas vraiment évoluer .
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    5 février 2012 14 h 31
    Une société matriarcale (2)
    Sommes-nous intéressées, nous les femmes, à nous entendre avec les hommes? au lieu de toujours braquer la violence verbale contre eux. On reproche aux hommes leur violence, et l'on tombe dans le même panneau. Comme on ne nourrit pas les abeilles avec du vinaigre, je ne pense pas que l'on puisse régler ou améliorer les relations homme-femme en piochant constamment sur leur tête. Au lieu de cela, on devrait parler du plaisir d'être avec un homme tendre, amoureux, etc....


    Voici une anecdote amusante et savoureuse : Il y a une quinzaine d'année, ma mère qui avait 65 ans, était amoureuse d'un espagnol, ancien professeur de français, âgé de 72 ans. En visite chez elle, je la voyais boire ses paroles avec tant d'admiration que je lui ai dit après son départ, vous pouvez, maman, vous avez le droit! " Elle m'a répondu qu'elle se sentait comme quand elle était jeune fille (me le disant d'une façon très crue)...Ma soeur et moi, en avions parlé ensemble, et comme elle avait été élevée dans la Beauce, connaissant mieux que moi la mentalité , elle la suppliait de ne pas refuser "ce bel amour", comme disait souvent ma mère, qui lui a répondu: "Ben j'peux pas, va falloir que j'aille à confesse." "Mais voyons, maman, lui répliqua ma soeur, vous n'avez qu'à changer de paroisse!"

    J'ai raconté cette anecdote pour démontrer comment on peut passer outre les interdits religieux et vivre selon nos besoins, notre vraie nature, quoi! Et c'est cela qui est important: parler de l'amour, non attiser la haine envers les hommes. C'est comme ça qu'on construit une société saine.

    Au lieu de crier sa haine contre les hommes, la religion qu'elle ne semble pas encore avoir digéré , même à son âge, Mme Bombardier aurait intérêt à vanter les plaisirs de l'amour, de la tendresse, etc...
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    5 février 2012 15 h 27
    À Annie-Eve Collin
    Vous avez un problème de lecture ou quoi??? Premièrement je n'ai absolument rien en commun avec Mme Chabot, et là, pour une fois nous serons elle et moi d'accord.

    Je me contrefout de l'islam et de la religion catholique, je suis athée. Je parle d'un point de vue HUMANISTE: TOUTES LES RELIGIONS ONT DE GROSSES BIBITES. Elles s'équivalent, toutes elles commettent et/ou ont commis des horreurs envers les femmes et/ou l'humanité en général. Mais le phénomène religieux n'en est pas moins spécifiquement humain faut vivre avec. Mis à part vous sans doute, les humains sont imparfaits et dit en québécois pas mal "flyés" assez souvent.

    Mon texte parlait d'indouhisme mais surtout de culture puisque c'est de ça qu'il s'agit ici, comme plusieurs l'ont souligné. Mais continuez de regarder le monde d'un seul oeil (anti musulman), comme un PIRATE, comme Mme Bombardier. Elle fait semblait de retrousser le nez de la religion catholique mais avec des gants blancs et des trous de mémoire vertigineux, en en occultant les horreurs et insanités contemporaines. Avez vous besoin de quelques petits dessins? Elle fait aussi abstraction des autres religions chrétiennes, plus avangardistes ou sectaires, car elle ne s'adresse qu'aux Québécois, tablant susr leur travers identitaires qu'elle connaît bien. Pour ce qui est des dessins, vous préfererez là encore regarder ailleurs... Le monde, sa réalité multiple ne vous intéressent absolument pas, un peu comme un certain sénateur. On appelle ça comment déjà... Je l'ai! monomaniaque...

    Je vous renvoies donc votre discours "j'en ai en a marre des gens qui ciblent sans cesse les musulmans et l'islam comme vous faites.".
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  • Claude Kamps - Inscrit
    5 février 2012 15 h 29
    Juste un commentaire
    j'ai connu dans ma vie bien plus de Solange Bolduc que je cite:
    « Et c'est cela qui est important: parler de l'amour, non attiser la haine envers les hommes. C'est comme ça qu'on construit une société saine. Au lieu de crier sa haine contre les hommes, la religion qu'elle ne semble pas encore avoir digéré , même à son âge, Mme Bombardier aurait intérêt à vanter les plaisirs de l'amour, de la tendresse, etc...»
    que de Bombardier qui dans son fort intérieur est jalouse des hommes.

