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C'est reparti mon kiki!

Lise Payette   10 février 2012  Actualités en société
En 1913, la journaliste Rebecca West a écrit: «Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus que je sois confondue avec un paillasson.»

La dure réalité c'est qu'il reste du chemin à parcourir pour les femmes, où qu'elles soient et d'où qu'elles viennent. Après les coupes Harper dans les subventions qui soutenaient les femmes en difficulté, après l'abandon du registre des armes à feu, après l'annonce par Québec de l'augmentation des droits de scolarité qui va frapper les filles de plein fouet, après l'affaire Shafia qui nous a chamboulé le coeur, nous voilà, de nouveau, toutes présumées inaptes à décider par nous-mêmes de ce qui nous concerne aussi directement que la capacité d'être ou de ne pas être mères.

Un homme s'est levé et du haut de son ignorance, fier de lui, il a rouvert un débat que nous avions clos il y a déjà longtemps. Il a redit à sa façon que les femmes avaient besoin d'être «contrôlées», laissant sous-entendre qu'elles étaient incapables de le faire elles-mêmes. Il y aura toujours des politiciens qui voudront remettre les femmes à leur place. Et ils sont nombreux dans «la droite» de l'équipe Harper.

Après la prise de position de monsieur Stephen Woodworth sur la définition légale d'un être humain, je me suis souvenue de ce jour de 1969, le 19 mars pour être précise, à l'Université de Montréal, où je participais à un séminaire consacré à la question de l'avortement. On m'avait invitée à prononcer un discours* sur le droit à l'avortement. J'avais devant moi des «spécialistes», médecins, psychiatres, avocats, sociologues et membres de l'Église. Je me présentai avec le seul titre qui me paraissait approprié: j'étais une femme.

Je leur racontai que, quand je défendais le droit des femmes à l'avortement sur demande, les pires oppositions venaient surtout des hommes qui pensaient que les femmes seraient tentées par des vies de dévergondage si elles pouvaient avoir recours à un avortement facilement. Je leur expliquai que les femmes normalement constituées et saines d'esprit ne se faisaient pas faire un arrêt de grossesse par caprice. Je leur rappelai qu'au Canada, même dans la clandestinité, 100 000 avortements avaient lieu chaque année et que c'était surtout des femmes mariées qui le demandaient et pas seulement des prostituées ou des adolescentes mal renseignées. Je les invitai à cesser de se voiler la face et de prétendre qu'une loi qui donnerait aux femmes un droit à la dignité serait la porte ouverte sur le dévergondage.

«Demandez à n'importe quelle femme si c'est de gaieté de coeur et pour le plaisir qu'elle livre son corps dans ce qu'il a de plus intime et de plus légitimement sacré aux examens qui précèdent l'opération, à l'opération elle-même et aux autres examens qui suivent. Demandez à n'importe quel gynécologue l'effort psychologique qu'il doit faire pour obtenir qu'une patiente se détende avant qu'il puisse pratiquer un examen.»

Je rappelais qu'une femme désespérée qui voulait mettre fin à une grossesse serait prête à tout essayer, même si ça voulait dire mettre sa propre vie en danger. Je parlais des cocktails de médicaments que certaines absorbaient, des aiguilles à tricoter qui les menaient souvent à l'urgence de l'hôpital, ou de la «fameuse» adresse qu'une âme charitable leur confiait, celle d'un charlatan souvent, ou celle d'un médecin qui ferait payer cher le service rendu et qui dans les deux cas lui dirait: «Si vous n'allez pas bien, si vous saignez trop, allez à l'hôpital, mais moi, je ne vous connais pas. Je ne vous ai jamais vue.» La plupart du temps, l'opération se faisait sans anesthésie. Elle hurlerait de douleur. Et vous pensez qu'elle aurait fait ça par plaisir? On ne va pas chez le gynéco comme on va chez le coiffeur.

C'est un gouvernement du Parti québécois, avec Denis Lazure, qui a compris que les femmes n'étaient pas douées pour la clandestinité. L'avortement a été rendu accessible et pratiqué humainement par des docteurs qualifiés, évitant ainsi de priver des femmes du bonheur de mettre au monde un enfant désiré par la suite.

Je ne pensais jamais avoir à redire, si longtemps après, que les femmes veulent être propriétaires de leur corps. Elles veulent être libres de se faire arracher une dent ou de léguer leurs yeux ou leur coeur s'ils peuvent encore servir. Elles veulent aussi être libres de demander un arrêt de grossesse quand les conditions ne sont pas réunies pour la mener à terme. C'est ce que j'ai réclamé pour moi et c'est ce que je veux pour toutes les femmes du monde.


* Les 50 discours qui ont marqué le Québec, Charles Philippe Comtois et Danic Parenteau (éditions CEC, 2011).
 
 
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  • michel lebel - Inscrit
    10 février 2012 06 h 20
    Un question jamais close
    Ce débat sur le droit à l'avortement ne sera jamais clos, car il met en cause le droit à la vie. Et comme toute les personnes vivantes ou mortes, celles-ci ont d'abord été des foetus. C'est la question existentielle principale: le droit à la vie. Le sujet et incontournable depuis toujours. Si les opinions divergent autour de ce droit à l'avortement, la question de fond demeure et demeurera toujours: Qu'est-ce que le droit à la vie? Qui possède de ce droit? Questions profondes, fondamentales, dépassant tellement une extraction dentaire ou un legs d'organe...
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  • André Lajoie - Abonné
    10 février 2012 06 h 45
    L'évolution d'une nation
    Merci pour ce merveilleux texte et rappel Mme Payette. Cette partie du Québec devrait être enseignée dans nos cours d'histoire ou de moral... C'est de notre cheminement, de nos luttes qu'il faut enseigner sinon comment évoluer comme nation?
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  • André Lajoie - Abonné
    10 février 2012 06 h 45
    L'évolution d'une nation
    Merci pour ce merveilleux texte et rappel Mme Payette. Cette partie du Québec devrait être enseignée dans nos cours d'histoire ou de moral... C'est de notre cheminement, de nos luttes qu'il faut enseigner sinon comment évoluer comme nation?
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  • Jacques Pilon - Abonné
    10 février 2012 06 h 52
    Merci
    D'être là, madame Payette pour nous rappeler notre récente histoire.

    En le lisant, j'ai eu curieusement souvenir d'un montage vidéo qui se voulait être drôle où l'on voyait Jean Chrétien, alors premier ministre, dire à répétition : "on avance, on recule".

