Lettres - Les animaux dénaturés
Le paléoanthropologue Pascal Picq suppute que les politiciens descendent du singe (Le Devoir, 9 février 2012) Il n'y a pas de déshonneur à descendre des primates. Toute vie a ses ancêtres. D'autant qu'il y a 300 ans, Montaigne dans ses Essais (II- xii) montrait plein d'exemples où les animaux surpassent l'homme.
Le déshonneur s'installe quand les politiciens ne savent se maintenir au niveau des singes. Dans Spinoza avait raison (Paris, Odile Jacob, 2003), le neurobiologiste Antonio Damasio écrit: «L'essence du comportement éthique ne commence pas avec les humains». Il mentionne les corbeaux, les chauves-souris, les loups, les chimpanzés. On a observé écrit-il, «des singes s'abstenir de tirer une chaîne qui aurait pu leur procurer de la nourriture, si l'actionner faisait que d'autres singes recevaient un choc électrique. Certains ne mangeaient pas pendant des heures, voire des jours».
Cette juste et élémentaire compassion fait cruellement défaut à nos politiciens conservateurs, au pouvoir à Ottawa et à Québec (non, je ne me trompe pas)... Ils déploient promptement leurs ailes en faveur des banques, des minières et autres multinationales, mais ne s'émeuvent guère du sort qu'ils infligent, par leurs choix et leur inaction, aux victimes de toutes sortes d'inégalités — des enfants du Dr Julien aux aînés qu'on veut appauvrir, en passant par les autochtones, les sous-payés, les sans-emploi, les foyers monoparentaux et autres déshérités bien de chez nous.
Les plupart des politiciens, sous toutes les latitudes, sont bel et bien les animaux dénaturés de Vercors, sans volonté manifeste de faire preuve d'une compassion au niveau de celle des primates.
***
Marcel Boisvert - Beloeil, le 9 février 2012
Le déshonneur s'installe quand les politiciens ne savent se maintenir au niveau des singes. Dans Spinoza avait raison (Paris, Odile Jacob, 2003), le neurobiologiste Antonio Damasio écrit: «L'essence du comportement éthique ne commence pas avec les humains». Il mentionne les corbeaux, les chauves-souris, les loups, les chimpanzés. On a observé écrit-il, «des singes s'abstenir de tirer une chaîne qui aurait pu leur procurer de la nourriture, si l'actionner faisait que d'autres singes recevaient un choc électrique. Certains ne mangeaient pas pendant des heures, voire des jours».
Cette juste et élémentaire compassion fait cruellement défaut à nos politiciens conservateurs, au pouvoir à Ottawa et à Québec (non, je ne me trompe pas)... Ils déploient promptement leurs ailes en faveur des banques, des minières et autres multinationales, mais ne s'émeuvent guère du sort qu'ils infligent, par leurs choix et leur inaction, aux victimes de toutes sortes d'inégalités — des enfants du Dr Julien aux aînés qu'on veut appauvrir, en passant par les autochtones, les sous-payés, les sans-emploi, les foyers monoparentaux et autres déshérités bien de chez nous.
Les plupart des politiciens, sous toutes les latitudes, sont bel et bien les animaux dénaturés de Vercors, sans volonté manifeste de faire preuve d'une compassion au niveau de celle des primates.
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Marcel Boisvert - Beloeil, le 9 février 2012
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