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Pas d'exemption au cours Éthique et culture religieuse, tranche la Cour suprême

La Presse canadienne   17 février 2012 16h08  Éducation
Le fait d’enseigner aux enfants les préceptes des grandes religions du monde ne porte pas atteinte à leur propre liberté de religion ni à celles de leurs parents.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le fait d’enseigner aux enfants les préceptes des grandes religions du monde ne porte pas atteinte à leur propre liberté de religion ni à celles de leurs parents.
Le fait d’enseigner aux enfants les préceptes des grandes religions du monde ne porte pas atteinte à leur propre liberté de religion ni à celles de leurs parents. Dans un jugement très attendu au Québec, la Cour suprême du Canada a conclu que le cours d’Éthique et de culture religieuse (ÉCR) offert à travers la province depuis 2008 ne contrevient nullement à la Charte canadienne des droits et libertés.

Elle met ainsi un point final à la saga judiciaire portant sur le controversé programme en rejetant les arguments de parents, donnant plutôt raison à Québec qui refusait les exemptions. Dans ce jugement unanime rendu aujourd'hui, les magistrats du plus haut tribunal du pays maintiennent ainsi les décisions des cours de premières instances.

Deux parents dont les enfants étaient scolarisés à la Commission scolaire Des Chênes, à Drummondville, s’étaient adressés aux tribunaux parce qu’on leur refusait une exemption.

Les parents, identifiés par leurs initiales S.L. et D. J., prétendaient que le cours violait leur liberté de religion et leur faisait subir un préjudice grave en mettant les enfants en contact forcé et prématuré avec des croyances qui n’étaient pas celles de la famille. La Cour n’est pas de cet avis.

Il revient aux parents de transmettre à leurs enfants leur foi, s’ils le désirent. «Cependant, l’exposition précoce des enfants à des réalités autres que celles qu’ils vivent dans leur environnement immédiat constitue un fait de vie», a écrit la juge Marie Deschamps, au nom de ses collègues.

En d’autres mots, il n’est pas possible d’isoler ses enfants afin qu’ils ne se frottent pas aux réalités des autres. «Suggérer que le fait même d’exposer des enfants à différents faits religieux porte atteinte à la liberté de religion de ceux-ci ou de leurs parents revient à rejeter la réalité multiculturelle de la société canadienne et méconnaître les obligations de l’État québécois en matière d’éducation publique», a poursuivi la magistrate.

Par conséquent, la Cour suprême est d’avis que la commission scolaire n’a pas commis d’erreur en refusant d’exempter les élèves dont les parents le souhaitaient. «Les appelants n’ont pas fait la preuve que le programme ÉCR portait atteinte à leur liberté de religion», a-t-elle tranché.

Les parents déçus

S. L., la mère de confession catholique qui a porté sur ses épaules la cause, a confié trouver «décevant» et «anti-démocratique» le fait de ne pas avoir son mot à dire dans l’éducation de ses enfants. Elle a tenu à souligner en conférence de presse à Montréal qu’elle était en faveur de l’ouverture aux autres, mais pas par n’importe quel moyen.

«Ce cours n’est pas neutre, mais avant tout, il amène de la confusion chez mes enfants», a-t-elle répété. Il faut noter cependant qu’elle poursuivait cette bataille de façon théorique, parce que son enfant le plus vieux a depuis terminé le secondaire et que son plus jeune a été transféré dans une école privée qui n’offre pas le cours d’ÉCR.
«Jusqu’où devrons-nous aller pour se dire accueillants et tolérants? De là à en perdre notre identité propre?», s’est-elle demandé.

Son avocat Mark Phillips a pour sa part insisté sur l’opinion complémentaire des juges Louis Lebel et Morris Fish, qui émettent des réserves quant au contenu du cours et de son manuel, qui peut laisser «perplexe». Ces deux juges ont même ouvert une porte en affirmant qu’il «se peut que la situation juridique évolue au cours de la vie de programme ÉCR».

Québec applaudit

Éthique et culture religieuse est obligatoire pour tous les élèves du primaire et secondaire depuis septembre 2008. Il remplace le défunt cours d’enseignement religieux catholique et protestant, et son alternative, l’enseignement moral.

Avant même que le cours fasse son entrée sur les bancs d’école de la province, la ministre de l’Éducation d’alors, Michelle Courchesne, avait déclaré qu’aucune exemption ne serait permise. La Cour supérieure et la Cour d’appel ont tous deux rejeté les arguments des parents et donné raison à Québec.

Le gouvernement Charest a quant à lui applaudi aujourd'hui la décision favorable du tribunal. La décision du tribunal confirme hors de tout doute les mérites pédagogiques du cours, s’est réjoui la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, à l’occasion d’un entretien avec La Presse canadienne.

Selon Mme Beauchamp, les magistrats ont reconnu que le cours d’éthique et de culture religieuse, loin d’endoctriner les élèves, favorise plutôt le «vivre ensemble» et la tolérance «dans une société de plus en plus diversifiée».

