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Piaf censurée en classe: Line Beauchamp rabroue l’enseignant

La Presse canadienne   16 février 2012 15h56  Éducation
Line Beauchamp a rappelé que le Québec n’avait jamais eu pour objectif d’effacer son histoire religieuse, ni son identité.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Line Beauchamp a rappelé que le Québec n’avait jamais eu pour objectif d’effacer son histoire religieuse, ni son identité.
L’enseignant de Sorel-Tracy qui a censuré en classe la chanson L’hymne à l’amour d’Édith Piaf s’est fait rabrouer aujourd'hui par les ministres de l’Éducation, Line Beauchamp, et de la Culture, Christine St-Pierre.

Malgré cela, comme il a reçu l’appui de sa commission scolaire, le professeur de musique maintiendra sa décision de ne pas discuter en classe de la finale de la célèbre chanson — «Dieu réunit ceux qui s’aiment» — sous prétexte qu’il n’a pas le mandat d’aborder des thèmes religieux.

«Je suis vraiment en désaccord avec la décision prise» par cet enseignant, a dit la ministre Beauchamp en point de presse, en ajoutant qu’elle était intervenue auprès de la commission scolaire Sorel-Tracy pour la faire modifier. Elle a répété son indignation en Chambre.

Sauf que la commission scolaire Sorel-Tracy a tenu tête au gouvernement, en maintenant son appui à l’enseignant de l’école primaire Saint-Gabriel-Lalemant.

Dans un communiqué rendu public cet après-midi, le président de la commission, Denis Rajotte, et son directeur général, Alain Laberge, affirment que la direction ne «remettra pas en question la décision de son enseignant».

Ils justifient leur décision par l’absence de directives claires de la part du gouvernement, car «tout ce qui entoure les débats sur les accommodements raisonnables n’est pas pour l’instant balisé ou encadré».

Résultat: «plusieurs éducateurs marchent sur des œufs lorsque confrontés à ces questions», déplorent-ils.

L’enseignant, dont les élèves sont âgés de 10 et 11 ans, avait choisi d’étudier «L’hymne à l’amour» pour illustrer le thème de l’amour, dans le cadre d’un spectacle de fin d’année en préparation.

Mme Beauchamp, tout en déplorant le manque de jugement de l’enseignant, a rappelé que le Québec n’avait jamais eu pour objectif d’effacer son histoire religieuse, ni son identité.

«Au Québec, on n’est pas en train d’effacer le mot Dieu, le mot Jésus, ou quelque autre référence à une entité, à un Dieu auquel on croit», a-t-elle répliqué en Chambre, lorsqu’interrogée par l’opposition.

De même, un enseignant n’a pas à pervertir une œuvre faisant partie du répertoire de la chanson francophone, a-t-elle estimé. «Une chanson, c’est une œuvre d’art, et on ne touche pas à une œuvre d’art», a renchéri Mme St-Pierre, qui n’en croyait pas ses oreilles.

«Ca n’a pas de bon sens, c’est de la censure! Voyons donc! Ca n’a pas de bon sens, point final», a ajouté la ministre, en point de presse.

L’histoire a eu des échos jusqu’en France, alors que le site Web du magazine Nouvel Observateur reprenait la dépêche d’Associated Press (écrit à partir d’un texte de La Presse canadienne) sur le sujet, sous la rubrique «Insolite».

L’incident a fourni des munitions à l’opposition péquiste, qui se bat pour que le Québec affiche la totale laïcité de l’État et des services publics.

La députée péquiste d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, a donné raison à la commission scolaire, jugeant elle aussi que les Québécois étaient laissés à eux-mêmes, faute de balises claires définies par le gouvernement en ce domaine.

«Cette décision du professeur est étonnante, mais aussi peu surprenante: l’absence de balises claires amène ce genre de situation. Dans ce cas-ci, c’est un manque de jugement, mais celui qui est à blâmer, c’est davantage le gouvernement libéral que le professeur», a tranché Mme Poirier, dans un communiqué.
 
 
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  • Louis Fortin - Inscrit
    16 février 2012 16 h 14
    La moitié vide du verre
    Bien que je sois pas en accord avec la décision prise par l'enseignant, je déplore la démesure du blâme dont il fait l'objet. Nul part il est fait mention dans le programme de formation en musique que l'enseignant doit parler de la religion. Plutôt que de s'inviter dans la classe de cet enseignant, le gouvernement devrait concentrer ses énergies pour clarifier sa position sur le sujet.

    Au moment où les arts peinent à survivre dans les écoles, on attaque un enseignant qui arrive à présenter un concert avec une belle chanson tirée du répertoire français plutôt qu'une pièce pop anglaise. En soit, c'est déjà beaucoup. Il y a fort à parier qu'après un tel coup de fronde, cet enseignant sera extrêmement motivé à se produire sur scène avec ses élèves...