    J'imagine aujourd'hui un montage semblable avec Stephen Harper où il dirait: "on recule... On recule!".
    Et...je ne trouve pas ça drôle du tout.
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  • Michel Richard - Inscrit
    10 février 2012 07 h 20
    Quelqu'un peut-il m'expliquer
    pourquoi la hausse des frais de scolarité "va frapper les filles de plein fouet" ? Je n'arrive pas à voir pourquoi l'impact serait différent sur les filles et sur les garçons.
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  • - Abonné
    10 février 2012 07 h 25
    Merci.
    Merci Mme Payette.
    Le devoir de mémoire: se rappeler et se faire rappeler les choses importantes. Les arguments qui éclairent, par ceux qui y ont réfléchi, qui les ont constaté et qui savent, peuvent, osent dire et savent se faire entendre clairement.
    Pierre B.
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 février 2012 07 h 34
    Réquisition d'utérus
    Je ne suis pas certaine que la question de l'avortement se pose pour ce gouvernement conservateur dans les mêmes termes qu'en 1969, madame Payette.
    À cette époque il s'agissait pour les femmes de lutter pour obtenir un droit, maintenant il est question qu'on nous le retire, dans un contexte où le féminisme se fait discret, c'est le moins qu'on puisse dire.

    Ce qui motive ces élus aux valeurs obscures, est-ce vraiment la croyance que les femmes ne sont pas aptes à disposer librement de leur corps ou plutôt le fait qu'ils considèrent que l'embryon qu'elle porte est un futur petit Canadien et qu'il appartient à la nation?

    N'y a-t-il pas eu des exemples dans les pays totalitaires où à certain moment on a jugé nécessaire de réquisitionner le ventre des femmes?
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  • Democrite101 - Inscrit
    10 février 2012 08 h 04
    Féminisme 1


    Définition du féminisme: mouvement vers l'égalité-homme femme qui vise l'égalité politique, juridique, économique, sociale et culturelle dans tous les domaines afin qu'il n'y ait aucun préjudice aux femmes à cause du genre.

    C'est clair, c'est béton, et on doit s'en servir pour casser la tête des misogynes bétonnés, notamment dans les religions et les partis conservateurs de tout crin.

    suite plus loin
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  • Claude Kamps - Inscrit
    10 février 2012 08 h 59
    Je suis pour l'avortement
    quand ce n'est pas le moyen de contraception régulier, il y a assez de moyen autre qui sont à la disposition du couple...
    Un être n'est vivant que quand il ne dépend plus du sang de sa mère et qu'il sait respirer sans aide extérieur.

    Pour ce qui est de l'acceptation de la liberté de la femme à ne pas vouloir que ce foetus en elle soit mis au monde il y a encore bien trop d'homme qui pensent être le maître après Dieu de cette décision.
    Dans un couple qui a du sens, la discution devrait quand même se faire avec le géniteur qui n'aura pas le dernier mot, mais j'estime qu'il faut en tenir compte.

    Pour ce qui est des féministes anti-hommes citées dans ce texte, elle ne doivent pas oublier que l'éducation commence très jeune, que 95% du temps ce sont les mères qui s'en occupe et de ce fait doivent convaincre ces mères de mieux éduquer leur garçon à ce sujet...
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  • jacques thomas - Inscrit
    10 février 2012 09 h 33
    Le droit de débattre
    La définition de personne au code criminel a plus de cent ans. Les connaissances humaines ont évoluées depuis. Ce député veut que l'on voit s'il est possible de moderniser cette définition. Il est étrange que les féministes s'opposent au débat lui meme, nous sommes pourtant en démocratie..Un poupon a-t-il conscience de lui meme? Le foetus l'acquiert -il durant son développement? Lorsqu'il est viable, a-t-il droit de faire valoir ses droits a la vie? J'aurais souhaité Mme Payette que vous décriviez l'état de la situation au Canada en 2012, a savoir que rien, absolument rien ne réglemente la pratique, et que donc , tout est possible. Le Canada est le seul pays civilisé a ne pas reglementer la pratique de l'avortement. Tous les pays d'europe et de Scandinavie ont des législations sur l'avortement .Je suis certain que l'immense majorité des canadiens et canadiennes s'opposeraient a ce qu'une femme puisse se faire avorter , a un stade avancée de sa grossesse pour un motif futile. S'il y a opposition au débat meme , c'est que vous savez que la situation actuelle est intenable.
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  • Alysse - Abonné
    10 février 2012 09 h 41
    Une question de contrôle...
    Merci, madame Payette,
    J'habite maintenant un pays qui accepte la torture, qui la sous-traite... Nos "pro-vie" sont muets, tout comme ils le sont sur la peine de mort...
    On ne peut être ni pour ni contre l'avortement... Ça ne doit pas faire partie du code criminel point. Jamais on ne remet en question le rôle de l'homme dans la "fabrication" du foetus...Jamais d'acte criminel pour l'homme qui sème à tout vent! Les femmes sont responsables de leur vie et de celle qu'elle donne. Je leur reconnais le jugement pour décider de ce qui est bon pour elles. Ce droit de contrôle ne revient ni aux hommes ni aux religions!
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  • Isabelle Racine - Inscrite
    10 février 2012 09 h 43
    Oú commence la vie? Oú commence la sottise?
    Jusqu'oú iront nos bons patriarches canadiens dans leur "scientifique" curiosité pour découvrir oú commence la vie?
    Depuis quand ces réactionnaires, bible et arme á la main, ont une démarche scientifique ? (créationnisme, coupures á Stat Can, etc.)

    Et le sperme humain dans tout ca? Les spermatozoídes ne sont-ils pas vivants? Devrait-on en venir á contróler les éjaculations de ces messieurs? Des millions de "futurs petits Canadiens" éclaboussés dans les revues pornos, les draps ou autre réceptacle... Combien de vies potentielles perdues á jamais? Qui se leve pour "défendre" ces pauvres petits zozos abandonnés á une mort certaine par leur géniteur?
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  • Gilles Beauchemin - Abonné
    10 février 2012 09 h 51
    Un combat de tous les instants
    Femmes, féminisme, avortement... Et, aux USA, Obama, l'église catho et la contraception... En arrière, toutes! Misère!!!
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    10 février 2012 09 h 59
    Le droit à l'avortement doit demeurer, jamais plus de boucherie.
    J'abonde dans le même sens que Monsieur Kamps, ce ne doit pas être considéré comme un moyen de contraception et que dans un couple aimant et responsable le conjoint devrait faire partie de la prise de décision qui ne lui appartiendra pas et qu''il devra respecter; mais pour cela on aura besoin de beaucoup d'éducation et d'information pour les 2 sexes. Dommage qu'on prenne aussi du recul dans l'éducation sexuelle chez les jeunes.