Le cours d’ÉCR avait suscité la grogne de nombreux parents lors de son introduction alors que plus de 1000 demandes de dérogation avaient été formulées dès la première année.

Mais la controverse s’est apaisée au fil des ans. En 2011-2012, seulement une cinquantaine de parents ont soumis une requête en dérogation.

La ministre Beauchamp y voit la preuve que l’enseignement prodigué dans le cours suscite de plus en plus d’adhésion chez les parents.
Le fait d’enseigner aux enfants les préceptes des grandes religions du monde ne porte pas atteinte à leur propre liberté de religion ni à celles de leurs parents. La Cour suprême du Canada<br />
 
 
 
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  • Leproff - Inscrit
    17 février 2012 10 h 43
    La Cour danss le champ...
    «Éthique et culture religieuse (ÉCR) est obligatoire pour tous les élèves du primaire et secondaire depuis septembre 2008.»

    Ce cours ce devrait pas être plus obligatoire que le cours de catéchèse.

    C'est un cours très mal fait: vous le lirez. Il présente toutes les religions comme étant bonnes, et ne précise pas les côtés négatifs de ces religions. Le cours ne développe pas la liberté de penser ni l'esprit critique,.
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  • northernbud - Inscrit
    17 février 2012 10 h 59
    @Leproff
    D'accord avec vous en principe.
    Selon moi, de toute façon les religions ne devraient avoir aucune place dans les écoles publiques.
    Mais dans le cas présent, je me réjouis quand même. L'action qui avait été intentée provenait de gens qui voulaient abuser du système et étaient soutenus par l'archevêché et visait tout le système laïque. Il fallait absolument bloquer ça.
    Un mal pour un bien.
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    17 février 2012 11 h 00
    La Cour Suprême
    Honnêtement, si la Cour Suprême dit que ce cours-là est acceptable pour nous, est-ce que vous croyez que ça veut dire que ce cours-là est acceptable pour nous ?
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  • michel lebel - Inscrit
    17 février 2012 11 h 13
    Une décision-tendance!
    Tout dépend comment on voit les choses, quelle sensibilité religieuse on a. Si on dépasse le formalisme juridique et autres, si on a vraiment conscience de l'importance de la religion et du choix d'une religion donnée par les parents pour leurs enfants, on peut facilement arriver à une conclusion différente de celle des autorités judiciaires canadiennes. J
    Je suis ainsi à peu près sûr que la Cour suprême des États-Unis serait arrivée à une décision opposée à celle de la Cour suprême du Canada. Ce qui me fait dire que le Canada, surtout le Québec, est une société très sécularisée, où la religion de fait a peu de place dans l'espace public. Le juges canadiens ne font ici que réfléter cette tendance dominante. Tendance que je ne partage pas, mais que je constate.


    Michel Lebel
    Ancien professeur des droits et libertés de la personne
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  • Louis La Bonté - Inscrit
    17 février 2012 11 h 22
    Exit la fermeture de religion
    Présenter d'autres religions que celle des parents ne viole pas la liberté de religion, au contraire: elle ouvre les enfants à leur propre liberté de religion. Mais cela peut effectivement poser problèmes aux parents qui veulent imposer leur religion à leurs enfants. Est-ce ce qu'on appelle la liberté de religion?

    Pour ce qui est du cours, on ne peut pas dire qu'il est mal fait en soi: il est ce que l'enseignant en fait, et ma conjointe enseignante s'en sert justement pour amener ses élèves à développer leur liberté de penser et leur esprit critique.

    Les côtés négatifs, toutes les religions en ont, et c'est surtout lié à la crédulité des gens qui y est encouragée. Dans la religion catholique, par exemple, on utilise Thomas pour dire que c'est mal de douter en l'absence de preuves. Or, c'est le fondement de l'esprit scientifique.

    Le cours d'éthique et de culture religieuse, s'il est bien utilisé, permet justement de relativiser et de faire comprendre aux élèves qu'il est hasardeux de croire qu'une religion en particulier a la Vérité absolue, quelle qu'elle soit et quoi qu'en disent ses représentants (cf. le principe de l'infaillibilité papale).

    Si vous trouvez que ce cours en particulier est mal conçu, c'est en fait que tout le programme d'enseignement est imprécis, mal conçu et parfois contradictoire. Il revient donc aux enseignants de débroussailler le tout pour en faire quelque chose de formateur et de pertinent. C'est vrai pour ECR, pour le français et pour bien des matières...
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  • Notsag - Abonné
    17 février 2012 11 h 22
    Qui va payer pour cette guérilla judiciaire inutile
    Je me demande bien sur quelle base la Cour Suprême a accepter de recevoir cette cause.

