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La Cour suprême déboute les parents

Le cours d'éthique et de culture religieuse n'entrave pas le droit à la liberté de conscience et de religion

Lisa-Marie Gervais   18 février 2012  Éducation
Selon les neuf juges de la Cour suprême du Canada, les parents n'ont pas su démontrer que le contenu du cours et la façon dont il était enseigné portait atteindre à leurs droits fondamentaux.
Photo : Sean Kilpatrick
Selon les neuf juges de la Cour suprême du Canada, les parents n'ont pas su démontrer que le contenu du cours et la façon dont il était enseigné portait atteindre à leurs droits fondamentaux.
Aucun élève ne pourra se soustraire au cours Éthique et culture religieuse (ECR), a statué hier à l'unanimité la Cour suprême du Canada. Le plus haut tribunal du pays déboute ainsi un couple de parents de Drummondville qui voulaient exempter leurs enfants du cours, sous prétexte qu'il brimait la liberté de religion et mélangeait les enfants dans leur foi, ici chrétienne.

Selon les neuf juges de la Cour, les parents n'ont pas su démontrer que le contenu du cours et la façon dont il était enseigné portait atteindre à leurs droits fondamentaux. Le but formel du ministère de l'Éducation n'était pas de «transmettre une philosophie fondée sur le relativisme ou d'influencer les croyances particulières des jeunes», ont soutenu les juges. Enfin, le fait de soutenir qu'exposer des enfants à diverses religions porte atteinte à la liberté de religion «revient à rejeter la liberté multiculturelle du Canada et à méconnaître les obligations du Québec en matière d'éducation publique».

Toutefois, le revers n'est pas complet pour les parents qui souhaitent pouvoir retirer leurs enfants de ce cours. Bien que la preuve soit insuffisante, deux des neuf juges affirment que le cours ECR pourrait éventuellement être contesté au nom du droit et de la liberté de religion. C'est d'ailleurs à cela que se raccrochent les parents défaits et les organismes religieux les appuyant.

L'avocat des parents, Mark Phillips, conclut à un «match nul». Selon lui, le gouvernement a échoué «puisque tout s'est joué sur le fardeau de la preuve». «À terme, il importe aux Québécois de demeurer vigilants, car le dossier n'exclut aucune contestation qui, elle, serait couronnée de succès», a-t-il indiqué en conférence de presse.

La déception se lisait sur le visage des parents, qui ont porté la cause à bout de bras depuis 2008. «Je suis très triste parce que je pense que les conséquences de cette décision sont graves», a dit l'appelante dans cette cause identifiée par ses initiales, S.L., en vertu d'une ordonnance de non-publication. Soulignant qu'elle acceptait par dépit la décision de la Cour suprême, cette mère de famille a également affirmé qu'elle allait continuer à demander l'exemption et considérer de retirer sa progéniture de l'école pour leur enseigner à la maison.

«Les juges nous accusent de ne pas avoir démontré que le cours portait un préjudice grave à nos enfants, mais qui est bien placé pour en juger? Nous vivons dans une société laïque et c'est bien, mais comme individus, pouvons-nous être solidaires dans nos convictions religieuses et nos racines historiques? Jusqu'où devrons-nous aller pour nous dire accueillants et tolérants? De là à perdre notre identité?» a demandé tout haut S. L.

Longue bataille judiciaire

Cet arrêt de la Cour suprême met ainsi fin à une longue bataille judiciaire que des parents de Drummondville, encouragés par la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), avaient entreprise contre la commission scolaire des Chênes en 2008, alors que le cours ECR devenait obligatoire.

Imité par d'autres familles notamment de Granby et Valcourt, le couple s'était entendu avec la commission scolaire pour retirer leurs enfants pour le temps que durait le cours d'éthique et de culture religieuse. Cela n'était pas chose facile au primaire, où l'enseignant n'est pas tenu de dire à quel moment il aborde les thèmes qui lui sont propres. Les enfants du couple n'ayant au final que très peu fréquenté le cours, prouver que celui-ci avait permis d'immiscer le doute dans leur foi chrétienne a été d'ailleurs difficile et n'a pas aidé la cause des parents, ont relevé les juges.

Après s'être butés au refus des autorités scolaires d'accorder une exemption à leurs enfants, les appelants se sont tournés vers les tribunaux. La Cour supérieure a rejeté leur requête sur toute la ligne et la Cour d'appel a carrément refusé d'entendre la cause. Deux fois rabroué, le couple a estimé qu'il avait une chance en s'adressant au plus haut tribunal du pays. Et rebelote.

Les parents qui ont mené la cause ont fait valoir que le cours ECR «banalisait» les religions et faisait disparaître leur caractère sacré. «Ce cours n'est pas neutre, mais avant tout, il amène de la confusion chez l'enfant», a soutenu S. L., qui déplore qu'il soit enseigné aux enfants dès le primaire. «Je ne suis pas contre les objectifs de ce cours, mais contre la façon dont il est donné. Toutes les vérités ou croyances ne s'équivalent pas selon moi.» Elle n'exigeait pas l'abolition du cours, mais bien le droit d'exemption, comme il était accordé aux témoins de Jéhovah et aux athées à une certaine époque, rappelle-t-elle.

Père de deux enfants au primaire, Patrice Gagnon abonde en ce sens. «Le cours fait la promotion des croyances et de la philosophie amérindienne de façon disproportionnée par rapport au christianisme. Ils ne sont pas si nombreux que ça», a-t-il souligné en qualifiant le cours de «buffet chinois qui vient mélanger nos enfants alors qu'ils sont trop jeunes». «Ç'aurait été quoi de nous accorder l'exemption? Le ministère a peur d'ouvrir la porte et que ça devienne un raz de marée», a poursuivi cet enseignant de métier. Il y aurait eu environ 2000 demandes d'exemption au cours d'éthique et de culture religieuse selon la CLE.

La présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Jean Morse-Chevrier, demande au gouvernement à ce que le cours soit offert en option. «On demande à nos dirigeants de reconsidérer ce cours qui offense les convictions de tant de gens et qui apporte tant de détresse aux enfants», a-t-elle déclaré.

