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Anglais intensif au primaire - Le tout ou rien

Marie-Andrée Chouinard   13 février 2012  Éducation
L'anglais intensif en sixième année partout au Québec, une bonne idée? Il y a un an, la société jubilait devant ce projet moussé par Jean Charest. Aujourd'hui, la grogne des enseignants le place au rang des idées saugrenues. Qui dit vrai?

Un février dernier, quand le premier ministre Jean Charest a exprimé sa volonté de faire de l'anglais intensif en 6e année l'affaire de toutes les écoles du Québec, les applaudissements retentirent. Outre quelques oppositions attendues, l'enthousiasme fut quasi général. Ajouter l'anglais, actuelle langue planétaire commune, au bagage culturel de nos enfants? Why not?

Un an plus tard, les mines sont basses. Les sondages se chargeront de dire si les parents sont toujours favorables à ce voeu du gouvernement, mais au dire des enseignants, cette idée promise pour 2015-2016 tient de l'utopie et va tout à fait à contre-courant des cibles de réussite fixées par le gouvernement Charest lui-même.

Qu'il est donc difficile de placer des nuances dans les discours officiels! Et pourtant... tout ne tient-il pas à cela, surtout avec un réseau scolaire dont la richesse mais aussi la complexité tient à son extrême hétérogénéité? À l'échelle du Québec, d'abord, les disparités sont immenses: d'un côté, Montréal et ses élèves allophones; ailleurs, des régions peinant à recruter des enseignants maîtrisant l'anglais. À l'échelle locale, ensuite: des milieux défavorisés, où la réussite des matières de base tient du miracle, compte tenu des immenses défis du quotidien; des écoles où les élèves d'un même milieu sont divisés en deux castes: ceux qui peuvent se permettre de condenser les apprentissages de toute une année en cinq mois pour se consacrer ensuite exclusivement à l'anglais, et ceux qui n'y arrivent tout simplement pas.

Qu'il est délicat aussi de décoder le sous-texte dans les discours officiels! Le premier ministre catapulte cette idée de manière inattendue, et qu'a-t-il en tête, outre la réussite des élèves? L'intention de séduire un électorat? De donner au discours englobant l'école une touche moins morose, délaissant le décrochage pour le défi de l'anglais, langue de l'avenir? En revanche, les syndicats jurent que ce projet est voué à l'échec, et que nous disent-ils au juste? Que la réorganisation des matières qu'entraînera inévitablement ce nouveau partage des heures ne sied pas à leur plan de travail? Que leurs membres ne sautent pas de joie à l'idée de se lancer dans une — autre! — lubie ministérielle?

L'heure juste est peut-être justement en zone de nuances. Entre jovialisme politique à la limite de l'inconséquence et pessimisme syndical attendu réside sans doute une formule qui, comme le rappelait avec justesse le rapport Larose sur la langue française de 2001, mise sur l'apprentissage efficace du français d'abord et ensuite de l'anglais, sans saupoudrage et avec intensité.

Le mécontentement des enseignants n'est pas totalement frivole. Il s'explique essentiellement par l'absence de réponses à des questions essentielles, restées sans réponse douze mois après l'annonce-surprise. Aux inquiets qui croisent l'application généralisée de l'anglais à la disponibilité des enseignants, à la capacité des élèves en difficulté, aux taux de réussite, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp offre le néant en guise de réponse et promet que le ministère se penchera là-dessus. On pourrait sans grand mal lui opposer qu'il aurait fallu le faire bien avant!

Malgré les sons de cloche venus du terrain, où l'expérience de certaines écoles et commissions scolaires s'avère des plus heureuses, il manque encore des analyses critiques et objectives essentielles, à partir desquelles le ministère pourrait conclure si l'étendue «mur à mur» de l'anglais intensif ne heurtera pas ses propres cibles de réussite, pourtant ambitieuses. Il nous semble que le Conseil supérieur de l'éducation, organisme conseil du ministère, pourrait très bien remplir ce mandat, et pourtant, on ne l'a guère entendu se prononcer sur cette question cruciale et il n'est curieusement pas prévu qu'il le fasse...

