L'Europe mise sur la bioéconomie - La production alimentaire et la consommation sont à revoir
La Commission européenne, l'organe exécutif de l'Union européenne, propose de faire faire d'ici 2020 un virage majeur à l'économie de ce continent vers ce qu'elle appelle la «bioéconomie» dans le rapport qu'elle vient d'adresser à son Parlement.
Ce dernier, intitulé L'innovation au service d'une croissance viable: une bioéconomie pour l'Europe, propose à la fois une stratégie globale et un plan d'action assorti d'une enveloppe de départ de 4,7 milliards d'euros, principalement dévolus à la recherche scientifique et à l'innovation technologique.
La proposition de la commission se démarque du recours traditionnel aux énergies renouvelables, qui ont eu jusqu'ici la priorité. L'approche est plus globale, car on propose non seulement de décarboniser l'économie européenne pour la soustraire aux pressions croissantes des prix qui vont suivre la rareté progressive des combustibles fossiles, mais aussi de recourir aux ressources renouvelables dans tous les domaines, de la sécurisation des ressources biologiques et alimentaires jusqu'aux matériaux de construction en passant par le développement de nouveaux marchés.
«Afin de composer avec une population mondiale croissante, l'épuisement de plusieurs ressources, des pressions environnementales en hausse ainsi qu'avec les changements climatiques, l'Europe a besoin de changer radicalement ses approches en matière de production, de consommation, d'entreposage, de recyclage et d'utilisation de ses ressources biologiques», indique le rapport en campant la problématique.
Les percées en matière de recherches sur la bioéconomie, indique le rapport, peuvent permettre à l'Europe de mieux gérer ses ressources renouvelables et de développer des marchés nouveaux et diversifiés sur le plan alimentaire et des produits biologiques. Cette orientation permettrait, poursuit-on, de maintenir, voire de créer de nouveaux emplois dans les économies rurales, côtières et industrielles, de réduire le recours aux énergies fossiles, d'améliorer la viabilité environnementale de la production primaire et du secteur de la transformation.
Relever ce défi est d'autant plus critique, selon la Commission européenne, que plusieurs parties du secteur rural sont en déclin alors que les ressources vivantes, maritimes, terrestres ou forestières sont actuellement soumises à des pressions insoutenables, qui menacent d'ailleurs les populations humaines qui en dépendent.
Dans un monde qui devrait connaître une croissance de 30 % dans les quarante prochaines années, ajoute le rapport, les besoins en denrées et en ressources seront tels que les régions du globe qui n'auront pas préparé la transition vers une économie plus durable risquent de le payer cher sur le plan économique et social. Uniquement sur le plan alimentaire, on prévoit que la croissance de la population mondiale va induire une hausse de 70 % de la demande en aliments de toute sorte, qui surpressurisera les écosystèmes du fait que le recours aux régimes carnés va doubler, selon les prévisions.
Selon le rapport, l'Europe doit dans un premier temps cesser de gaspiller ses ressources alimentaires, qu'il s'agisse des pertes en usines ou dans le secteur résidentiel, qui atteignent globalement 90 millions de tonnes par année ou 180 kg par personne. Il faut apprendre ensuite à produire plus avec moins et développer des méthodes en agriculture, en aquaculture et dans le domaine des pêcheries qui vont avoir beaucoup moins d'impacts environnementaux et exiger moins d'intrants et générer moins de gaspillage.
Ce dernier, intitulé L'innovation au service d'une croissance viable: une bioéconomie pour l'Europe, propose à la fois une stratégie globale et un plan d'action assorti d'une enveloppe de départ de 4,7 milliards d'euros, principalement dévolus à la recherche scientifique et à l'innovation technologique.
La proposition de la commission se démarque du recours traditionnel aux énergies renouvelables, qui ont eu jusqu'ici la priorité. L'approche est plus globale, car on propose non seulement de décarboniser l'économie européenne pour la soustraire aux pressions croissantes des prix qui vont suivre la rareté progressive des combustibles fossiles, mais aussi de recourir aux ressources renouvelables dans tous les domaines, de la sécurisation des ressources biologiques et alimentaires jusqu'aux matériaux de construction en passant par le développement de nouveaux marchés.
«Afin de composer avec une population mondiale croissante, l'épuisement de plusieurs ressources, des pressions environnementales en hausse ainsi qu'avec les changements climatiques, l'Europe a besoin de changer radicalement ses approches en matière de production, de consommation, d'entreposage, de recyclage et d'utilisation de ses ressources biologiques», indique le rapport en campant la problématique.
Les percées en matière de recherches sur la bioéconomie, indique le rapport, peuvent permettre à l'Europe de mieux gérer ses ressources renouvelables et de développer des marchés nouveaux et diversifiés sur le plan alimentaire et des produits biologiques. Cette orientation permettrait, poursuit-on, de maintenir, voire de créer de nouveaux emplois dans les économies rurales, côtières et industrielles, de réduire le recours aux énergies fossiles, d'améliorer la viabilité environnementale de la production primaire et du secteur de la transformation.
Relever ce défi est d'autant plus critique, selon la Commission européenne, que plusieurs parties du secteur rural sont en déclin alors que les ressources vivantes, maritimes, terrestres ou forestières sont actuellement soumises à des pressions insoutenables, qui menacent d'ailleurs les populations humaines qui en dépendent.
Dans un monde qui devrait connaître une croissance de 30 % dans les quarante prochaines années, ajoute le rapport, les besoins en denrées et en ressources seront tels que les régions du globe qui n'auront pas préparé la transition vers une économie plus durable risquent de le payer cher sur le plan économique et social. Uniquement sur le plan alimentaire, on prévoit que la croissance de la population mondiale va induire une hausse de 70 % de la demande en aliments de toute sorte, qui surpressurisera les écosystèmes du fait que le recours aux régimes carnés va doubler, selon les prévisions.
Selon le rapport, l'Europe doit dans un premier temps cesser de gaspiller ses ressources alimentaires, qu'il s'agisse des pertes en usines ou dans le secteur résidentiel, qui atteignent globalement 90 millions de tonnes par année ou 180 kg par personne. Il faut apprendre ensuite à produire plus avec moins et développer des méthodes en agriculture, en aquaculture et dans le domaine des pêcheries qui vont avoir beaucoup moins d'impacts environnementaux et exiger moins d'intrants et générer moins de gaspillage.
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