Étude - Enfants bilingues: ni génies, ni handicapés
Vancouver — Des idées répandues sur les difficultés et les capacités des enfants bilingues sont souvent fausses, ont affirmé plusieurs chercheurs, plaidant pour une nouvelle approche de ces questions lors d'une conférence scientifique tenue ce week-end à Vancouver.
Les enfants de familles dans lesquelles on utilise deux langues commencent parfois à parler plus tard que ceux qui n'en entendent qu'une, et leurs parents, inquiets, s'interrogent sur les causes de ce retard. On considère souvent que de tels enfants sont désorientés et par conséquent tardent à parler. Ou les parents s'entendent dire que tout retard apparent n'est qu'illusion parce que les enfants sont de petits génies qui peuvent apprendre facilement et rapidement n'importe quelle langue.
«Les deux assertions sont fausses», a dit la psychologue américaine Erika Hoff devant la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science. Il n'est pas vrai qu'entendre deux langues conduit à la confusion chez l'enfant et réduit sa capacité d'apprendre. Mais il n'est pas vrai non plus que les enfants peuvent apprendre comme par magie deux langues aussi vite qu'une seule.»
Pour le comprendre, les chercheurs doivent adopter une approche mesurant simultanément le niveau des deux langues au lieu d'une seule. Ils arrivent alors le plus souvent à la conclusion que l'addition des deux tests aboutit au même résultat qu'un test chez un enfant monolingue.
Les enfants de familles dans lesquelles on utilise deux langues commencent parfois à parler plus tard que ceux qui n'en entendent qu'une, et leurs parents, inquiets, s'interrogent sur les causes de ce retard. On considère souvent que de tels enfants sont désorientés et par conséquent tardent à parler. Ou les parents s'entendent dire que tout retard apparent n'est qu'illusion parce que les enfants sont de petits génies qui peuvent apprendre facilement et rapidement n'importe quelle langue.
«Les deux assertions sont fausses», a dit la psychologue américaine Erika Hoff devant la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science. Il n'est pas vrai qu'entendre deux langues conduit à la confusion chez l'enfant et réduit sa capacité d'apprendre. Mais il n'est pas vrai non plus que les enfants peuvent apprendre comme par magie deux langues aussi vite qu'une seule.»
Pour le comprendre, les chercheurs doivent adopter une approche mesurant simultanément le niveau des deux langues au lieu d'une seule. Ils arrivent alors le plus souvent à la conclusion que l'addition des deux tests aboutit au même résultat qu'un test chez un enfant monolingue.
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