À l'heure où la société s'interroge à juste titre sur la menace que laisse planer l'apprentissage de l'anglais sur la qualité du français, où les pénuries d'enseignants inquiètent, où les effets de la réforme sur les élèves en difficulté ont été plus que néfastes, il n'est pas exagéré d'ajouter un avis critique et neutre sur une question aussi cruciale. Entre le tout ou rien, un plan nuancé est peut-être possible?
 
 
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  • Airdutemps - Inscrite
    13 février 2012 07 h 58
    Séduction
    Le PM, multiculturel (d'origine irlandaise) et fédéraliste notoire, ne vise qu'à séduire les parents allophones des enfants de la Loi 101, en vue de la prochaine élection.

    Ainsi, il augmente sa base électorale et pige dans l'électorat mou francophone, souvent multiculturel depuis des générations.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    13 février 2012 08 h 17
    Cousu de fil blanc
    Vous appuyez une lutte rétrograde contre "l'envahissement de l'anglais". Tous ces arguments mielleux se portant à la défense des enfants démunis, des parents affolés, des enseignants surmenés ne dit pas son vrai visage.
    Je comprends que le maintien d'un noyau dur québécois d'origine canadienne-française unilingue, c'est bon pour ses élites: des lecteurs assidus, des téléphages captifs, des internautes dévoués.
    Ceux-ci ont de grandes qualités: ils acceptent sans mot dire de payer le gros prix pour leurs livres électroniques en payant la pleine taxe contrairement à l'imprimé; ils regardent sans zapper les émissions populaires de R-C et TVA; ils s'informent de ce que disent le New York Times ou le Washington Post en lisant Le Devoir ou Louis Gilles Francoeur. Ils écoutent religieusement ce que leur disent leurs vedettes "branchées" sur l'extérieur.
    Une seule langue, qui vous isole de vos voisins et limite vos choix, cela fait de vous une clientèle captive et assure le maintien des élites au pouvoir.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    13 février 2012 08 h 20
    L’anglais n’a pas sa place au primaire.
    L’enseignement de l’anglais n’a pas sa place au primaire. C’est vrai que les cerveaux des jeunes enfants sont des éponges qui peuvent absorber beaucoup de choses, mais en ce qui concerne le langage il est de loin préférable que l’enfant maîtrise très bien sa langue maternelle avant d’apprendre d’autres langues. Il est plus important à cet âge de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

    C’est au secondaire que l’enseignement de l’anglais doit être fait, pas d’une façon homéopathique ou sur le même pied que le français, mais d’une façon sérieuse avec des cours d’anglais (et non pas avec des cours en anglais), et avec des périodes d’immersion en milieu anglophone.

    C’est de cette façon que moi-même, à un âge très respectable, j’ai appris l’espagnol de façon plus que satisfaisante, avec quatre cours universitaires de 45 heures (3 heures par semaine pendant 15 semaines), avec de l’étude et des devoirs tout au long, avec 3 stages d’immersion de 3 semaines chacun, avec de la lecture et l’écoute d’émissions hispanophones à la télé.

    L'anglais au secondaire seulement.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    13 février 2012 08 h 35
    Il faut aller plus loin
    Je m'étonne qu'on traite de la question de l'enseignement de l'anglais sans tenir compte du fait que nous ne sommes qu'une province parmi d'autres au sein d'un Canada qui ne nous reconnaît pas comme nation et que par conséquent nous ne disposons pas de tous les moyens dont nous aurions besoin pour élaborer une politique nationale en matière de langues.

    Nous ne pouvons pas nous comporter comme si nous étions indépendants alors que nous ne le sommes pas et alors qu' Ottawa, avec, entre autres, sa charte des droits nous empêche de faire ce que nous pourrions et devrions faire pour nous développer comme nous le voulons.

