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Les enseignants devront franchir les piquets de grève, selon Québec

Jean Martin Aussant dépose pour sa part une pétition contre la hausse des droits de scolarité

La Presse canadienne   18 février 2012 22h03  Éducation
Hier midi, des étudiants de l’Université de Montréal ont tenu une manifestation devant l’hôtel Sheraton, au centre-ville de Montréal, où la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, prenait la parole.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Hier midi, des étudiants de l’Université de Montréal ont tenu une manifestation devant l’hôtel Sheraton, au centre-ville de Montréal, où la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, prenait la parole.
Demander aux enseignants du collégial de franchir les piquets de grève en cas de boycott des cours par les étudiants ne fait qu'envenimer la situation, estime le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.


Le bureau de la sous-ministre à l'Éducation a envoyé une lettre aux directeurs des cégeps, rappelant les «droits et devoirs» des établissements et suggérant aux enseignants de continuer à «offrir la formation», même si les étudiants entament un mouvement de grève contre la hausse des droits de scolarité.

M. Bureau-Blouin a estimé que le ministère jette de l'huile sur le feu, puisque les associations étudiantes maintiennent de bonnes relations avec les directions et les regroupements d'enseignants.

Il a ajouté que la FECQ tente de s'entendre avec le milieu pour que la grève et les moyens de pression ne nuisent pas trop aux étudiants et que le tout reste pacifique. Selon lui, le ministère pose un geste désespéré, qui pourrait provoquer la dégradation de la situation.

De son côté, Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ), s'est dit scandalisé par cette lettre. Au cours d'une entrevue au quotidien montréalais La Presse, il a accusé le ministère de l'Éducation de tenter de mettre des bâtons dans les roues des étudiants.

Selon lui, le ministère encourage les directions de collèges à forcer les professeurs à offrir les services même s'il manque les deux tiers ou les trois quarts des étudiants. Il soutient plutôt qu'il faut respecter les piquets de grève. Comme en 2005, il suggère que les cours annulés à cause d'un éventuel débrayage soient repris «dans un calendrier remanié».

La Fédération des enseignants de cégep de la CSQ croit, pour sa part, que le gouvernement a décidé de «jouer à la dure avec le mouvement de grève étudiante». La Fédération a communiqué avec ses syndicats locaux, stipulant aux enseignants que s'ils pensent que leur sécurité est en jeu malgré les directives du collège, ils ne doivent pas essayer de rentrer au travail.

Jean Martin Aussant dépose une pétition


Par ailleurs, le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant a déposé une pétition visant à s'opposer à la hausse des droits de scolarité à l'Assemblée nationale. Celle-ci se trouve que le site Internet depuis hier.

Le chef d'Option nationale affirme que l'accessibilité à l'éducation supérieure est d'une importance cruciale pour la croissance économique du Québec et espère que le gouvernement reculera sur sa décision de les hausser de 1625 $ d'ici 5 ans.

La gratuité scolaire figurera au programme d'Option nationale, a rappelé M. Aussant.

L'ancien député péquiste a aussi  expliqué à la Presse canadienne que les choses vont bon train pour son nouveau parti, Option nationale, dont le congrès de fondation aura lieu samedi prochain, à Bécancour. Aussant a révélé que le parti compte maintenant plus de 1400 membres.

M. Aussant a ajouté que si des élections devaient être déclenchées rapidement, Option nationale serait en mesure de présenter des candidats dans plusieurs circonscriptions.

Toutefois, il espère avoir le temps nécessaire de recruter assez de candidats pour que le nom Option nationale apparaisse sur les bulletins de vote de tous les Québécois.    



Hier midi, des étudiants de l’Université de Montréal ont tenu une manifestation devant l’hôtel Sheraton, au centre-ville de Montréal, où la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, prenait la parole. Le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, parraine une pétition visant à s'opposer à la hausse des droits de scolarité.
 
 
 
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  • parade21 - Abonné
    18 février 2012 12 h 09
    l'avenir du Québec ne se marchande pas
    Un pays riche est un pays qui encourage la poursuite des études le plus longtemps possible. L’augmentation des frais de scolarité décrétée par le gouvernement Charest est exactement ce qu’il ne faut pas faire. Au moment où on souhaite combattre le décrochage scolaire, la hausse des droits de scolarité est un incitatif à abandonner ses études. Le Québec a fait le bon choix en favorisant l’accès aux études par un soutien important de l’État. Il faut continuer dans cette direction.

