Lettres - L'éducation contre l'intimidation
L'intimidation, comme toutes les formes de violence physique et psychologique, découle principalement du sous-développement humain. Le mensonge, la jalousie, le mépris, la violence et l'intimidation sont tous des comportements qui démontrent un manque de respect de la dignité inhérente à toute vie humaine. Enseigner le respect de sa dignité et celle d'autrui est la responsabilité de toute société, et plus particulièrement de la famille et de l'éducation obligatoire.
L'enseignement des fondements de la dignité humaine et comment en respecter les exigences devraient être au coeur de tout programme d'éthique puisqu'il en justifie la raison d'être et fonde ses valeurs, ses principes et ses normes. Comment reprocher aux jeunes de ne pas respecter leur dignité et celle de leurs compagnons et compagnes d'études s'ils n'ont jamais reçu de cours sur le concept qui fonde la Déclaration universelle des droits de l'homme, le plus important document de l'humanité?
Une étude sur le programme d'éthique et de culture religieuse du ministère de l'Éducation et des manuels approuvés a fait ressortir une absence totale de contenu touchant la définition et les fondements de la dignité humaine et comment en respecter ses exigences fondamentales. L'absence d'un tel contenu dans un programme d'éthique m'est difficilement compréhensible.
On ne peut que féliciter le gouvernement sur le dépôt prochain d'un projet de loi sur l'intimidation chez les jeunes et l'ajout d'une nouvelle campagne de sensibilisation. Cependant, le plan gouvernemental contre la violence à l'école couvrant les années 2008 à 2011 ne semble pas avoir donné les résultats escomptés. N'y aurait-il pas lieu de modifier la stratégie nationale en optant davantage pour une approche préventive qui vise le long terme? Plutôt qu'investir annuellement un million de dollars additionnel devant servir à la sensibilisation, ne serait-il pas plus rentable, à tous les points de vue, d'investir dans la préparation d'un cours sur les fondements de la dignité et comment en respecter les exigences?
Un tel cours, placé au coeur du programme d'éthique, permettrait de fonder et de consolider toute alternative déjà existante. Elle permettrait également d'élaborer des stratégies d'intervention intégrées au coeur même de la vie scolaire et communautaire.
***
Gaston Marcotte - Université Laval - Le 14 février 2012
L'enseignement des fondements de la dignité humaine et comment en respecter les exigences devraient être au coeur de tout programme d'éthique puisqu'il en justifie la raison d'être et fonde ses valeurs, ses principes et ses normes. Comment reprocher aux jeunes de ne pas respecter leur dignité et celle de leurs compagnons et compagnes d'études s'ils n'ont jamais reçu de cours sur le concept qui fonde la Déclaration universelle des droits de l'homme, le plus important document de l'humanité?
Une étude sur le programme d'éthique et de culture religieuse du ministère de l'Éducation et des manuels approuvés a fait ressortir une absence totale de contenu touchant la définition et les fondements de la dignité humaine et comment en respecter ses exigences fondamentales. L'absence d'un tel contenu dans un programme d'éthique m'est difficilement compréhensible.
On ne peut que féliciter le gouvernement sur le dépôt prochain d'un projet de loi sur l'intimidation chez les jeunes et l'ajout d'une nouvelle campagne de sensibilisation. Cependant, le plan gouvernemental contre la violence à l'école couvrant les années 2008 à 2011 ne semble pas avoir donné les résultats escomptés. N'y aurait-il pas lieu de modifier la stratégie nationale en optant davantage pour une approche préventive qui vise le long terme? Plutôt qu'investir annuellement un million de dollars additionnel devant servir à la sensibilisation, ne serait-il pas plus rentable, à tous les points de vue, d'investir dans la préparation d'un cours sur les fondements de la dignité et comment en respecter les exigences?
Un tel cours, placé au coeur du programme d'éthique, permettrait de fonder et de consolider toute alternative déjà existante. Elle permettrait également d'élaborer des stratégies d'intervention intégrées au coeur même de la vie scolaire et communautaire.
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Gaston Marcotte - Université Laval - Le 14 février 2012
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