    Louis Fortin
    Enseignant en musique
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    16 février 2012 16 h 15
    La b^tise humaine
    Jusqu'où ira la bêtise humaine? Ce sont ces mêmes personnes qui blâment la religion catholique pour la censure des livres qu'elle imposait il y a de celà plus de soixante ans. Je ne dirai pas ce que je pense de cette enseignante et de tous ceux qui l'ont approuvée, le Devoir me CENSURERAIT. Il semble que les enseignants n'ont pas le droit de se servir de leur tête dans l'exercice de leurs fonctions. Du fonctionnarisme dans ce qu'il a de plus imbécile.
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  • François Dugal - Abonné
    16 février 2012 16 h 19
    Le patron
    Mais qui donc est le patron au MELS?
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  • camelot - Inscrit
    16 février 2012 16 h 21
    Pathétique
    Cette initiative en dit long sur la incompétence de cet enseignant. Réécrire Piaf 50 ans après sa mort est d'une ineptie abyssale. Et qu'il ne tente pas, lui et sa commission scol;aire de se cacher derrière le "politicly correct". Va pour prendre l'amour comme sujet, mais de là à censurer cette chanson il y a toute une marge. Il n'avait que l'embarras du choix. Est-ce là l'effet de la déplorable décision de mme Marois, alors ministre de l'éducation, d'abaisser le niveau de connaissances de nos jeunes pour faire passer les moins doués pour ne pas dire plus ?
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  • Louka Paradis - Inscrit
    16 février 2012 16 h 31
    De la bouillie pour les chats
    Autant l'intégrisme laïque de l'enseignant et son étroitesse d'esprit que la bouillie intellectuelle mijotée par le gouvernement Charest ont conduit à ce malheureux quiproquo. Sous sa gouverne laxiste et vénale, le Québec est devenu une véritable pétaudière... Vite ! un gouvernement digne de ce nom ! et des ministres qui sont à la hauteur des compétences exigées par leur fonction...
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  • tosca - Abonné
    16 février 2012 16 h 46
    un nid de bêtise !
    Les commissions scolaires et nos écoles sont des nids de bêtise ... et d'ignorance. Il y a une seule raison qui me ferait voter pour la CAQ de Legault, c'est son projet de nous débarrasser des commissions scolaires. Quel con ce prof! Pas de couilles et ignorant ! C'est à pleurer !
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  • pilelo - Inscrite
    16 février 2012 16 h 47
    Deux ministres?
    Pour une chanson?

    Les ministres n'ont pas grand-chose à faire!
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  • Gilles Théberge - Abonné
    16 février 2012 16 h 50
    Comme c'est étrange
    Quand c'est le temps de mettre le pied à terre pour affirmer notre culture, un bon nombre de nos Institutions sont d'une timidité désarmante, et elles nous ont habitués à les voir s'écraser.

    Quand c'est le temps de déraper, et dans ce cas apparemment de façon sérieuse, là les institutions deviennent d'une rigidité incroyable.

    Comme société j'ai vraiment le sentiment qu'on est en train de virer fou. Hon quel mot je viens d'écrire...!

    Finalement, il avait bien raison le poète: On est pas écoeuré de mourir. Comme une vraie bande de caves! Ho, un autre gros mot. Vais-je être censuré...?
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  • Etienne Groleau - Inscrit
    16 février 2012 16 h 54
    Quoi?
    C'est n'importe quoi cette nouvelle là... Ce doit être une journée tranquille côté nouvelles...
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  • Georges Hubert - Inscrit
    16 février 2012 16 h 56
    Incultes et sots !
    Quand les incultes font du chemin politiques en dénonçant les sots !
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  • f.georges - Inscrit
    16 février 2012 16 h 58
    On est en train de perde le nord
    Et bien d'autres acquis aussi.À trop ramper on finit toujours par se faire piétiner.
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  •  
  • Jean-Philippe Lachance - Inscrit
    16 février 2012 16 h 58
    @ François Dugal
    Le multiculturalisme canadian et l'un de ses thuriféraires en la personne de Jean Charest!
    Il est de plus possible d'étudier une chanson sur l'amour, ou une foule d'autres sujets, sans pour autant sombrer dans la promotion religieuse. Ce que je vois ici c'est simplement l'incompétence d'un enseignant doublé du refus des libéraux à Québec de faire leur travail, affirmer l'identité québécoise. La commission Bouchard-Taylor vous vous souvenez, c'est ce que Charest avait trouvé de mieux à faire pour éviter de se mouiller sur la question. Question toujours en suspend, comme l'actualité nous le rappele à l'occasion...
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  • Leproff - Inscrit
    16 février 2012 16 h 58
    HYMNE À L'AMOUR.


    Une fois encore, grâce à l'incurie du gouvernement de Jean Charest, qui n'a pas su donner suite au rapport de la Commission Bouchard-Taylor, nous nageons en plein psychodrame à cause d'une chanson. Il n'y a qu'au Québec qu'on assiste à de telles dérives à cause d'un vide juridique qui ne précise pas clairement des lois qui s'appliquent pour tous. Depuis quelques années, dans toutes les sphères de la société, les Québécois n'osent plus exprimer leurs droits de peur de faire les frais de poursuites de leur employeur immédiat et, ultérieurement, de la Commission des droits et libertés.

    Le directeur général de la commission scolaire Sorel-Tracy justifie sa décision par l’absence de directives claires de la part du gouvernement, car «tout ce qui entoure les débats sur les accommodements raisonnables n’est pas pour l’instant balisé ou encadré». Dans les écoles du Québec, on marche sur les oeufs: on ne peut plus fêter Noël à l'école, ni l'Halloween, ni Pâques, ni même la Saint-Valentin. On censure tout, même l'amour. Et le gouvernment se plie à toutes les «demandes d'accommodements» des nouveaux arrivants, sans broncher, sans mot dire, même si cela implique la dénaturation de notre société ... et la violation partielle du patrinoine culturel de la chanson française!

    Quand tout cela s'arrêtera-t-il ? Je n'ai jamais été si peu fier d'être Québécois qu'en ce 16 février 2012.
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  • NickGP - Inscrit
    16 février 2012 17 h 03
    Pour ceux qui ne comprennent pas la situation:
    Si un enseignant parles de Dieu, de nos jours, il a les parents des enfants musulmans qui font des plaintes.