    C'est ne pas vouloir voir la réalité telle qu'elle est que de s'imaginer que nous pourrions adopter des politiques acceptables et efficaces en matière de langues en restant dans le Canada tel qu'il est.

    On a déja eu un Devoir un peu plus combatif dans ces matières
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  • Notsag - Abonné
    13 février 2012 09 h 07
    Question à tous...
    Qu'est-ce que le programme scolaire, au primaire et au secondaire, prévoit présentement pour l'enseignement de l'anglais, langue seconde?

    Est-ce que l'enseignement intensif proposé en 6ième année remplacera ou s'ajoutera à ce programme?

    Merci.
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  • Jean Richard - Abonné
    13 février 2012 09 h 24
    @Jacques Saint-Cyr
    « ...une lutte rétrograde contre "l'envahissement de l'anglais (...) Une seule langue, qui vous isole de vos voisins et limite vos choix, cela fait de vous une clientèle captive et assure le maintien des élites au pouvoir. »

    En voulant mettre l'anglais en avant de tout dans l'éducation des enfants, c'est exactement ce qu'on vise d'en finir avec le multilinguisme. Le passage du Québec à l'anglais, prévisible si on n'y prend pas garde, nous isolera, avec nos voisins, du reste du monde - car nos voisins nous ont depuis longtemps prouvé que du reste du monde, il n'y connaissaient pas grand chose, sinon qu'il y avait plein d'ennemis à abattre.

    Vous nous parlez de lutte rétrograde. Or, les luttes pour la survie des langues sont tout-à-fait contemporaines. Je ne suis pas sûr qu'on apprenne ça quand on ne parle que l'anglais et qu'on lit le New York Times et le Washington Post en direct.

    Il y a une différence énorme entre être branché sur le monde et être branché sur les USA. L'unilinguisme anglophone que certains voudraient bien voir une fois pour toutes s'implanter au Québec comme dans le reste du Canada peut nous brancher davantage sur les USA, mais sur le reste du monde, n'en soyez pas si sûr.
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  • Michele - Inscrite
    13 février 2012 09 h 35
    Pour un cadre formel et un institut des programmes
    Il faut mettre l'Éducation à l'abris des solutions partisanes qui seront dès que le parti au pouvoir sera défait, modifiées.
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  • Stephanie L. - Inscrite
    13 février 2012 09 h 43
    Les véritables motivations
    Personne n'est contre l'apprentissage d'une langue seconde mais les véritables motivations du gouvernement Charest n'ont rien à voir avec la réussite scolaire et professionnelle des jeunes.

    Si c'était le cas, il commencerait par s'attaquer au problème de pauvreté qui frappe un enfant sur quatre à Montréal, aux lacunes en lecture et en écriture et au décrochage (22,6 % chez les garçons, 14,3 % chez les filles). Il trouverait préoccupant l'exigence du bilinguisme pour des emplois où cela n'est pas du tout justifié et qui ne vise qu'à accommoder les anglophones qui refusent d'utiliser la seule langue officielle du Québec (lire "Sous la pointe, l'iceberg", publiée le 14 décembre dernier, lien plus bas).

    La sixième année est une année charnière qui prépare les enfants pour l'école secondaire. Ce n'est pas le moment d'imposer aux enfants fréquentant les écoles francophones un rythme aberrant où presque toutes les matières académique sont coincées dans une demi-année, laissant l'autre moitié de l'année à une matière à laquelle est conféré un statut égal à toutes les autres réunies. Tout ça alors qu'ils ne maîtrisent le français ni à l'oral, ni à l'écrit, ni en lecture!

    Si nous voulons que le bilinguisme des jeunes leur serve à autre chose qu'à quêter dans deux langues, c'est aux lacunes en français qu'il faut s'attaquer en premier. C'est par la lecture qu'un enfant découvre le goût de connaître les autres matières et c'est en maîtrisant la langue de son peuple qu'il apprends son histoire et affirme son identité. Seulement voilà: ça n'apporte pas de vote au Parti Libéral...