    On devrait maintenant entreprendre des procédures contre ceux qui abusent ainsi du système judiciaire.
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  • Serge Plourde - Inscrit
    17 février 2012 11 h 24
    La dictature relativiste des juges de la Cour Suprême, adaptée au modèle ambiant et méprisant les droits universels
    Avec un tel jugement n'importe quel état totalitariste peut maintenant déformer la culture passée, et inventer une culture qui favorisera ses propres vues du moment.

    Les juges de la Cour Suprême du Canada ont clairement et unanimement nié le droit fondamental des parents à avoir un mot à dire, et en fait à avoir le dernier mot à dire quant à ce qui concerne la morale et la religion. Minimalement les parents ont tout à fait le droit de voir leur enfant exempté d'un cours qui và à l'encontre de leur morale et de leur foi/croyances.

    Les juges on iniquement approuvé l'intolérance étatique. Bref le totalitarisme d'état dans un domaine qui ne lui a jamais appartenu historiquement, sauf justement dans les états totalitaires. L'éducation des enfants revient en droit aux parents. Et l'état a comme devoir de favoriser cette éducation et non l'imposer unilatéralement comme le fait le gouvernement libéral, auquel adhèrent actuellement tous les partis politiques officiels, trop alléchés de pouvoir imposer leurs doctrines idéalistes déshumanisantes.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    17 février 2012 11 h 30
    Et voilà l'état totalitaire
    Les parents athées, agnostiques, croyants, n'en veulent pas de ce cours. L'état se mêle de ce qui ne le regarde pas... Qu'il laisse donc des périodes libres pour que les parents choisissent ce qu'ils veulent transmettre à leurs enfants: des valeurs d'humanisme laïc, d'agnosticisme, ou la croyance religieuse. Cela s'appelle la liberté de conscience... Chacun a le droit de transmettre ces valeurs à ces enfants. Mais enseigner, comme on le fait dans ce cours, que tout a une même valeur et que tout est respectable, c'est illogique, une véritable attaque contre l'intelligence et la capacité de raisonner de nos enfants.
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  • Veronic Proulx - Abonnée
    17 février 2012 11 h 43
    Suivre un cours pour en connaître les ficelles
    «présentation globale de diverses religions sans obliger les enfants à y adhérer».

    Pour l'avoir suivi, je dirais que ce cours est parfait pour notre système laïque. Nous sommes de plus en plus confronté à la présence de différentes religions, trop de personnes parlent sans savoir ce qu'elles représentent. Ce cours permet une introduction (INTRODUCTION) à ces croyances, offre un regard objectif... (si certains profs présentes ces religions comme étant bonne, c'est qu'il ne veulent pas être accusé, je peu comprendre)

    Voulez vous vraiment former le sens critique d'enfants en parlant de religion? Ce serait complètement absurde, ça les encouragerait à prendre position sur un sujet trop peu compris (c'est un cours d'introduction). Vous voulez leurs donner un cours de sociologie de l'Indouisme? Leurs apprendre que gandhi était misogyne? Que Abraham était près à tuer son fils pour Dieu? Que Dyonisos, prêchant l'agriculture, est tombé dans la bouteille? Que Allah n'encourage pas le port de la burca? Qu'il ne faut pas rester seul avec un archevêque quand on a dix ans?

    Soyons cohérent, je suis pour une société laïque, mais comment l'être sans connaître ce qui ne l'est pas. Comment apprendre sans commencer par la base. Il ne faut pas prendre les enfants pour des cons. Ou croire que les enfants restent des enfants; il vieillissent se renseignent et en apprennent plus... puis prennent position. En souhaitant qu'ils comprennent pourquoi il est idéal de croire en une philosophie plutôt qu'en un Dieu, il faut les laisser penser d'eux-mêmes.

    Gabriel Lapierre
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    17 février 2012 12 h 02
    Fin d'une parenthèse chrétienne dans l'Histoire ?
    Les croyances des sociétés humaines sont étroitement associées à leur vision de l'homme et à leur gouvernement.
    Avant, et hors de, la parenthèse chrétienne, l'autorité régalienne est aussi l'autorité morale et spirituelle.
    Le christianisme a innové avec la distinction entre Dieu et César, précisant bien que chacun a son domaine d'autorité. À Dieu et ses représentants, ce qui est absolu, soit, selon le Christ, la morale chrétienne; à César, l'ordre et le monopole de la coercition.
    Au lieu d'une autorité unique sur un territoire, on en vit ainsi coexister deux, avec chacune sa sphère d'influence propre. Et, naturellement, bien des tiraillements entre les hommes qui les dirigeaient - mais au bénéfice du peuple.
    La sphère de l'Église incluait les prolongements naturels de la morale, soit l'instruction et la charité, y compris la santé.
    Mais avec le temps la séparation aboutit à un État si indépendant du christianisme qu'il décida de l'évincer. Il s'appropria l'instruction, la santé, la charité.
    Le rêve de séparation s'avérait une utopie.
    Ultime concession à l'idée moribonde de séparation, l'État s'abstint à ce stade de s'arroger l'autorité morale et spirituelle.
    Provisoirement.
    Pour deux générations.
    Nous y sommes: C'est maintenant l'État qui exerce l'autorité sur la morale (on emploie le synonyme "éthique"), dans une spiritualité relativiste et nihiliste.
    Car morale et spiritualité sont indissociables, et au fondement de la société et de ses institutions.
    La boucle est bouclée, et on peut compléter la formule du début:
    Avant, hors de, ET APRÈS la parenthèse chrétienne, l'autorité régalienne est aussi l'autorité morale et spirituelle.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    17 février 2012 12 h 46
    Faut-il encourager cela?
    Savez-vous combien d'heures d'enseignement seront dispensées (gaspillées?) aux élèves du primaire et du secondaire pour le cours d'éthique et culture religieuse?