    Si un enseignant n'en parles pas, il a tout les intégristes québécois sur le dos.

    C'est une de ces situation dites "damned if i do, damned if i dont".

    P.S. je suis 100% d'accord avec lui. Vous croyez à Dieu, d'autres non. Lui, il a jugé qu'il vallait mieux éviter d'aborder le sujet avec des enfants de 10 ans. Si vous croyez vraiment qu'il s'agisse là d'incompétence, je ne peux que remettre votre propre jugement en question....

    P.P.S. Oui, au Québec, le domaine public est Laïc. Revenez-en, ce sont les faits.
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  • Pierre Brosseau - Abonné
    16 février 2012 17 h 10
    PUSILLANIMITÉ ? CYNISME ?
    De deux choses l'une: ou bien cet enseignant et sa commission scolaire ont peur de réactions du type de personnes qui trouvent qu'un sapin de Noel agresse les croyances religieuses de certains de nos concitoyens, ou bien ils sont sérieux quand ils défient cyniquement le gouvernement libéral dont la pusillanimité n'est plus à démontrer dans nombre de dossiers dont celui de la laicité et des accommodements "raisonnables".

    Après le cas de la petite musulmane à qui les responsables d'une garderie mettaient une casque sur les oreilles pour la mettre à l'abri des comptines profanes que chantaient ses petits compagnons, faut-il se surprendre du manque de jugement, de courage, sinon d'intelligence de gens en autorité, à commencer par nos dirigeants politiques ?

    C'est à se demander quelle sorte de peuple sont les Québécois. Et dire qu'on est censés avoir les gouvernements qu'on mérite! Le Québec n'est pas sorti du bois ... ni du Canada.
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  • Robert Devault - Abonné
    16 février 2012 17 h 12
    Notre société:Déficit de jugement ?
    ens Mon Dieu !
    J'ose espérer que cette nouvelle ne sera pas diffusée ailleurs.Notre société canadienne et québécoise étant de plus en plus considérée comme retardée,au niveau international,une telle nouvelle ne saurait que confirmer ce jugement.
    Ne pourrait-on pas,au niveau des enseignants et surtout au niveau des ces organismes inutiles que sont les commissions scolaire (?) enseigner les mathématiques,les sciences,à écrire et parler correctement leur langue à nos jeunes,futur de notre race,de façon à éviter les trois ou quatre reprises aux examens d'admission en français à certaines facultés universitaires.
    Est-ce trop demandé ? Au Québec,peut-être !!!
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  • Le prince du Nord - Inscrit
    16 février 2012 17 h 15
    Tempête....
    Encore une fois une tempête dans un verre d'eau... S'il faut à chaque fois dépenser temps et argent pour la glorification des imbéciles, nous ferions faillite d'ici peu...
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  • Thibault3 - Inscrit
    16 février 2012 17 h 42
    «God bless Canada»
    Comme dirait notre PM du Canada,«God bless Canada» et toute les saintes vierges offencées pour une telle niaiserie;-)
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  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné
    16 février 2012 17 h 46
    Un peu de mesure SVP
    Dans les scouts, nous reprenions les vieilles chansons canadiennes-françaises, parfois adaptées au goût du jour, surtout lorsque Dieu était omniprésent. Même Le grand six pieds devenait de «nationalité québécoise-française» plutôt que «canadienne-française».

    Lorsqu'à mon tour je fus animateur, je ressentais un malaise intense à enseigner des chansons louant constamment le Seigneur, mais dans le contexte la musique et le ton prenaient le pas sur la dimension religieuse et on s'amusait bien.

    Dans ce cas-ci, l'enseignant a fait un choix, qui n'est ni criminel ni immoral. La ministre n'a fichtrement pas à s'immiscer dans ses affaires, pour autant que son professionnalisme soit reconnu. L'autonomie des professionnels signifie de ne pas imposer constamment des mesures uniformes pour chaque détail de leur travail. Sincèrement, le livre blanc suggéré par la Commission Bouchard-Taylor, s'il est rédigé un jour, ne devrait pas dire aux enseignants quoi faire avec des chansons.

    Même si je n'applaudis pas à la décision de l'enseignant, le tollé est injusitifié. Nous vivons tous ensemble au Québec, entre laïcs, athés, agnostiques, nostalgiques de la Grande Foi, nationalistes, sans parler des plus récentes confessions sur le territoire. Ce n'est pas en caricaturant constamment l'autre camp tout en affirmant parler au nom du «vrai monde» qu'on parviendra à s'entendre...
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  • agirsoleil - Inscrit
    16 février 2012 17 h 50
    Abus de pouvoir et intimidation
    Voilà un exemple d'abus de pouvoir et d'intimidation exercés par certains politiciens ou politiciennes envers le Québec
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  • André Michaud - Inscrit
    16 février 2012 18 h 01
    et pourquoi pas ?
    Moi je chante "la vie réunie ceux qui s'aiment" car c'est la réalité à la quelle je peux croire et qui peut m'inspirer..et j'estime ne rien changer d'essentiel à cette belle chanson sur cette "dépendance affective" que peut être l'amour..
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  • Michel Dion - Inscrit
    16 février 2012 18 h 02
    L'inculture des professeurs
    Cet inculte n'a pas compris que le concept de Dieu n'a jamais été autre chose qu'une forme poétique et mythique pour désigner en un seul mot cette espérance qu'il puisse y avoir un dessein à nos souffrances. Édith Piaf a fait de la chanson un grand art. À quoi sert le grand art, sinon à la plus noble des tâches, celle de consoler? Tout cela, sans effet de boucane, sans laser et sans projection spectaculaire. Je suis athée, mais la messe en si mineur de J. S. Bach et la Missa da Requiem de Verdi me tireront toujours des larmes. Artistiquement, l'utilisation des dieux est une belle idée, qu'ils s'appellent Pluton, Jupiter, Wotan, Zeus, Erda ou...Jésus. Même si bien sûr on n'y croit pas, on fait comme si. D'où vient l'inculture de notre jeunesse? Cette histoire nous en donne quelques nouveaux indices.
    Ces idiots interdiraient-ils le port du voile islamique par une élève? Pas le moins du monde, voyons!
    Il est heureux que la Chapelle Sixtine ne soit pas au Québec, on la repeindrait en blanc pour qu'elle puisse servir de canevas aux graffiteurs.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    16 février 2012 18 h 35
    Se garde-t-on d’admirer l’art sacré, parce qu’il est d’inspiration religieuse ?