    Je suis heureux d'être un homme qui a su écarter de son chemin la violence verbale des féministes ou leur façon de rendre un homme honteux de l'être.

    La femme et l'homme ont du plus souvent s'entendre et collaborer que le contraire sans cela nous ne serions plus sur la terre...
    Mes filles et belles filles sont heureuses de l'être sans pour cela dénigrer la différence physique, sexuelle et mentale de leurs compagnons avec qui elles ont de beaux descendants bien dans leur peau.
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  • Mbotemingi - Abonné
    5 février 2012 15 h 49
    Bon article
    Merci pour cet article bien documenté. En effet les femmes sont discriminées parce qu'elles ont un corps qui peut donner la vie. C'est ce que les hommes ne peuvent pas supporter, comme ce sont les hommes qui créent les religions, ils décrètent que la femme est objet de désirs coupables, tout ce cirque parce qu'ils veulent contrôler le corps des femmes. Alors, j'estime que les femmes ont droit à leur corps, que les hommes cessent d'êtres des pervers et qu'ils laissent les femmes mener leur vie comme elles l'entendent. D'ailleurs, en Afrique, si vous voulez qu'un projet aille de l'avant, confiez-le à des femmes, elles connaissent la solidarité et feront du projet un succès. Si vous donner le même projet aux hommes, ils penseront à mettre l'argent dans leurs poches et ce sera un échec.
    J'estime que les femmes ne devraient pas se laisser dominer par les hommes en Afrique ou ailleurs. De plus elles ne devraient jamais appartenir à une religion, car elles sont toutes contre les femmes.
    Nommez-moi une religion qui affirme la liberté des femmes ? Le droit à leur corps ? Aucune.

    À bas les religions et vive les femmes libres.

    Gilberte.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    5 février 2012 16 h 01
    Post-scriptum à Annie-Eve Collin
    C'est vrai qu'officiellement elle parle plus de la religin catholique, mais à l'évidence les 6 derniers paragraphes en font abstraction grosso mode et c'est toujours l'islam qu'elle vise. Je vais donc vous rafraîchir la mémoire qui semble chez vous aussi défectueuse que la vue.

    "Ce crime d'honneur est l'expression ultime d'une espèce de maladie dont sont atteints un nombre considérable d'hommes, en particulier dans les pays MUSULMANS.". "tous les chroniqueurs marchaient sur des oeufs de peur de provoquer l'ISLAMOPHOBIE"; "Dans plusieurs pays ISLAMIQUES, chez les ARABE, EN IRAN, à travers le continent africain et DANS L'ASIE MUSULMANE, la culture du patriarcat impose sa loi discriminatoire (ici je passe ses généralisations racistes); " les contes ARABES des Mille et une nuits ne font rêver que les hommes en rut."; "il existe des cultures arriérées, archaïques, primaires qui font disparaître, au propre comme au figuré, les femmes de l'espace public. Des cultures qui ont inventé les mathématiques, la poésie, l'astronomie, certes (ICI ON SAIT DE QUI ELLE PARLE), mais qui n'accéderont jamais à la civilisation". En voulez-vous encore de cette douce musique à vos oreilles? Bon encore un peu... Tient!, là elle parle sans doute des hommes de l'Inde "ces religieux intégristes et ces défenseurs des cultures qui confinent les femmes, qui jettent les bébés filles dans les caniveaux, qui se servent de la technologie médicale afin d'éliminer les foetus féminins." mais... pourquoi ne le spécifie-t-elle pas, pour eux? contrairement à ce qu'elle fait pour les arabes musulmans?: une vraie litanie. Facile à deviner...