Réactions politiques

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, s'est dite «très satisfaite» de la décision de la Cour suprême. «Il n'y a pas de preuve que le cours ECR porte atteinte à la liberté de religion. Les juges précisent que ce cours-là fait une présentation globale des différentes religions, mais que ce n'est pas de l'endoctrinement ou de la transmission de foi. [...] Ils disent même que le cours peut contribuer à la tolérance. On est contents, car ils ont bien compris les visées du cours», a-t-elle dit, en entrevue au Devoir.

Accueillant favorablement le jugement, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, croit que devant les interrogations que suscitent le cours, la ministre a l'obligation d'en faire le bilan et de procéder à des ajustements. Saluant l'unanimité du jugement, le député de la Coalition avenir Québec (CAQ) Éric Caire a annoncé que son parti révélerait au cours des prochains jours une position très claire sur la place de l'enseignement de la religion à l'école, histoire de relancer le débat sur cette question.

 
 
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  • Finton Wade - Inscrit
    18 février 2012 06 h 29
    Le juges accusent les parents?

    «Les juges nous accusent de ne pas avoir démontré que le cours portait un préjudice grave à nos enfants, mais qui est bien placé pour en juger? Nous vivons dans une société laïque et c'est bien, mais comme individus, pouvons-nous être solidaires dans nos convictions religieuses et nos racines historiques? Jusqu'où devrons-nous aller pour nous dire accueillants et tolérants? De là à perdre notre identité?» Que c'est triste! Premièrement, je ne vous pas en quoi c'est bon pour un enfant de savoir ce qui ce passe dans d'autres religion! Pourquoi le ministère de l'Éducation impose t il cela?
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  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit
    18 février 2012 07 h 31
    Revenir au Temps de Duplessis-Léger ? JAMAIS !
    Bravo à la Décision Unanime de la Cour Suprême concernant l'Enseignement ou le Cours ÉCR !

    De cette Décision, ce Mot :

    Autrefois, notamment du Temps de Duplessis-Léger, tout le Monde était OBLIGÉ de suivre le Cours de Religion (Histoire de l'Église, Histoire Sainte, Catéchisme), un Cours dont son Orientation et sa Pratique étaient "Carrément" d'inspiration "Catholique" ou "Ultra Cathos" !

    Lors de la Révolution dite "Tranquille", et du Rapport Parent, des Cours de Religion (tjrs "Cathos") ou de Morale (ou Éthique) y apparaissaient graduellement, laissant le Choix aux Parents d'inscrire leurs enfants là où ils les voulaient.

    Aujourd'hui ou de ce Jour, et après quelques Améliorations portées au Contenu de ce genre de Cours, il est d'avis que les Enfants doivent connaître, ou du-moins y "Flirter", l'Ensemble des Religions (Bases) ce, du point vue d'Éthique Religieuse (ou de quelque-chose s'y apparentant) ce, sans Obligation d'Adhésion ou d'Influence de la Par de Quiconque y assistant, croyant ou non !

    Des Réactions des Parents, de la Coalition et de l'Avocat sur cette Décision de la Cour Suprême, que penser, qu'ajouter ?

    Revenir au Temps de Duplessis-Léger ? JAMAIS ! - 18 février 2012 -

    ps.: Si avions eu ce Choix de Cours, aurions préféré suivre un Cours sur le Judaïsme, la Torah, le Talmud !
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  • Kris13104 - Inscrit
    18 février 2012 08 h 31
    La laïcité
    La laïcité n'est pas de combattre les religions mais de défendre leurs pratiques, autant que l'athéisme, pourvu que ces convictions n'aillent pas aux règles de la société et aux modes de vie couramment admis,
    L'étonnant tient des manifestation d'hostilité qui souvent se réclamait de Dieu pour défendre «leur» religion, la catholique, qui doit être reconnue comme unique. La seule aberration est que le catholicisme fait partie des religions «abrahamiques», comme l'islam et le judaisma, Ce Dieu là n'est donc pas exclusif et connaitre les autres religions surtout de même origine est une ouverture d'esprit que certes les
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  • Richard Guillemette - Inscrit
    18 février 2012 09 h 45
    Où est le pays libre dans lequel je croyais vivre?
    Pour ce qui me concerne, cet un jour triste pour la liberté des Québécois et qui démontre que notre gouvernement a le contrôle de nos enfants; ils ne vous appartiennent pas, vous n’êtes pas les pédagogues, ils appartiennent à l’état.

    La cour suprême a décidé unanimement que nous ne pouvons plus diriger selon nos enfants selon nos valeurs, étant une nation qui est devenue esclave de ce qu’on appelle le « multiculturalisme ».

    Pour ce faire, une partie de nos élus hypocrites ont dû changer, de façon subtile et sournoise, l’article 41 de la charte québécoise des droits, pour nous imposer ce glaive sous la gorge.

    Peut-être cette décision vous réjouit, mais vous devriez considérer plutôt que pour tout ce que vous appelez maintenant « vos droits » ou liberté, nos élus peuvent amender nos droits, en sourdine comme ils l’ont fait pour le cas présent, pour nous en passer une belle, sans que vous la voyez venir.
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  • parade21 - Abonné
    18 février 2012 10 h 18
    Rejeter la liberté multiculturelle du Canada?
    Cette phrase de la Cour suprême est très révélatrice de la culture canadienne et de sa politique multiculturelle. Et on sait maintenant les difficultés que cela pose en termes d’intégration à la société d’accueil. Nous n’avons qu’à nous tourner vers la patrie de cette politique, Le Royaume-Uni, pour en constater les effets. Et l’onde de choc a aussi atteint les côtes de ce pays.

    Le Canada et le Québec n’ont toujours pas une véritable charte de la laïcité pour bien déterminer ce qui distingue l’Église de l’État. Nous, au Québec, qui avons fait le choix d’avoir des commissions scolaires non confessionnelles, sommes assujettis à cette approche multiculturelle par cette énième décision de la Cour suprême. Toutes les communautés culturelles ont droit à une petite part de ce gâteau multiculturel au sein du cours ECR. Une vraie Tour de Babel.