    Me semble qu’il aurait moyen d’expliquer la signification du dernier couplet de cette chanson sans capoter pour autant, et sans se noyer dans l’insignifiance non plus…
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  • France Marcotte - Abonnée
    16 février 2012 18 h 51
    Monsieur le professeur ne voulait pas de problème...
    en biffant le mot "Dieu". Il croyait ne déplaire à personne.

    Ou bien, futé et un brin railleur, il a voulu démontrer par l'absurde la position intenable, impossible à vivre, des enseignants en matière d'accommodement.

    Comme j'ai confiance en nos profs, j'opte pour son sens de la dérision.

    Dieu réunit ceux qui s'aiment
    mais qu'en est-il des autres?
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  • Lise Moga - Inscrite
    16 février 2012 18 h 52
    Le manque de jugement n'étouffe personne...
    "Cette décision du professeur est étonnante, mais aussi peu surprenante: l’absence de balises claires amène ce genre de situation. Dans ce cas-ci, c’est un manque de jugement, mais celui qui est à blâmer, c’est davantage le gouvernement libéral que le professeur», a tranché Mme Poirier, dans un communiqué."

    Bien oui, d'après Mme Poirier, il faudrait que le premier ministre tienne tous les québécois par la main et leur souffle à l'oreille ce qu'ils doivent faire et ne pas faire, dire et ne pas dire.

    Ça me fait penser à l'histoire d'un fabriquant de micro-ondes qui a été trainé en cour parce qu'il n'avait pas écrit dans la garantie de ne pas mettre le chat dedans avant de le mettre en opération.

    Au lieu de profaner cette chanson, on aurait pu fournir des casques anti-bruit à l'auditoire pour ne pas qu'il entende le vilain mot.
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  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    16 février 2012 19 h 06
    Le coeur du problème: les ti-boss
    Depuis le début de la crise des AR, les histoires butent toujours sur les ti-boss INCAPABLES de prendre une décision, de se servir du gros bon sens et dire: the buck stops here

    Ce cas en est le meilleur exemple: la direction de l'école est incapable de réprimer le prof et de dire: finies les folies
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  •  
  • Richard Larouche - Inscrit
    16 février 2012 19 h 31
    Insolite en effet
    Voilà une autre histoire d'accomodements déraisonables ridicules...
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  • M. Leduc - Inscrit
    16 février 2012 19 h 32
    cerveau lessivé
    Il a eu le cerveau lessivé, il a lessivé des cerveaux. il lessivera des cerveaux. S.V.P., sortez-le de l'école, c'est un danger public, il est en train de limer de jeunes cerveaux, au nom de la rectitude.
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  •  
  • Evel - Inscrite
    16 février 2012 19 h 32
    Euh....
    Un prof manque complètement de jugement et c'est la faute de Jean Charest? Je veux bien croire sans problème que l'on n'aime pas les libéraux. Mais au point de leur mettre tout ce qui se passe de croche ou de stupide au Québec sur le dos? Biaisé tu dis!
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  •  
  • Richard Deschenes - Inscrit
    16 février 2012 19 h 36
    Bêtise?
    Ne sous-estimons pas notre capacité à la bêtise. Je change déjà mon vocabulaire. Je ne dirai plus ''Aaah mon Dieu!'' que je remplacerai par ''Aaah fuck!'' ainsi je respecterai notre laïcité.
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  •  
  • Simon Chamberland - Inscrit
    16 février 2012 20 h 16
    Et elle refuse encore de donner des directives claires
    Avant de dire qu'un enseignant manque de jugement, elle devrait se regarder dans le miroir : elle est membre d'un gouvernement qui refuse de dire clairement ce qu'il faut faire ou non.
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  •  
  • Discret - Inscrit
    16 février 2012 20 h 33
    Elles n'ont rien de mieux à faire, ces deux ministres...
    ...que de perdre leur temps à de pareilles broutilles. On n'en a rien à cirer, de leur opinion sur le Bon Dieu.