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec les idiosyncrasies de quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.

    Il est incroyable de constater que l’on accorde une telle valeur aux croyances le plus souvent farfelues des quelques 40 000 religions. L’humanité n’est pas sortie du bois. L’angélisme des chartes et le gouvernement des populations par les juges y sont pour quelque chose.

    Le programme d'Éthique et culture religieuse (ECR) est un autre avatar du multiculturalisme à la Trudeau. Il vise à confirmer les différences de ce qu’on appelle les communautés culturelles. Il faut éliminer ce programme et le remplacer par un vrai cours d’éthique.
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    17 février 2012 12 h 53
    @Louis La Bonté
    Que voulez-vous dire, quand vous affimez qu'aucune religion n'a la vérité ?
    Que la vérité n'existe pas, sauf en matière scientifique ?
    Pouvez-vous le prouver ?
    Mais alors, comment parler d'éthique ?
    Comment faire adhérer à une morale ?

    "Qu'est-ce que la vérité", disait Pilate à Jésus...
    Pas une valeur absolue, elle est combattue à chaque fois qu'elle indispose. Le christianisme en a fait une valeur cardinale. Qu'en sera-t-il après ?

    Le rejet du christianisme est une aventure qui devrait inquiéter aussi les partisans des libertés individuelles.
    Les sociétés chrétiennes se caractérisent par l'idée que chacun mène sa vie dans certaines limites. Bien des sociétés reposent au contraire sur l'idée d'abolir toute responsabilité individuelle.
    L'expérience montre le redoutable attrait de cette seconde option, et le monde en propose plusieurs formes dont certaines des plus radicales nous concernent déjà directement.

    Je vois pour ma part dans l'évolution récente uen reprise en main du pouvoir spirituel par le temporel.
    Pas de quoi être optimiste pour la vérité ou la liberté...
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  • ysengrimus - Inscrit
    17 février 2012 12 h 58
    Satisfecit
    Mon fils a suivi ce cours obligatoire dans une école secondaire de Montréal en 2009-2010. Bilan: satisfecit. On y faisait une passable promotion de l'athéisme et la "moralité" religieuse en prenait pour son grade. Quand on pense que ces gens s'autoproclament exclusifs détenteurs de la "morale".

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/01/16/un-cri-

    Entrons dans le siècle, une bonne fois…
    Paul Laurendeau
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    17 février 2012 13 h 11
    @Jean-Léon Laffitte
    "Mais enseigner, comme on le fait dans ce cours, que tout a une même valeur et que tout est respectable, c'est illogique, une véritable attaque contre l'intelligence et la capacité de raisonner de nos enfants."
    Certes.
    C'est le contraire de la pensée critique.
    D'autant plus que les faits sont fortement déformés pour accréditer l'égalitarisme.
    Le relativisme apprend à nier les faits, et préférer l'idéologie à la vérité.

    Pour autant, une privatisation complète de la morale et de la spiritualité est-elle compatible avec le maintien de la cohésion sociale ? Surtout dans un contexte où nous serons de plus en plus confrontés à la nécessité de justifier nos usages et nos institutions ?

    Je ne pense pas que le "droit acquis" puisse les pérenniser, tout au plus freiner leur abolition.On ne peut pas adhérer à des valeurs sans les croire absolues.
    Même pour les individus, le relativiste est une posture creuse.
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  • Alain Rioux - Inscrit
    17 février 2012 13 h 17
    Laïcité et manque de jugement de la cour suprême...
    "Suggérer que le fait même d'exposer des enfants à différents faits religieux porte atteinte à la liberté de religion de ceux‑ci ou de leurs parents revient à rejeter la réalité multiculturelle de la société canadienne et méconnaître les obligations de l'État québécois en matière d'éducation publique.

