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Point chaud - Éduquer pour contrer le foeticide en fonction du sexe

Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme<br />
Photo : Source: Normand Blouin
Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme
La nouvelle présidente du Conseil du statut de la femme mise sur l'éducation pour contrer les avortements pratiqués en fonction du sexe. Elle s'offusque aussi de la décision d'Ottawa de ne pas soutenir les programmes d'avortement dans l'aide au développement international.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    23 janvier 2012 02 h 41
    On veut limiter le droit à l'avortement !
    Cette « éducation » ne peut qu'être une tentative à limiter le droit à l'avortement.

    Pourquoi interrompre volontaire la grossesse d'une fille serait pire que l'interruption de grossesse quand il s'agit d'un garçon si c'est que la femme veut ?
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  • France Marcotte - Abonnée
    23 janvier 2012 06 h 19
    Qui a peur des questions troublantes?
    "On touche là à quelque chose de très fondamental, à des questions très troublantes, et il faudrait y réfléchir collectivement", dit madame Miville-Dechêne.
    À la bonne heure.
    Ce ne sont pas les questions troublantes qui manquent.
    Mais les questions troublantes, ce n'est jamais le bon moment ou le bon endroit pour en parler et pendant ce temps, elles continuent d'être déterminantes, de modeler le paysage.
    Si on abordait de front et courageusement les questions troublantes, ce sont plein de questions insignifiantes qu'on s'éviterait de poser.

    Mais les questions de surface, ça occupe et ça remplit les magazines, les lignes ouvertes, les talk-shows.
    Avec les questions troublantes, on résout "une couple de choses" en deux temps trois mouvements.
    Faut dire que c'est un peu plus lancinant que de parler de la pluie et du beau temps. Quoique par les temps qui courent...
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  • pjconnect - Inscrit
    23 janvier 2012 07 h 47
    De la médiation interculturelle
    Personnellement, je suggère la médiation socioculturelle afin de permettre aux nouveaux arrivants de faire des choix éclairés.
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  • Yves Chartier - Abonné
    23 janvier 2012 08 h 22
    Point de vue théorique et pratique...
    C'est une belle prise de position que d'énoncer le recours à l'éducation pour diminuer la pratique d'avortement ciblés vers un sexe particulier pour protéger le droit des femmes et leur droit au consentement libre et éclairé.

    C'est autre chose de dénoncer la prise de position de Dr Kale. Surtout de cette manière.

    Dans la pratique quotidienne du médecin, une telle théorie semble très utopique. Comment savoir si la personne qui entre dans le cabinet est plus susceptible de recourir à un avortement qu'une autre? Et une fois cette dite personne détectée... comment l'éduquer, Mme Miville-Déchêne? Quelle information donnée pourra à la fois renverser les principes transmis de génération en génération par sa propre famille provenant de sa propre culture et corriger son manque d'assurance quant à l'avenir de ses descendantes ?

    Je ne dis pas que le recours à l'éducation est une mauvaise chose en soi, mais on parle de deux situations complètement différentes: le long terme vs l'immédiat.

    Je vous parle de la femme qui est seule avec vous au cabinet mais qui est attendue par son mari dans la salle d'attente... quel topo éducatif pouvez-vous lui donner en 15-20 minutes qui changeront ses choix quant au recours à l'avortement??

    Oui, il y a place à l'éducation et au changement de mentalité chez ces nouveaux canadiens, mais l'éditorial de Dr Kale s'adressait aux médecins confrontés à de réelles femmes, dans une situation réelle avec un temps limité.

    Réduire l'accès au consentement libre et éclairé de la patiente n'est pas une mince affaire nonplus. Mais la médecine est régie par d'autres principes, entres autres le principe de bienfaisance et de non-malfaisance.

