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Cette semaine, j'écoutais la ministre de l'Éducation du Québec, Line Beauchamp, défendre son projet d'enseignement intensif de l'anglais en sixième année. «Je pense qu'on amène du changement», disait-elle avant d'ajouter qu'elle trouvait «légitime de vouloir être fonctionnel [functional] dans une deuxième langue». La ministre n'en avait probablement pas conscience, mais en prononçant cette dernière phrase, elle utilisait un anglicisme. En effet, en français, si un meuble peut être fonctionnel, il peut être insultant d'appliquer ce mot à un individu. Celui-ci est plutôt habile, alerte, compétent, adroit ou même connaissant, comme dans la belle expression Ti-Jos Connaissant dont l'un de nos écrivains a fait un roman savoureux.
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Vus de l'étranger, les débats québécois prennent parfois une coloration différente. Un peu comme au cinéma lorsque la caméra se détache de son sujet pour nous offrir un grand angle et s'élever au-dessus du paysage. Le spectateur découvre alors que le héros qu'il imaginait seul au milieu du désert déambule en réalité au cœur de la foule à l'heure de pointe sur une grande avenue de Manhattan. Bref, l'immersion dans notre psychodrame national n'est pas toujours la meilleure façon d'y voir clair.
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L'année 2010 s'est terminée sur une note positive pour les écoles québécoises. Comme tous les trois ans, le classement international PISA réalisé par l'OCDE a accordé une bonne note aux élèves québécois. Le Canada se classe en effet dans le peloton de tête, avec Taiwan, Singapour et la Finlande, parmi les 65 pays où les élèves ont été évalués. Par contre, la plupart des grands pays industrialisés, comme la France, les États-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni, n'obtiennent qu'une note moyenne.