    "Lettres - Sous la pointe, l'iceberg":
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/338382/le
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    13 février 2012 10 h 11
    @JeanRichard: les guerres de tranchée, j'ai déjà vu.
    Je suis athée, j'ai donc voulu dans les années '70 et '80 faire en sorte que mes enfants recoivent des cours de morale, comme le prescrivait la loi. Nos bons syndicats/enseignants/autorités scolaires ne disposaient jamais ni du temps, ni des locaux, ni des pédagogues nécessaires, et puis cela bousculait la classe et ses pauvres enfants fragiles.
    Nous avons vécu dernièrement la même guerre de tranchée concernant le cours d'éthique et de religions. Mêmes excuses, mêmes mesures dilatoires.
    Et maintenant c'est l'enseignement de la langue anglaise.
    Enfin votre argument pour défendre les langues menacées ne tient pas: le français n'est pas sur le point de s'éteindre que je sache, mais le corse, le breton, l'occitan, le catalan, le basque peut-être, ainsi que des centaines de langues dans le monde, si on ne prend pas des mesures adéquates. Au lieu de défendre notre langue contre des fantômes, vous devriez, en toute logique, vous porter à la défense des langues indiennes sur notre territoire. Il faut dire que je lis très rarement des billets à cet égard dans les blogues du Devoir.
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  • d.lauzon - Inscrit
    13 février 2012 10 h 57
    Faudrait aussi parler de l'enseignement intensif du français dans les écoels anglaises

    Je pense que de plus amples discussions doivent avoir cours sur l'enseignement intensif de l'anglais dans les écoles françaises. Il ne fait aucun doute que ce programme a été mis de l'avant trop rapidement.

    Cependant, je suis persuadée qu'un tel programme devrait s'appliquer pour L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS DANS LES ÉCOLES ANGLAISES dans toutes les écoles anglaises de la province et ce, pas seulement à partir de la 6ème année mais dès la première année du primaire. En optant pour des cours axés surtout sur la conversation et en introduisant des activités stimulantes telles que des vidéos, du théâtre d'impro, des débats amicaux sur toutes sortes de sujets, la lecture de journaux suivie par des discussions par équipe, etc., cela permettrait à ces jeunes de se rapprocher de la communauté francophone au lieu de perpétuer le modèle des deux solitudes.

    On ne peut plus accepter que des jeunes anglophones et allophones ne soient pas en mesure de bien communiquer en français avec les citoyens de la communauté francophone qui représentent encore, et pour longtemps je l'espère, la majorité au Québec.
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  •  
  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    13 février 2012 12 h 10
    Le français la seule langue publique commune
    ‘Comment convaincre les immigrants de l'importance du français si on accorde autant d'importance à l'anglais?
    Et qui dans une compagnie a besoin de parler anglais? Le président, le VP, l'ingénieur en chef et le gars qui passe les commandes d'équipement.
    Le reste ne fait pas affaires avec l'extérieur. Va-t-on exiger l'anglais pour un commis-caissier ou un serveur dans un restaurant?
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  •  
  • alarus53 - Inscrit
    13 février 2012 12 h 12
    Dépendance/Indépendance
    J'aimerais simplement ajouter à vos très bons commentaires pour la plupart, ma pensée: Le contraire de l'INDÉPENDANCE EST LA DÉPENDANCE. Je ne veux
    pas être dépendant des fédéralistes qui eux ont pour mission de représenter
    et défendre les intérêts des canadiens anglais, ce que je ne leur reproche pas, mais comme québécois, de langue et
    de culture française, comment puis-je leur faire confiance pour protéger ma
    langue et mes droits? Les chances que les québécois et les canadiens soient de
    bons voisins sont, à mon sens, bien meilleures en étant séparés que si nous
    gardons le statu quo.
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  • Martin Lachapelle - Inscrit
    13 février 2012 12 h 19
    L'obsession de l'anglais est une aberration digne de Elvis Gratton
    On se plaint que les jeunes massacrent le français et nous ne trouvons rien de mieux que de couper dans les heures d'apprentissage de notre langue maternelle pour plutôt utiliser ce temps précieux à leur faire apprendre une 2ème voire une 3ème langue censées leur garantir un brillant avenir professionnel?! C'est de la pensée magique insensée. L'apprentissage d'une autre langue est un atout et non une nécessité.