    J'espère que vous avez retirer votre truc sur votre oeil, le gauche?
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    5 février 2012 16 h 39
    @Gilberte On peut se sentir libre, mais sans les dogmes
    "J'estime que les femmes ne devraient pas se laisser dominer par les hommes en Afrique ou ailleurs. De plus elles ne devraient jamais appartenir à une religion, car elles sont toutes contre les femmes.
    Nommez-moi une religion qui affirme la liberté des femmes ? Le droit à leur corps ? Aucune "

    Je connais des gens qui pratiquent leur religion (moi je ne suis pas croyante), mais qui se s'empêchent pas d'être libres, et surtout d'aimer ...C'est l'essentiel. Ce sont les dogmes qui nous emprisonnent, nous empêchant de réfléchir ou d'exercer notre libre arbitre. C'est la même chose en politique, et quand il s'agit d'éduquer les enfants et de leur faire prendre conscience qu'il est important d'être libre d'aimer dans le respect de l'autre. On a tout dit ou presque.

    Ma mère avait demandé à l'une de mes grandes soeurs de m'expliquer que j'allais avoir mes règles et ses conséquences. J'avais 9 ou 11 ans. Venant tout juste de se marier, elle était tombée enceinte...Elle profita de sa grossesse pour m'expliquer le plus important à savoir, car l'instinct allait suivre son cours: Assise dans son fauteuil elle me pria de m'approcher et de toucher à son beau ventre bien gonflé de vie et d'amour. Elle me dit tout simplement, mais avec sensualité, sans que n'intervienne ni la sexualité ni la religion: "C'est beau l'amour, petite soeur, tu sais! C'est très bon! "

    Ni la religion, ni l'école n'étaient là pour pervertir une des choses les plus belles au monde : la relation intime avec l'autre. Quand dans les années "80" on a entrepris de donner des cours de sexualité à l'école, je me suis dit qu'on allait vanter les bienfaits soit du clitoris, soit du vaginal, alors que l'instinct est la meilleure école de la vie quand on est à son écoute. La meilleure religion au monde, celle qui peut s'exercer dans tous les domaines, c'est l'amour et les chrétiens disaient la charité, moi je dis le partage avec l'autre ou son contraire (dans tous les sens du te
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  • Roland Berger - Abonné
    5 février 2012 16 h 59
    Incohérence ou ignorance ?
    Madame Bombardier défend le droit des femmes à disposer de leur corps, mais ne se gêne pas pour appuyer les promoteurs des idéologies de droite. Incohérence ou ignorance ?
    Roland Berger
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  • Leproff - Inscrit
    5 février 2012 17 h 36
    Des préceptes anciens dans une vie moderne


    «Les Shafia n'étaient pas des gens particulièrement religieux. Ils ne fréquentaient pas la mosquée, et si vous regardez bien les photos de Mme Shafia, vous constaterez qu'elle est loin de s’habiller selon l'idéal islamique! Elle ne porte pas de burka au contraire!»

    Mme Shafia avait sans doute commencé à vivre selon les valeurs de liberté, telles que les propose notre société. Monsieur Shafia semble avoir permis une certaine distance avec les préceptes hérités du monde musulman, mais il n'a pas su laisser-aller jusqu'à permettre à ses filles de se vêtir comme les Québécoises, affranchies et libres . Il a préféré continuer à imposer des préceptes religieux et culturels aux femmes de sa famille, comme le font encore bien trop d'hommes musulmans dans nos sociétés modernes.

    Je rencontre tous les jours des femmes arabes qui vivent le beau risque de notre société, et je suis sûr que d'ici 20 ans, si nous les aidons, elles sauront se débarrasser de ces LOIS et PRÉCEPTES de religions patriarcales .

    J'espère qu'elles continueront à s'inspirer de femmes comme Denise Bombardier, Lise Payette, Louise Beaudoin, Pauline Marois, Annie-Ève Collin, et bien d'autres femmes du Québec.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 février 2012 20 h 11
    @Céline Massicotte
    votre agressivité ne vous sert en rien, Madame.

    Puisque je ne m'en prends (selon vous) qu'à l'islam, pourriez-vous expliquer pourquoi je suis toujours là pour donner mon opinion contre le christianisme, lorsque le sujet d'un article m'en donne l'occasion ? Pourriez-vous expliquer pourquoi j'ai apostasié du catholicisme ?

    Puisque vous admettez que toutes les religions (donc islam compris) ont des problèmes avec les femmes, pourquoi êtes-vous toujours là pour défendre l'islam quand c'est l'islam qui est critiqué ?