    Cette récente décision de la Cour suprême s’ajoute à la longue liste de ce fossé qui s’élargit entre la vision conservatrice du Canada et celle progressiste du Québec. Nul besoin de forcer la réalité politique canadienne à nous conduire vers notre conclusion collective, l’indépendance. La culture canadienne nous y précipite à la vitesse grande V.

    La culture canadienne et la culture québécoise sont véritablement distinctes et non complémentaires. Dorénavant, depuis l’arrivée des Conservateurs au pourvoir à Ottawa, ces deux cultures s’opposent. L’article de Guillaune Bourgault-Côté d’aujourd’hui le démontre éloquemment. Je me sens de plus en plus à l’étroit dans ce corset multiculturel et politique canadien.

    La grande question est : franchirons-nous collectivement cette ligne mince entre l’assujettissement politique et culturel et notre liberté politique et culturelle?
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  • lise bélanger - Abonnée
    18 février 2012 10 h 20
    Tolérance @ M. Wade
    Je crois que la religion chrétienne enseigne la tolérance. Tolérance envers autrui, respect de l'autre etc...

    Sur ce principe, compte tenu du multiculturalisme présent au Québec, nous québécois respectons les valeurs religieuses des autres et ne pouvons leur imposer nos valeurs ni prétendre que notre religion est meilleure que la leur.

    Nos enfants côtoient autant de gens de religions diverses, qui sont leur compagnons de classe et de jeu.

    Le multiculturalisme a sonné le glas de notre identité chrétienne dominante chez nous.

    Il ne reste qu'une solution ;a mon avis, la laïcité dans les écoles.
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  • Noudjali - Inscrit
    18 février 2012 10 h 25
    La foi des autres et la musique brésilienne
    La position de tout croyant est intenable dès qu'il dévalorise la foi d'autrui. S'il peut mettre celle-ci en doute, rien n'empêche l'autre de lui réserver le même traitement. Le croyant est donc forcé d'admettre que toutes les croyances sont de valeur égale. D'un point de vue anthropologique, tout culte est syncrétique, toute religion issue de traditions multiples, comme l'illustrent chaque année la crèche, Jésus, les Mages, le sapin, et même la barbe blanche que le Père Noël a pris chez Dieu le père.
    C'est exactement ce que redoutent les parents qui contestent le cours Éthique et culture religieuse : la pluralité des croyances. Or, la foi est un phénomène universel, aussi varié dans son expression que la langue ou la musique. Viendrait-il à l'idée de ces parents, bien intentionés au demeurant, d'interdire à leurs enfants l'accès à une langue seconde ou à la musique brésilienne?
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  • Jacques-Antoine N - Inscrit
    18 février 2012 11 h 00
    ABOLITION ET CONSÉQUENCE DES ÉCOLES CONFESSIONNELLES PATRIMONIALES DU QUÉBEC SANS CONSTITUTION.
    Cet exercice législatif fédéral a démontré que l’avortement ne se pratique pas exclusivement sur les mères porteuses d’enfants pour se faire tuer dans le sein de sa maman pour le motif que son papa et sa maman ne sont pas humain au moment de la copulation résultant d’une fécondation d’ovule et d’un développement embryonnaire qui n’est pas humain. Dans notre science juridique antimonarchique au Canada, l’être humain sans conception prend son existence après l’accouchement et se termine au moment de la copulation entre le mâle et la femelle. Bref, l’être humain n’a pas de conception et ne peut mourir ou perdre une vie sans conception. Depuis que le Québec a créé l’article 95 du Code de procédure civile du Québec en 1882 afin de corriger le Comité Judiciaire du Conseil Privé de la Reine qui avait rendu jugement UNILATÉRAL sans demander l’avis et sans que soit invité le Procureur général du Québec à se présenter devant le Comité Judiciaire. Ce jugement a provoqué le Gouvernement du Québec puisqu’il allait contre le partage des compétences constitutionnelles entre le Parlement du Canada et la Législature bicamérale du Québec à l’époque. www.jacquesantoinenormandin.org tel: 450.204.7880
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  • NickGP - Inscrit
    18 février 2012 11 h 05
    L'Ironie des choses
    Présenter les aspects communs et différent de plusieurs religion sans en promouvoir une en particulier encourage la liberté de religion: elle donne aux jeunes le pouvoir de décider eux-même des croyances auquels ils adhèrent.

    Ce que les parents veulent, c'est retirer la liberté de religion à leurs jeunes. Ils veulent leur imposer la leur. C'est leur droit, vous me dites? Certe. Mais n'aller pas insulter notre intelligence en prétendant le faire au nom de la liberté de religion. Ça, ça s'appelle mentir.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 11 h 05
    La décision est très superficielle
    La décision est très superficielle et ne règle rien sur le fond, la juge Deschamps ne fait que ressortir les poncifs multiculturalistes (étrange que les nationalistes québécois applaudissent) ils ne commentent AUCUNE expertise.

    Le plus grave dans ce jugement est qu'il hausse considérablement la barre pour les parents qui devraient demander une exemption (faut d'abord que tes enfants aillent au cours que tu opposes et puis te baser sur un programme flou avec trois philosophes et théologiens en ta faveur c'est pas assez et analysé un seul manuel c'est pas assez). Ceci devrait inquiéter tout parent un peu original qui veut aller contre le système.

    Mais où sont les rebelles des années soixante ?
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  • lise bélanger - Abonnée
    18 février 2012 11 h 35
    Tolérance, réponse à M. Wade
    La tolérance, le respect de l'autre sont des vertus que nous enseigne la foi chrétienne.

    C'est de là que vient notre ouverture au multiculturalisme. Nous respectons la religion de l'autre.

    Selon ce principe, on ne peut imposer la foi chrétienne comme étant dominante dans notre société multiculturelle.