    La grande majorité des habitants de tous les pays du monde entier est unilingue et n'a jamais eu besoin d'être polyglotte pour arriver à travailler...

    Et ne venez pas me dire que l'anglais vous permet de voyager partout et de vous faire comprendre par toutes et tous, car je vous répliquerai que vous devez avoir l'habitude de passer vos vacances dans un Club Merde tout organisé où même un muet arriverait à se faire gaver comme un roi sans prendre la peine de parler... En fait, du moment que les voyageurs sortent des gros centres touristiques, la réalité unilingue du monde entier finit par les rattraper. Et bonne chance si vous pensez pouvoir aller au Brésil et réussir à vous faire comprendre juste en parlant anglais ou espagnol!

    Au bout du compte, quand on sait que même Jacques Demers n'a pas eu besoin de suivre des cours intensifs dès la 6ème année pour réussir à travailler dans la langue de Shakespeare, je pense que cette obsession de l'anglais est donc une aberration digne de Elvis Gratton!

    PS: je parle français et anglais, j'ai une base d'espagnol et j'apprends tranquillement une 4ème langue (portugais) avec ma copine lusophone et je suis malgré tout présentement sans emploi, so over my dead body avec l'obsession de maîtriser plusieurs langues pour travailler...
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  • Thomas Dean Nordlum - Abonné
    13 février 2012 12 h 49
    @Jacques Saint-Cyr
    Je trouve que vous êtes en train de dire que pouvoir lire le NYT veut dire que l'on serait moins vulnérable de la volonté des élites. Vous trouvez-tu que ceux qui lisent l'anglais sont mieux informés et sont mieux en mesure de prendre de bonnes décisions?



    « Il y a une différence énorme entre être branché sur le monde et être branché sur les USA. »

    Tout à fait d'accord. Mais malheureusement le troupeau suit les États-unis car on croit (à tort) que cela veut dire qu'on est branché à ce qui compte dans ce monde.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    13 février 2012 14 h 20
    Problème
    Je suis persuadé que le problème soulevé par l syndicat des enseignant en cache un autre qui se veut plus complexe. Lorsque l'on invoque le manque de bien maîtriser la langue française devrait obliger le ministère a repenser son projet d,enseigner la langue anglaise durant une session intensive donne raison aux personnes qui osent dire qu'il existe un malaise dans le système de l'enseignement au Québec. Puisque après cinq ans et une demie si nos enfants ne peuvent pas bien maîtriser cette langue il y a un sérieux de problème. C'est pourquoi voyant l'action et le comportement du syndicat dans le présent dossier nous porte à dire que nos professeurs devraient plutôt être sous la gouverne d'une ordre professionnelle qui aurait l'obligation de surveiller la qualité de l'enseignement. Puis qu'il est de plus en plus évident que le syndicat est en conflit d'intérêts lorsqu'il se dit défendre le bien des élèves et pourtant sa raison d'être est celle de protèger les enseignants coûte que coûte.
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  • Charles Lanteigne - Abonné
    13 février 2012 19 h 54
    On est pissou !
    S’il est si nécessaire de SAVOIR l’anglais, surtout dans l’ouest de la province à compter de la région montréalaise, c’est que l’on n’a JAMAIS imposé le français obligatoire, durant la 6e année, comme on veut le faire pour l’anglais actuellement! En effet, dans n’importe quel milieu de travail, dès qu’il y a un anglophone dans une équipe, toute l’équipe se doit de travailler en anglais, pour que le pauvre Anglo comprenne!