    J'espère que vos prochaines intervention adressées à moi seront plus polies que les deux dernières.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    5 février 2012 20 h 26
    Ce qui aiderait
    C'est que le sacerdoce, chez les catholiques, soit accessible aux PERSONNES, tant hommes que femmes.

    Une tel choix aurait un impact majeur sur la reconnaissance de la personne de sexe féminin, et cela à travers le monde.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 février 2012 22 h 59
    @Solange Bolduc
    Quel matriarcat ? Vous ne faites que mentionner une époque où le Québec aurait été matriarcal sans plus de précision. Je ne connais pas cette époque. De quand à quand environ a-t-elle duré ? Quels étaient les avantages que les femmes avaient sur les hommes ? J'aimerais plus de précision, puisqu'à ma connaissance, un Québec matriarcal n'a jamais existé. Un Québec patriarcal, par contre, oui.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 février 2012 23 h 01
    prétendre que le féminisme fait violence aux hommes
    C'est comme prétendre que les Noirs qui se sont battus pour avoir leurs droits en Amérique ont fait violence aux Blancs. Le féminisme veut l'égalité entre les hommes et les femmes, ce qui est différent de dénigrer les hommes ou de leur faire violence. On n'a pas à choisir entre respecter les hommes et respecter les femmes : on peut respecter tous les humains peu importe leur sexe.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    6 février 2012 01 h 48
    Un texte clairement anti-islamique et anti-musulman

    J'abonde dans le même sens que Mme Massicotte (une fois n'est pas coutume), ce texte vise directement l'islam et les musulmans.

    La référence aux autres religions au début ne sert que d'introduction à ce qui va suivre. Ce n'est pas là qu'est l'essentiel du propos. Mme Bombardier commence avec Adam et Ève pour culminer avec les Shafia! Elle décrit l'histoire du mal suprême, qui connaît son aboutissement ultime dans l'islam en passant par le Judaïsme et ensuite par le Christianisme... mais elle laisse tomber ensuite la critique de ces deux religions pour parler de la civilisation judéo-chrétienne qui a "évoluée" est rabaisser la civilisation musulmane au plus bas des degré, et même, affirmer qu'elle ne peut pas accéder à la véritable civilisation!

    Mme Bombardier dit : Oui, il existe des cultures arriérées, archaïques, primaires [...] Des cultures qui ont inventé les mathématiques, la poésie, l'astronomie, certes, mais QUI N'ACCÉDERONT JAMAIS À LA CIVILISATION telle qu'on la conçoit de nos jours en perpétuant des traditions d'une ère révolue."
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    6 février 2012 02 h 13
    La véritable civilisation selon Mme Bombardier
    La véritable civilisation selon Mme Bombardier est arrivée avec le féminisme. Elle dit : "La seule révolution réussie du XXe siècle, celle qui n'a pas fait de victimes, n'a pas construit de camps de la mort, n'a pas semé la terreur, n'a muselé personne, n'a violé aucune loi et n'a imposé aucune barbarie, c'est la révolution féministe".

    Or, ces affirmations sont plus que douteuses...

    Premièrement, le féminisme a fait et fait encore de nombreuses victimes. Les première d'entre elles sont les fétus dans le ventre de ces femmes qui veulent pouvoir compétitionner d'égal à égal avec les hommes et se font avorter pour poursuivre leurs études ou leurs carrières, ou qui se font avorter parce qu'elle n'ont aucun soutient de la part du père biologique qui a pris son plaisir mais qui se fout complètement des conséquences... Des rivières de sang coulent dans le silence.

    Les deuxièmes des victimes, ce sont les femmes elles-même, qui, à force de se dire égales aux hommes ont perdues la protection dont elles jouissaient de la part de leurs pères, de leurs frères et de leurs maris. Puisqu'elles sont égales, elles peuvent bien se débrouiller toutes seules n'est-ce pas? Les hommes d'antan protégeaient leurs femmes contre les hommes "trop insistants", contre les maris violents. Maintenant, ils ne disent plus rien, c'est à la police d'intervenir, et la police est débordée. En effet, devant l'absence de protection de la femme, celle-ci est devenue une victime facile et il y en a beaucoup qui en profitent pour se laisser aller. Les crimes sexuels et la violence faite aux femmes ont explosés en Occident. Les femmes d'antan étaient plus respectées qu'aujourd'hui.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    6 février 2012 03 h 56
    Une révolution qui n'a pas fait de victimes? (2)
    Mais la plus grande des victimes du féminisme, c'est l'homme.