    C,est un choix qui résulte de l'héritage politique de P.E. Trudeau et de la Cous suprême du Canada qui a suivi cette politique au nom des libertés individuelles et fondamentales de la Charte canadienne des droits et libertés.

    C'est sur ce choix que la société canadienne a assis son identité culturelle.

    On ne peut revenir en arrière et imposer notre propre culture ou religion dans nos institutions publiques. À moins d'invoquer des accommodements raisonnables.

    Ce qui pourrait être le cas de ces parents chrétiens qui se sentent lésés.

    Je crois que leurs enfants ont droit à un enseignement dans les écoles publiques et il ne reste qu'un seul choix: demander la laïcité des écoles puisque l'on ne peut revenir en arrière et demander l'exclusivité de l'enseignement chrétien ou catholique dans nos écoles par respect pour les autres cultures religieuses.
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  • Pascal Barrette - Abonné
    18 février 2012 11 h 45
    Former le jugement
    Je suis d'accord avec la décision de la Cour suprême. Les êtres les mieux informés sont ceux en mesure de se former un jugement sur toute vision du monde, croyante ou athée.

    Le cours «Éthique et culture religieuse» fait état des diverses visions du monde. Le fondamentalisme délétère qui afflige des segments de toutes les religions, ne peut être désamorcé que si on en comprend bien ses mécanismes de pensée dont les principaux sont la fixité et l'absolutisme, ancrés dans la vision d'une seule époque, voire d'un seul lieu, d'un seul «prophète», d'un seul «sauveur».

    Si l'on veut comprendre notre «village global», on doit regarder les fondements historiques des diverses pensées auxquelles s'abreuvent encore bon nombre de ses «villageois». Il revient à l'école de déclencher cet intérêt, ce goût de savoir ce qui s'est passé et se passe encore, notamment dans la tête des dirigeants et disciples des principales confessions.

    Pascal Barrette
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  • Johanne Fontaine Johanne Fontaine - Abonnée
    18 février 2012 11 h 50
    @Richard Guillemette
    "Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit : "Parle-nous des enfants".

    Alors il répondit :

    "Vos enfants ne sont pas vos enfants.

    Ils sont les fils et les filles de la Vie qui a soif de vivre encore et encore.

    Ils voient le jour à travers vous mais non pas à partir de vous,

    Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.

    Vous pouvez leur donner votre amour mais pas vos pensées.

    Car ils pensent par eux-mêmes.

    Vous pouvez accueillir leurs corps mais non leurs âmes,

    Car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez visiter, même dans vos rêves.

    Vous pouvez vous évertuer à leur ressembler, mais ne tentez pas de les rendre semblables à vous.

    Car la vie ne va pas en arrière ni ne s'attarde avec hier.

    Vous êtes les arcs par lesquels sont projetés vos enfants comme des flèches vivantes.

    L'Archer prend pour ligne de mire le chemin de l'infini, et vous tend de toute Sa puissance pour que Ses flèches s'élancent avec vélocité et à perte de vue.

    Et lorsque Sa main vous ploie, que ce soit alors pour la plus grande joie ;

    Car de même qu'Il aime la flèche qui fend l'air, Il aime l'arc qui ne tremble pas."
    Extrait de l'oeuvre universellement connue de Khalil Ghibran,
    Le Prophète; copiée-collée à partir d'un site internet répondant à la recherche Le Prophète Khalil G(h)ibran
    Johanne Fontaine
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  • Johanne Fontaine Johanne Fontaine - Abonnée
    18 février 2012 12 h 12
    Liberté de conscience: un droit fondamental bafoué par les religions
    Si doit perdurer le cours
    "Ethique et Culture religieuse"
    je suggère à nos commis
    du Ministère de l'Éducation,
    qu'on retranche l'adjectif et
    le désigner dorénavant
    sous le vocable
    "Ethique et Culture" .

    Et je m'explique:

    Si la religion constitue une véritable Culture,
    si la "culture religieuse" ne s'appuie pas
    tel que je le pense,
    sur une inadmissible
    et réprouvable
    violation de conscience,
    il sera loisible
    d'y traîter de traditions religieuses
    comme de tout autre fait de société.

    Johanne Fontaine
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  • Roland Berger - Abonné
    18 février 2012 12 h 16
    À Richard Guillemette
    Désolé. La Cour suprême est allé dans le sens de ce que pensent de plus en plus de Québécois et Québécoises : Les enfants ne sont pas la chose des parents que ces derniers peuvent mouler à leurs préjugés religieux. Ces enfants ont le droit de savoir qu'il existe d'autres religions, qui ne sont ni pires ni meilleures que le catholicisme.
    Roland Berger
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  • Roland Berger - Abonné
    18 février 2012 12 h 18
    Le maintien de l'identité
    Un grand nombre de Québécois semblent penser qu'il leur faut être de quelque façon indéfinie catholiques pour garantir leur identité québécoise. En 2012, cette identité peut très bien s'affirmer autrement que par le crucifix à l'Assemblée nationale.
    Roland Berger
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 12 h 27
    Ceux qui sont pour ce cours
    À la lecture des commentaires ci-dessus.

    Ceux qui sont pour ce cours veulent en fait que l'école permettent aux enfants de choisir une autre religion ou conception philosophique que celles des parents.