    Je remercie donc, comme Mme Miville-Déchênes, Dr Kale d'avoir ouvert une discussion sur ce sujet controversé et, bien que sa prise de position ne soit peut-être pas idéale je ne vois pas en quoi celle de Mme Miville-Déchênes y répond.
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  • Georges Allaire - Inscrit
    23 janvier 2012 11 h 12
    Foeticide
    De quelle espèce est ce vivant que l'on cide? :-)
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    23 janvier 2012 11 h 28
    Avortement et sexe du foetus

    Mme Miville-Déchênes répond très clairement au Dr Kale. Oui M. Chartier. Comment ? Par l'établissement d'un principe féministe développé surtout au Québec : le droit des femmes à disposer entièrement de leur corps. Ce principe a pour corollaire le droit de savoir ce qui se passe dans leur utérus durant la grossesse. La nouvelle présidente du Conseil du statut de la femme invite donc à une réflexion sur ce sujet brûlant. Pour ce qui est des aménagements pratiques, cela viendra après réflexion. Prière de ne pas mettre la charrue devant les bœufs. Merci.
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  • Discret - Inscrit
    23 janvier 2012 11 h 53
    Avortement sélectif?
    @ Fr. Delplanque

    Le probème est très complexe au niveau moral et éthique. En ce qui me concerne, décider d'avorter en fonction du sexe du foetus, en l'occurence féminin, est ce qu'on pourrait appeler un «avortement sélectif.» On n'est plus très loin de l'eugénisme.

    De plus, au niveau éthique, il ne s'agit plus d'éliminer cette quasi abstraction qu'est le foetus dans ses premières semaines, mais bien la petite fille, la fillette, la femme à venir. Et ça, moralement, c'est beaucoup plus difficile à accepter, même pour les tenants de l'avortement, dont je suis. Et ça donne de l'avortement une image dont ne sauraient manquer de se servir tous les pro-vie du monde.

    Quoi faire alors? Comme beaucoup, je n'en sais malheureusement rien. Tout ce que je sais, c'est que l'avortement sélectif me met très mal à l'aise.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    23 janvier 2012 12 h 20
    Plus une abstraction ?
    « De plus, au niveau éthique, il ne s'agit plus d'éliminer cette quasi abstraction qu'est le foetus dans ses premières semaines, mais bien la petite fille, la fillette, la femme à venir. »

    1) On peut avorté jusqu'à la naissance du bébé au Canada. Donc le petit garçon qu'on peut avorter légalement (enfin il n'y a pas de loi l'empêchant) au Canada n'est plus nécessairement non plus une abstraction.

    2) Avec des tests ADN (23e paire de chromosomes: XX ou XY) on peut savoir dès le début de la vie du foetus si c'est un garçon ou une fille... Donc si on suit votre raisonnement on ne peut plus avorter depuis la conception les filles si on connaît leur sexe ?
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 janvier 2012 12 h 32
    L'avortement sexiste ou eugénique est condamnable
    La question que pose M. Baillargeon est juste: "Si l'avortement sélectif des filles est condamnable, pourquoi le foeticide des handicapés mineurs n'offusque pas tout autant?" La réponse de Mme Miville-Dechêne est stupéfiante: " le choix appartient TOUJOURS aux femme"

    Le fait d'être une femme donne le droit d'être sexiste ou de pratiquer l'eugénisme peut-être? C'est un bel exemple d'argumentation extrémiste qui nuit énormément à la cause des femmes.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 janvier 2012 12 h 43
    Cela s'inscrit dans un débat très large
    En fait, nous sommes, en tant qu'humanité, confrontés à de nouveaux problèmes éthiques, conséquences des nouveaux pouvoirs et des nouvelles relations que nous établissons. Qu'il s'agisse des rapports homme/femme (au sujet desquels le contrôle de la contraception a sûrement joué un rôle), des nouvelles prouesses médicales ou industrielles (d'où proviennent les risques que nous faisons courir à la biosphère), sans oublier notre choix engagé envers la liberté individuelle, nous devons apprendre à gérer nos nouveaux pouvoirs de façon éthique. Tout est à inventer. Ça ne se fera pas en quelques jours de débat.
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  • France Marcotte - Abonnée
    23 janvier 2012 12 h 48
    M.Audet
    Ce fameux "droit des femmes à disposer entièrement de leur corps"...

    Qu'est-ce que cela signifie au juste?
    Vous êtes généreux et courtois mais personnellement, quand j'entends cette formule, je me retourne pour savoir de qui on parle...ou de quoi.

    Un droit existe dans les conditions où il est possible de l'exercer.