    — Extrait du jugement"

    On est loin de la laïcité, qui implique la neutralité de l'État et non le syncrétisme (multiculturalisme). La cour a, en cette matière, erré, pour des questions politiques, contraires au droit. Car, la liberté de religion, reconnue dans la Charte, a pour corollaire la laïcité de l'État et de ses institutions. Sinon, il y a endoctrinement syncrétiste, malgré le pouvoir subsidiaire des parents, en matière d'éducation, affirmé par la Magna Carta de l'O.N.U.(1948), texte aussi reconnu par la Charte. Donc, il revient au Législateur (fédéral et provincial) de resserrer ses lois, en matière de liberté religieuse. Car, la laïcité implique l'absence du religieux, au sein de la sphère publique, pas sa démultiplication! Espérons que le bureau de surveillance de la liberté religieuse, créée par Harper, fera son travail...
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  • Une pensee differente - Inscrit
    17 février 2012 13 h 26
    @ Veronic et aux autres
    Excellente decision de la Cour!
    Et excelent point Veronic.
    J'étais en train d'écrire en suivant la même idée et quand j'ai vu votre texte j'ai arreté.
    Je me suis dit que ceux qui sont contre, sont ceux qui aimerait garder la conaissance et implicitement les ficelles pour eux! Ceux qui sont contre sont ceux qui veulent que les enfants ne decouvrent pas tous ces contradictions avant d'être completement habité par une croyance!
    Mais, shuut... ceci ne doit pas être dit:) car il y a un moment déjà que nous sommes enseigné de ne plus dire la verité tel qu'elle est!
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  • Kisendor - Abonné
    17 février 2012 13 h 32
    Toutes les religions se ressemblent...
    Comme le MAc ou le PC, chacun à ses défenseurs et détracteurs...L'état n'a pas à choisir quelle religion est la meilleure. Pourtant. les grandes "vieilles" religions ont été reconnues par l'état, en reconnaissant les mariages religieux, par exemple.

    Que le créationnisne et la théorie de l'évolution soient mises côte à cote ne me surprend guère..
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  •  
  • Nelson - Inscrit
    17 février 2012 13 h 36
    Ce cours est une magoulle Charest-Commission des Écoles Protestantes et Catholiques.

    Pour contourner le caractère laique de l'école québécoise....et pour avoir des votes.

    Ce cours vais à l'encontre de la laicité vivement désiré par la grand majorité, pour finir avec les pagailles religieuses, et vivre en paix et harmonie.

    Séparation des église et l'État, sortir les religions de l'espace publique et sortir les religions des Chartes québécoise et Canadienne des Droits (leurs ''valeurs'' sont contraires à nos Lois) est désiré par la grand majorité de la population.
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  •  
  • Nelson - Inscrit
    17 février 2012 13 h 43
    Les profeseurs vont repondre quoi aux enfants qui demandent si la ''vie éternelle'' existe ???

    Les écoles sont pour apprendre des faits véridiques, scientifiques, démontrables aux enfants.

    Il ne faut parler aux enfants des choses sur lesquelles n'existe aucune, aucune preuve.

    Respectons les enfants...IL EST TRÈS ABUSIF parler aux enfants des choses que ne sont pas capables de comprendre.

    Laissons les ''croyances'' dans le cerveau des ''croyants'', et que ne sortent pas de là....et que n'arrivent surtout pas aux oreilles des enfants.
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  • Nelson - Inscrit
    17 février 2012 13 h 52
    Mêler éthique, religion et culture est simplement aberrant.

    Les religions sont l'affaire de la théologie.

    Éthique est du domaine de la philosophie.

    Culture doit être abordé par l'histoire, la anthropologie, la paléontologie, la sociologie.

    Si tout ça était pareil, pourquoi donc il y a plusieurs sciences ?

    L'école est pour former les enfants, donc, la rigueur intellectuel est indispensable.
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  • NickGP - Inscrit
    17 février 2012 14 h 01
    @Patrick Bougrelle
    Monsieur, ne voyez-vous pas l'ironie dans vos propres propos? Vous utilisez l'esprit scientifique en tentant de discréditer l'esprit scientifique.

    Non, la science ne peux pas tout expliquer, tout prouver. Pas encore. Mais elle essaie. La religion, elle, n'essaie pas. Elle croit déjà tout connaître, tout savoir. Elle rejette l'idée même de devoir prouver quelque-chose, préférant glorifier la foi aveugle. C'est là le réel danger: le rejet de la raison au profit de l'aveuglement volontaire.