    La violence psychologique fait parfois beaucoup plus de mal que la violence physique. L'homme a été attaqué sans retenue, et cela a certainement laissé des traces.

    Même ce qu'il faisait de bon pour les femmes a été renié et méprisé.

    Par exemple, l'homme veillait au bien être des femmes en pourvoyant à sa subsistance ainsi qu'à celle de ses enfants. On a nié ce bienfait pour les femmes et les enfants et cela a été considéré comme étant le fondement de son pouvoir libidinal machiste. La libération de la femme a donc passé par son indépendance financière et toute dépense de l'homme a été vue comme suspecte. Ainsi, le simple fait pour l'homme de s'offrir pour payer le repas au restaurant est désormais perçu comme étant une atteinte à l'égalité!

    Autre exemple (et c'est celui auquel s'attaque les texte de Mme Bombardier) les hommes demandaient aux femmes de se couvrir le corps lorsqu'elles sortaient de chez elles pour les protéger contre les autres hommes qui auraient pu être émoustillés. Les féministes, au lieu de voir en cela de la bienveillance envers elle et une volonté de les protéger considèrent qu'il s'agit d'une tentative de s'approprier leur corps!

    Les hommes ont été critiqués sévèrement dans leur intimité même, dans ce havre de paix que devrait être normalement la relation amoureuse. Les hommes ont également été conspués et continuent à être conspués sur la place publique, ce qui n'est certainement pas sans laisser de traces au niveau psychologique. Beaucoup d'hommes souffrent en silence, dans l'indifférence totale.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    6 février 2012 04 h 46
    Une révolution réussie? Vraiment?

    Mme Bombardier dit : "La seule révolution réussie du XXe siècle [...] c'est la révolution féministe"

    Est-ce que cela est vrai? Est-ce que la révolution féministe est réussie?

    Il y a lieu de se poser la question.

    Au niveau du discours, certainement. Il est pratiquement impossible à qui que ce soit au Québec et en Occident de se prononcer contre l'égalité des hommes et des femmes. Ce n'est absolument pas 'politiquement correct".

    Au niveau politique et juridique également, le féminisme a quand même fait de belles avancées. En effet, les féministes ont fait des gains importants concernant les lois et dans la fonction publique. Ceci étant dit, les hommes ont trouvés de nombreux échappatoires (notamment en refusant de se marier) et il faut mettre des quotas pour forcer l'embauche de femmes à des postes de direction. La résistance est grande.

    Mais dans les faits, au delà du discours, au delà du politique et du juridique, dans la société en général, dans la vie de tout les jours, qu'est ce que l'on constate?

    On constate que les femmes sont toujours dans une position subalterne. Dans l'entreprise privée, il n'y a pratiquement aucune femme à la direction des entreprises, des banques et des institutions financières.

    Dans la vie privée également. On constate que les tâches ménagères par exemple ne sont pas partagées de manière égale et que l'homme résiste à délaisser son statut de décideur en usant de plus en plus fréquemment de la violence physique pour s'imposer lorsque la femme refuse de plier.

    Bref, selon toutes les apparence, cette révolution est une réussite, mais quand on creuse un peu, on constate que ce triomphalisme n'a pas lieu d'être.
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  • Leproff - Inscrit
    6 février 2012 08 h 34
    L'intégrisme musulman
    «J'abonde dans le même sens que Mme Massicotte (une fois n'est pas coutume), ce texte vise directement l'islam et les musulmans.»

    Ben oui, Mme Chabot, ce texte vise les musulmans, mais pas les musulmans occidentalisés, ce texte vise les musulmans intégristes qui exigent de leur société d'accueil des accommodements raisonnables depuis des années. Ce texte vise les musulmans qui viennent ici et qui cassent du sucre sur le dos de leur société d'accueil en n'acceptant pas les valeurs de ce pays, et en pointant du doigt les « clubs de danseuses nues à tous les coins de rues au Québec.»