    Je suis d’accord pour que mes impôts servent à soutenir la poursuite des études du plus grand nombre possible d’étudiants. Ce n’est pas une dépense. C’est un investissement dans l’avenir de notre société. Certaines sociétés paient pratiquement tous les droits de scolarité et ce sont des sociétés qui s’en sortent mieux économiquement. C’est le cas, notamment, du Danemark. Une société semblable à celle du Québec.

    L’éducation n’est pas une marchandise. Que cherche-t-on comme société? Favoriser l’éducation sans être obligé de travailler et donc se concentrer sur la réussite scolaire? Ou obliger les jeunes à travailler en plus de leurs études et ainsi mettre en péril la poursuite ce celles-ci. Ou revenir à une éducation pour une élite dont les parents sont assez fortunés pour payer les études de leur progéniture?

    Il faut être nombreux et nombreuses à signer cette pétition.
    https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-2597/index.html
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  • arabe - Inscrit
    18 février 2012 13 h 03
    Il n'y a rien à "franchir" quand il y a piquets de grève disposés de manière légale.
    S'il ya quelque chose à "franchir", c'est alors que les piquets de grève sont disposés de manière illégale, ce qui mérite une intervention policière immédiate.

    Aucun non-propriétaire n’a le droit de faire obstruction à un passant , que ce soit sur une propriété privée ou public. On peut piqueter avec discrétion, mais sans entraver les mouvements des gens qui vaquent à leurs activités.

    Aucun gréviste ou boycotteur n'a le droit d’intimider un passant ou un travailleur, de bloquer son passage, de faire interférence. etc.

    Sinon, c'est le gréviste ou le boycotteur qui met de l'huile sur le feu et qui commet une entrave à la paix.

    Bloquer une rue, bloquer l'entrée d'un édifice dont on n'est pas le propriétaire, etc. constitue une entrave à la paix.

    http://www.montrealgazette.com/news/McGill students your protest wasn peaceful/6154397/story.html
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  • glanglais - Inscrit
    18 février 2012 14 h 10
    Oui..Mais...Non
    Bonjour,

    L'augmentation des frais de scolarités est acceptable et les étudiants ont un très mauvais cheval de bataille. Cependant, ce qui rend les majorations d'impôts et de frais de toutes sortes contestables, c'est justement parce que nos gouvernements gaspillent toujours et que les bandits continuent de se servir dans le Trésor public. L'exemple doit venir d'en haut.

    Les professeurs enseignent en présence d'élèves. Vont-ils enseigner aux chaises et aux pupîtres? Comme on vit dans une société capotée, ça pourrait arriver sinon leur salaire pourrait en souffrir.

    Gaston Langlais - Gaspé.
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  • François Ricard - Abonné
    18 février 2012 14 h 13
    Revoir le financement
    Dans les universités états-uniennes, les droits de scolarité, pour une année scolaire, se situent à environ 25 000$.
    Une bonne partie de nos diplômés s'en vont ailleurs et ne travaillent pas au Québec à la fin de leurs études, la raison étant qu'ils sont d'ailleurs et retournent chez eux. Ils ne sont venus au Québec que parce que les droits de scolarité étaient plus bas que chez eux. Nous subventionnons des gens d'autres provinces et d'autres pays.
    Il faut aussi admettre que le Québec a un besoin criant de diplômés dans tous les domaines.
    Alors pourquoi ne pas mettre sur pied un système de tarification à deux vitesses.
    1- L'enseignement gratuit pour chaque étudiant qui s'engage à travailler au Québec pour 5 ans ( baccalauréat et maîtrise), pour 7 ans (doctorat) à la fin de ses études.
    2- Un frais de 25 000$ annuellement pour chaque étudiant qui refuse de signer un semblable engagement.
    Ceci mettrait fin aux subventions outre-frontières et à la pénurie de diplômés que nous avons.
    Il faudrait aussi revoir de fond en comble la gestion universitaire et son système comptable. Au regard des argents que nous y mettons, il serait tout-à-fait de s'assurer que l'on respecte les bons principes de gestion.
    C'est avec plaisir que je signerai cette pétition de M. Aussant.
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  • NickGP - Inscrit
    18 février 2012 15 h 10
    @Arabe: le but de manifester.
    ... est de déranger. C'est pour ça qu'on appelle ça un moyen de pression. Si les manifestant étaient facilement ignorable, cela ne serait pas une manifestation viable.

    Je ne fais pas la promotion de la casse, remarquez, mais cette idée de manifester en marge est simplement contre-productive et revient à dire "ne manifestez pas".

