Lettres - Un manque de jugement ?
Le 12 octobre, je lisais dans ces pages que Métromédia Plus, qui gère la publicité pour la STM, avait décidé de ne pas annoncer L'opéra de quat'sous mis en scène par Brigitte Haentjens. Le motif? Un sous-vêtement sur l'affiche. Le Devoir rapportait ainsi les paroles d'une responsable de Métromédia Plus à propos de cette décision: «Rien d'offensant, de sexuel ne passe dans le métro», indique une chargée de compte chez Métromédia Plus». Elle dit refuser les visuels «aussitôt que c'est vulgaire ou qu'on voit de la nudité». Après avoir lu l'article, je suis allée voir sur Internet l'affiche en cause, qui m'a semblé ne répondre à aucun des critères invoqués pour expliquer qu'on ne puisse pas diffuser une image dans le métro. Au contraire, elle m'est apparue très belle et raffinée.
Beaucoup d'affiches publicitaires diffusées dans le métro comportent bel et bien de la nudité partielle ou de la vulgarité: il y a les publicités de la boutique Sex Cité, où toutes les femmes sont en sous-vêtements, les affiches de Centraide montrant les membres de Simple Plan nus comme des vers et se couvrant pudiquement «le paquet» de leurs mains et les affiches du parfum Loverdose de Diesel, qui sont assez osées. Mais la plus vulgaire, je l'ai vue cette semaine: c'est celle du film Goon: dur à cuire. Il se dégage de cette image une telle charge agressive sous ses airs inoffensifs et elle est si profondément vulgaire que je me suis décidée à écrire cette lettre: qu'une telle publicité soit diffusée tandis qu'on refuse de montrer celle de L'opéra de quat'sous relève de l'injustice pure et simple.
C'est à se demander, du manque de jugement ou du manque de goût, quel est le mal qui afflige le plus gravement Métromédia Plus.
***
Andrée-Anne Clermont - Montréal, le 12 février 2012
Beaucoup d'affiches publicitaires diffusées dans le métro comportent bel et bien de la nudité partielle ou de la vulgarité: il y a les publicités de la boutique Sex Cité, où toutes les femmes sont en sous-vêtements, les affiches de Centraide montrant les membres de Simple Plan nus comme des vers et se couvrant pudiquement «le paquet» de leurs mains et les affiches du parfum Loverdose de Diesel, qui sont assez osées. Mais la plus vulgaire, je l'ai vue cette semaine: c'est celle du film Goon: dur à cuire. Il se dégage de cette image une telle charge agressive sous ses airs inoffensifs et elle est si profondément vulgaire que je me suis décidée à écrire cette lettre: qu'une telle publicité soit diffusée tandis qu'on refuse de montrer celle de L'opéra de quat'sous relève de l'injustice pure et simple.
C'est à se demander, du manque de jugement ou du manque de goût, quel est le mal qui afflige le plus gravement Métromédia Plus.
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Andrée-Anne Clermont - Montréal, le 12 février 2012
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