    Ils prouvent que le jugement de Mme Deschamps est vraiment assez faussement naïf : non, non le cours est neutre, il n'oblige pas d'adhérer à une religion, mais il empêche bien la transmission de la religion des parents apparemment ou du moins c'est ce que souhaite les gens « neutres ».
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  • NL - Inscrit
    18 février 2012 12 h 39
    Protection de la jeunesse
    L'éducation spirituelle des enfants, c'est, peut-être, l'affaire des parents dans leur droit de libre conscience, mais la protection de la jeunesse contre des parents irréligieux, c'est l'affaire de l'État.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    18 février 2012 13 h 02
    Oui, mais
    Un cours sur la culture religieuse dans le monde, rien contre, je n'ai rien non plus contre des cours sur les littératures ou les musiques du monde, ou l'art précolombien. Mais infliger ONZE ANS de ces cours à nos jeunes, ça ressemble à de l'endoctrinement religieux, comme si la religion avait été la seule production valable de l'esprit humain, un bonbon politiquement correct pour consoler les nostalgiques -- un bonbon que ces derniers ne semblent même pas apprécier. Ce cours pourrait être donné un an seulement au secondaire et le reste remplacé par des cours d'initiation aux cultures et à d'histoire du monde, à la géographie, à l'économie, aux scienes et aux technologie.
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  • Nado - Inscrit
    18 février 2012 13 h 03
    Choisir les cours de ses enfants en fonction de ses croyances...
    Ainsi, des parents veulent avoir le choix d'exempter leurs enfants de certains cours parce qu'ils jugent que ceux-ci briment leur liberté de croire à ce qu'ils veulent; ils se sentent attaqués dans leurs convictions... Et si, par exemple, je demandais que mes enfants soient exemptés du cours d'histoire du Québec parce que je juge que ce cours fait la promotion d'un nationalisme qui brime mes convictions fédéralistes? Attendez... encore mieux... si je suis un Canadien d'origine immigrée qui demande que ses enfants soient retirés du cours d'histoire du Canada parce que cela fait en sorte qu'il sont confronté à des valeurs «autres» qui risquent de leur faire perdre leur identité profonde... Je me demande ce que ces parents me répondraient...
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 13 h 08
    Connaissance .... puis jugement de valeurs
    Roland Berger :

    «Ces enfants ont le droit de savoir qu'il existe d'autres religions,»

    Personne ne le dispute, voyez les propos de l'avocat des parents http://www.xn--pourunecolelibre-hqb.com/2012/02/de et de la mère avant dans le National Post (il y a un an ou deux, puis un chapitre dans un livre de MédiasPaul).


    « qui ne sont ni pires ni meilleures que le catholicisme.»

    Ah, mais la Cour suprême ne le dit pas ça car cela aurait causé un tollé.

    Bien que c'est à mon avis ce qui motive son raisonnement très superficiel : pas de neutralité absolue, mais ce cours ne me choque pas avec les pièces au dossier.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 13 h 32
    Le maintien de l'identité par le gauchisme ?
    À Roland Berger,

    Dites-nous quelle est cette identité québécoise ? Le progressisme des Bostoniens et des Américains des deux côtes le français ?

    Vous pensez que le français va tenir longtemps avec une immigration croissante qui n'a aucune attache émotive à cette langue et que vous allez rendre identiques socialement et philosophiquement à ces côtes américaines ?

    Ça ne tiendra pas.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    18 février 2012 15 h 03
    Liberté!
    Le jour est triste pour la liberté? Ah! Je ne savais pas que transmettre une idée des différentes croyances et valeurs dans le monde pouvaient brimer quoi que ce soit. Sans entrer dasn tout le débat qui eu lieu sur ce cours, il importe de rappeler que situer les différentes croyances en leur contexte historique est fondamental. Question de faire connaître ce que les humains ont concocté depuis le temps. Car que l’ on veuille ou pas, il y a diverses façons de voir le monde. Un des problèmes qui peut survenir, c’est la question du dogmatisme et du fanatisme. Note: si on est vraiment libre, on est souverain et non assujetti à une puissance extrinsèque au monde -- médiatisée ici par tant et tant de clercs!
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  • NL - Inscrit
    18 février 2012 15 h 30
    Une épreuve supplémentaire dans le processus d'édification nationale!
    Si la foi catholique est au cœur de l'identité nationale, ce cours trouvera probalement sa voie dans la Tradition de l'Église.

    Des forces et des grâces pour l'élévation des cœurs!
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  • Alain Rioux - Inscrit
    18 février 2012 15 h 37
    Cour suprême et démocratie...
    "Toutefois, le revers n'est pas complet pour les parents qui souhaitent pouvoir retirer leurs enfants de ce cours. Bien que la preuve soit insuffisante, deux des neuf juges affirment que le cours ECR pourrait éventuellement être contesté au nom du droit et de la liberté de religion. C'est d'ailleurs à cela que se raccrochent les parents défaits et les organismes religieux les appuyant."

    Heureusement! Sinon, ce jugement serait, lui-même, anti-constitutionnel. De plus, lorsqu'on évoque la laïcité, il n'est pas question que de la simple et superficielle neutralité de l'État.

    C'est, d'abord et avant tout, la question du nerf de notre société démocratique, articulée sur la notion de délibération, manifestée par le suffrage universel. Car, la délibération est la cheville qui permet l'auto-constitution-et dédoublement-de la société, en personne morale (Etat) et physique ( citoyens). De sorte que, si le coefficient de notre cohésion politique repose sur la notion de délibération, alors, cela revient à affirmer que l'État n'a d'autre identité que celle de la liberté de tous et de chacun.

    C'est pourquoi, il doit être et demeurer neutre, institutionnellement, face à TOUTES les religions ou idéologies, ne favoriser ni n'interdire, en tout ou en partie, quelque opinon ou choix que ce soit, sinon la liberté elle-même. Autrement dit, un État non-neutre n'est pas démocratique. Voilà, tout l'enjeu du débat: vivre et laisser-vivre!...
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  • Richard Guillemette - Inscrit
    18 février 2012 15 h 45
    Les valeurs sont-elles relatives?
    Mes enfants n’ont pas été élevés dans les garderies à 5 ou 7 $; c’était une question de choix, tout comme je respecte les autres choix que je n’appuie pas.

    Ma mère, lorsque nous étons jeunes, a choisi d’attendre que tous ses enfants soient écoliers avant d’aller sur le marché du travail, parce que mon père ne pouvait avoir de travail régulier; c’était un choix et je lui suis reconnaissant. Pourtant, elle aurait eu beaucoup plus de raisons que la majorité des gens de la génération actuelle pour contribuer au revenu. C’est une question de choix et de valeur.