    Pour ce que sont les valeurs et les croyances de chacun, elles s'arrêtent au nez de chacun et rien ne peut légitimer la domination de l'autre.

    Contrairement à Madame Payette, je dirais que nous retournons vers l'obscurantisme et l'article Fabien Deglise sur Le Devoir d'aujourd'hui nous le confirme très clairement.

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/342301/ab d-enquetes-par-statistique-canada-ottawa-accuse-d-aveuglement volontaire
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  • northernbud - Inscrit
    10 février 2012 10 h 02
    Ce n'est pas une question de féminisme
    C'est une question de droit à son intégrité. Une femme, tout comme un homme, peut décider de ce qu'elle fait de son corps. Le concept du droit de naître n'est qu'une belle invention de la religion, cet outil d'asservissement dont malheureusement plusieurs se servent encore pour justifier leur manque d'ouverture d'esprit et de compassion.
    Si les hommes connaissaient les malaises et les douleurs associés à une grosse et un accouchement, il y aurait pas mal moins d'enfants.

    Incroyable de voir combien il y a encore du monde rétrograde en 2012.

    Pierre Denis
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  • Anne-Esther - Inscrite
    10 février 2012 10 h 03
    Retour des ayatollahs?
    C'est assez incroyable qu'en ce XXIe dit moderne, on doive encore se questionner sur l'avortement. Les propos à saveur machiste lus ou entendus de certaines personnes font frissonner : on croirait vraiment le retour des barbares! D'ailleurs, les soi-disant pour la vie à tout crin - donc qui refusent le droit pour une femme à l'avortement - sont souvent les mêmes personnes qui sont favorables à la peine de mort...

    Oui, le droit à la vie, à la vie voulue, à la vie désirée. Et qui en décidera? Les femmes, bien sûr, et non tous ces intolérants qui veulent à nouveau contrôler nos vies. Inquiétant retour des ayatollahs intransigeants.
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  • ulrich1961 - Inscrit
    10 février 2012 10 h 04
    droit et religion
    @pierre savard

    Le droit et la religion est deux choses différentes. La religion ne donne pas de droit. Elle suppose une croyance, des rituelles, des règles de vie communes comme le dimanche était à une époque journée de repos pour le seigneur. Je devais suivre cette règle. En ouvrant mon magasin le dimanche aujourd’hui je ne contreviens nullement à la religion catholique ni à aucune autres. L’avortement est un droit et ne sera jamais une religion ?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    10 février 2012 10 h 59
    Voyons la question du point du vue de droite
    Une petite parabole. Le propriétaire d'un immeuble voit des squatteurs s'installer dans son immeuble inhabité. Il les fait chasser par la police, même s'il sait que ceux-ci mourront de froid à l'extérieur.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    10 février 2012 11 h 03
    À Isabelle Racine
    La question que tue: où commence la vie? Par ailleurs, est-ce qu'il y a un commencement à la vie, selon la définition qu'on en donne? Est-ce que la vie précède et a présidé au "big bang"?

    Toujours est-il que l'évolution de la pensée scientifique à la sauce religieuse finira par créer des crimes contre l'humanité, finira par créer des génocides lors de monstrueuses masturbations où des millions de gamètes seront lamentablement abandonnées à tout vent... Cette période, si elle survient, sera particulièrement difficile pour les fanatiques masculins de pro-vie...

    Finalement, un jour, il faudra distinguer entre la pensée profonde et la réflexion superficielle sur une grande épaisseur...
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    10 février 2012 11 h 42
    Ce qu'il y a dans mon ventre n'est pas un de mes organes!

    Je suis présentement enceinte et je rentre dans mon septième mois de grossesse.

    Quand mon bébé bouge dans mon ventre, qu'il me donne des coups de pieds ou des coups de coudes, je sais pertinemment que ce n'est pas un de mes organes!

    Si j'avortais spontanément aujourd'hui, il y a de forte chance que cet enfant survive avec les soins appropriés.

    Prétende que le bébé est une partie du corps de la femme est un mensonge éhontée. Quand on a déjà donné naissance à un enfant, on le sait pertinemment. Même quand on est enceinte, surtout quand on arrive aux derniers stages, et c'est une expérience que toute femme enceinte vit de la même manière.

    Cet argumentation disant que c'est le corps des femmes et que les femmes sont les seules à le savoir n'est pas du tout bonne et ne tient aucunement la route.

    Si les femmes veulent continuer de se faire avorter, il y a moyens pour elle de se fonder sur d'autres arguments, mais celui-là, il est très boiteux...
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  • Oues81 - Abonné
    10 février 2012 11 h 44
    Avocat du diable...1
    @Démocrite

    Vous, qui êtes formé aux "lumières" que vous aimez tant citer, ne rendez pas justice à un esprit libre et éclairé. Vous vous plaisez à jeter votre venin, cette fois ci sur tout ce qui est religion, en "jetant le bébé avec l'eau du bain", sans faire distinction entre philo et théo, entre la réalité et ce qu'on appelle "révélé", qu'on y croit ou non, entre l'institution, ses bases et l'homme qui est ce qu'il est. Confondre message et messager si vous préférez.

    Les notions d'épistémologie, d'ontologie, la sémantique, la sémiotique, symbolisme etc. et bien d'autres sont des concepts à maîtriser avant même de pouvoir penser porter un regard juste et critique, sur les religions comme sur la majorité de ce qui nous entoure d'ailleurs. Il ne suffit pas de se savoir avoir un regard plus global et éclairé que la moyenne, il faut surtout comprendre qu'on ne cesse jamais d'élargir son regard et sa compréhension, et que cela vient par effort de volonté et avec esprit critique tout en reconnaissant sa propre ignorance.
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  • Oues81 - Abonné
    10 février 2012 11 h 45
    Avocat du diable...2
    Vous procédez de la même manière que ces croyants aveuglés qui nous citent des bouts de la bible ou du coran pour se justifier en sophismes, à la différence que vous le faites pour la dénigrer. Il y a un patrimoine spirituel de l'humanité, une histoire et elle fait partie de l'histoire de l'homme. Il y a eu des esprits brillants, p-ê même les plus brillants, bien avant les lumières et cette histoire en est une de géants qui sont monté sur les épaules de géants les ayant précédés.