    Des danseuses il y en a eu dans toutes les civilisations et Mahomet lui-même en faisait venir à son palais quand le temps lui pesait.

    Ce qui stigmatise les musulmans en Occident, c'est l'intégrisme de certains qui s'inspirent des préceptes de l'Islam établis au temps de Mahomet, et qui veulent les implanter dans leur société d'accueil. Voilà pourquoi des pays comme la Suisse qui depuis deux oui trois ans interdisent la construction de minarets sur les mosquées pour sauvegarder le caractère culturel et identitaire de leur société. Les Pays Bas viennent de voter aussi une loi qui interdit le port des signes ostentatoires de l'islam intégriste, et la France l'a fait aussi, mais un peu tard.

    Alors que la majorité des musulmans essaient de conserver les traits marquants de leur culture, tout en s'intégrant à leur société d'accueil, un petit groupe de musulmans se rebiffent et veulent implanter chez nous des traits tribaux ou culturels qui gênent les Québécois.

    À travers les époques, l'Islam a souvent ouvert les portes à la science, et l'intégrisme d'aujourd'hui, comme à travers les siècles, les a refermées en imposant même aux musulmans modérés une tenue et un credo qu'ils ne veulent plus. Il suffit de lire Malek Chebel, islamologue réputé, pour s'en persuader.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    6 février 2012 09 h 11
    les exagérations de Madame Chabot
    Vous prétendez que le fait qu'un homme dépense plus qu'une femme est désormais vu comme une attaque. C'est faux. Vous allez jusqu'à dire que le fait qu'il paie la facture de restaurant est mal vu. C'est tout à fait faux. Il est encore monnaie courante, dans une situation où l'homme gagne plus d'argent (ce qui est encore malheureusement très fréquent, le féminisme a eu des victoires, mais il reste du chemin à faire), que l'homme dépense davantage que la femme.

    Il est sans doute vrai que plusieurs Occidentales divorcées ont du mal à recevoir du soutien de leur ex-mari, mais ne vous déplaise, la littérature musulmane et les livres sur le monde musulman indiquent que la même chose existe dans le monde musulman : notamment des hommes qui ont une nouvelle femme et ne veulent pas entretenir l'ancienne.

    Vous prétendez que les pères et les frères ne veulent plus défendre leur fille, leur soeur, quand elle est victime de violence de la part d'hommes, et c'est faux ça aussi. C'est une affirmation gratuite.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    6 février 2012 09 h 12
    Vraiment insultant le proff

    M. Le Prof, Mohammed (et non Mahomet) n'a jamais fait venir de danseuses dans son "palais".

    Vous êtes vraiment insultant!

    Vous parlez au travers de votre chapeau. Vous ne connaissez visiblement rien à l'islam et encore moins à la vie du Prophète Mohammed (que les prières et les salutations d'Allah soient sur lui).

    Mohammed Ibn Abdoullah était un homme respectable et l'islam est une grande religion révélée, ne vous en déplaise.

    Mme Bombardier impute à la religion musulmane les "crimes d'honneurs" ce qui est tout à fait faux. Son article est un tissus de mensonges.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    6 février 2012 09 h 19
    les exagérations de Madame Chabot (suite)
    "Les hommes ont été critiqués sévèrement dans leur intimité même, dans ce havre de paix que devrait être normalement la relation amoureuse." Votre solution pour que la relation amoureuse soit un havre de paix, on la connaît : il faut que la femme se nie, se soumette à son mari, qu'elle existe juste pour lui plaire, qu'elle lui obéisse. Évidemment, qu'une personne commande et que l'autre (ou les autres) obéissent sans jamais rien dire, ça évite les conflits, on peut donc voir ça comme une façon d'obtenir un "havre de paix". Cependant, ce n'est sûrement pas une façon de rendre tout le monde heureux, satisfait. Le bonheur et l'identité de la femme n'ont pas à être méprisés au profit de l'homme.