    Je reconnais le fait que les valeurs de nos sociétés ont changé, cela n’empêche pas ces valeurs d’être discutables. Pour moi, ce n’est pas parce que la majorité acquiesce à un moule que je vais m’y conformer.

    Je respecte votre choix, mais vous ne respectez pas mon choix d’être un pédagogue pour mes enfants; vous m’imposez la souffrance que l'État en soit le pédagogue.
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  • NickGP - Inscrit
    18 février 2012 17 h 59
    @Fr. Delplanque: "Hey oui!"
    Je ne m'avancerais pas à parler pour d'autres, mais personellement je dois dire que vous avez bien compris ma position sur le sujet.

    En effet, je suis contre l'endoctrination, sous toutes forme. Pour moi l'idée que le terme "liberté de religion" veuille réellement dire "license d'endoctrination pour les parents" me semble complètement farfelue.

    Rien ne leur empêche de transmettre leurs valeurs à leurs enfants, mais ce qu'ils aimeraient c'est que ceux-ci n'aient pas le choix de s'y conformer. Moi, ça, je suis contre.

    Il est possible de convaincre vos jeunes d'embracer votre culture sans les y forcer. Pourquoi ne pas essayer?
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  • NickGP - Inscrit
    18 février 2012 18 h 12
    @ Richard Guillemette
    Monsieur Guillemette. Je respecte énormément votre dédication envers vos enfants, mais cette "souffrance" est imposée à tout les enfants de tout les parents. Celà s'appelle "l'école obligatoire jusqu'à 16 ans".

    Quand vous confiez vos enfant au système d'éducation, vous acceptez le fait que d'autres devront enseigner à vos enfants. Si celà ne fait pas votre affaire, vous être libre d'entreprendre un certificat en pédagogie afin de pouvoir enseigner légalement à vos enfants à la maison.

    Maintenant que celà est établis, comprenez que ces enseignants doivent faire face non pas à une, mais à de multiples cultures. De ce faits, des décisions doivent être prises au niveau du contenu qui ne feront pas l'affaire de tous: celà s'appelle un compromis.

    Ainsi, en science, nous enseignons le Darwinisme (l'évolution). Pour certains, celà va à l'encontre de leur croyance (les créativistes), et pourtant leurs enfants ne peuvent être exempts des cours de science. Nous ne pouvons créer un système différent pour chaque élève. Si vous ne voulez pas que votre fils fasse le cours, il n'y a aucun problème. Mais après ne demandez pas qu'il reçoive un diplôme qui contient ce cours au curriculum. Cela s'appellerais du favoritisme.
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  • DeBeau - Inscrite
    18 février 2012 19 h 40
    Usurpation!
    Malgré ce que disent les bien-pensants et tous ceux qui discréditent les parents sous prétexte qu'ils "endoctrinent" leurs enfants, ce sont les parents qui sont les premiers responsables de leurs enfants. Et non l'État. Surtout en matière de religion et d'éducation.

    Le gouvernement du Québec aurait dû, dès le départ, donner la possibilité aux parents de pouvoir exempter leurs enfants. Mais s'il ne l'a pas fait, c'est précisément parce qu'il a voulu usurper le droit des parents.

    Ce cours a été présenté comme une belle opportunité d'ouverture aux autres religions et s'inscrit dans la vision multiculturaliste ambiante. Et plusieurs de ceux qui n'en veulent pas sont accusés d'être fermés sur eux-mêmes. La belle affaire! On voit bien là la dictature de la pensée unique.

    Nul besoin de ce cours pour en apprendre sur les autres religions. Il y a bien d'autres endroits où s'informer qui sont plus fiables. Car l'école est loin d'être neutre en cette matière, comme on cherche à nous le faire croire. D'autant plus que les enseignants abordent la matière avec leurs préjugés propres.

    Redonnons donc aux parents le droit de décider ce qui est mieux pour leurs enfants. Ce n'est pas à tout un chacun ni à l'État de décider à la place des parents.
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  • Minona Minona - Inscrite
    18 février 2012 20 h 41
    Diversité uniforme
    Même si je crois qu'on ne devrait pas imposer une religion aux enfants, je n'aurais aucun problème avec le fait de leur parler des religions mais je crois qu'on aurait dû incorporer ce genre de connaissances aux cours d'histoire et de géographie plutôt que d'y consacrer un cours spécifique qui s'étale sur 11 ans. De plus, il y a plusieurs irritants dans le cours d'ECR:

    -il présente l'éthique et la religion comme indissociable

    -il fait peu de place à l'athéisme, le déisme, l'agnosticisme et l'apostasie

    -il n'encourage pas le positionnement critique face au concept de religion

    -il présente les religions comme fondamentalement bonnes

    -il garde le silence sur l'intégrisme religieux

    -il laisse entendre que tout les adhérants à une même religion ont forcément les mêmes coutumes et le même code vestimentaire

    Par ailleurs, le but avoué du cour n'était pas tant d'ouvrir les esprits que "d'ébranler la suffisance identitaire". Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Fernand Ouellet, l'un des "pères" du cours d'ECR. Étant donné que la seule vision du multiculturalisme qui soit encouragée au Québec est celle glorifie la différence au point d'encourager le replis identitaire des nouveaux arrivants, je suppose que le cours d'ECR s'adresse en fait surtout aux enfants occidentaux de culture catholique, les seuls dont on considère que l'identité les rend "suffisants"... Ébranler leur identité les rend plus réceptifs à une idéologie qui efface leurs repères culturels pour mieux y substituer une identité composite uniforme.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 22 h 47
    Un certificat en pédagogie ?
    À NickGP :

    « Si celà ne fait pas votre affaire, vous être libre d'entreprendre un certificat en pédagogie afin de pouvoir enseigner légalement à vos enfants à la maison.»

    Vous êtes mal renseigné, il ne faut pas de certificat de pédagogie pour enseigner à son enfant à la maison.

    Vous ne comprenez pas que le Code civil dit bien que le parent est le premier éducateur et qu'il confie son enfant au professeur comme un tuteur temporaire de son autorité. L'école sert le parent, le parent n'est pas au service de l'État.

