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Nouvelle polémique au Proche-Orient - Israël condamne un prêche du grand mufti de Jérusalem

Mohammed Hussein est accusé d'avoir appelé à tuer les juifs

Agence Reuters   23 janvier 2012  Éthique et religion
Jérusalem — Israël a condamné hier le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein, pour avoir récité lors d'une réunion du Fatah un passage des écrits sacrés de l'islam appelant à tuer les juifs.

Dans un prêche prononcé le 9 janvier lors d'un rassemblement organisé pour célébrer le 47e anniversaire de la fondation du Fatah, le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein, a récité le passage d'un «hadith», texte traditionnel attribué au prophète Mahommet.

«L'heure du jugement n'aura pas lieu avant que vous ne combattiez les juifs, a t-il dit. Le juif se cachera derrière la pierre et derrière l'arbre. La pierre et l'arbre pleureront. "Ô, musulman, ô serviteur de Dieu, c'est un juif qui est derrière moi, viens et tue-le".»

L'Autorité palestinienne a pour sa part démenti que ce sermon constituait un appel aux armes.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour qui le processus de paix a été gâché par des provocations vis-à-vis de l'État juif de la part de responsables palestiniens, a déclaré que le prêche du grand mufti était «une grave attaque que tous les pays du monde doivent condamner».

Il a ajouté avoir demandé l'ouverture d'une enquête criminelle au procureur général d'Israël.

Des conséquences?

Les conséquences des déclarations du grand mufti sur les efforts menés pour reprendre les pourparlers préliminaires avec Israël ne sont pas évidentes.

Interrogé par Reuters Télévision, le grand mufti a déclaré que le hadith était une prophétie sur la fin des temps, et non un précepte politique.

«Il n'y a rien dans mon prêche qui n'appelle au meurtre, a t-il dit. Je parlais de mon peuple, de sa volonté indéfectible et de son existence sur cette terre jusqu'à l'heure(de la résurrection).»

Le ministre palestinien des Affaires religieuses, Mahmoud al Habash, a déclaré: «Nous restons sur la même position politique. Nous croyons en la paix. Il [Hussein] citait seulement un hadith qui parle du destin, de ce qui pourrait se produire dans l'avenir.»
 
 
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  • D.Lafrenière - Abonné
    23 janvier 2012 07 h 10
    Littérale
    C'est le problème avec la lecture littérale des textes religieux, on prend ce qu'ils disent au pied de la lettre. Les textes sacrés, peu importe la religion, doivent être lu et compris de manière allégorique et symbolique.
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  • NiDieuNiMaitre - Inscrit
    23 janvier 2012 07 h 45
    Le ministre palestinien des Affaires religieuses???
    Je ne vois pas de différence entre le «prêche» de Mohammed Hussein et l'appel au génocide de Léon Mugesera. Quand à mon titre il se passe de commentaire.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    23 janvier 2012 10 h 16
    A bas les textes religieux politiques
    Et la Bible (l'Ancien Testamennt) qui appelait à la guerre contre les Philistins, ancêtres des Palestiniens. Les Juifs, quant à eux, étaient une tribu originaire de Chaldée (sud de l'Irak actuel), et qui avaient le culot de prétendre que Dieu lui-même leur avait donné la terre de Palestine! Et toutes ces guerres à prétexte religieux qui ont ensanglanté l'Europe, la pire étant la Guerre de Trente Ans qui a tué le tiers de la population de l'Allemagne. Et le "crois ou meurs" des Espagnols envers les Maures. Et la haine indo-pakistanaise. Et des illuminés fondamentalistes qui croient à leur tour que Dieu leur a réservé l'Amérique. Il est peut-être inévitable qu'il y ait des gagnants et des perdants, des forts et des faibles, mais SVP n'essayez pas de justifier cela par la religion.
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