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Français - La langue fatiguée

J'aime ma langue dans ta bouche. L'expression a fait sourire, a surpris, a peut-être même choqué, mais la formule coquine, titre d'une manifestation-spectacle destinée à faire la fête au français, visait essentiellement à détonner, sortant du coup le débat linguistique du cadre austère qui le rend lourd et ennuyeux. Grand oublié dans les analyses, rapports et bilans clamant la fatigue du français, le plaisir de la langue tente de reprendre ses droits.
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  • Caroline Moreno - Inscrit
    4 février 2012 09 h 23
    LE SCANDALE DES MOTS VOLÉS !
    L'expression ne fait pas sourire lorsqu'il s'agit d'une usurpation de propriété intellectuelle. Les organisateurs de l'événement m'ont volé les mots de la bouche.
    http://www.montrealfrancais.org/node/1711

    Canadian Tired!

    Je ne suis pas citoyenne du monde
    Je ne suis pas anglo-saxonne
    Mon sang est latin, il bouillonne

    ARRÊT - STOP
    POUSSEZ - PUSH
    TIREZ - PULL
    OUI - NO

    Canadian tired
    d’être Canadienne

    Le Québec ratatine comme un fruit
    tombé de l’arbre
    et qui pourrit.

    Canadian tired
    d’être Canadienne
    de fêter quelques jours par année mon identité
    Jour du drapeau, Journée des patriotes, Saint-Jean

    Francofête, Francofolies
    Je veux être Québécoise tous les jours, toute l’année
    Je veux entendre les accents de ma langue
    dans un Québec français
    qui n’est pas un Canada anglais

    Je veux être ce que je suis
    ailleurs, ici, partout, tout le temps

    Canadian tired
    Je veux ne pas être seule à vouloir
    Je veux qu’il ne soit pas trop tard

    Canadian tired
    de ma double citoyenneté
    il faut avoir un pays à laisser en héritage

    Canadian tired
    d’être Canadienne

    Je suis Québécoise pure laine
    ou d’adoption
    Je suis l’eau qui dort
    le contraire de ce qui est mort
    l’envers de la reddition
    Si tu m’aimes comme tu le dis
    mets ma langue dans ta bouche

    Le Québec est un pays

    Caroline Moreno, écrivain
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  •  
  • Andrée Ferretti - Abonnée
    4 février 2012 09 h 55
    Rendre à César.......
    Vous l’ignoriez, je n’en doute pas, madame Chouinard.
    Aussi je m’empresse de vous informer que l’idée st son expression : « J’aime ta langue dans ma bouche » a été « empruntée », à un poème de Caroline Moreno, sans qu’il en soit fait référence.
    http://www.montrealfrancais.org/node/1711

    Il se termine ainsi :
    Si tu m’aimes comme tu le dis
    mets ma langue dans ta bouche

    Est-ce un cas de vol de propriété intellectuelle ?
    Je ne saurais l’affirmer, mais il m’apparaît important de ne pas taire l’événement.

    Un événement qui se produit trop souvent, surtout lorsque cette propriété appartient à une femme.
    J’en ai été quelques fois victime.
    Andrée Ferretti.
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  •  
  • Gilles Théberge - Abonné
    4 février 2012 10 h 40
    Oh Randy
    Don't try toput your tongue in my mouth Randy. It's awful when you do so
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  •  
  • Andre Brosseau - Inscrit
    4 février 2012 10 h 50
    Dommage..
    Je trouve désolant que l'on utilise des mots d'une auteure, dans ce cas si Caroline Moreno, sans lui donner le crédit qui lui reviens. Les écrivains du Québec ne sont visiblement pas respectés!
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  • Nicole Hebert - Inscrite
    4 février 2012 11 h 38
    Rendre à C...
    Quel bilan juste mais combien désolant vous faites ici.
    Par ailleurs, l'événement auquel se réfère le titre et le début de l'article est en cours actuellement au Lion d'Or, Initiative intéressante et à laquelle on ne peut que souhaiter du succès pour encourager les sursauts de fierté et de vitalité et d'invitation aux nouveaux venus chez-nous de nous épouser. Mais quelle déception d'apprendre que l'expression "J'aime ma langue dans ta bouche", "formule coquine", dites-vous, était celle de l'auteure Caroline Moreno, dans un texte soumis antérieurement au Mouvement Montréal français, organisateur de l'événement, texte intitulé "Canadian tired" et publié alors sur son site. Quelle déception mais surtout Quel dommage!
    M. Mario Beaulieu devrait d'urgence rendre compte de cette négligence de "rendre à C. Moreno" ce qui lui appartient. Et cette injustice devrait être réparée; même en retard. La force d'un groupe exige préalablement le respect. Et le respect des créateur(e)s.
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  • Gilbert Paquette - Abonné
    4 février 2012 16 h 40
    Reconnaissance
    Je veux croire que les gens qui ont monté cet événement et qui l'ont nommé ainsi, l'ont fait sans vérifier d'où venait l'expression dite coquine.