    Je suis moi-même futur enseignant en histoire, et j'en connais assez pour pouvoir vous garantir qu'historiquement, mettre liberté et christianisme dans la même phrase n'a jamais fonctionné. Les sociétés chrétiènnes se sont charactérisés par leur xénophobie, leur homophobie, leur sexisme, leur indoctrination forcée, leur amour de la torture et leur intégrisme religieux. Des génocides entiers ont été commis au nom de l'amour de Dieu, alors vous m'excuserez si moi, en tant qu'historien, je célèbre "le rejet du christianisme".
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  •  
  • Gravelon - Inscrit
    17 février 2012 14 h 05
    catégorisation
    j'ai deux enfants qui suivent ce cours au primaire. Étant d'origine musulmane, je suis laique, et la religion n'occupe pas un espace important dans notre famille...sauf quand mes enfants ont été exposé à ce cours. Depuis, ils ne cessent de me demander ce qu'ils sont, sont-ils musulmans ou non, et si oui, pourquoi ne-nous pratiquons pas l'ilsam chez nous comme on le décrit dans le fameux cours...
    Bref, ce que je n'aime pas dans ce cours (mal foutu), c'est qu'il apprend à des enfants dont le développement cognitif ne s'est pas terminé que nous sommes tous soit chretiens, soit musulmans, soit juifs. Nous sommes donc des catégories, chacune se comportant de façon qui lui est spécifique. Ce cours enseigen aux enfants que lui est juif, l'autre est musulmans et l,autre est boudhiste, et c,est bien cela qui me dérange. Le pluralisme ne veut pas dire une addition de différences et de catégories. Je ne prone pas l'abolition de ce cours, mais je plaide pour de profondes améliorations du contenu.
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  •  
  • René Girard - Abonné
    17 février 2012 14 h 14
    Une décision sur un cours pas très éthique
    Ça ne brime peut-être pas la liberté religieuse mais ce n'est pas éthique. Depuis plus de trois cent ans l'éthique ne devrait plus se baser sur la religion qui a été dépassé par la connaissance scientifique. Ce que la science a démontré depuis a jeté à terre les fondements de la religion. Les gens qui veulent continuer à y croire, libre à eux, mais l'État devrait se mettre à l'heure de la connaissance scientifique et ajuster l'éthique en fonction des données de cette connaissance. Pourquoi nos valeurs devraient-elles s'appuyer sur des croyances dépassées? Avec l'enseignement des religions indifférencié on est en train de 'fucker' la tête de nos jeunes, leur faisant croire qu'ils peuvent prendre les valeurs qui leur plaisent dans tout ce panorama religieux.
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  • Leproff - Inscrit
    17 février 2012 14 h 48
    Les juges ont erré...
    La dame demandait simplement un «accommodement», une exemption... à ce cours qu'elle ne veut pas pour ses enfants, comme certains ne voulaient pas du cours de catéchèse. Et pourtant, le gouvernement, et les commissions scolaires, accommodaient à tour de bras toutes les demandes. Encore aujourd'hui, si un enfant ne veut pas de cours de musique, on l'accommode en lui bouchant les oreilles. Mais, dans le cas de la dame de Drummondville, les honorables jugent affirment que le cours ne nuit pas, qu'elle n'a pas fait la preuve que... etc, etc... sans répondre à la question:

    L'ENFANT PEUT-IL ÊTRE EXEMPTÉ ??


    C'est cette même Cour, il y a quelques années qui a autorisé les parents d'un jeune Sihk à suivre ses cours tout en portant son «kirpan» , qui est un poignard, et aussi une arme. Alors, si je comprends bien, les juges de la Cour suprême sont prêts à accommoder toutes les religions, sikh, islamique, mais pas la religion catholique.

    Est-ce que ça peut être assez clair?
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  • Bonhomme7heures - Inscrit
    17 février 2012 14 h 52
    C'est aux parents et aux églises d'enseigner la religion, pas à la société laïque
    La cour suprême vient de confirmer que c'est aux parents et aux églises que revient le droit, la liberté et la responsabilité d'enseigner la pratique religieuse aux enfants, et non à la société et aux écoles laïques.

    La cour a examiné le programme et, sur la base des faits, a établi que l'enseignement de l'éthique et de la morale dans un contexte séculaire, et la présentation des différentes cultures religieuses qui existent dans le monde et au Québec en particulier, est tout à fait approprié, et ne contrevient pas à la liberté de l'expression religieuse et d'adhérer à la foi de chaque individu.

    L'obligation de participer à ce cours a l'effet bénéfique d'enseigner aux enfants le respect pour ceux qui adhèrent à une religion différente de la leur, ou qui sont agnostiques ou athés. La participation à ce cours montre que ceux qui n'appartiennent pas à notre religion ont aussi une morale et une éthique, et favorisera une société plus inclusive.

