Les grèves étudiantes prennent de l'ampleur
La ministre Line Beauchamp déplore le grabuge au cégep du Vieux-Montréal
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Hier midi, des étudiants de l’Université de Montréal ont tenu une manifestation devant l’hôtel Sheraton, au centre-ville de Montréal, où la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, prenait la parole.
Le mouvement de grèves étudiantes s'amplifie et plusieurs facultés tiendront des assemblées générales dans les prochaines semaines afin de gonfler les rangs des associations en débrayage.
Stéphanie Tougas, secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), s'est montrée insistante: l'augmentation des droits ne passe pas auprès de la population étudiante.
Hier midi, des étudiants de l'Université de Montréal ont tenu une manifestation devant l'hôtel Sheraton, au centre-ville de Montréal, où la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, prenait la parole dans le cadre d'un événement portant sur la persévérance scolaire organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Actuellement, environ 10 000 étudiants sont en grève. Lundi prochain, ce nombre pourrait doubler, à l'issue de nouveaux mandats obtenus par d'autres facultés. «Le budget sera présenté en mars, il n'est donc pas trop tard. Nous allons continuer d'augmenter la pression. Lundi, nous serons 20 000 en grève», a mentionné Mme Tougas, soutenant que plusieurs associations doivent aussi tenir des assemblées générales dans les prochaines semaines.
Grabuge dans le Vieux-Montréal
Alors que les étudiants universitaires ont manifesté bruyamment et sans grabuge, 37 étudiants du cégep du Vieux-Montréal étaient détenus pour avoir occupé et vandalisé leur établissement, en plus de s'en être pris aux policiers. Ces étudiants, appréhendés dans la nuit d'hier, feront face à des accusations. Huit d'entre eux sont mineurs.
L'établissement est fermé jusqu'à nouvel ordre. Aucun accès n'est autorisé et il en sera de même pour toutes les activités habituelles et les services normalement offerts au pavillon principal et au centre sportif.
Les représentants de l'Association générale étudiante du cégep du Vieux-Montréal (AGECVM) ont en main un vote de grève obtenu jeudi soir pour dénoncer la hausse prévue des droits de scolarité.
La ministre réagit
Mme Beauchamp a tenu à dénoncer le dérapage survenu au cégep du Vieux-Montréal, le qualifiant d'«inacceptable». Le gouvernement reconnaît le droit de manifester, mais celui-ci doit s'exercer dans le respect des lois, a-t-elle martelé.
La ministre a par ailleurs remis en question l'importance de la contestation. «Le mouvement qui a été enclenché représente en ce moment vraiment une minorité d'étudiants», a-t-elle estimé lors d'un point de presse après son discours.
Line Beauchamp a souligné que certains étudiants, notamment ceux du cégep de Sherbrooke, ont voté contre la grève. «La plus grande perturbation [pour les grévistes], ça sera dans leur propre vie, a-t-elle affirmé. Ça veut dire un jour devoir reprendre les cours ratés de soir, de week-end et l'été. C'est un pensez-y-bien.»
La hausse des droits de scolarité vise entre autres à empêcher que la «valeur» des diplômes québécois baisse par rapport aux autres décernés dans le monde, a soutenu Mme Beauchamp.
À partir de l'automne 2012, les droits doivent augmenter de 325 $ par année, et ce, sur une période de cinq ans. La mesure s'accompagne d'une bonification du régime de prêts et bourses.
Stéphanie Tougas, secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), s'est montrée insistante: l'augmentation des droits ne passe pas auprès de la population étudiante.
Hier midi, des étudiants de l'Université de Montréal ont tenu une manifestation devant l'hôtel Sheraton, au centre-ville de Montréal, où la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, prenait la parole dans le cadre d'un événement portant sur la persévérance scolaire organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Actuellement, environ 10 000 étudiants sont en grève. Lundi prochain, ce nombre pourrait doubler, à l'issue de nouveaux mandats obtenus par d'autres facultés. «Le budget sera présenté en mars, il n'est donc pas trop tard. Nous allons continuer d'augmenter la pression. Lundi, nous serons 20 000 en grève», a mentionné Mme Tougas, soutenant que plusieurs associations doivent aussi tenir des assemblées générales dans les prochaines semaines.
Grabuge dans le Vieux-Montréal
Alors que les étudiants universitaires ont manifesté bruyamment et sans grabuge, 37 étudiants du cégep du Vieux-Montréal étaient détenus pour avoir occupé et vandalisé leur établissement, en plus de s'en être pris aux policiers. Ces étudiants, appréhendés dans la nuit d'hier, feront face à des accusations. Huit d'entre eux sont mineurs.
L'établissement est fermé jusqu'à nouvel ordre. Aucun accès n'est autorisé et il en sera de même pour toutes les activités habituelles et les services normalement offerts au pavillon principal et au centre sportif.
Les représentants de l'Association générale étudiante du cégep du Vieux-Montréal (AGECVM) ont en main un vote de grève obtenu jeudi soir pour dénoncer la hausse prévue des droits de scolarité.
La ministre réagit
Mme Beauchamp a tenu à dénoncer le dérapage survenu au cégep du Vieux-Montréal, le qualifiant d'«inacceptable». Le gouvernement reconnaît le droit de manifester, mais celui-ci doit s'exercer dans le respect des lois, a-t-elle martelé.
La ministre a par ailleurs remis en question l'importance de la contestation. «Le mouvement qui a été enclenché représente en ce moment vraiment une minorité d'étudiants», a-t-elle estimé lors d'un point de presse après son discours.
Line Beauchamp a souligné que certains étudiants, notamment ceux du cégep de Sherbrooke, ont voté contre la grève. «La plus grande perturbation [pour les grévistes], ça sera dans leur propre vie, a-t-elle affirmé. Ça veut dire un jour devoir reprendre les cours ratés de soir, de week-end et l'été. C'est un pensez-y-bien.»
La hausse des droits de scolarité vise entre autres à empêcher que la «valeur» des diplômes québécois baisse par rapport aux autres décernés dans le monde, a soutenu Mme Beauchamp.
À partir de l'automne 2012, les droits doivent augmenter de 325 $ par année, et ce, sur une période de cinq ans. La mesure s'accompagne d'une bonification du régime de prêts et bourses.
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