    J’ai fait cette proposition au Partie Québécois (à mon député), année après année, et on en a jamais entendu parler! Ben non, bien trop pissous! Si ça avait été fait, on n’en serait pas là aujourd’hui. Nos Anglos seraient capables de travailler en équipe, en français... et pourquoi pas! On est au Québec après tout!

    Charles Lanteigne
    Québec
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  • S Allard - Inscrit
    14 février 2012 00 h 42
    Qui a besoin de l'anglais ?
    Je suis favorable à l'abolition de tous les cours de langue étrangère dans le sytème publique d'éducation. Je ne suis par contre l'apprentissage des langues. Bien au contraire, je crois que c'est une forme d'enrichissement personnel. Mais cela devrait rester un choix individuel et non pas un choix de société.

    Ceux qui ont besoin de l'anglais l'apprendront. Comme cela se fait avec l'espagnol ou le mandarin. Les école privées pourront offrir des cours de langue parce que les parents paient et parce que la clientèle de ces écoles a plus de chances d'avoir besoin de l'anglais. Quant aux écoles publiques, pas de langue étrangère du tout.
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  • Patrick M. Gouin - Inscrit
    14 février 2012 10 h 59
    ...et les écoles anglaises, elles!
    L'anglais intensif est probablement la façon pour BIEN apprendre cette langue pour beaucoup de personnes. Cependant, la même recette devrait s'appliquer aux écoles anglaises, qui n'offrent pas toutes des classes d'immersion. J'ai croisé récemment un jeune de 20 ans au centre-ville de Mtl, unilingue anglophone qui a pourtant obtenu sa scolarité complète au Québec grâce en partie à mes impôts.
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  • passipire - Inscrite
    15 février 2012 18 h 00
    D'accord pour l'anglais mais D'ABORD le français!
    Ma fille ainée ne savait pour ainsi dire que 4 mots d'anglais lorsqu'elle est arrivée au secondaire: yes, no, stop, chicken.
    quelques années plus tard, elle était parfaitement bilingue. L'anglais, ça s'apprend bien et ça ne prend pas beaucoup de temps. Alors pourquoi tant se hâter? pourquoi ne pas instaurer une culture trilingue, comme en allemagne?
    Si on veut faire de l'anglais intensif, faudrait D'ABORD vérifier que les élèves qui le veulent maîtrisent le français. Pas avant.
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  • Andre Vallee - Abonné
    18 février 2012 09 h 54
    L'essentiel
    L'essentiel au Québec est la compétence et la maîtrise du français, pour la grosse majorité. Ceux qui veulent élargir leur champ d'action dans l'international n'ont qu'à l'assumer. Arrêtons de faire croire au monde que baragouiner deux langues est la condition du bonheur et du succès.
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  • lise bélanger - Abonnée
    20 février 2012 08 h 58
    La langue seconde
    Je crois qu'il serait normal que les élèves étudient la langue anglaise à partir de la 3ième année. laissons les deux premières années à l'apprentissage exclusif de notre langue.

    Cela n'a rien à voir avec le fait que notre société québécoise puisse un jour fonctionner normalement et exclusivement en français.

    Présentement nous ne sommes pas un pays, ni un état, et ne sommes pas maîtres ou responsables de vivre dans notre langue.

    Ce qui n'empêche aucunement que la langue anglaise soit la langue la plus utilisée dans le monde actuellement. C'est une nécessité.

    Cependant, les intentions de M. Charest sont purement démagogiques, il flatte ses petits amis ou électeurs. Il n'a aucune fierté d'être québécois, aucune fierté de nos racines de ce que nous sommes en tant que peuple et nation.

    Ce n'est pas l'apprentissage normal d'une langue seconde, soit l'anglais, qui va nuire à notre accession à devenir un pays de langue française.

    Quelle stupidité que ces cours intensifs d'anglais en 6ième année. Les profs vont soudain devenir anglophones pour cette année là!!!!Ce n'est pas très réalisable.
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