    P.S. "Franchir" une ligne de piquetage légale est une chose possible vous savez? Seulement voilà, c'est illégal. Au Québec, ceux qui font celâ sont appelés des "Briseurs de Grève".
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  • Slo Mo - Inscrit
    18 février 2012 15 h 43
    @arabe
    On retourne tu en 1950 tant qu'à y être? Arabe tu as l'air de te préoccuper du droit à accéder aux entrées d'édifices et aux rues pour une journée plus que du droit d'étudier de façon gratuite, c'est bas.

    Cette lettre de la sous-ministre mérite le qualificatif de malhonnête, pour rester poli. L'éducation est sensée être gratuite pour tous. Les riches doivent aussi travailler pour obtenir les meilleurs emplois grâce à la gratuité scolaire. Cessons d'agrandir le fossé entre les riches et les pauvres. Bravo aux étudiants pour leurs protestations!
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  • Rock Dumais - Abonné
    18 février 2012 15 h 44
    Aux professuers et à Jean Trudelle
    Vous n'avez aucune imputabilioté dans ce conflit. Vous êtes payés pour enseigner, enseignez!
    L"éducation prend une part très importante de mes taxes alors que les étudiants étudient et que les professeurs enseignent.
    Vos états d'âme, étalez les dans vos temps libres; pas sur le temps payé par mes taxes!
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  • arabe - Inscrit
    18 février 2012 16 h 30
    @NickGP
    Ce que vous prônez est illégal. Prenez-en conscience. De plus, votre notion de "briseurs de grève" est inapplicable ici. Les étudiants ne font pas la grève: ils boycottent leur formation. Ils ont le droit de boycotter, mais ils n'ont pas le droit de bloquer le chemin à quiconque désire continuer à enseigner, et quiconque désire continuer à recevoir ses cours.

    Il y a des moyens de pression légaux: utilisez-les sans tomber dans l'illégal.

    Avis à ceux qui verrons des choses illégales, comme vous bloquer le chemin, vous retarder dans vos activités: appelez la police immédiatement.
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  • arabe - Inscrit
    18 février 2012 16 h 32
    @NickGP: le but de manifester est d'INFORMER.
    Et non de déranger en bloquant le chemin, occupant des lieux dont on n'est pas le propriétaire, etc.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    18 février 2012 19 h 36
    Ce n'est pas une grève au sens de la Loi du travail
    C'est un baroud d'honneur suite à une décision gouvernementale prise depuis des mois et qui a l'appui de la grande majorité des contribuables. Les professeurs qui recherchent des principes pour ne pas franchir les lignes de piquetage sont des adolescents attardés.
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  • MJ - Inscrite
    18 février 2012 19 h 46
    De l’ingérence “politique” de la part de la sous-ministre de l’Education - Une tentative d’intimidation des enseignants de cegeps
    La lettre du bureau de la sous-ministre de l’éducation adressée aux directeurs de cegeps constitue de l’ingérence politique dans le conflit qui oppose les étudiants et le gouvernement du Québec, en enjoignant ni plus ni moins aux enseignants de ne pas soutenir ou tenir compte des revendications des étudiants, en continuant à offrir leurs cours, malgré la grève adoptée par les étudiants comme moyen de pression. Le conflit serait vite réglé si le gouvernement reculait sur sa décision d’augmenter les frais de scolarité.

    Le gouvernement semble craindre une importante mobilisation étudiante à l’approche d’une campagne électorale.

    @ Arabe: Si vous êtes Arabe (compte tenu de votre pseudonyme), je vous fais remarquer que le printemps arabe n’aurait pas eu lieu avec votre vision étroite des manifestations, à moins que vous ne soyez du côté des dictateurs. Les manifestations étudiantes, par ailleurs, se déroulent la plupart du temps dans le calme, hormis quelques agitateurs qui provoquent parfois des casses. Votre mesquinerie et votre manque de solidarité sociale sont désolantes.
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  • Oues81 - Abonné
    18 février 2012 20 h 34
    Regarder au delà du bout de son nez...
    @arabe

    Vous savez ce que signifie "boîte à penser" ?

    Cela vous dit quelque chose ?


    Selon Rawls : « La désobéissance civile peut être définie comme un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s'adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés.»

    Pour Habermas : « La désobéissance civile inclut des actes illégaux, généralement dus à leurs auteurs collectifs, définis à la fois par leur caractère public et symbolique et par le fait d'avoir des principes, actes qui comportent en premier lieu des moyens de protestation non violents et qui appellent à la capacité de raisonner et au sens de la justice du peuple. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Désobéi
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    18 février 2012 21 h 13
    Cette fois-ci est la bonne…
    Les revendications des étudiants-es sont justes et raisonnables.

