Lettres - Les CPE, s'agit-il de congés ou d'argent?
Que penser des demandes des éducatrices des CPE? À suivre les débats dans les médias, c'est à la fois clair et pourtant encore nébuleux. C'est comme la vie, quoi.
Il semblerait que ce ne soit pas une question de sous, mais seulement de congé... Ça, c'est clair! On ne demande pas d'argent, quoique 11,5 % d'augmentation en trois ans, c'est déjà pas mal. Non, tout ce qu'on demande, ce sont des congés! Mais, depuis quand un congé ne vaut pas de l'argent?
Si, au cours d'une année, je travaille moins de jours, est-ce que je n'ai pas, en quelque sorte, augmenté mon revenu par heure de travail? Et le jour où, pour le même salaire, je ne travaillerai plus que la moitié du temps, ne faudra-t-il pas penser à engager plus de travailleurs pour accomplir la tâche que j'accomplissais avant?
Faudrait qu'on m'explique, tout ça se mêle dans ma tête. L'économie c'est, y a pas à dire, très compliqué.
Un de mes frères, pompier de son métier, a pris sa retraite à 54 ans. Comme il le disait si bien, rien ne lui servait de continuer à travailler, ses pourcentages de retraite étaient au maximum et, fiscalité aidant, il ne travaillait plus que pour le gouvernement. Son syndicat, comme il l'expliquait aussi, ne négociait plus d'augmentation salariale, on a assez d'argent, disait-il; alors, les négociations portaient sur les congés. Ça paraît mieux et c'est plus payant; il n'y a pas d'impôts sur les congés.
C'est clair, je suis de plus en plus mêlé, au secours!
***
Jean-Paul Gravel - Québec, le 10 février 2012
Il semblerait que ce ne soit pas une question de sous, mais seulement de congé... Ça, c'est clair! On ne demande pas d'argent, quoique 11,5 % d'augmentation en trois ans, c'est déjà pas mal. Non, tout ce qu'on demande, ce sont des congés! Mais, depuis quand un congé ne vaut pas de l'argent?
Si, au cours d'une année, je travaille moins de jours, est-ce que je n'ai pas, en quelque sorte, augmenté mon revenu par heure de travail? Et le jour où, pour le même salaire, je ne travaillerai plus que la moitié du temps, ne faudra-t-il pas penser à engager plus de travailleurs pour accomplir la tâche que j'accomplissais avant?
Faudrait qu'on m'explique, tout ça se mêle dans ma tête. L'économie c'est, y a pas à dire, très compliqué.
Un de mes frères, pompier de son métier, a pris sa retraite à 54 ans. Comme il le disait si bien, rien ne lui servait de continuer à travailler, ses pourcentages de retraite étaient au maximum et, fiscalité aidant, il ne travaillait plus que pour le gouvernement. Son syndicat, comme il l'expliquait aussi, ne négociait plus d'augmentation salariale, on a assez d'argent, disait-il; alors, les négociations portaient sur les congés. Ça paraît mieux et c'est plus payant; il n'y a pas d'impôts sur les congés.
C'est clair, je suis de plus en plus mêlé, au secours!
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Jean-Paul Gravel - Québec, le 10 février 2012
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