    Les textes sacrés sont sans appel ? Êtes-vous donc théologien ? Et détenteur de la Vérité ?

    Vous mélangez tout et pourtant, je ne suis pas en désaccord avec tout vos propos; sans doute que pour le commun des mortels, voyant vos titres, que vous n'affichez plus ?, votre discours est p-ê celui d'un homme instruit; en ce qui me concerne, il est cousu de fil blanc, et démontre un ego trip et la "haine" de tout ce qui n'est pas "bon" selon votre propre parcours et jugement...

    Alors tout en ayant aucune envie d'entrer en débat, je me vois obligé de réagir lorsque je lis un tel exposé...
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  • marilyno - Abonnée
    10 février 2012 11 h 48
    La hausse et les femmes
    Pour répondre à Michel Richard: http://wsdb.concordia.ca/about-us/official-positio

    Sinon, merci madame Payette!!
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    10 février 2012 11 h 49
    Votre article emporte l'assentiment
    Sur un article que vous avez déjà publié dans Le Devoir sur la question de l'avortement et que j'avais lu, j'avais commenté en écrivant que vous aviez traité de cette délicate question avec pertinence. Votre article d'aujourd'hui mérite aussi d'être conservé. Vous faites valoir que ce n'est pas de gaieté de coeur qu'une femme doit recourir à un avortement. Sans doute savez-vous que le président Obama avait aussi souligné ce même aspect des choses pour justifier sa position sur l'avortement à la très catholique université d'Indiana.

    Que vous deviez répéter vos propos sur ce même sujet, et cela depuis des années, montre à quel point un mépris des femmes et de leur condition existe toujours dans notre société.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    10 février 2012 12 h 08
    L'avortement n'a rien à voir avec le féminisme...
    Il s'agit d'une question personnelle, celle qui concerne le couple, ou la femme seule dans le cas d'un accident de parcours...

    J'ai subi deux avortement: un à 19 ans et l'autre à 35 ans. Dans le premier, la question se pose différemment que dans le deuxième. Et peu importe la raison profonde qui incite une femme à se faire avorter, cela demeure une question extrêmement émotive et rationnelle, surtout quand on a 35 ans. Dans ce cas, le choix devient beaucoup plus claire, la réponse également.

    À 19 ans, si l'on décide de ne pas un enfant, à ce moment-là, tous les moyens seront employés bons pour se faire avorter: J'ai dû faire appel à cette sorte de "sorcière" qui me rentra dans le vagin la broche à tricoter. Conséquence: Infection génétralisée. J'aurais pu en mourir.

    À 19 ans, on ne pense pas aux conséquences physique et psychologique. Ce fardeau, il faut s'en débarasser à tout prix, et quand les parents sont cathos, il faut garder le geste que l'on veut poser, secret. C'est bien là le drame, celui de ne pouvoir aller chercher du secours sans crainte d'être jugée.

    De plus, mettre au monde un enfant non- désiré constitue également le risque épouvatable de ne pouvoir assumer toutes les responsabilités qu'impose la naissance d'un enfant, lequel a le droit au bonheur, aux soins appropriés. Un enfant ne mérite pas d'être assujettie à l'angoisse de la mère devant son insécurité de tous ordres. À 35 ans, alors que l'avortement était legalisé, à l'hôpital Maisonneuve-Rosement, j'ai rencontré un psychologue, pour ensuite avoir droit à un traitement médical approprié.

    Le droit de la femme à l'avortement la rend digne de prendre les décisions qui s'imposent quand il s'agit de son corps, de sa vie, et surtout de celle de l'enfant à naître.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    10 février 2012 12 h 13
    La théologie n'est pas si rigide qu'on voudrait le faire croire

    J'abonde dans le même sens que "Oues81".

    J'ai étudié la question du statut moral de l’embryon humain pour mon mémoire de maîtrise. J'ai passé une année complète à lire les points de vus les plus importants exprimés en Occident sur cette question, y compris le point de vue des théologiens chrétiens. Vous serez probablement surpris de savoir que nombres de théologiens ne considèrent pas l'embryon comme un être humain! En fait, ils considèrent que l'embryon ne devient un être humain qu'au moment où il a une âme, ce qui se situe vers le quatrième mois de grossesse (selon le point de vue le plus répandu)!

    Il en est de même pour les théologiens musulmans. Je ne sais pas pour le judaïsme, mais pour ce qui est de l'islam, je sais que la notion d'apparition de l'âme est une donnée dont le Prophète Mohammed (PSSL) a parlé et que les oulémas connaissent bien. Beaucoup d'entre eux permettent l'avortement avant ce stade, dont ceux de la prestigieuse université Al-Azhar en Égypte et les grands savants de l'Arabie-Saoudite.
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  • lise bélanger - Abonnée
    10 février 2012 12 h 26
    Droit à la vie
    Je suis une femme. Mon corps n'appartient qu'à moi. C'est à moi seule de décider si je veux bien prêter mon corps pour une nouvelle vie. Rien ne devrait m'y obliger.

    Je suis d'accord que des paramètres soient fixer pour avoir accès à un avortement.

    Il est souvent plus humain de ne pas faire naître un enfant que de lui donner d'emblée une vie où il se sentira non aimé et rejeté.

    L'avortement ne concerne pas les hommes, l'avortement tout comme la grossesse est exclusif à chaque femme.

    Je remercie les hommes qui comprennent cet état de fait et nous aide.

    L'avortement à quelques semaines de grossesse n'est pas un acte criminel. Bien que je répugne à enlever la vie à ce qui est vivant, il faut quand même savoir mettre les choses en perspective. L'absolu n'existe pas.

    La société devra apprendre à respecter la femme, dans son identité, dans sa spécificité. Seules les femmes peuvent donner la vie à un être humain. Donc, seules les femmes peuvent décider de ne pas poursuivre une grossesse. Une grossesse peut mettre en péril la vie d'une femme, sa santé, son bien-être.

    À nous seules de choisir.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    10 février 2012 12 h 29
    Dire n'importe quoi...
    100 000 avortements par année dans les années 1960? Vraiment? Mme Payette a sûrement pu compiler les études, les analyses statistiques pour avancer ces chiffres.

    !00 000 avortement par année, c'est le nombre actuel d'avortements au Canada alors que la pratique est légale et que des médecins furent formés pour toutes les régions du Canada.