    "Beaucoup d'hommes souffrent en silence, dans l'indifférence totale." Beaucoup de femmes souffrent en silence aussi, dans l'indifférence totale. Les hommes ne sont pas les éternelles victimes de l'Occident, quoiqu'en disent les masculinistes, dont vous faites partie sans utiliser le terme.

    Finalement, vous avez raison de dire qu'il existe encore des inégalités au niveau de l'emploi, du revenu, des tâches ménagères, etc. simplement parce que la lutte féministe n'est pas encore terminée. D'ailleurs, je demande des preuves pour une autre de vos affirmations qui me semble gratuite : "On constate que les tâches ménagères par exemple ne sont pas partagées de manière égale et que l'homme résiste à délaisser son statut de décideur en usant de plus en plus fréquemment de la violence physique pour s'imposer lorsque la femme refuse de plier." Je demande des preuves que les hommes utilisent plus de violence physique qu'avant contre les femmes.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    6 février 2012 10 h 04
    Je suis masculiniste, moi?

    Ah bon, je suis masculiniste maintenant! On vient de me mettre dans une petit boîte!

    Je ne suis pas masculinise du tout, de même que je ne suis pas féministe. Je ne suis pas de gauche et je ne suis pas de droite non plus. Voyez-vous, Mme Collin, je n'appartient pas à ces catégories. Je suis musulmane, point à la ligne. On a pas besoin d'en ajouter quoi que ce soit.

    La femme peut faire valoir son point de vue auprès de son conjoint sans entrer dans cette guerre fratricide dans laquelle le féminisme s'est lancé. Si elle n'est pas satisfaite par sa relation avec son époux, elle peut toujours divorcer, ce n'est pas interdit. La Prophète Mohammed a donné à la femme musulmane le droit de demander le divorce depuis plus de 1400 ans et elles ne sont pas si rare à s'en prévaloir. Une fois divorcée, c'est à sa famille de la prendre en charge.

    Personne n'est obligé de se soumettre de force à personne en islam. De plus, l'autorité de l'homme en islam a des limites bien établies. L'homme ne dispose pas du pouvoir absolu de vie ou de mort sur sa femme et sur ses enfants comme on essaie de nous le faire gober dans ces articles haineux comme ceux de Mme Bombardier. C'est de la pure démagogie.
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  • Leproff - Inscrit
    6 février 2012 10 h 11
    La beauté selon Mahomet
    Je faisais référence à ce quatrain du poème de Victor Hugo:

    Il songeait longuement devant le saint pilier ;
    Par moments, il faisait mettre une femme nue
    Et la regardait, puis il contemplait la nue,
    Et disait : « La beauté sur terre, au ciel le jour. »

    C'est un poème tiré de la Légende des siècles. Est-ce vrai? Je n'en sais rien. Vous pouvez lire le poème en suivaant ce lien:

    http://fr.wikisource.org/wiki/L’An_neuf_de_l
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  • Stephanie L. - Inscrite
    6 février 2012 10 h 22
    Quand les prêcheurs accepteront leur propre désir...
    Je crois que les religions s'en prennent au corps des femmes parce que beaucoup d'hommes de religion n'acceptent pas d'être des êtres physiques éprouvant du désir sexuel. Plusieurs d'entre eux perçoivent leur libido comme une menace au contrôle de leurs émotions et regrettent de ne pas être de purs esprits, en particulier ceux à qui est refusé toute vie sexuelle. Comme ils ne peuvent parvenir à éteindre leur désir sexuel ou, dans le cas de ceux qui ont le droit de se marier, à le limiter à leur épouse légitime, ils s'en prennent à la source de ce désir: l'ensemble des femmes.

    Coupables de susciter le désir sexuel, voire même d'être les seules à en éprouver, par une tentative désespérée de projection, les femmes doivent être contrôlées dans toutes les situations potentiellement "libidogènes". Par malheur celles-ci sont infinies car ce qui excite l'un n'excitera pas son voisin! Toute situation et tout lieux dans lequel le corps d'une femme peut être perçu de façon positive (danse, sport, art, milieu scolaire, milieu de travail ou même la rue) devient une menace si les femmes y sont autorisées à s'habiller et à agir comme elles le veulent.