    Et on se demande pourquoi l'Éducation et la Culture vont si mal?
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  • jacques lecuyer - Abonné
    16 février 2012 20 h 55
    Pauvre ministre de L'éducation
    Elle s'énerve beaucoup notre ministre. Elle aurait dû blâmer Mcmillilan quand il a traite Sylvie Roy de grosse christ au lieu de se mêler du choix d'un professeur aimé pas tous. Politique quand tu nous fais déraper.
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  • LouisH - Abonné
    16 février 2012 22 h 20
    Toute une ministre !!!
    Vraiment, Madame Line Beauchamp m'étonnera toujours par ces commentaires. Elle semble avoir une courte liste de commentaires à dire et elle déroge pas de sa «cassette». On dirait un robot... Encore une fois, elle aurait dû se taire et s'informer avant d'émettre un jugement de valeur qui la fait passer pour une idiote. Désolé pour elle...
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  • Lasante Pierre - Abonné
    16 février 2012 22 h 29
    In God We Trust
    Nous allons demander au gouvernement americain de re-imprimer leur monnaie parce qu'il y a une reference religieuse! "In God We Trust"
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  • Pierre Coutu - Inscrit
    16 février 2012 23 h 18
    Qu'est-ce qu'elle vient nous faire?
    Non, mais! Il fait pas bon être enseignant de nos jours!

    Mais c'est quoi son rapport à l'autre ministre, de s'incruster comme ça pour balancer de telles idioties! Quelle honte! Vite une charte de la laïcité et l'éjection du cours d'ECR. Je fais une indigestion de religions!
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  • p`` - Inscrit
    16 février 2012 23 h 26
    euh!
    C'est le prof qui manque de jugement, c'est une blague??? J'ai de plus en plus peur de la religion moi. J'ai choisi par moi-même de croire en rien dès mon jeune âge, probablement quand j'avais 12-13 ans. J'en suis totalement fier et puis vers l'âge de 13-14 ans, je suis tombé sur des textes à propos de l'anarchisme, imaginer à 14 ans entrain de vous poser des questions sur l'autorité, la société, la liberté. Ce fut la meilleur découverte de ma vie, car ce fut la première fois de ma vie où je me suis vraiment posé des questions sur mon existence. Ce n'est pas un question de casser tout et de détruire tout sur son passage, la connaissance de l'anarchisme m'a permit de me visualiser dans la société et de me motiver pour changer les choses. Le moins de religion dans l'éducation, le mieux ce sera, point final, j'ai encore des mauvais souvenirs de mon primaire, quand on faisait la prière. Mais peut être que, je pourrais avoir rien contre la religion, si on enseigne également ce qu'est l'anarchisme dans les écoles. Mais bon je rêve.
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  • Jc Leblond - Inscrit
    16 février 2012 23 h 53
    Que fait cette "nouvelle" dans les médias?
    Je n'ai rien à foutre de Dieu, et personnellement j'eusse été mal à l'aise de voir mon enfant chanter que "Dieu réunit ceux qui s'aiment" et oui, j'eusse considéré ça comme de l'endoctrinement. Depuis quand un spectacle d'enfants au primaire qui s'inspire d'oeuvres connues doit "respecter l'intégrité d'une oeuvre artistique"?? Bon DIEU...!!! Les intégristes sont pas juste laïcs!!

    Mais ce qui est vraiment incroyablement scandaleux dans toute cette histoire, c'est qu'elle se retrouve même dans les médias. Encore plus lamentable que ça se rende jusqu'à l'Assemblée Nationale. Que des ministres et des députés perdent leur temps pour accorder une quelconque importance à cette non-nouvelle, voilà qui en dit long sur le théâtre vide de contenu qu'est notre démocratie.
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  • Jc Leblond - Inscrit
    16 février 2012 23 h 58
    "Les Multiculturalissses"
    ...et en plus, un paquet de monde sont en train de dire que c'est de la faute aux Musulmans et aux méchants Multiculturalisses si un enseignant voulait respecter le caractère laïque de l'école publique.... Oui... Ces méchants musulmans qui nous imposent la laïcité.

    Allez donc comprendre.
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  • Jc Leblond - Inscrit
    17 février 2012 00 h 00
    Nous scandaliser
    Nous devrions absolument nous scandaliser de ce que tant d'attention ait été accordée à cette histoire dans les médias et de ce que des ministres et des parlementaires s'en soient mêlés.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    17 février 2012 00 h 42
    Merci monsieur Dion
    Vous avez malheureusement raison en écrivant «Il est heureux que la Chapelle Sixtine ne soit pas au Québec, on la repeindrait en blanc pour qu'elle puisse servir de canevas aux graffiteurs».

    C'est comme s'il n'y avait plus rien à ajouter...
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  • Henry Fleury - Inscrit
    17 février 2012 08 h 30
    Censure mon dieu !
    C'était de toute beauté voir les ministres Beauchamp et St-Pierre afficher leur air consterné devant la chose. Deux pleureuses au paradis des imbéciles heureux ! Moi, je l'appuie cet enseignant et je bifferais dieu de partout sans qu'il ne soit question de censure, mais de bon sens. Mais mesdames allez vous installer à Hérouxville, la où on est contre la dilapidation de la femme, vous serez en sécurité !
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  • Minona Minona - Inscrite
    17 février 2012 09 h 28
    Aller au-devant de plaintes hypothétiques
    S'il est vrai que des directives claires doivent être données aux écoles, afin qu'elles n'aient plus à gérer au cas par cas, je crois que c'est faire fausse route que d'aller au-devant d'hypothétiques plaintes de parents en d’auto-censurant et en marchant sans cesse sur des œufs. Non seulement, cela ne prévient pas la controverse (la battage médiatique sur le sujet en faisant foi) mais cela encourage encore plus les personnes religieuses de faire des demandes d'accommodement puisqu'ils pourraient y voir là la preuve de notre souplesse (lâcheté?)