    Je crois que le gouvernement se doit d’entendre raison.

    Ces augmentations des frais de scolarité sont ignobles et mettent en péril la poursuite d’un projet éducatif pour un ensemble de citoyens-nes qui pourront mettre à profit leur savoir, leur savoir-faire et leur savoir-être au profit de la collectivité.

    L’éducation est un droit et nous nous devons d'appuyer ce principe haut et fort pour le bénéfice des générations actuelles et futures.

    Ici, au Québec, nous avons une façon unique, en Amérique du Nord, de concevoir le bien commun et nous n’avons aucune leçon à recevoir de nos voisins. Respectons ce que nous sommes!
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  • marc.collin - Inscrit
    19 février 2012 07 h 00
    Ridicule
    Une trop grande part du budget est alloué à l'éducation, les étudiants doivent aussi faire leur part.

    Ce n'est pas cette infime augmentation qui va les ruiner, moins de bière, de sortie, pas de smartphone...... et hop tu as l'argent pour cette augmentation qui leur permettront un meilleur avenir.
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  • Nunu - Inscrite
    19 février 2012 07 h 20
    Les lois?
    Charest se fou de toutes les lois c'est connu.
    N'y a t'il pas une loi qui interdit les -scabs au Québec?
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  • Lise Moga - Inscrite
    19 février 2012 10 h 15
    @Marcel Bernier
    "Ici, au Québec, nous avons une façon unique, en Amérique du Nord, de concevoir le bien commun et nous n’avons aucune leçon à recevoir de nos voisins."

    Je ne pense pas que nos voisins soient en cause ici. Notre façon unique de concevoir le bien commun, n'est pas forcément "LA FAÇON UNIQUE" pour tous les québécois: donc c'est se gargariser d'utopie que de penser parler pour tous les québécois.

    C'est certain que pour la catégorie de gens qui sont perpétuellement ou temporairement en mode "RECEVOIR"... les 40%, qui ne paient pas d'impôt et ceux qui misent sur plus tard pour se soumettre à cette réalité, il y a bien des gens qui sont RÉQUISITIONNÉS pour maintenir ce "si merveilleux modèle québécois" vivant.

    Parmi ces gens assujettis à payer pour d'autres ce à quoi ils n'ont jamais eu droit, le modèle québécois est un lourd fardeau. Alors, avant d'en rajouter, il faudrait les évaluer, mais ça, ce n'est pas notre fort... sitôt mis en place, sitôt boulonné dans le ciment et toute tentative pour en changer un iota devient un outrage à notre identité québécoise. (à suivre)
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  • arabe - Inscrit
    19 février 2012 11 h 09
    @jacques Saint-Cyr:
    Même si le boycott étudiant de leur lieu d'enseignement était une grève au sens de la loi du travail (ce que ce boycott n'est pas, bien sûr), il n'en demeure pas moins que des piquets de grève ne doivent jamais bloquer les déplacements des gens qui vaquent à leurs activités.

    Les piquets sont là pour renseigner et sensibiliser. Dès qu'ils bloquent ou intimident, ils sont illégaux. Une intervention policière s'impose alors pour sociabiliser les piqueteurs et leur faire comprendre qu'il y a une différence entre piquetage et dictature.
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  • Lise Moga - Inscrite
    19 février 2012 11 h 11
    @Marcel Bernier (suite)
    Souvent, ces beaux programmes sociaux sont lancés comme ça pour se faire élire, (ça remplace le frigidaire ou la caisse de bière d'antan) sans qu'ils aient été analysés: le comment ils seront mis en application, comment ils seront supervisés et leur valeur qualité/prix en relation avec notre capacité de payer. Quelle foutaise de drettiste!
    Pour le "payeur", la queston ne se pose même pas: du 60% des imposés, je soustrais les gens qui en tirent bénéfice, les méchants riches de $100 000,00 et plus (après tout, ils ne méritent que ça... ils ont juste à croire en la richesse des autres). Il reste les sans voix, les nègres blancs d'Amérique pour qui "être différent" devrait être l'IDÉE qui les comble d'allégresse!
    Pas si envoûtant que ça "le modèle québécois" qui permet à certains de se péter les bretelles face à toute l'Amérique étrange. Pas si exaltant, pour ceux qui doivent parfois couper jusqu'à loin dans le maigre à chaque fin de mois... pour en supporter l'existence. Surtout lorsque l'on observe le saccage du CEGEP du Vieux Montréal comme la retombée économique et humaine négative du 85% investi avec tant d'effort, dans l'éducation et le savoir.
    Le vandalisme du CEGEP, c'est un monstrueux pied de nez... pas à M. Jean Charest, pas à Mme Line Beauchamp (c'est bon pour eux selon certains praticiens de l'INTÉGRITÉ absolue), mais, à moi et aux autres québécois pour qui la dilapidation de nos biens collectifs ne peut être un fait divers et banal, car il a nécessité de nous plus que ce que jamais notre travail ne pourra jamais nous permettre pour nous-même.
    Et je devrais croire qu'un ajout d'un 15% supplémentaire ferait du Québec la société civilisée par excellence, celle qui partage sa richesse et qui reconnait la dignité de chacun?
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  • Discret - Inscrit
    19 février 2012 11 h 27
    @ Arabe
    Asseoir votre derrière sur le «droit» et pèrorer sur la «légalité» depuis ce perchoir nauséabond est d'une bêtise à pleurer. Alors, selon vous, ce débat n'est qu'une question de police et de maintien de l'ordre? En gros, votre raisonnement revient à dire ceci: s'il y a des gens qui manifestent, peu importe le bien-fondé de leurs revendications, appelez la police. Ah, vous nous souhaitez une belle société!

