Salons de bronzage - Une loi est réclamée d'urgence pour protéger les jeunes
Photo : Agence Reuters Nir Elias
Les experts ont observé que, jusqu’à récemment, le mélanome épargnait certaines parties du corps, comme les seins et les fesses, mais que la fréquentation assidue des salons de bronzage avait changé la donne.
Québec — Les salons de bronzage devraient être interdits aux jeunes de moins de 18 ans, et ce, de toute urgence, selon la Société canadienne du cancer (SCC).
L'organisme est venu sonner l'alarme, hier, en commission parlementaire, devant la multiplication du nombre de cas de mélanomes et autres formes de cancers de la peau chez les jeunes.
Comme deux autres organismes, la SCC est venue réclamer aux parlementaires l'adoption d'une loi qui viendrait encadrer la fréquentation des salons de bronzage. L'Institut national de santé publique du Québec et l'Association des dermatologistes du Québec ont joint leur voix à celle de la SCC pour prôner également l'interdiction de la vente de services de bronzage artificiel aux jeunes de moins de 18 ans.
D'entrée de jeu, une porte-parole de la Société canadienne du cancer, Mélanie Champagne, a justifié l'urgence d'agir par le fait que le nombre de cas de mélanomes avait doublé en 15 ans et qu'il doublerait encore au cours des 15 prochaines années, surtout si l'on ne fait rien.
Le mélanome est la forme la plus meurtrière de cancer de la peau. Chaque année, on compte 22 000 nouveaux cas diagnostiqués de cancers de la peau au Québec, un phénomène en expansion constante. Le mélanome «est un des cancers les plus violents», a commenté le porte-parole de l'Association des dermatologistes, le Dr Joël Claveau, indiquant qu'il ne fallait pas badiner avec ce fléau.
Il a qualifié la situation d'«extrêmement préoccupante», n'hésitant pas à dire que l'éventuelle interdiction des salons de bronzage aux moins de 18 ans représentait à ses yeux un strict minimum requis, en matière de santé publique.
Idéalement, selon lui, «le problème est tellement criant» qu'il faudrait songer à bannir totalement, pour toute la population, le bronzage artificiel, compte tenu des ravages observés.
Les témoins ont fait valoir que la littérature scientifique sur cette question ne laissait pas planer de doute quant à la gravité de la situation. Les experts ont observé que, jusqu'à récemment, le mélanome épargnait certaines parties du corps, comme les seins et les fesses, mais que la fréquentation assidue des salons de bronzage avait changé la donne. Des jeunes femmes malades sont venues en témoigner.
Il faudra aussi songer à mieux protéger la population contre les effets nocifs du soleil, particulièrement les jeunes enfants, a ajouté le Dr Claveau, cherchant à élargir le débat.
«Il faut frapper plus fort», en matière de prévention de cette maladie mortelle, a renchéri la présidente de l'Association des dermatologistes, la docteure Chantal Bolduc.
La Commission de la santé et des services sociaux étudie le dossier du bronzage artificiel à la suite du dépôt l'automne dernier d'une pétition de la Société canadienne du cancer ayant recueilli 60 000 signatures.
En plus d'une loi, on réclame la création d'un registre des commerces offrant des services de bronzage artificiel, pour mieux appliquer cette éventuelle loi.
L'exposition au bronzage artificiel, avant l'âge de 35 ans, augmente de 75 % le risque de développer un mélanome, selon la SCC.
Les trois quarts des cas de mélanomes diagnostiqués chez les 18-29 ans adeptes du bronzage artificiel sont attribuables à l'usage des lits de bronzage, affirme l'organisme, préoccupé par le fait que les rayons UV des lits de bronzage sont de 5 à 15 fois plus forts que le soleil de midi.
Pas moins de 250 000 jeunes Québécois de moins de 30 ans ont fréquenté les salons de bronzage l'an dernier, à raison d'une fois par mois en moyenne, indiquent les calculs faits par l'organisme.
L'organisme est venu sonner l'alarme, hier, en commission parlementaire, devant la multiplication du nombre de cas de mélanomes et autres formes de cancers de la peau chez les jeunes.
Comme deux autres organismes, la SCC est venue réclamer aux parlementaires l'adoption d'une loi qui viendrait encadrer la fréquentation des salons de bronzage. L'Institut national de santé publique du Québec et l'Association des dermatologistes du Québec ont joint leur voix à celle de la SCC pour prôner également l'interdiction de la vente de services de bronzage artificiel aux jeunes de moins de 18 ans.
D'entrée de jeu, une porte-parole de la Société canadienne du cancer, Mélanie Champagne, a justifié l'urgence d'agir par le fait que le nombre de cas de mélanomes avait doublé en 15 ans et qu'il doublerait encore au cours des 15 prochaines années, surtout si l'on ne fait rien.
Le mélanome est la forme la plus meurtrière de cancer de la peau. Chaque année, on compte 22 000 nouveaux cas diagnostiqués de cancers de la peau au Québec, un phénomène en expansion constante. Le mélanome «est un des cancers les plus violents», a commenté le porte-parole de l'Association des dermatologistes, le Dr Joël Claveau, indiquant qu'il ne fallait pas badiner avec ce fléau.
Il a qualifié la situation d'«extrêmement préoccupante», n'hésitant pas à dire que l'éventuelle interdiction des salons de bronzage aux moins de 18 ans représentait à ses yeux un strict minimum requis, en matière de santé publique.
Idéalement, selon lui, «le problème est tellement criant» qu'il faudrait songer à bannir totalement, pour toute la population, le bronzage artificiel, compte tenu des ravages observés.
Les témoins ont fait valoir que la littérature scientifique sur cette question ne laissait pas planer de doute quant à la gravité de la situation. Les experts ont observé que, jusqu'à récemment, le mélanome épargnait certaines parties du corps, comme les seins et les fesses, mais que la fréquentation assidue des salons de bronzage avait changé la donne. Des jeunes femmes malades sont venues en témoigner.
Il faudra aussi songer à mieux protéger la population contre les effets nocifs du soleil, particulièrement les jeunes enfants, a ajouté le Dr Claveau, cherchant à élargir le débat.
«Il faut frapper plus fort», en matière de prévention de cette maladie mortelle, a renchéri la présidente de l'Association des dermatologistes, la docteure Chantal Bolduc.
La Commission de la santé et des services sociaux étudie le dossier du bronzage artificiel à la suite du dépôt l'automne dernier d'une pétition de la Société canadienne du cancer ayant recueilli 60 000 signatures.
En plus d'une loi, on réclame la création d'un registre des commerces offrant des services de bronzage artificiel, pour mieux appliquer cette éventuelle loi.
L'exposition au bronzage artificiel, avant l'âge de 35 ans, augmente de 75 % le risque de développer un mélanome, selon la SCC.
Les trois quarts des cas de mélanomes diagnostiqués chez les 18-29 ans adeptes du bronzage artificiel sont attribuables à l'usage des lits de bronzage, affirme l'organisme, préoccupé par le fait que les rayons UV des lits de bronzage sont de 5 à 15 fois plus forts que le soleil de midi.
Pas moins de 250 000 jeunes Québécois de moins de 30 ans ont fréquenté les salons de bronzage l'an dernier, à raison d'une fois par mois en moyenne, indiquent les calculs faits par l'organisme.
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