    Cela dit, je ne crois pas qu'il faille pour autant s'en prendre à la personne derrière la décision que l'on juge mauvaise. Je ne crois pas non plus que l'on doive en faire porter le blâme aux minorités religieuses qui ne sont en rien responsables de cette censure.
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  • Serge Plourde - Inscrit
    17 février 2012 10 h 08
    Quand un enseignant n'a pas de jugement, il doit au moins en subir une conséquence
    Cet individu est sensé avoir au moins un minimum de bon sens si non à quoi bon lui confier l'éducation de nos enfants?

    Le problème aujourd'hui c'est qu'on ne se fie plus à notre "gros bon sens". On attend ***bêtement*** une directive hyper-spécifique de la part des ***experts*** en éducation et en correctivisme socio-politique. On ne raisonne plus. On résonne comme de vieilles boîtes de conserves toutes rouillées. Et ça fait une cacophonie épouvantablement horrible à entendre.

    Nous sommes la risée du monde francophone présentement parce qu'un triple imbécile a étouffé son gros-bon-sens et a préféré censurer une chanson bien-connue parce qu'elle contenait le mot Dieu. Tout ça parce qu'une minorité de criards hurlent de toutes leurs forces qu'elles détestent l'idée même de Dieu. Et à cause d'eux une majorité, dans un pays démocratique, se voit muselée, étouffée, et au bord bientôt d'être poussée dans un ghetto et se voir retiré le droit au respect humain fondamental, et à sa liberté d'expression.

    À ce que je sache nous sommes toujours dans un pays aux racines judéo-chrétiennes, encore un pays démocratique souscrivant aux droits universels de l'homme, et le fanatisme laïque intolérant n'a toujours pas sa place dans notre société.

    Il faut absolument que les "laïcisants" fassent preuve réellement de la tolérance et du "savoir vivre ensemble" dont ils se font les fiers défenseurs. Sinon ils ne sont que des insensés fanatiques intimidant les gens qui sont différents d'eux et ils n'ont donc pas de place dans notre société.
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  • Serge Plourde - Inscrit
    17 février 2012 10 h 33
    Directive: servez-vous du gros bon sens!!!
    Nous sommes dans une société aux racines judéo-chrétiennes, et qui plus est dans une société qui souscrit aux droits universels de la personne qui incluent le respect de la liberté d'expression religieuse et de la liberté de conscience. Nous sommes une société qui prétend être tolérante, alors servez-vous de votre bon sens. Il faut cesser de se cracher dessus!!! Personne ne devrait s'indigner d'une chanson qui comporte le mot Dieu! Ça c'est de l'intolérance qui n'a pas sa place dans la société québécoise, ou toute société "civilisée". Pourquoi cracher maintenant sur les acquis historiques, religieux et artistiques? Sinon par un déni insensé et auto-destructeur de ce qui nous a formé? Le gros bon sens c'est de ne pas rejeter cela! Et aller de l'avant avec pour construire un monde meilleur où il fait bon vivre. Pas détruire le monde et son histoire, et le laisser sans avenir parce qu'éviscéré de sa nature profonde.
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  • Fernand Falardeau - Abonné
    17 février 2012 12 h 55
    Un bon directeur un bon enseignant
    C'est ridicule le tollé sur cette affaire. L'enseignant avait le droit d'agir comme il l'a fait. Moi qui suis enseignant, j'aurais plutôt choisi de ne pas enseigner du tout cette chanson. Ou bien, j'aurais conservé "le Dieu" de l'affaire en expliquant à mes élèves que c'est une chanson d'une époque révolue et sans "m'embarquer" dans une discussion interminable, j'aurais dit de Dieu que certains y croient et d'autre pas et qu'il n'y aurait pas de débat là-dessus en classe.
    Pour ce qui est du directeur de cet enseignant et des autorités de la Commission scolaire, je leur dis tout simplement bravo! Dans d'autres commissions scolaires, le directeur se serait empressé de blâmer son prof. et de "japper" au même diapason que la poignée de parents mécontents.
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  • Henry Fleury - Inscrit
    17 février 2012 13 h 45
    Bien d'accord avec vous M. Lahzar !
    Le professeur aurait dû remplacer Dieu par Bonhomme Carnaval et on aurait eu un hit !
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  • Ariane Brisson - Inscrite
    18 février 2012 12 h 10
    Et l'hymne nationale?
    Ô Canada! Terre de nos aïeux,
    Ton front est ceint de fleurons glorieux.
    Car ton bras sait porter l'épée,
    Il sait porter la croix;
    Ton histoire est une épopée
    Des plus brillants exploits
    God keep our land, glorious and free!
    O Canada, we stand on guard for thee.
    O Canada, we stand on guard for thee.

    À quand le retrait du premier vers anglais? (Sans parler de la version originale francophone dont il ne resterait pratiquement rien si on enlevait les références religieuses...) Non mais tsé, tant qu'à être laïque...
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  • naif - Inscrit
    18 février 2012 17 h 42
    La peur des mots
    Après avoir lu Foglia qui qui joue les iconoclaste sur "L'hymne à l'amour" et devient ainsi le Panurge de notre bêtise il me vint l'idée suivante...

    Le prof de musique (hum!) aurait pu tout simplement concevoir que le mot controversé n'était tout simplement qu'un synonyme du mot mort ce dans le cas qui nous préoccupe.

    Il ne pouvait pas car il n'est pas prof de langue.