    Et le corps de qui que ce soit est-il une affaire privée puisque tout ce qui nous touche relève du social ou du politique?

    Je dispose de mon corps, c'est bien joli, mais s'il y a un embryon dedans, cela ne regarde pas que moi, j'aurai besoin de ne pas être seule . Et non plus avec les conséquences.
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    23 janvier 2012 12 h 54
    L'avortement Un droit absolut???
    Oui l'avortement est un droit, mais il n'est pas absolut. L'avortement n'est pas une méthode de contraception, donc il ne doit pas servir à une femme de choisir ou non d'avoir un enfant. Et ceux qui dirons que c'est son corps ont tord, ce n'est plus son corps elle partage désormais son corps avec un autre entité vivante et qui dépend entièrement d'elle. Et ce n'est pas être misogyne ou sexiste c'est la réalité c'est la nature des choses. Une femme ne choisi pas d'être femme ni un homme, mais une fois que cette détermination à été faite par la nature les personne doivent accepter TOUT ce qui vient avec.
    Une femme a le droit de se faire avorter si l'enfant à naitre est le résultat d'un viol, si il met la vie de physique de la femme en danger ou si l'enfant à naitre est jugé si mal formé qu'il n'a que très peu de chance de survit si mené à terme. TOUTE autres raisons sont totalement inacceptable et il ne faut pas reconnaitre à personne ce droit absolut de décider si oui ou non l'enfant naitra.
    Par contre l'état doit avoir un bon système de soutien, et que dès qu'une femme apprend qu'elle est enceinte et si elle demande l'avortement qu'on la supporte, qu'elle mène cette grossesse à terme puis que l'état se charge de l'enfant pour le mettre en adoption. Le corps de la femme est fait pour avoir des enfants, et la carrière l’apparence physique ou les conditions familiales et financières ne constituent pas des excuses valables.
    La femme tout comme l'homme doivent apprendre à vivre avec les conséquence de leur geste. On ne vit plus en 1950, les mère célibataires sont acceptées, il y a une myriade de méthodes contraceptives disponibles. Et il l'y a l’abstinence comme moyen radicale. Et ceux qui disent qu'on reviendra au drame des années 40 avec les cliniques clandestines et les désastre ces cintres, je crois que ce n'est qu'une campagne de peur.
    L'avortement est un droit à la vie, la vie de l'enfant à naitre et la vie de la fe
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  • armand guindon - Inscrit
    23 janvier 2012 13 h 23
    l'Être
    Je ne crois pas qu'il faille rouvrir le débat sur l'avortement,car comme le mentionne mme Miville-Dechêne l'avortement à été décriminalisé au Canada.
    Par contre son argument en ce qui à trait à faire l'éducation de ces gens est tout à fait avisé:"la sélections des sexes n'a pas de sens puisque ici la valeur des garçons et des filles est égales".

    Ne pas légiférer mais éduquer

    Convaincre au lieu de punir.
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    23 janvier 2012 14 h 36
    @ Fr Delplanque
    Il me semble que vous ne comprenez pas très bien le fond de la question. Il n'y a pas, à ce que je sache, de problème d'avortements "sélectifs" des garçons, ici comme ailleurs. Mais dans le cas présent, il s'agit bel et bien d'avortements sélectifs des "filles", et ce, depuis des lustres et dans beaucoup de régions du monde. La question est aussi grave et importante s'il s'agit de garçons voyons donc. Mais ce n'est pas le cas. Il se peut fort bien que certaines femmes avortent parce qu'elles portent un garçon, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, mais si cela arrive on parle de cas rarissimes (et tout autant discutables bien sûr). Et si je me trompe et qu'ils ne sont pas rares, vite qu'on documente la question.

    Alors quand le lecteur, sous le pseudonyme Discret, parle de cette "quasi abstraction", ce que je comprends c'est qu'il réfère aux avortements qui sont faits pour toutes sortes de raisons peu importe le sexe, ce qui est généralement le cas.
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    23 janvier 2012 14 h 46
    @ M. Laffitte
    Et oui, M. Laffitte, je pense que le droit à l'avortement appartient TOUJOURS aux femmes... c'est bien simple, elles seules portent les enfants!! Je ne vois pas comment ce droit pourrait appartenir à quelqu'un d'autre. Biologie oblige. Si vous portiez les enfants, monsieur, vous auriez tout autant le droit à l'avortement si cela était votre décision ou à ne pas avorter si c'était votre choix. Et je le défendrais becs et ongles.