    Tout comme Simone Veil en France affirmait qu'il y avait 400 000 avortements clandestins par année dans l'hexagone alors que les études dévoilées par la suite parlaient de 40 000, soit 10 fois moins, tout comme l'avorteur américain Nathanson avouait qu'il avait inventé et considérablement amplifié le nombres d'avortement clandestin aux États-Unis pour faire légaliser cette pratique, Mme Payette devra avouer un jour qu'elle n'avait aucun outil crédible et rigoureux pour avancer un tel chiffre et qu'elle a tout simplement dit... n'importe quoi!
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    10 février 2012 13 h 03
    La femme, la mère et le futur enfant
    @Suzanne Chabot

    Vous présentez avec tant de grâce et de sincérité le sujet débattu aujourd'hui, que je me dois de partager presqu'entièrement votre point de vue.

    Voici mon bémol : il reste que la femme garde elle seule le droit de disposer de son corps. Du moins pour tout le reste.

    Pour la grossesse ? C'est là un grand mystère dans lequel, comme homme, je n'oserais pénétrer. Certains parlent de la distinction entre le fœtus et l'embryon. D'autres, de semaines depuis la conception. D'autres enfin, marqués par une tradition rigoriste et peu scientifique, tel le Vatican, vont jusqu'à traiter de péché mortel toute éjaculation qui ne se fait pas adéquatement en vue d'une procréation possible.

    Mais, tout en comprenant le drame des femmes qui doivent recourir à l'avortement de façon lucide et habituellement souffrante, je demeure convaincu que s'il y a vie humaine différente de celle de la femme qui la porte au septième mois de grossesse, il y a vie humaine distincte dès la conception. Vie humaine en puissance, aurait dit Aristote, en germe dirions-nous aujourd'hui.

    Bref il y a la femme et son droit d'une part. Et il y a une future merveille qui commence à se développer dans son corps au moment même de la conception. Pourquoi condamner l'une au profit de l'autre? L'Univers ne nous a-t-il pas préparés, nous les êtres humains, depuis des milliards d'années? Et ce avec des milliards de milliards de spermatozoïdes de d'ovules perdus. Hélas encore maintenant avec des millions de vies sacrifiées à des intérêts de domination et d'argent. Sachons enfin aimer tant la femme et la mère que la promesse qui se prépare en elle.
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  • Loraine King - Inscrite
    10 février 2012 13 h 23
    @Suzanne Chabot
    En effet, c'est un bébé et rien d'autre que vous avez dans votre ventre. J'en en eu quatre, je sais cela, et Madame Payette aussi le sais.

    Mais jamais je n'accepterai qu'un député demande à débattre de ce qu'est un être humain tout en refusant de dire dans quel but. Un député est un législateur, quelqu'un qui propose et adopte des lois. Ce député refuse d'admettre qu'il se sert de cette motion dans le but de criminaliser ceux et celles qui participent à un interruption de grossesse. S'il n'a pas l'intention de légiférer, ce débat n'a pas sa place aux communes.

    Si l'on veut d'un débat honnête entre adultes sur l'avortement, ce député et ses partisans devront commencer par être franc sur leurs intentions législatives plutôt que de tenter d'enfirouapper les citoyens.

    Je réalise que j'ai porté des bébés dans mon ventre, et je réalise aussi que je ne suis pas un paillasson, ce que refuse de comprendre ce député.
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  • northernbud - Inscrit
    10 février 2012 14 h 09
    @Jean-Léon Laffitte
    Se mêler de ses affaires

    Laissez les femmes décider ce qu'elle veulent bien faire avec leur corps, elles sont assez grandes et intelligentes pour le faire.
    Vos guerres de chiffres ne les concernent pas, pas plus que vos arguments éculés teintés de moralisme religieux et complètement déconnectés de la réalité.
    On est au 21iè siècle et la planète est déjà suffisemment surpeuplée comme ça. Ça ne donne rien de mettre au monde un malheureux de plus et de faire souffir une femme au nom de vagues principes qui sont les vôtres mais visiblement pas ceux de tout le monde.

    Allez prier pour le salut de nos âmes dans une belle grande église : y'a de la place en masse !
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  • Yvon Bureau - Abonné
    10 février 2012 14 h 36
    Que la sagesse est avec vous
    Madame Payette, merci d'écrire ainsi et d'avoir si intensément et courageusement et audacieusement vécu.
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  • Isabelle Racine - Inscrite
    10 février 2012 14 h 41
    Oú et quand commence la vie humaine?
    Monsieur Ciceron Derome,

    Ce n'est pas moi qui pose la question qui tue mais bien ce cher député Woodworth...

    Il serait intéressant que vous étayiez un peu votre pensée profonde, question d'éclairer l'épaisse réflexion superficielle que vous identifiez.

    Sincérement, je ne suis pas certaine d'avoir compris votre message.
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  • Oues81 - Abonné
    10 février 2012 15 h 01
    Non, ce débat n'est pas réglé et ne le sera jamais...
    @Lise bélanger et autre pros JE ME MOI

    Il me faudrait plusieurs messages pour relever et expliquer tous les non sens...

    Je ne suis pas contre le droit des femmes loin de là toutefois, un discours qui prétend que la femme (ou l'homme), comme individu, a préséance sur la nature et la vie elle même, ne trouve aucun argument, qu'il soit philosophique ou théologique, pour le justifier. J'attends toujours d'en rencontrer...

    Si l'humain pratique l'avortement, c'est uniquement parce qu'il s'en est lui même donné le droit et que les moyens techniques pour se faire ont évolués avec le temps.

    C'est d'ailleurs la position de l'église catholique (je suis agnostique et je ne défends ni ne rejette cette position) d'affirmer que les avortements médicalement nécessaires sont acceptables, autrement, il en va de la philosophie réaliste d'appliquer le principe de précaution et de laisser aller la nature à elle même, à défaut d'en bien comprendre les tenants et aboutissants.

    On savait contrôler les naissances bien avant la contraception "moderne"; en s'abstenant ou en "baisant" quand c'est le temps alors qu'aujourd'hui être moderne selon la pensée ambiante; c'est crier haut et fort que peu importe cette nature qui nous a créé et nous dépasse, on se "croit" maître et plus grand qu'elle, ce qui est bien entendu, faux. Et la nature finit toujours par reprendre ses droits...

    Seules les femmes peuvent donner la vie ? Vous n'avez que 23 chromosomes sur les 46 nécessaires à la vie humaine chères femmes, si vous en voulez à la nature d'être choisies et privilégiées de porter en vous la vie, en plus de participer à 50% à la créer, n'en rejetez pas la faute et la responsabilité sur les hommes et la société. Affirmer que tout ce qui concerne l'enfantement est de votre "droit" exclusif est une grossière indécence et je demeure poli.