    Bien sûr, il y aura toujours des maladresses, comme celle, apparemment de bonne foi, de ce professeur de musique, mais qui ne fait pas d'erreur de temps en temps?
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    17 février 2012 15 h 11
    Le doute en science
    La science cultive le doute, et remet en question constamment ses découvertes (le darwinnisme, par exemple), alors que les grandes religions monothéismes (ne remettront jamais en question le créationnisme) croient à la Vérité, à la Révélation d'un prophète, qui devient dogme ou croyance éternelle. Le science en est bien loin, et heureusement pour l'intelligence de l'espèce humaine!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    17 février 2012 16 h 02
    Exemption et accommodement
    Y en a qui ne comprennent pas. Y a-t-il un règlement interdisant aux catholiques d'entendre parler d'autres religion ou d'athéisme? En tout cas, j'ai suivi la bonne vieille catéchèse, dans les années 70, et on parlait déjà de ces sujets. Donc, je ne vois pas en quoi un accommodement serait nécessaire.
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  • b3come - Inscrit
    17 février 2012 16 h 06
    Très bonne décision
    J'applaudis les juges pour cette décision et tiens a préciser que ce cours n'a pas été créer dans l'intention de convertir ou de brimer les droits de étudiants et leur parents. Pour ceux qui sont mécontent de cette décision, je tiens à préciser que ce cours est beaucoup mieux que ce qu'il y avais dans le passé. Vous vous souvenez surement du cours de cathéchese dans les écoles primaires et secondaires qui faisait en sorte que les étudiants n,avais aucun autre choix que de prendre le cours de moral. Pourquoi enseigner la religion catholique dans des écoles publiques ou une bonne parties des étudiants ne pratique pas cette religion? Je tiens aussi à préciser que le cours d'éthique et culture religieuse n'a pas pour but de parler en profondeur des différentes religions mais bien de faire connaitres les differents religions qui ont forgé le Quebec. Personnellement, je ne vois aucun mal à cela.
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  • Pascal Barrette - Abonné
    17 février 2012 16 h 19
    Former le jugement
    Je suis d'accord avec la décision de la Cour suprême. Tout système d'éducation ne peut ignorer la question religieuse. Les êtres les mieux informés sont ceux en mesure de se former un jugement sur toute vision du monde, croyante ou athée.

    Ma formation, par le biais de la culture gréco-latine, m'a appris à penser. Son principal défaut est d'avoir été apologétique, ne valorisant presqu'exclusivement que le monolithique thomisme catholique. Le cours «Éthique et culture religieuse» élargit la lorgnette en faisant état des diverses visions du monde. Le fondamentalisme délétère qui afflige des segments de toutes les religions, ne peut être désamorcé que si on en comprend bien ses mécanismes de pensée dont les principaux sont la fixité et l'absolutisme, ancrés dans la vision d'une seule époque, voire d'un seul lieu, d'un seul «prophète», d'un seul «sauveur».

    Si l'on veut comprendre notre «village global», on doit regarder les fondements historiques des diverses pensées auxquelles s'abreuvent encore bon nombre de ses «villageois». Il revient à l'école de déclencher cet intérêt, ce goût de savoir ce qui s'est passé et se passe encore, notamment dans la tête des dirigeants et disciples des principales confessions.

    Pascal Barrette
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    17 février 2012 16 h 23
    Très bonne nouvelle, passons à une autre étape
    La décision des juges était attendue et ne surprendra pas personne. J'espère maintenant que les autorités passeront à une autre étape; celle de mieux former les étudiants du primaire et du secondaire aux rudiments de la recherche scientifique. Nous sommes noyés dans les médias par des élucubrations émanant des pseudo-sciences alors qu'un public toujours trop nombreux se révèle incapable d'y distinguer le vrai du faux. La liste est longue: produits naturels, homéopathie, psychisme, tables tournantes, peurs irraisonnées des OGM ou des ondes électromagnétiques, publicités trompeuses à propos du vieillissement ou de l'alimentation...
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  • François Ricard - Abonné
    17 février 2012 17 h 39
    La Cour suprême fidèle à elle-même
    La charte des droits canadienne est toute axée sur le multiculturalisme. Ce jugement de la Cour suprême s'inscrit tout simplement dans ce parti pris de la charte. Une décision, par le fait même, biaisée et partiale.
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  • Leproff - Inscrit
    17 février 2012 18 h 23
    Les juges à Trudeau
    Dans le jugement de ces juges «canadian» coast to coast, on sent des relents du muslticulturalisme trudeauiste, qu'ils reprennent en choeur!

    Quand est-ce que les Québécois vont se doter d'une vraie constitution, comme celle du Canada, où il nous sera possible de fabriquer nos propres lois.

    Je n'ai jamais été autant déçu d'être québécois qu'aujourd'hui!
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    17 février 2012 18 h 33
    Suprématie de Dieu; Anomalie d’un autre âge
    Les juges de la Cour suprême auront bien un jour ou l’autre à se dépêtrer avec cette anomalie d’un autre âge : la « suprématie de Dieu », qui est mise en exergue dans la Charte canadienne des droits et libertés.

    Ainsi, qu’on le croit ou non, la Partie I de la Charte canadienne des droits et libertés débute par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu ... » (*).

    Suprématie de Dieu sur qui et sur quoi, on ne le dit pas, mais on sait que beaucoup de religions font de la suprématie de Dieu la base de leur argumentaire.

    Ainsi, dans l'Islam, le principal message du Coran est l'absolue suprématie de Dieu, qui doit se manifester non seulement dans la vie privée ou individuelle mais aussi dans la vie sociale et politique de la collectivité.