    Je veux vraiment le croire

    J'apprécierais beaucoup qu'ils confirment que je ne me trompe pas.

    Les créatrices d'ici, surtout lorsqu'elles écrivent des textes aussi puissants, doivent être reconnues pour ce qu'elles font... de surcroit lorsqu'elles le font pour les québécoises et les québécois.

    Claire Aubin
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  • Isabelle Vinet - Inscrite
    5 février 2012 10 h 51
    Ignorance ou mépris?
    Qu'on ignore les règles les plus élémentaires de la propriété intellectuelle ou qu'on les méprise, l'un ou l'autre de ces comportements donne à réfléchir. La société de communication dans laquelle nous vivons crée trop souvent l'illusion que tout ce qui circule dans les médias appartient à tout le monde.

    Rendez à Caroline Moreno ce qui lui appartient: la création, la fierté et l'originalité de ses mots!

    Isabelle Vinet
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    5 février 2012 16 h 39
    Il n'y a pas de «propriété intellectuelle»
    Désolé de jeter un pavé dans la mare.

    Il n'y a pas de «propriété intellectuelle». Il y a un droit d'auteur, qui s'éteint 50 ans après la mort de l'auteur. Après ça, l’œuvre tombe dans le domaine public.

    Droit d'auteur et propriété sont des notions juridiques très différentes, même si les Monsanto de ce monde essaient de nous faire croire le contraire.

    Cela dit, le poème n'a pas été reproduit dans son intégralité. Même la phrase «J'aime ma langue dans ta bouche» ne semble pas recopiée à l'identique.

    Il s'agit d'un clin d’œil, et les responsables du spectacle auraient certainement dû inclure un crédit de quelque manière à celle qui a eu l'idée de cette formulation.

    Il faut faire la distinction entre les question légales (droit d'auteur) et questions éthiques.

    Donc justement, pourquoi «crier au vol» quand les organisateurs du spectacle ont travaillé avec «l'huile de bras», c'est-à-dire des équipes et des budgets réduits? On ne parle pas de Star Académie ici ! On ne parle même pas d'un événement à but lucratif, à moins que je ne me trompe.

    Si l'on poussait cette logique de victimisation jusqu'au bout, il faudrait payer des redevances juste pour parler français, et cette langue serait éteinte depuis longtemps.

    Le principe même de la langue est qu'elle évolue, par mimétisme et adoption de néologismes.
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  • RobertB - Inscrit
    5 février 2012 21 h 22
    Et après?
    J'aime le poème de Mme Moreno; je n'était pas au courant et je viens de le lire grâce à vous, ci-dessus.
    Mes ados (j'suis prof) me trouvent fou d'avoir 1600 chansons dans mon Itunes, que j'ai payé en bonne et dû forme.
    C'est sur le Net, pourquoi payer. Même Anonymus attaque au nom de la pseudo liberté. Une liberté qui fait que plus rien n'a de valeur puisque gratuit.
    Encore bravo Mme Moreno!
    Mon fils «fait» du HipHop franco, une poésie tout de même non reconnue chez les pseudo intellos, mais il ne tire aucun $, mais tt l'monde le connaît dans le milieu et écoute sa musique et surtout ses paroles.
    Personne ne paye. Mais on l'aime...
    Bienvenue dans le club.
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  • Maria do Carmo Vieira-Montfils - Inscrite
    5 février 2012 22 h 03
    Droits
    C'est triste voir un mouvement qui défend des droits (du français) ne pas respecter les droits (d'auteur). Peut-être qu'ils se sont sentis à l'aise parce que l'auteur (Caroline Moreno) avait publié son texte sur leur site (MQF). Il faudrait que quelqu'un leur dise que ce n'est pas "automatique", qu'il faudrait lui demander permission ou, au moins, mentionner la créatrice de l'expression. Si j'étais abonnée au site du MQF, je leur dirais, pour que le mouvement ne perde pas sa crédibilité. Je n'aimerais pas que le mouvement perde sa force.
    Maria do Carmo
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  • Jean-Francis Du Cresson de la Rochandiere - Inscrit
    6 février 2012 16 h 22
    L'ARTICLE!!!
    Mais de quoi parle-t-on ici? de la langue française ou des droits auteuriaux? Il s'agit (encore une fois) de défendre la langue française! Alors cessez donc avec toutes ces paroles inutiles sur les droits auteuriaux. La langue française doit être maintenant défendue. Sinon, Le Devoir n'a plus qu'à s'exprimer en anglais!!! Comment défendre la magnifique langue de Molière? Déjà pour un, importons massivement les produits culturels français (musique, littérature, cinéma, politique, etc.). Ensuite favorisons l'immigration d'étudiants et professeurs français au Québec, tout ceci étant un gage de langue française DE QUALITÉ. Assouplissons pour les immigrants français l'obtention de la citoyenneté canadienne. Il faut contrecarrer l'invasion de l'anglais par des signaux forts.
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