    En outre, le fait de défendre le droit à l'avortement ne m'empêche pas de me poser des questions encore et toujours. De réfléchir et de remettre certains choix en question, etc. Comme celui des fœtus qui présentent (amniocentèse) ou même qu'on "soupçonne" (échographie) de porter un handicap. Et le degré de handicap n'a d'ailleurs aucune importance à ce niveau, qu'il soit mineur ou majeur. La question se pose socialement, mais le droit à l'avortement et à disposer de son corps demeure.

    Toutefois je crois, à l'instar de Mme Miville Dechêne, qu'on doit passer par la réflexion sociale, sur la place publique, et ultimement par l'éducation plutôt que par l'interdiction. Et encore moins EN FAIRE UNE DÉCISION DU MÉDECIN. Ben voyons donc... on donne un droit à quelqu'un alors on ne s'adjuge pas ensuite le droit de décider pour lui, même si personnellement je ne suis pas d'accord avec son choix. De la même façon qu'on a le droit de vote ou qu'on ne l'a pas... on ne peut pas l'avoir à moitié: des fois on peut, mais des fois on ne peut pas... c'est insensé. Si je trouve que le droit de vote est mal utilisé ben c'est à moi de m'impliquer et d'essayer de convaincre mes concitoyenNEs de mon point de vue. C'est ce qu'on appelle la liberté dans la démocratie. Et la démocratie ce n'est pas facile... ô que non.

    Finalement, quand il s'agit de comportements culturels différents des miens (avortement sélectif des filles ou voile), je fais confiance au long terme, dont procèdent l'éducation, l'ouverture et le co
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    23 janvier 2012 16 h 20
    Mme Marcotte
    Je parle d'un droit de savoir ce qui se passe dans leur utérus, tout comme dans leur foie ou leur sein. Vous semblez conclure (prématurément ?) que je suis pour l'avortement. Vous écrivez beaucoup sur les forums du Devoir. Peut-être un petit répit pourrait-il vous permettre de bien lire les réactions autres que les vôtres avant de vous prononcer sur leur contenu réel.
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  • France Marcotte - Abonnée
    23 janvier 2012 16 h 46
    M.Audet
    Je ne conclus rien du tout et vous êtes tout à fait libre d'être pour ce que vous voudrez. Le fait est que lorsque vous parlez des femmes, je me sens intimement concernée et qu'à ce titre, je peux me permettre de me prononcer en connaissance de cause.

    Je lis toujours attentivement les commentaires qui me semblent intéressants, comme les vôtres...
    Mais j'ai une mauvaise nouvelle pour vous: j'ai toujours beaucoup de plaisir à écrire ici, c'est une activité très importante pour moi, un peu comme le musicien qui fait tous les jours ses gammes.

    Pour ceux que j'emm... il y a le choix de ne pas me lire comme je le fais moi-même pour d'autres sans les vilipender.
    Le modérateur peut aussi envoyer mes commentaires dans les limbes mais quelque chose me dit qu'il ne le fera pas.
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  • Guy Massicotte - Inscrit
    23 janvier 2012 16 h 56
    Conseil du statut de la femme
    Voyons la chose autrement: le Conseil du statut de la femme ne devrait-il pas demander à faire disparâître l'expression mère-porteuse qui s'associe mal avec la notion d'avortement. Cette expression à consonnance commerciale s'associe aussi très mal avec la notion de mère. Comment peut-on être mêre avant l'accouchement si le foetus n'est qu'un amas de cellules avant terme ou qu'il sera vendu ultérieurement.
    Le Conseil du statut de la femme en arrivera-t-il à conclure que les femmes ne sont finalement toujours que porteuse et mère qu'après la séparation de l'enfant et du corps de la porteuse.
    Gardons le sourire !
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    23 janvier 2012 17 h 31
    Mme MARCOTTE
    Nous sommes donc à égalité, car j'aime écrire, possiblement autant que vous. D'où une correspondance assidue avec des amis réels ou virtuels, de même qu'un site internet où j'ai quelques centaines de pages portant d'une part sur une réflexion philosophico scientifique et d'autre part sur un petit roman à saveur évolutionniste que je suis à mettre sur Facebook.