    @Démocrite

    Je ne vois plus votre message: féminisme 2 ? Auriez vous un mea culpa à faire ? Regrettez vous souvent
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    10 février 2012 15 h 46
    Le radicalisme des femmes: objet de conflit, et incompatible avec l'amour (1)
    Être enceinte d'un homme qui nous aime et qu'on aime, cela n'a aucune commune mesure avec le fait de "tomber enceinte" d'un quasi étranger dans le cadre d'un accident de parcours...

    Dans le premier cas, par respect pour celui qu'on aime, il demeure primordial d'en discuter avec lui pour lui expliquer la raison qui nous pousse à nous faire avorter. À deux il est souvent plus facile de trouver une solution que lorsque l'on a à vivre seule la situation...,

    Pourquoi alors camper des positions si radicales en matière d'avortement ? L'homme n'a-t-il pas sa sensibilité propre,et un amoureux merveilleux, assez souvent, quand les deux s'aiment dans le respect mutuel? Quand il y a de l'amour il y a de l'espoir , dit-on.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    10 février 2012 15 h 46
    (2) Radicalisme des femmes: objet de conflit et incompatibilité avec l'amour
    Dans le cadre d'un accident de parcours, la décision appartient à la femme, en propre, et la religion et le politique n'ont pas à s'en mêler. L'éducation est là pour nous apprendre quoi faire de notre corps.

    Cependant, refuser de tenir compte de la sensibilité masculine dans la prise de décision en matière d'avortement, c'est vouloir entretenir les conflits homme-femme, c'est faire fi de son amour pour elle, de sa place dans la vie éventuelle de l'enfant, de celle du couple.

    De plus, ne fait-on pas violence à l'homme quand on lui refuse de discuter de son désir de garder l'enfant de la femme qu'il aime ? De pouvoir en discuter ne permet-il pas de trouver une solution qui puisse satisfaire le couple ?

    Il arrive aussi que ce soit l'homme refuse d'avoir un enfant avec telle femme ou telle autre, à cause de certaines expériences malheureuses, ou parce qu'il considère qu'il en a en déjà assez. On peut le comprendre, et parfois le faire changer d'idée.

    Mais sous-estimer la sensibilité de l'homme quand il énonce son désir de garder l'enfant , c'est mépriser la valeur de son désir (amoureux)... L'acte sexuel n'est pas un fait banal quand on choisit son partenaire en fonction de ses affinités. C'est pourquoi il est important de considérer le point de vue de l'autre quand on désire ne pas avoir d'enfant, dans le moment présent, et cela ne veut surtout pas dire s'oublier ou devenir son esclave. Les hommes, de nos jours, l'ont compris, il faut leur faire confiance, et surtout ne pas tomber dans un radicalisme qui détruit de façon perverse les relations homme-femme.
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  • Michel Richard - Inscrit
    10 février 2012 16 h 12
    @ marylino
    Merci pour la référence.
    Par contre, je n'arrive pas à suivre l'argument: L'institut Simone de Beauvoir écrit: "Les statistiques récentes . . . démontrent que les femmes gagnent 71 cents pour chaque dollar gagné par les homme. Par conséquent, demander aux personnes de contribuer davantage au financement de leurs études universitaires affecte particulièrement les femmes"
    Désolé, je ne vois tout simplement pas le rapport entre les deux.
    La source citée (un papier publié par le parlement du Canada) http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublicat
    mentionne bien un ratio de 71% pour 2008, mais c'est l'ensemble des travailleurs à temps plein vs l'ensemble des travailleuses à temps plein. On ne dit pas "à éducation égale" ni "à heures égales" ni "à comptétence égale"
    L'étude mentionne d'ailleurs que "les femmes ont globalement comblé la différence dans le niveau de scolarité" (par. 6.1) ce qui semblerait indiquer que des changements de politique en éducation ne sont pas susceptibles d'avoir un impact discriminatoire.
    Il me semble certain que l'argument ne suit pas: la hausse des frais de scolarité n'est pas anti-filles ou anti-féministe.
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  • Paul Verreault - Inscrit
    10 février 2012 16 h 18
    Précisions
    Monsieur M. Richard, les filles seront autant endettées que les gars mais comme ELLES doivent arrêter de travailler pour devenir mères, elles prendront plus de temps (Et paieront plus cher car les taux d'intérêts augmenteront probablement dans l'intervalle) à payer leurs dettes d'études... Quant à M. M. Lebel, le débat dont vous parlez avait déjà dépassé les bornes du ridicule lorsque les curés (Et les pro-vie) me disaient, dans mon adolescence, que j'étais coupable du "meurtre" de mes spermatozoïdes parce que je me masturbais. Ces gens voulaient donc aussi, "me contrôler" , prendre le pouvoir sur mon corps. Enfin, merci Madame Payette de rappeler que nos droits acquis sont toujours menacés par des gens qui cherchent le pouvoir sur les auitres...
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  • Nelson - Inscrit
    10 février 2012 17 h 25
    Les conservateurs et religieux ne refuseraient jamais de l'aide médicale pour interrompre des grossesses à leurs mères, filles, petites filles.

    Pénaliser les interruptions de grossesse ça veut dire pénaliser l'aide médicale aussi....selon la OMS, 70 mille femmes meurent à cause de ça, et des millions sont gravement traumatisés en avortements clandestins (25 millions par année).

    Les ''pro-vie '' tuent et torturent des femmes avec des discours pro-vie, et en les niant de l'aide médicale pour interrompre leurs grossesses.

    Entre un tiers et un quart des grossesses ne sont par menés à terme par les femmes de tous les époques et coins du monde.

    Les interruptions de grossesse sont donc partie de la nature humaine, ils sont normaux et sains, et font partie de la réalité réel.

    La seule façon de les empêcher est d'attacher toutes les femmes et ados, pour toujours.

    Débat complexe dont la plupart des gens ''opposés aux avortements'', sont aussi opposés à les pénaliser, envoyer femmes et médecins en prison.

    En faite le seul débat est si les femmes doivent interrompre leurs grossesses avec des crochets ou avec l'aide des médecins.

