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Lettres - L'éducation contre l'intimidation

Gaston Marcotte - Université Laval - Le 14 février 2012  17 février 2012  Éducation
L'intimidation, comme toutes les formes de violence physique et psychologique, découle principalement du sous-développement humain. Le mensonge, la jalousie, le mépris, la violence et l'intimidation sont tous des comportements qui démontrent un manque de respect de la dignité inhérente à toute vie humaine. Enseigner le respect de sa dignité et celle d'autrui est la responsabilité de toute société, et plus particulièrement de la famille et de l'éducation obligatoire.

L'enseignement des fondements de la dignité humaine et comment en respecter les exigences devraient être au coeur de tout programme d'éthique puisqu'il en justifie la raison d'être et fonde ses valeurs, ses principes et ses normes. Comment reprocher aux jeunes de ne pas respecter leur dignité et celle de leurs compagnons et compagnes d'études s'ils n'ont jamais reçu de cours sur le concept qui fonde la Déclaration universelle des droits de l'homme, le plus important document de l'humanité?

Une étude sur le programme d'éthique et de culture religieuse du ministère de l'Éducation et des manuels approuvés a fait ressortir une absence totale de contenu touchant la définition et les fondements de la dignité humaine et comment en respecter ses exigences fondamentales. L'absence d'un tel contenu dans un programme d'éthique m'est difficilement compréhensible.

On ne peut que féliciter le gouvernement sur le dépôt prochain d'un projet de loi sur l'intimidation chez les jeunes et l'ajout d'une nouvelle campagne de sensibilisation. Cependant, le plan gouvernemental contre la violence à l'école couvrant les années 2008 à 2011 ne semble pas avoir donné les résultats escomptés. N'y aurait-il pas lieu de modifier la stratégie nationale en optant davantage pour une approche préventive qui vise le long terme? Plutôt qu'investir annuellement un million de dollars additionnel devant servir à la sensibilisation, ne serait-il pas plus rentable, à tous les points de vue, d'investir dans la préparation d'un cours sur les fondements de la dignité et comment en respecter les exigences?

Un tel cours, placé au coeur du programme d'éthique, permettrait de fonder et de consolider toute alternative déjà existante. Elle permettrait également d'élaborer des stratégies d'intervention intégrées au coeur même de la vie scolaire et communautaire.

***

Gaston Marcotte - Université Laval - Le 14 février 2012
 
 
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  • Michele - Inscrite
    17 février 2012 09 h 17
    Turcotte et l'éthique
    Il existe des méthodes de dépistage efficaces pour détecter les troubles d'apprentissage et les troubles mentaux. Qu'est-ce qu'on attend pour instaurer le dépistage auprès des élèves? Offir des services aux élèves, du support aux parents et de former les enseignants?

    L'éthique est impuissante face à ce mal. Turcotte avant de disjoncter était un être éthique.

    Chaque semaine des drames se jouent. Les rues de Montréal accueillent près de 30 000 itinérants, souvent des personnes aux prises avec des problèmes mentaux. Or, dans bien des cas, ces problèmes apparaissent dès la petite enfance, au cours de l'adolescence et chez les jeunes adultes.

    Agissons donc là où ce sera efficace.
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  • Jerome Letnu - Inscrit
    17 février 2012 10 h 05
    Encore un autre cours !
    "Comment reprocher aux jeunes de ne pas respecter leur dignité et celle de leurs compagnons et compagnes d'études s'ils n'ont jamais reçu de cours sur le concept qui fonde la Déclaration universelle des droits de l'homme, le plus important document de l'humanité?"


    Gaston, vous me faites penser à ces gestionnaires qui expliquent toutes les difficultés par l'absense de formation, et qui voient dans les formations la solution au moindre problème.

    Chez un individu, la lâcheté ne s'explique pas par un manque de formation, et ne se rectifie pas par un cours d'éthique comprenant un module de trois heures sur la Déclaration universelle des droits de l'homme.

    Les gens que j'ai cotoyés qui venaient de milieux pauvres et violents n'étaient pas des intimidateurs de cours d'école. Les "bullies" venaient de milieux riches, et souvent professionnels,

    Gaston, lâchez le téléphon !
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    17 février 2012 18 h 33
    L'intimidation, sa vraie analyse de l'intérieur
    L'intimidation n'est rien en soi. L'intimidation réelle c'est celle qui se fait par un groupe de jeunes pour sélectionner un élève qui se différencie pour le transformer en Bouc émissaire sur lequel on en fait un objet de défoulement.

    Des jeunes détruisent une estime de soi d'un jeune comme eux pour aussi se grandir à son détriment.

    Les causes? L'intolérance humaine à la différence selon toutes les situations existantes. Le besoin sadique de trouver plus faible que soit. Des enfants idôlatrés par leurs parents qui se sentent supérieurs dans la cour d'école ou encore des enfants battus par leurs parents qui se vengent sur d'autres enfants moins enclins à l'agressivité parce que non battus par leurs parents.

    L'intimidation scolaire s'assimile à une forme de sadisme comportemental d'un groupe envers des enfants en situation de timidité moins expressifs.

    C'est pourquoi il faudrait songer à l'installation de caméras de surveillance dans les couloirs des écoles et dans les cours afin qu'un gardien puisse voir en direct les situations d'intimidation envers des boucs émissaires. Il faudra y songer parce que l'intimidation chez les jeunes intimidateurs c'est un plaisir, plaisir de nuire de rabaisser.

    En tant que blogueur, c'est d'expérience d'humiliation vécue que ceci est dit.

    L'intimidation est révélé depuis deux ans, elle est là dans le décor depuis toujours. Elle est devenue la part occulte de l'école publique depuis J.Ferry!

    Et certains intimidés deviennent plus tard sans abris ou assistés sociaux.

    C'est le temps de le faire comprendre que le mouton noir peut se suicider ou être itinérant.
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