    Quand, après une intervention policière musclée de la police contre les étudiants, comme vous le prônez, on aura dénombré un certain nombre de blessés, et peut-être pire, reviendrez-vous ici pour assumer votre attitude guerrière?
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  • Lise Moga - Inscrite
    19 février 2012 11 h 30
    @Marcel Bernier
    Correction: C'est certain qu'à part (pour) la catégorie de gens qui sont perpétuellement ou temporairement en mode "RECEVOIR": les 40%, qui ne paient pas d'impôt et ceux qui misent sur plus tard pour se soumettre à cette réalité, il y a bien des gens qui sont RÉQUISITIONNÉS pour maintenir ce "si merveilleux modèle québécois" vivant.
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  • arabe - Inscrit
    19 février 2012 11 h 59
    @Discret:
    Manifester n'inclut nullement le droit de bloquer le chemin. Bloquer le chemin est une attitude guerrière illégale: c'est une entrave à la paix, une incitation à la violence et une cause d'alarme publique, en somme. Il est tragique de voir des gens comme vous torturer la réalité et le sens des mots au point de créer une inversion à 180 degrés.

    Nous vivons dans une société de droit et non dans une société où l'arbitraire mène.

    http://www.montrealgazette.com/news/McGill students your protest wasn peaceful/6154397/story.html
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  • CentreDroite - Inscrit
    19 février 2012 13 h 52
    Quel moyen lâche de protestation
    Je suis étudiants et je n'arrive pas à croire que ces gens ait le pouvoir de fermer des écoles. Il aurait été beaucoup trop constructif et judicieux pour eux de protester avec un projet plutôt que de bloquer le droit de travailler et d'étudier aux autres étudiants, sérieux.

    La hausse ne couvre même pas l'inflation qu'il y a eu depuis que ceux-ci ont été instauré. Ces gens vont mettre les université en faillite, déjà les plus pauvres en Amérique du Nord.

    Je ne suis pas anti-démocrate, mais voici encore une fois la preuve que la démocratie totale ne peux pas fonctionner, la majorité des gens étant ignorants politique et économique et du coup incapable de savoir ce qui est bon pour eux. Et ça veut en plus mettre à mort le 1% des gens super-instruits qui contrôle réellement et non-démocratiquement bien sûr notre planète! Laissez-moi rire.
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  • NickGP - Inscrit
    19 février 2012 19 h 24
    @CentreDroite: vous êtes mal renseigné monsieur.
    Les université québécoises sont loins d'être les plus pauvres. En fait elles n'ont jamais été aussi bien subventionné de toute leur histoire.

    La réalité? La réalité c'est que de plus en plus de fonds sont détournés vers la recherche à but commerciale tandis que de moins en moins de fonds sont alloués à la recherche fondamentale et à l'enseignement. Quand on ajoute tout ce qui est gaspillé par la mauvaise gestion des administrations universitaires, on se retrouve avec un montant quasi-astronomique.

    La preuve? Personne ne parle de donner plus d'argent aux universités. On change simplement la provenance: ce que les étudiants paierraient en plus, le gouvernement le paie en moins. Cette situation n'a donc absolument rien a voir avec le financement des université.

    C'est en fait plutôt une histoire de priorités mal placées: on préfère dépenser des fortunes pour des conneries comme des médailles du jubilé plutôt que d'investire dans notre avenir.
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