    Les tuer et torturer, ou pas.
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  • Leproff - Inscrit
    10 février 2012 17 h 41
    En parlant d'avortement...
    «Prétende que le bébé est une partie du corps de la femme est un mensonge éhontée. Quand on a déjà donné naissance à un enfant, on le sait pertinemment. »

    Je suis d'accord avec votre première affirmation. L'enfant, en gestation dans le sein de sa mère, est un être à part entière, et je défie tout savant de me prouver le contraire. Petit à petit, de jour en jour, cet être se développe et pousse jusqu'à devenir l'enfant qu'on aura dans ses bras. Quant à votre 2e affirmation, Nul besoin d'être une femme pour le réaliser; un homme le réalise aussi, mais peut-être pas avec le même instinct que la femme.


    Enfin vous affirmez que l'avortement après quelques semaines n'est pas un acte criminel. Je ne pas pas de votre avis. Un avortement sans raison valable constitue un manquement grave, ett les femmes qui se font avorter sans raisons majeures le réalisent plus tard... et elles comprennent hélas, trop tard que l'esprit et la matière sont indissociables.
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  • Michel Richard - Inscrit
    10 février 2012 18 h 21
    @ Paul Verreault
    Ok, j'avais pas vu l'argument. Vous dites: puisque les femmes gagnent moins, une baisse de subvention (ou une hausse des frais de scolarité, c'est pareil) leur fait plus mal. Peut-être.
    Mais à compte là, toute contribution fixe: le 200 $ de contribution à la santé, le prix des titres de transport en commun, un éventuel payage sur les ponts, les tarifs d'hydro Quebec, et même la TVQ seraient anti-filles et anti-féministes.
    Non, le lien est beaucoup trop ténu et diffus pour qu'on puisse y voir une réelle discrimination.
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  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    10 février 2012 18 h 27
    Mais les pro-vie se fichent des avortées
    Si une femme avortée meurt des suites de son avortement, ils n'y verront sûrement que justice.
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  • Jacques Baril - Inscrit
    10 février 2012 19 h 03
    Programme du PQ - 1980 (suite au congrès de juin 1979)
    Page 31... https://d.pq.org/sites/default/files/Programme1980.pdf

    Le débat est clos.

    Misère!
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    10 février 2012 19 h 30
    Questions préalables
    Le foetus n'est pas un objet étranger dans le sein de la mère.

    Il est le résultat de la rencontre de deux personnes: une mère ou un père, ou d'un mâle ou d'une femelle. La biologie enseigne que ce nouvel être n'est pas la propriété d'une des deux, mais est, de droit, la propriété des deux personnes concernées.

    Tant et aussi longtemps que l'on admettra pas cela, la lutte engagée entre les pour et les contre l'avortement se perpétuera.

    L'enfant à naître n'est pas de la mère; ll n'est pas non plus du père. Il est la PROPRIÉTÉ des deux. Ni l'un ni l'autre ne peut dire qu'il est MA propriété. L'enfant à naître est DANS la mère, mais il n'est pas DE la mère. C'est la première chose à admettre.

    La femme peut bien dire qu'elle est propriétaire de SON CORPS, en affirmant que ce qu'elle porte est bien d'ELLE et qu'ELLE peut en disposer parce qu'il est momentanément dans son corps; elle commet un lourde erreur biologique et génétique en affirmant une telle chose.

    Lorsque deux êtres humains sont propriétaires ensemble de quelque chose, aucune des deux parties ne peut se départir de la dite chose sans demander le consentement de l'autre partie.

    Pourquoi en serait-il autrement lorsqu'il s'agit d'un enfant à naître, génétiquement conçu en collaboration des deux personnes concernées?

    Je n'aborde pas le droit à la vie. Certains veulent donner des droits aux animaux (être inintelligents) et en priver le foetus (potentiellement conscient) dans le sein de la femme qui le porte.

    On doit être de bien drôle d'animaux.
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  • Nelson - Inscrit
    10 février 2012 20 h 39
    Les femmes ont reglé le débat sur les interruptions de grossesse depuis toujours, en se fichant des lois, des hommes et des églises.

    25 à 30 millions des femmes interrompent ILLÉGALEMENT leurs grossesses chaque année dans le monde.

    Les femmes s'enfichent des lois qu'interdissent les interruptions de grossesse, et les opinions des hommes et des églises.

    Les femmes croyantes ont toujours demandé et OBTENU L'AUTORISATION DE LEURS DIEUX concernant leurs interruptions de grossesse.

    Inutile de demander un droit que les femmes ont toujours eu et exercé...

    Inutile de s'attendre que certains hommes, les églises et certains politiciens comprennent qu'ils n'ont le moindre pouvoir pour empêcher les femmes de interrompre leurs grossesses....ils n'ont pas ce qu'il faut pour comprendre ça.

    Inutile toute opinion moralisante, blâmante, blessante,moraliste, sur des interruptions de grossesse que les femmes ont le pouvoir physique et réel de faire, sans écouter des conneries.

    LE SEUL VRAI ENJEU DONC EST CELUI SI OUI OU NON, TUER ET TORTURER DES FEMMES QUE INTERROMPENT LEURS GROSSESSES (INÉVITABLEMENT !!!!!!), EN LES EMPÊCHANT OUI OU NON, DE LE FAIRE AVEC DE L'AIDE MÉDICALE.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    10 février 2012 22 h 02
    à Sylvain Auclair
    J'ai déjà rencontré des pro-vies et la seule réaction que j'ai pu constater chez eux face à une femme qui avait avorté, c'est celle de chercher comment aider cette femme, et la référer à une aide psychologique si elle en a besoin.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    11 février 2012 00 h 33
    La vie est là dès la conception

    Je suis désolée qu'on ait pu croire que je défendais l'idée qu'avant que l'enfant soit viable (dans ma première intervention) ou qu'il ait une âme (dans mon deuxième intervention), l'avortement devrait être autorisé!

    En fait, je n'ai pas dit mon opinion sur le sujet, je n'ai fait de parler de ce que 'ressens' en tant que femme au cours de la grossesse (pour contrer les arguments évoqués en ce sens par Mme Payette selon laquelle c'est 'son corps') et ce que certains théologiens disent (pour contrer l'opinion selon laquelle les théologiens des religions abrahamaniques sont absolument contre toute forme d'avortement à tous les stades de la grossesse).

