Ségrégation des sexes - Un incident dans un bus relance les tensions religieuses en Israël
Jérusalem — Le refus d'une Israélienne d'aller s'asseoir à l'arrière d'un autobus de Jérusalem, comme le lui demandaient des juifs ultra-orthodoxes, a poussé Benjamin Netanyahu à mettre en garde contre les dangers de la ségrégation des sexes.
La contestation lancée par Tanya Rosenblit, âgée de 28 ans, a fait la une des journaux en Israël et a largement été relayée sur Facebook.
La majorité juive laïque s'oppose fréquemment aux signes de montée de l'influence politique des ultra-orthodoxes.
«La société israélienne est une mosaïque complexe composée de Juifs et d'Arabes, de laïques, de religieux et d'ultra-orthodoxes, et jusqu'à ce jour nous avons été d'accord pour coexister pacifiquement», a déclaré le premier ministre lors du conseil des ministres.
«Récemment, nous avons été témoins de tentatives visant à entamer cette coexistence. Je m'y oppose totalement. Je pense que nous ne devons pas laisser des groupes marginaux détruire notre ciment commun et que nous devons faire en sorte que les espaces publics restent ouverts et sûrs pour tous les citoyens d'Israël.»
Parmi les autobus qui circulent dans les quartiers orthodoxes de Jérusalem, plusieurs prévoient des espaces séparés pour les hommes et les femmes. Rien n'oblige les femmes à s'asseoir à l'arrière, mais la plupart d'entre elles le font, soit par respect de la tradition, soit sous la pression silencieuse des passagers masculins.
Tanya Rosenblit affirme que, sachant que le bus qu'elle prenait était destiné aux ultra-orthodoxes, elle avait pris soin vendredi de s'habiller de façon conservatrice afin de ne choquer personne.
Assise à l'avant, elle n'a cependant pas souhaité se déplacer vers l'arrière lorsque le véhicule est arrivé dans un quartier ultra-orthodoxe. Un homme l'a alors invectivée en bloquant la porte. Les autres passagers ont observé la situation jusqu'à ce que la police intervienne pour emmener cet homme, a raconté la jeune femme. «C'était effrayant. Un raffut de tous les diables. La plupart d'entre eux me regardaient comme si j'étais une statue bizarre ou un extraterrestre», a-t-elle rapporté au Yedioth Ahoronoth, le plus grand tirage de la presse quotidienne d'Israël.
Les juifs ultra-orthodoxes représentent environ 10 % des 7,7 millions d'Israéliens, mais 25 % de la population de Jérusalem.
La contestation lancée par Tanya Rosenblit, âgée de 28 ans, a fait la une des journaux en Israël et a largement été relayée sur Facebook.
La majorité juive laïque s'oppose fréquemment aux signes de montée de l'influence politique des ultra-orthodoxes.
«La société israélienne est une mosaïque complexe composée de Juifs et d'Arabes, de laïques, de religieux et d'ultra-orthodoxes, et jusqu'à ce jour nous avons été d'accord pour coexister pacifiquement», a déclaré le premier ministre lors du conseil des ministres.
«Récemment, nous avons été témoins de tentatives visant à entamer cette coexistence. Je m'y oppose totalement. Je pense que nous ne devons pas laisser des groupes marginaux détruire notre ciment commun et que nous devons faire en sorte que les espaces publics restent ouverts et sûrs pour tous les citoyens d'Israël.»
Parmi les autobus qui circulent dans les quartiers orthodoxes de Jérusalem, plusieurs prévoient des espaces séparés pour les hommes et les femmes. Rien n'oblige les femmes à s'asseoir à l'arrière, mais la plupart d'entre elles le font, soit par respect de la tradition, soit sous la pression silencieuse des passagers masculins.
Tanya Rosenblit affirme que, sachant que le bus qu'elle prenait était destiné aux ultra-orthodoxes, elle avait pris soin vendredi de s'habiller de façon conservatrice afin de ne choquer personne.
Assise à l'avant, elle n'a cependant pas souhaité se déplacer vers l'arrière lorsque le véhicule est arrivé dans un quartier ultra-orthodoxe. Un homme l'a alors invectivée en bloquant la porte. Les autres passagers ont observé la situation jusqu'à ce que la police intervienne pour emmener cet homme, a raconté la jeune femme. «C'était effrayant. Un raffut de tous les diables. La plupart d'entre eux me regardaient comme si j'étais une statue bizarre ou un extraterrestre», a-t-elle rapporté au Yedioth Ahoronoth, le plus grand tirage de la presse quotidienne d'Israël.
Les juifs ultra-orthodoxes représentent environ 10 % des 7,7 millions d'Israéliens, mais 25 % de la population de Jérusalem.
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