    Je n'ose pas préciser français j'offenserais probablement un autre groupe.
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  • parade21 - Abonné
    18 février 2012 20 h 14
    Qui est aux commandes?
    Mme Beauchamp,

    Le seul responsable de ce cafouillage en éducation est votre gouvernement, qui, pour des raisons de clientélisme politique, se refuse à donner des indications claires sur la question des accommodements religieux et la laïcité de l’État. Le PLQ a toujours été assis entre deux chaises dans ce dossier. Vous avez demandé à deux intellectuels, Messieurs Bouchard et Taylor, de vous conseiller en ce domaine. Et puis plus rien.

    L’actualité a chassé ce sujet pour faire place à d’autres sujets comme la collusion et la corruption. Encore là, vous n’avez rien fait jusqu’à ce que la marmite sociale chauffe à tel point, que vous avez finalement mis en place une commission d’enquête. Et puis la température sociale a baissé et nous serons en élection avant d’avoir vu le bout de la queue du chien dans les dossiers de la collusion et de la corruption et celui de la laïcité de l’État.

    Vraiment, il est juste dans le cas du PLQ d’invoquer la parabole de la paille et de la poutre.

    Gagner du temps! Gagner du temps. Telle est votre devise. Le problème, ce n’est pas la soi-disant absence de jugement d’un enseignant, c’est l’absence de direction dans la gestion des crises sociales par votre gouvernement. Vous ne gouvernez pas, vous surfez sur l’actualité à coup de conférence de presse et de Plan Nord. Du marketing politique. Rien d’autre!
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  • marc.collin - Inscrit
    19 février 2012 07 h 02
    Gouvernement endormie
    La faute revient au gouvernement qui reste aveugle face au accomodement déraisonnable.
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  •  
  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    19 février 2012 07 h 36
    Dieu réunit ceux qui s'aiment...
    Et les autres, qu'ils aillent au diable !

    Serge Grenier
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    19 février 2012 09 h 41
    Éliminons tout!!!
    À mon avis, il n'y a pas que le mot Dieu qui sot problématique, mais aussi le mot "amour". En effet, celui ci est très mal vu dans plusieurs pays et cultures, là ou fleurissent les mariages arrangés, où l'adultère entraîne la peine de mort: Inde, Moyen-Orient, particulièrement certains pays du Golfe.

    Plusieurs le disent, on confond souvent religieux et culturel, d'ailleurs ici la ministre de la Culture s'est exprimé: on pourrait donc abolir toutes références à la culture, et pourquoi pas tout enseignement à caractère culturel. Et puis l'histoire? L'histoire est définitivement plombée par les religions, et cela dans tous les pays du globe, abolissons aussi l'enseignement de l'histoire, et les hymnes nationaux qui s'y réfèrent, comme le signalait si pertinemment Ariane Brisson. Ainsi on va pouvoir se concentrer sur ce qui compte vraiment, le calcul, les mathématiques et les sciences pures.

    Voilà où nous mène l'absence d'une véritable laïcité, clairement définie, et disons que cette absence n'a pas que des effets rigolo, loin de là, je pourrais en témoigner...
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  • Hélène Fortin - Abonnée
    19 février 2012 11 h 17
    Hymne sentimental
    Wow, quelle affaire! sont furibonds, colériques...tout ça pour ça? Pour une petite rengaine à 5 cennes quasiment devenue l'hymne national de la St-Valentin. On ne rit plus. Y'a de quoi s'affliger. Le prof se fait traiter de tous les noms, les ministres en prennent pour leur grippe - un rhume serait trop léger dans le cas qui nous occupe - on s'insurge, on s'invective. Pitoyable.

    La première idée qui m'est venue quand j'ai entendu la nouvelle c'était...Quel est le rapport entre cette rengaine et des enfants du primaire? Pourquoi leur faire interpréter un texte visiblement fait pour des adultes en mal d'amours déchirantes et compliquées. Un million d'autres chansons françaises auraient pu marquer cette journée...puisqu'il faut semble-t-il sacrifier aux diktats commerciaux et que sentimentaux de l'événement.

    La seconde tient dans cette phrase d'un auteur célèbre: "Beaucoup de bruit pour rien." Comment les média et les réseaux sociaux travestissent l'information en répétant ad nauseam certains sujets insignifiants leur prêtant ainsi un poids disproportionné.

    Enfin comment notre société est devenue frileuse face aux croyances religieuses. Auriez-vous oublié que dans les années 1960 - 1970, on sortit Dieu, les frères, les soeurs, les curés des écoles, des hôpitaux. On laïcisait à tour de bras. Les églises se vidaient. Aujourd'hui elles changent de vocation quand on ne les vend pour les transformer en condos ou les démolir...vestiges d'un passé que nous ne reconnaissons plus. Au diable le patrimoine religieux. Enfin nous respirons. L'enseignement religieux change de visage et devient éthique.