    En fait, moi, je suis contre l'avortement, dès la conception, à moins que la vie de la mère soit en danger ou que le fœtus ne soit pas viable, ou d'autres arguments du genre. En tant que musulmane, je respecte l'opinion des théologiens qui affirment que l’avortement est autorisé avant l'apparition de l'âme, mais je n'adhère pas à leur analyse, car pour moi, la vie commence dès la conception et bien que l'on ne puisse pas dire que ce soit un être humain complet, il n'en demeure pas moins que c'est un être humain en devenir... C'est Dieu qui sait le mieux et c'est Lui le plus savant.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    11 février 2012 00 h 53
    Le refus de l'avortement n'est pas qu'un affaire de religion et de contrôle du corps de la femme

    Aussi, je voudrais dire, et le commentaire de M. Nelson me donne l'occasion d'aborder le sujet, que les opposants à l'avortement ne sont pas tous des 'intégristes religieux'.

    Comme M. Nelson le dit "Certains veulent donner des droits aux animaux (être inintelligents) et en priver le foetus (potentiellement conscient) [...]."

    Il y a de nombreux écologistes complètement laïques et athées qui sont contre l'avortement au nom du "droit à la vie de vivre" si je peux m'exprimer ainsi.

    Il n'est pas rare de voir, chez les écologistes, des gens qui sont végétariens dans le but de préserver la vie animale et qui ont 4, 5 ou 6 enfants! Ces femmes écologistes, vivent pleinement leur grossesse et accouchent le plus souvent à la maison ou dans des maisons de naissance. Elles allaitent leur bébé parfois plus de 2 ans.

    Ces femmes tiennent un discours au antipodes de celui de Mme Payette. Elles affirment au contraire qu'elles prennent le contrôle de leur vrai nature de femme. Selon elles, c'est la société capitaliste qui essaie de contrôler le corps des femmes...

    Personnellement, je suis plutôt d'accord avec elles. Depuis longtemps, je pense que le féminisme est une émanation du capitalisme. L'avortement fait partie de la "game", car, si on a des enfants, il est difficile voire impossible de faire des études, on est moins productif au travail et même, si on en a beaucoup, il est carrément impossible de travailler à l'extérieur du foyer. Ce n'est pas pour rien que les femmes qui font carrière n'ont pas d'enfants ou bien, un ou deux maximum sur tard...
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  •  
  • Danielle D - Inscrite
    11 février 2012 01 h 52
    Quel beau "cas" masculin..."Le foetus est la PROPRIÉTÉ des deux"
    Avec de tel base pas étonnant qu'il existe des dérives,dans le monde, qui peuvent aller jusqu'aux trafics d'enfants en marchandise...
    Un objet qui appartiens« À »...

    "Mon fils" ne m’appartiens pas! Il s’apparient à lui-même,Je lui ai «DONNÉ LA VIE»,jE le guide dans l'évolution de son«LIBRE-ARBITRE»

    Quand votre ventre aura porté la vie,quand votre ventre aura porté un décès ,quand vous aurez ENFIN compris l'arrogante prétention de se pensé plus compétent que la «CAPACITÉ MATRICIELLE» qui porte le monde,peu être aurez vous un début de conscience des stupidités cristallisé dans l'histoire par l'angle rationnelle et narcissique du besoin de dominer masculin.

    Dominer...prendre pouvoir sur...Est ce parce qu'il sont sorti du ventre d'une femme et parce qu'ils n'ont pas l'ultime pouvoir de donner vie qu'ils cherchent de tout temps à contraindre la source de leur existence.

    Et si l'histoire un jour démontrait que la femme a toujours été supérieur à l'homme et qu'elle a mis à profit cette capacité dans la patience,résilience,pardon,l’abnégation et la persévérance à attendre que l'homme évolue en conscience et devienne partenaire complémentaire pour l'évolution de l'humanité.

    Maudite belle leçon d'humilité cela donnerait!

    Je tien à vous "dévoiler" de ma pensée ceci,la priorité n'est pas l'égalité mais bel et bien le «LIBRE-ARBITRE FÉMININ»

    Danielle Drolet
    Artiste-conceptrice et libre penseure.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    11 février 2012 10 h 20
    À monsieur Laffitte
    Et que disent-ils du fait que de nombreuses femmes mourront si on interdit l'avortement, parce qu'elles se feront avorter quand même, mais dans de moins bonnes conditions? Occultent-ils ce problème?
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  • Oues81 - Abonné
    11 février 2012 11 h 40
    Assez incroyable ce qu'on peut lire...
    @ M. Auclair

    Nous avons bien tous les moyens techniques de nourrir et soigner les 2/3 de la population de la planète sur le dos desquels nous vivons...

    Le faisons nous ?

    Parce qu'elles "risquent", il faudrait que l'avortement ne suscitent plus de doutes et de questionnements ?

    Si je comprends votre "logique", ne pas être d'accord avec l'avortement comme solution magique serait "occulter" le problème...vous avez une drôle de façon de voir la situation...

    @ Danielle D.

    Est ce à dire que vous pensez que la femme est supérieure à l'homme ?

    Vous faites donc partie des victimes des méchants hommes, dominants et violeurs en puissance ?

    Vous ne donnez pas la vie, vous la portez, c'est très différent...je vous invite à lire mes interventions ci haut...
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    11 février 2012 12 h 11
    Ce n'est pas reparti mon kiki

    En fait, je sais pour avoir étudié le sujet du statut moral de l'embryon en profondeur pour mon mémoire de maîtrise d'un angle politique (je suis politologue) qu'il n'y a pas de consensus sur cette question dans la société et que toutes ces discussions n'aboutiront en bout de ligne à rien... sinon au maintient du status-quo.

    Le statut de l'embryon et du fœtus n'est pas défini et ne le sera pas, J'en suis intimement convaincue. Ce n'est donc pas reparti mon kiki comme le dit Madame Payette, la question n'a JAMAIS été réglée d'un point de vue moral par les législateurs.

    Ce sont les pratiques sociales des élites qui sont capables de faire valoir leur point de vue devant la justice qui seront avalisées plus ou moins par les tribunaux. C'est comme ça que les choses "évoluent" présentement au niveau du droit, par la jurisprudence du cas par cas, si bien que l'on commence à parler de la justice comme un pouvoir politique... en dernier recours, ce sont les décisions judiciaires qui serviront de référence devant l’incapacité des politiciens à prendre des décisions de nature controversé... C'est bien triste, mais c'est comme ça.

    Les politiciens, face aux questions morales de ce genre, sont incapable de trancher en faveur de l'un ou de l'autre tellement les diverses positions exprimées par les citoyens sont aux antipodes. Ceux-ci, ne l'oublions pas, sont élus par le peuple et ne veulent déplaire à personne, alors ils remettent à plus tard les décisions concernant les questions morales de ce genre qui ne font pas consensus.
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    11 février 2012 13 h 33
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