dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 22h23
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Causons bavardage

Comment empêcher les élèves de babiller dans un monde où le papotage a déjà tout envahi?

«Aujourd’hui, si j’ai quelque chose à dire, je le dis. [Les élèves] ne se demandent pas si c’est le bon moment, si c’est pertinent et suffisamment réfléchi», constate l’auteure et enseignante Florence Ehnuel.<br />
Photo : Agence France-Presse Pierre Andrieu
«Aujourd’hui, si j’ai quelque chose à dire, je le dis. [Les élèves] ne se demandent pas si c’est le bon moment, si c’est pertinent et suffisamment réfléchi», constate l’auteure et enseignante Florence Ehnuel.

À retenir

    Le bavardage, parlons-en enfin sera disponible au Québec le 24 février
Paris — «D'accord, Madame, on n'a pas le droit de parler avec le voisin, mais est-ce qu'au moins on peut envoyer des textos?» La réplique semble tout droit sortie d'une version moderne de La guerre des boutons. Elle n'a pourtant pas été inventée puisque Florence Ehnuel l'a entendue dans un de ses cours de philosophie alors qu'elle réclamait le silence. À l'en croire, ce silence semble devenu la plus exigeante des disciplines pour les élèves d'aujourd'hui. À tel point qu'après quinze ans d'enseignement, cette enseignante qui est aussi romancière a décidé de lancer un cri d'alarme. Ce cri a pris la forme d'un livre intitulé Le bavardage, parlons-en enfin (Fayard).
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Bernard Cormier - Inscrit
    21 février 2012 05 h 28
    Le bavardage, le clavardage...
    On échange plus de paroles, de textos et de e-mails que jamais mais est-ce qu'on communique vraiment plus au fond?

    Et surtout qu'est-ce qu'on a à se dire qui est si important?

    www.bernardcormier.blogspot.com
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    21 février 2012 08 h 03
    Un bavardage qui cache plus qu'il ne dévoile
    La réflexion de cette enseignante d'expérience sur le bavardage est bien intéressante, justement parce qu'elle porte sur le bavardage et pas uniquement sur le clavardage et autres gazouillis de notre époque.

    On ne sait pas jusqu'à quel point cette réflexion est juste mais elle ouvre et élargit les perspectives à ce sujet, incluant la place à une certaine coercition salutaire.
    "Elle a mis 12 ans avant d'accepter de devoir déplacer un élève qui bavarde ou de le mettre à la porte.
    Elle avait l'impression que c'était un abus de pouvoir. "Maintenant, je me trouve complètement ridicule, car l'abus de pouvoir était de leur côté...""

    L'idée de ce modèle laissé dans l'inconscient par la télévision peut aussi expliquer bien des choses.

    J'ai remarqué pour ma part que le bavardage sert souvent à évacuer le stress. Il a quelque chose du spasme nerveux. Le contenu du bavardage est différent de la détresse, plus profonde, qu'il peut servir à apaiser, en faisant tomber la tension.
    J'ai remarqué dans mon milieu de travail que les premières heures d'un retour de congé étaient souvent très fébriles et bavardes sans que quiconque parle vraiment de ce qui le mine sous la surface. Le silence revient avec l'apaisement et la présence rassurante des autres.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    21 février 2012 10 h 59
    Parler sans risque
    Bavarder, c'est parler sans risque, sans risque d'être entendu ou, pire, d'être écouté et interrogé. Le bavardage cache le silence qui fait peur, ce silence qui porte à la réflexion, à la remise en question. Structurée par le capitalisme, la société fait de nous des individus, des individus maintenant reliés au monde par les médias sociaux. Un monde d'illusions entretenues !
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    21 février 2012 12 h 46
    Former une communauté de recherche met fin aux bavardages inutiles.
    Les accros du bavardage sont partout, pas seulement en classe, pas seulement chez les jeunes twitters et facebooker. Ils sont même ici dans les commentaires du Devoir. Les gens disent ce qu'ils ont en tête et réfléchissent (peut-être!) par après. Le remède est justement dans ce cours que donne madame Florence Ehnuel, la philosophie. Une discussion philosophique, en communauté de recherche, nous apprend bien sûr à dire ce que l'on pense, mais aussi à le dire de façon cohérente, en évitant les sophismes et erreurs d'argumentaiton. Elle nous apprend aussi à écouter la réponse de l'autre, à respecter les divergences d'opinions et à y répondre par de bonnes raisons. Dans notre monde, comme dans celui de Socrate la philosophie sert donc aussi à apprendre à se taire et à écouter.

    La discipline est là aussi, comme ultime recours, mais si la communauté de recherche philosophique se forme bien, il n'est plus nécessaire d'y recourir, c'est l'auto-discipline du groupe lui-même qui s'installe. C'est ce qui se passe aussi dans les café-philo.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dmarquis - Abonné
    21 février 2012 13 h 22
    et que dire di silence dans une bibliothèque collégiale?
    Au Cegep de Granby Haute-Yamaska nous venons d'inaugurer une toute nouvelle bibliothèque sur trois étages. Nous utilisons le terme "converser sur un ton modéré" pour qualifier l'usage toléré du bavardage aux premiers et deuxième étage. Toutefois au 3e étage c'est silence. Bien que différentes affiches (sur papier, sur écrans d'affichage et en texte continu sur les rampes d'escaliers) énoncent clairement cette règle, on dois fréquemment se rendre au 3e pour avertir certains étudiants, pas la majorité, bien au contraire, mais une ou deux personnes, pour qui le silence est quelque chose d'impossible à respecter. Seulement un étage sur trois, ce n'est pas trop demander ...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • phamose - Abonné
    21 février 2012 14 h 25
    Une main de fer dans un gant de velours
    Je suis enseignant. ÉCR, le cours plus ou moins vilipendé. Je commence toujours l'année scolaire en disant à mes élèves que notre classe est un endroit sacré. Que ce que nous vivrons ensemble sera une histoire que nous créerons au fil des jours. Pour ce faire, leur dis-je, il n'y aura qu'une seule règle: le respect. J'insiste sur l'importance de cette unique règle pour qu'ils comprennent que nous auront tous la parole à condition que nous soyons capables d'écouter. "Quand vos babines sont actives, vos oreilles sont bouchées" est une de mes phrases préférées. Et puis j'enchaîne en disant que je serai le père de cette grande famille que deviendra notre classe. Un père possessif, par ailleurs, qui exige que tous les yeux et toutes les oreilles soient concentrés sur lui quand il parle. Un père qui exige le même respect d'un élève à un autre. Un père qui accorde le même respect à ses enfants. Je ne crois pas à la vertu de la punition, bien au contraire. La plupart du temps, il suffit d'un regard aimant pour stopper le bavardage. *_*
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
6 réactions
13 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012