    Notons enfin que la certificat en pédagogie à mon sens et d'expérience ne garantit en rien une bonne éducation, mais plutôt un formatage des étudiants qui en sortent.

    Où sont les anciens rebelles ici ?
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 22 h 51
    L'État force
    NickGP

    «Il est possible de convaincre vos jeunes d'embracer votre culture sans les y forcer. Pourquoi ne pas essayer?»

    Mais l'école et son programme partial est justement un obstacle. Et on FORCE les enfants à suivre le cours, à dialoguer, à remettre en cause ses valeurs familiales pour arriver sur sa supervision à des consensus qu'il juge correct (multiculturel, relativiste, "tolérant", enfin on ne tolère évidemment pas tout, uniquement ce qui va dans le sens du vent).

    Pourquoi ne pas essayer de ne pas forcer les enfants des autres à y assister ?

    Qui est l'endoctrineur de masse ici ?

    Vous devriez être du côté des petits face à l'État envahissant et contraignant. Ne voyez-vous pas que l'État a remplacé l'Église catholique ?
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  • Airdutemps - Inscrite
    19 février 2012 07 h 58
    Endoctrinement
    Pas d'endoctrinement ?????

    Que pensez-vous de l'endoctrinement au multiculturalisme canadien et à la laïcité ?

    Tout est endoctrinement. La liberté à l'état pur n'existe pas.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    19 février 2012 08 h 37
    À Minona Minona: ça commence bien... ça finit mal.
    Je suis entièrement d'accord avec l'ensemble de vore propos, sauf le dernier paragraphe.

    Premièrement, je ne crois pas que, comme vous l'avez écrit, ce cours s'adresse aux enfants occidentaux, mais bien Québécois. Je trouve aussi qu'il est abusif de confondre culture et religion comme plusieurs le font également. ici. Ce fâcheux travers amène justement les Québécois d'autrefois à défendre une identité religieuse, bien qu'ils aient majoritairement abandonné leur religion, plutôt que culturelle ou linguistique. C'est aussi ceux là qui sont souvent suffisants et méprisants envers des religions dont ils ne veulent voir que les travers.

    Si les ECR ont des pères ils ont aussi une mère et non la moindre, Mme Marois. En effet, elle est à l'origine de cette "matière", comme je l'ai appris dans un article de l'Actualité (2007, je crois) consacré à la laïcité comparative à travers le monde. Alors je doute fort que son intention et son travail allaient dans le sens que vous le prétendez...

    Je me répète, tous ce que vous reprochez à ces cours, dans la première partie de votre texte et tout à fait exact, c'est cela qu'il faut corriger dans les ECR. La religion et la culture sont deux choses différentes, même si la culture influence la religion et vice versa: on a qu'à prendre le Liban, pays à majorité musulmane et les pays du Golfe: j'oserais dire qu'il s'agit de deux planètes à des années lumière l'une de l'autre; la religion catholique orthodoxe russe et la religion catholique québécoise (dit la blague, considérant les nombreuses sorties et positions (pour ne pas dire dérives) de l'abbé Gravel, qui en d'autres territoires aurait probablement dû défroquer il y a longtemps...
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  • Michele - Inscrite
    19 février 2012 10 h 05
    Vivre-ensemble dans une société qui a changé
    Le discours de S.L. m'a touché parce que ses convictions sur ce cours sont fortes et malgré que je ne partage pas son analyse du cours, cette dame a vraiment lutté jusqu'à la fin pour être entendu. C'est désolant parce que ce cours vise à éduquer au vivre-ensemble.

    À ce stade, il serait étonnant que les initiateurs de la poursuite entendent raison. Toutefois, une erreur de fond se glisse dans leur vision des choses, ils n'ont pas compris la théorie des savoirs qui orientant les programmes.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    19 février 2012 10 h 53
    Un oubli...
    Conclusion de mon dernier commentaire, il est grand temps de se donner une charte de la laïcité, neutre et équitable, qui nous évite ces dérives et histoires rocambolesques...
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    19 février 2012 11 h 52
    À Michele
    « Toutefois, une erreur de fond se glisse dans leur vision des choses, ils n'ont pas compris la théorie des savoirs qui orientant les programmes.»

    Expliquez-vous svp.
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  • NickGP - Inscrit
    19 février 2012 15 h 57
    @Fr. Delplanque
    La nature partiale du cours? Mon cher monsieur, vous n'avez pas compris ce dont il s'agit ici: la plainte portait spécifiquement sur le caractère IMpartial du cours. Il offre aux jeunes de l'information sur plusieurs cultures (culture), plusieurs religion (dont la leur), sans faire la promotion d'une en particulier.

    Je vous suggère de vous renseigner sur la nature du problème avant de vous embarquer dans le proverbial "bandwagon".

    P.S. l'école au Québec est 100% obligatoire avant l'âge de 16 ans. Vous pouvez leur enseigner ce que vous voulez à vos enfants, mais vous ne pouvez prendre en charge leur éducation "officièle" à moins d'être certifié.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    19 février 2012 17 h 38
    @NickGP
    P.S. l'école au Québec est 100% obligatoire avant l'âge de 16 ans. Vous pouvez leur enseigner ce que vous voulez à vos enfants, mais vous ne pouvez prendre en charge leur éducation "officièle" à moins d'être certifié.


    C'est tout simplement faux.

    http://www.acpeq.org/fr/legalite.html
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  • Guylisle - Abonné
    19 février 2012 17 h 41
    Charte de la laïcité
    @Céline A. Massicotte
    Sauf erreur de ma part, la Laïcité doit défendre la liberté de religion! Par conséquent, pour un mieux vivre-ensemble au Québec, le cours ÉCR est un excellent outil pour ce faire.
    Guy Vézina
    Racine
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  • Democrite101 - Inscrit
    19 février 2012 18 h 12
    Améliorons la culture humaine par les sciences humaines

    Bonne décision de la Cour.

    Il reste maintenant à finir le travail.