    Dans la religion juive ultra-orthodoxe, il y a cette volonté de sacraliser jusqu'aux actions quotidiennes les plus banales et de souligner sans cesse l'absolue suprématie de Dieu.

    Et dans le christianisme, on se souvient du « Dieu le veut ! » qui autorisait (et même commandait) tout.

    Cet argumentaire de la suprématie de Dieu a conduit à beaucoup de dérapages dans l'Histoire, dérapages qui se continuent encore de nos jours dans certaines sociétés. L'intégrisme, le dogmatisme et l'obscurantisme ne sont pas loin quand on met en exergue la suprématie de Dieu, et ce, quelles que soient les religions qui s'en réclament.

    Un grand ménage s’impose dans la Charte pour éliminer cet anachronisme et affirmer la laïcité de l’État!

    (*) (Voir : http://lois.justice.gc.ca/fr/Const/annex_f.html#I )
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  • René Girard - Abonné
    17 février 2012 19 h 13
    @Solange Bolduc
    Vous dites : "La science cultive le doute, et remet en question constamment ses découvertes". Ce n'est pas tout à fait exact, la science doute dans un premier temps pour alimenter la recherche qui la fera parvenir à découvrir des vérités qu'elle ne mettra plus en doute par la suite. C'est la science et non la religion qui a découvert que la Terre tournait autour du Soleil et cela est devenu incontestable. C'est la science et non la religion qui a découvert la biologie humaine. Si on en était resté à la religion, comme plusieurs hélas il faut s'en chagriner, on croirait encore à Adam et Éve ou à la création en 7 jours. Certains disent aussi, pour ne pas donner raison à la science (quelle mauvaise foi!) qu'il ne faut pas prendre les supposés vérités révélées à la lettre puisqu'elle relève du symbolique. Alors ils avouent donc, même si ce n'est que du bout des lèvres ou même s'ils ne le veulent pas, que la science a raison.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    17 février 2012 21 h 02
    Respecter les convictions des parents...
    J'ai des convictions chrétiennes et cela ne m'intéresse pas du tout que ma fille en bas âge soit soumise pendant 11 années scolaires (primaire et secondaire) à cette poutine de relativisme religieux qu'est le ECR.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    17 février 2012 21 h 55
    La religion se transmet par l'exemple de la compassion...
    On sait que pour réussir dans le monde on doit connaître au moins 3 langues, en Europe c'est 5. Des parents francophones qui défendraient à leurs enfants d'avoir des cours d'anglais ou d'Espagnol seraient considérés comme rétrograde et pas adapter au monde moderne.
    Cela ne m’empêche pas de parfaire le français de mes petite enfants en même temps.

    Pour ce qui est de la religion, cela fait partie de ce qu'on doit savoir pour pas réagir en fou quand quelqu'un d'une autre religion nous dit des façon de faire qui ne sont pas les mêmes que dans notre religion. Exemple nous c'était le poisson le vendredi , les musulmans c'est pas de porc !

    Dans ce monde ouvert et multi- ethnique avec multi-langage il y a multi-religion, qu'il faut comprendre mais on est pas obligé d'y adhérer et les parents peuvent continuer à la maison des enseignements par l'exemple de sa religion.

    En fait je ne pense pas que l'exemple de ces parents qui refusent que leurs enfants aient un autre enseignement ou au moins connaissent le pourquoi des diverses religions soit très catholique, c'est manqué de respect envers autrui et montrer sa peur que son exemple de vie ne soit pas le meilleur.

    Ce n'est pas avoir beaucoup de foi en sa religion et sa façon d'agir et son exemple de vie, que de penser que parce que mon enfant connait d'autre religion il vas ne plus pratiquer celle qui pour moi est la meilleur...
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  • Roland Berger - Abonné
    17 février 2012 22 h 34
    Et l'autre liberté ?
    Les cathos ne ménagent aucun effort pour défendre la liberté de religion. Il ne leur vient jamais à l'idée que nombre d'individus tiennent plutôt à conserver ou à obtenir la liberté de ne pas être importunés par la religion, n'importe quelle religion. Qui manque d'ouverture d'esprit d'après vous ?
    Roland Berger
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  • Leproff - Inscrit
    18 février 2012 07 h 18
    En parlant de concepts...
    «Les juges de la Cour suprême auront bien un jour ou l’autre à se dépêtrer avec cette anomalie d’un autre âge :»

    Pauvres juges! Ils ont peine à répondre à qune question simple d'un parent qui n'accepte pas le contenu d'un programme d'études; imaginez quand ils auront à jongler avec un concept aussi intuitif que l'existence de Dieu!

    Monsieur St-Arnaud, vous ferez un excellent juge puisque, comme les juges, vous errez dans votre propos. Les parents qui ne veulent pas du cours ÉCR n'en veulent pas car il ne répond pas aux attentes académiques des parents.

    Et, comme professeur en exercice, je leur donne raison. Ce cours est une bouillie intellectuelle que les chats ne voudraient même pas!
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