    C'est pourquoi tant d'hommes de religion cherchent à restreindre la capacité des femmes à susciter le désir sexuel en restreignant le contact visuel et social entre elles et les hommes. Par un code vestimentaire, par un code de comportement, par la limitation de leurs déplacements, de leur droit aux études ou au travail, par l'imposition du mariage, (de préférence lorsqu'elles sont très jeunes), et avec un homme qu'elles n'auront pas choisi et par la limitation de leur sexualité à la procréation.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    6 février 2012 11 h 12
    @Annie-Eve Collin (1)
    Je persiste et signe:

    Oui, il y avait au Québec, autour des années 40-60, et plus...une forme de matriarcat familial dans lequel la mère exerçait une influence et une autorité prépondérante. Cela persiste encore aujourd'hui sous une forme plus atténuée. Leur autoritarisme a pu naître de leurs frustrations et de la tradition. Leur vie était loin d'être facile.

    La violence verbale, même physique, était présente envers le mari. Celui-ci était pourvoyeur, mais il n'avait quasiment pas le droit de parole ou presque à la maison. Ordinairement ce sont surtout les femmes qui parlaient, qui menaient la barque. Et j'ai souvent vu de pauvres hommes qui, une fois à la retraite, n'avaient quasiment pas de place chez eux : c'était la place de la femme dans la maison, et non celle de l'homme. Il était devenu de trop...Ces femmes étaient autoritaires, criaient après lui, lui commandaient des tâches et il fallait qu'il s'exécute rapidement...

    Bien sûr que cela ne représente pas le pendant du patriarcat , ce régime d'organisation sociale tel qu'on le conçoit aujourd'hui. Il y a eu pourtant des exceptions : la femme de Michel Chartrand a défendu les femmes, alors que son mari, syndicaliste qui n'avait pas la langue dans sa poche, défendait les travailleurs syndiqués et leur "brassait la cage" justement pour qu'ils se défendent , se dressent contre les exploiteurs capitalistes. Cela a dû aidé les hommes dans leur vie personnelle. Le couple Chartrand vivait dans le respect mutuel, et cela contribua certainement à faire la promotion de l'égalité homme-femme dans notre société québécoise.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    6 février 2012 11 h 14
    @Annie-Eve Collin (2)
    Par ailleurs, des résidus du matriarcat familial se révèlent encore au grand jour. Ce sont nos Germaines , souvent très violentes verbalement, qui géraient et menaient leur mari par le bout du nez , abusaient de leur faiblesse de caractère, etc. Ces dernières années, dans mon voisinage, j'ai été témoin d'une femme , une Germaine, qui vivait avec un conjoint, 12 ans plus vieux qu'elle: elle le dominait, criait après lui pour qu'il fasse ses caprices, elle ne travaillait pas et le pauvre homme devait en plus de travailler à l'extérieur faire tout ce qu'elle lui demandait, même quand il aurait eu besoin de repos. Je voyais ce pauvre bonasse comme j'en avais vu dans mon enfance en région...

    Si la domination de la femme sur l'homme est encore présente de nos jours, les jeunes couples que je vois, et cela grâce au mouvement féministe, se respectent davantage mutuellement, et ils travaillent tous les deux, règle générale. Ils ont atteint l'égalité dans leur vie personnelle tout au moins.

    Donc, il n'est pas nécessaire d'être anti-féministe pour reconnaître au Québec une forme persistante de ce matriarcat familial dont je viens de parler. Et celle qui me donne l'étiquette d'antiféministe est dans l'erreur. J'ai ma façon bien à moi de l'être, et n'en déplaise aux plus radicales, j'aime l'homme comme je m'aime moi-même!
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    6 février 2012 11 h 38
    @ Mme Collin

    Quand aux preuves que vous me demandez, je n'ai pas de statistiques à vous envoyer, car les statistiques c'est quelque chose de nouveau et qu'il est très difficile de trouver sur une longue période.

    Je vous suggère plutôt de parler avec votre mère et vos grands-mères et avec les personnes âgées en général pour avoir une idée de l'évolution, de ce qu'étais la société avant l'avènement du féminisme et ce qu'elle est devenue depuis. C'est sur ces témoignages que moi-même j'ai fondé les constatations dont je vous parle.
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    6 février 2012 12 h 02
    Fin des commentaires
    Merci
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