    La partie, «Culture religieuse», du cours ECR est de la propagande sympathique pour la religion et elle ne peut nullement rapprocher les jeunes des différentes communautés. D'ailleurs, elle ne devrait pas poursuivre cet objectif, car il est balkanique c’est-à-dire communautariste. Beau futur libanais pour le Québec !

    Le vrai objectif pédagogique à poursuivre est de former une communauté, je dis bien «une», de citoyens libres et démocratiques dont l'origine (du Canada et des USA, et de tout l'Occident démocratique) est celle des Lumières.

    «Lumières» veut dire l'opposé de l'obscurantisme religieux, trop borné et ignorant pour accepter même Darwin ! Et encore moins Eliade, Onfray, Comte-Sponville, Bourdieu, Reeves, Jacquard, Morin et les autres.

    Ce cours rend sympathique les religions qui violentent les femmes et musèlent les plus brillants intellectuels des sociétés humaines, hier en Occident et aujourd’hui ailleurs dans le monde.

    Ce cours est plombé d'obscurantisme et sympathise avec lui.

    La partie religieuse doit être remplacée par les éléments des sciences humaines (psychologie, anthropologie, politique, sociologie, histoire) qui meublent et éclairent le choix éthique. Une bonne philosophie s’est d’abord inspirée par les sciences, non par les mythes infantiles, des fictions puériles.

    Ce n'est pas au bedeau et au dévot de Jean Charest qui nous donnera un vrai cours d’Éthique au secondaire. Les femmes de son gouvernement sont des carriéristes qui n’ont pas le courage de l’affronter sur ce point. Elles savent pourtant les horreurs que subissent partout au pays (le cas Shafia est extrême) les fillettes et les jeunes adolescentes québécoises.

    Il faut attendre sa défaite aux prochaines élections, ou espérer un vrai courage féministe de sa députation féminine

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie; ancien professeur du cours d’Éthi
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  • Nelson - Inscrit
    19 février 2012 18 h 54
    Qu'est qu'ils font aux écoles les délires de certains ?.

    Dans les cas de professeurs, comment ils peuvent aborder les religions des autres, les religions qu'ils ne croient pas ?.

    Comment aborder des religions que ne font pas partie des sciences, ni de la nature, ni de l'Univers.

    Comment aborder à l'école des choses qui fonctionnent par la ''foi'', par la ''croyance'', par n'importe quoi sauf des preuves vérifiables dans la réalité ?.

    Comment aborder avec les enfants des intuitions, des imaginations, des coups de coeurs, des états d'âme, des espoirs, des aspirations...que ne sont pas celles des professeurs ?.

    Quoi dire des ''vies éternelles'', des choses ''tout- puissantes'', des ''créateurs'' de tout en sachant hors de toute doute que l'Univers vient du Big Bang ?.

    Une fois de plus, les délires dehors des écoles et de l'espace publique !!!

    Et si possible, que ces délires ne sortent pas du cerveau des propriétaires de ces délires.
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  • Francine Tremblay - Inscrit
    19 février 2012 19 h 09
    Quand l'éducation se transforme en endoctrinement
    Bravo aux tribunaux ! Vous avez fait comprendre aux parents que le cours vise simplement à forger le regard des jeunes sur le monde. En d'autres mots, le cours sert à changer la façon de penser des québécois pour mieux-vivre ensemble.

    On n'aura pas pris au sérieux les parents puisqu'à l'époque ou ils ont retiré leurs enfants de ce cours qui impose les balises de la réfection et de la manière de penser des jeunes, ceux-ci n'étaient pas encore assez stigmatisé par les effets du programme. La voie est maintenant ouverte à uniformiser la manière de penser de tous les jeunes du Québec. Pour le Mieux vivre ensemble!!! Ça sent étrangement les discourt de Staline! pour le bien du peuple....

    Si les parents avaient confiance dans les tribunaux, aujourd'hui je crois qu'ils changeront leur stratégie. La dénonciation des affres du cours d'éthique et de culture religieuse ne fait que commencer. Jusqu'ici les parents attendaient de voir le dénouement de la cause de Drummondville.

    De plus, les parents pourront se baser sur le jugement afin de scruter si le cours déroge à ce qu'il prétend être mais aussi à ce que la cour décrit comme une violation concrète aux chartes ou à la liberté de religion.
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  • Jacques Beausejour - Inscrit
    21 février 2012 06 h 56
    Le cours ECR et la liberté des parents
    Je participe aux activités de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) comme directeur de la campagne de financement 2011-2012 (http://coalition-cle.org/ ). Je désire que les parents retrouvent soit leur droit de choix concernant le cours d'ECR ou soit l’abrogation de la loi constituant le cours ECR. J'appuie tous les parents qui veulent faire reconnaître leur droit de refus pour leurs enfants à suivre ce cours. Depuis 1976 j’ai travaillé à l’indépendance du Québec maintenant je travaille pour l’indépendance des parents du Québec. Je félicite les parents qui défendent leur droit de liberté concernant leurs enfants. L’État doit-il dominer les parents et être responsable des enfants du Québec? L’État du Québec est-elle devenu une dictature? Vive les parents libres au Québec!

    Premièrement, le cours ECR est un cours qui veut développer le multiculturalisme chez les étudiants je ne comprends pas le Parti Québécois dans son aveuglement. Pourquoi accepterions-nous de renier notre identité en passant les étudiants aux cribles des accommodements? S’ouvrir aux autres c’est bien mais le cours ECR veut obliger les jeunes à renier leur identité sous le couvert des accommodements.

    Deuxièmement, je préfère appuyer un parti politique qui respectera soit le choix des parents pour leurs enfants ou qui abolira simplement le cours ECR pour le remplacer par un autre cours. Que ce soit un cours d’histoire du Québec, ou par le remplacement des heures allouées au cours ECR par des heures pour l’étude du français, des mathématiques, de la musique ou un autre cours.

    Jacques Beauséjour, professeur retraité et premier député du Parti Québécois du comté d’Iberville 1976-1985
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