    Il aura fallu que nous nous retrouvions confrontés aux croyances des autres pour soudain rebondir et nous mettre à clamer et à réclamer à grands cris les restes de l'héritage que nous avions pourtant jetés aux orties. Nous ne pratiquons pas davantage, nous ne croyons pas davantage, mais nous nous sentons menacés, voilà le noeud
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  • Luc Lepage - Abonné
    20 février 2012 08 h 10
    le seul resoonsable?
    Tout en désapprouvant l'enseignant, je tiens à rappeler deux éléments de la problématique. D'abord la formation des enseignants dans ce domaine qui est souvent très faible et fait des enseignants timorés. Enseigner l'ECR demande une vaste culture et encore plus de psychologie avec des jeunes que tout autre matière. Mais qui se soucie de bien former les profs et assurer un suivi rigoureux? Ensuite, le climat de nos écoles pubiques où le "plaire au client" semble la seul règle de base pour fonctionner; principe largement pratiqué par les directions. En outre, cette matière, toujours considérée comme une "petite matière" s'est vue faire les frais de toutes sortes d'accomodements pour boucler la fameuse grille horaire des enseignants qui est le casse-tête annuel des directions (et des profs) qui n'ont en tête que le budget et la gestion de la convention collective (décret déguisé).
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  • poutocar - Inscrite
    22 février 2012 10 h 29
    Mme la ministre préfère le casque antibruit pour la musique
    Mme Beauchamp est un modèle de bon jugement car avant les fêtes, elle appuyait une enseignante de la maternelle de la Commission scolaire de Montréal qui faisait porter un casque d'insonorité à l'élève dont les parents de religion musulmane interdisaient d'écouter de la musique en classe. Mme la ministre affirmait que ces écouteurs ne nuisaient pas à l'intégration de cet enfant. Elle pensait donc que cet élève pouvait s'intégrer les oreilles bouchées. Cela signifie qu'elle connait peu le programme de la maternelle car la musique est essentielle dans le développement global de l'enfant, et que de plus, elle est présente presque constamment dans la classe de maternelle.

    C'est la même ministre qui s'indigne pour quelques mots enlevés dans une chanson et qui parle de mauvais jugement de la part de l'enseignante. Ouf!!! Bien que je n'appuie pas ce geste (intégrité de l'oeuvre d'art), notre ministre devrait être plus cohérente dans ses croyances car elle est très difficile à suivre.

    En terminant, toute mon admiration aux enseignant(e)s de musique des écoles primaires, qui souvent doivent se déplacer d'une école à l'autre (parfois 3) et qui enseignent à plus de 300 enfants par semaine. Merci de transmettre à nos jeunes votre passion pour la musique, malgré les conditions qui ne sont pas toujours favorables au développement de cet art.
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  • Wilfrid - Inscrit
    23 février 2012 09 h 15
    Enseigner l'amour ...pas évident
    Les élèves de 10,11 ans choisissent un classique de la chanson française pour étudier l'amour. Hymne à l'amour , paroles de Piaf en hommage à Marcel Cerdan, le grand amour de sa vie. Bravo les jeunes... Comment vouloir changer ces paroles passionnées, ce "je ne regrette rien " que tout le monde chante par coeur ! Quelle belle occasion de se pencher sur la contribution de la musique et la poésie à l'expression de l'amour. On peut remplacer Dieu par Vie, Je, On....mais le problème est surtout la strophe précédente : Dans le Ciel pas de problème...sur la Terre nos amours sont souvent déçus. Les jeunes veulent espérer. Comment faire pour les aider à surmonter et vivre et continuer malgré tout à chanter comme la Piaf. Il faut respecter nos monstres sacrés. En passant soustraire une parole c'est aussi enseigner!
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  •  
  • Sissidy - Inscrit
    24 février 2012 22 h 13
    commentaire
    Si un croyant aurait osé faire des changements de mots (pour une chanson connue) pour mettre en faveur de sa façon de voir la vie et l'enseignerait tel quel, il aurait fait un scandale, un énorme scandale.

    Je crois qu'à l'inverse, le scandale est tout aussi grand. Elle a le droit de le faire pour elle-même, mais pas pour ses élèves qui ont le droit de se forger une opinion personnelle sur la chanson et sur les croyances qui y sont exprimées dans l'art.

    Cacher l'histoire, la culture, l'art à son format d'origine , c'est grotesque. Un échange d'opinion personnel face à un art non modifiél, là ça devient correct. Mais l'oeuvre doit rester intact, sans quoi la société ne devient pas mieux que ceux qu'elle accuse de leur avoir imposé une façon de voir les choses dans le passé.

    On accuse nos parents de nous avoir imposé Dieu... Qu'est-ce qui dit pas que dans 100 ans, ce sera pas l'inverse? Que nos enfants nous accuserons de leur avoir imposé de ne plus croire en Dieu?
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  • Oues81 - Abonné
    26 février 2012 12 h 06
    Cet acte est injustifiable
    Un mot définit des actes du genre et la dérive qui s'en suit:

    Révisionnisme !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Révisionnisme
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    27 février 2012 06 h 48
    L'hymne à l'amour
    On peut censurer tout ce qui se réfère à Dieu,mais essayez de censurer les chansons qui parlent de drogue ou de sexe, et vous serez traité de rétrograde et de réactionnaire. Quelle civilisation!
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  • Jean-Francis Du Cresson de la Rochandiere - Inscrit
    29 février 2012 12 h 09
    EDITH PIAF
    GRANDE DAME DE LA CHANSON FRANCAISE! Un exemple de culture pour tous les amoureux de la chanson et de la langue française. La religion chrétienne en tant que telle fait partie du patrimoine historique de la France. Ainsi on peut très bien parler de Dieu sans être un religieux. Comment peut-on censurer Edith PIAF! Déplorable. Continuons dans cette voie et il ne sera bientôt plus possible de dire "Oh mon Dieu" (et même "Oh my God")...
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  •  
  • Messire Mathieu - Inscrit
    1 mars 2012 06 h 11
    Le Québec n'a jamais eu cet objectif.
    Pour une fois, c'est la vérité. Il s'agit de l'objectif du Loyal Order of Orange, du Federal Government of Canada, du Liberal Provincial Government of Quebec, des néo-nazis et des klansmen.
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