    Pour ce qui est des femmes, je ne leur dicte surtout pas le moindre devoir, ce qu'ont fait et font encore trop d'hommes. Je me contente de leur reconnaître des droits en tant qu'êtres humains, vraiment égales aux hommes. Je suis certain que vous comprenez que c'est le moins qu'un homme puisse faire, ne pouvant d'aucune manière prétendre connaître le sujet dans son propre corps. Mais le cœur, lui, a ses raisons... Et l'amour des femmes en général et d'une femme en particulier peut parfois outiller un homme pour approfondir le sujet comme de l'intérieur. J'en profite pour vous souhaiter une excellente année 2012.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    23 janvier 2012 18 h 19
    @Sylvie Chiasson
    «Il me semble que vous ne comprenez pas très bien le fond de la question. »

    Je ne le pense pas.


    «Il n'y a pas, à ce que je sache, de problème d'avortements "sélectifs" des garçons, ici comme ailleurs.»

    Mais le Québec va innover, soyez-en sûr puisque'il sera très mal d'vorter des filles, mais qu'on sera libre d'avorter des garçons (pas d'entrave à la liberté d'avortement n'oubliez pas !).

    «Alors quand le lecteur, sous le pseudonyme Discret, parle de cette "quasi abstraction", ce que je comprends c'est qu'il réfère aux avortements qui sont faits pour toutes sortes de raisons peu importe le sexe, ce qui est généralement le cas.»

    Non, ce n'est pas cela que son texte voulait dire : c'est qu'un fille n'est pas un amas de cellules mais déjà un être différencié (dans son esprit, mais ce n'est pas soutenable avec les avancées de la technique génétique).
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    23 janvier 2012 23 h 00
    @ Fr Delplanque
    "Mais le Québec va innover, soyez-en sûr puisque'il sera très mal d'vorter des filles, mais qu'on sera libre d'avorter des garçons (pas d'entrave à la liberté d'avortement n'oubliez pas !)."

    Cela me confirme que vous ne comprenez pas le fond du problème... et je constate à quel point votre raisonnement est mal partie lorsque vous présentez, comme une évidence, que SI il deviendra mal d'avorter des filles parce qu'elles sont des filles... DONC on sera libre d'avorter des garçons PARCE QU'ILS sont des garçons... Ben voyons donc, il n'y a pas de corollaire à faire ici.
    On ne discute pas du fait d'interdire tous les avortements à partir du moment où il s'agit d'un foetus féminin, et laisser faire dans le cas des foetus masculins, mais uniquement de savoir comment contrer une pratique archaïque qui consiste à avorter les filles (ou les tuer après la naissance là où le sexe ne peut être connu pendant la grossesse) PARCE QU'ELLES SONT DES FILLES. Les foetus mâles ne sont pas en cause dans le cas qui nous occupe. Il ne faudrait quand même pas faire dévier le débat (la sélection en défaveur des filles) vers une pratique qui n'existe pas (la sélection en défaveur des garçons).
    En prétendant qu'au Québec on s'en va vers ça... me parait malhonnête et tendancieux.

    Et je vous concède, après relecture, avoir mal interprété les mots du lecteur qui se présente sous le pseudonyme Discret.
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  • Kimakt - Abonné
    24 janvier 2012 05 h 23
    Ah b'en tiens! Un "foeticide" si c'est une fille...

    Ai-je bien lu? On utilise l'expression "foeticide" si c'est une fille. Est-ce à dire, et disons-le cruement, qu'on a là un avortement devenant du coup moralement plus suspect, sinon criminel, parce qu'il s'agit d'une fille?! Le même acte (toujours l'avortement!) n'étant plus un "foeticide" s'il s'agissait d'un garçon, ou, du moins, n'ayant plus la même incidence morale?! L'expression donne à réfléchir dans le contexte. Sinon, le frois dans le dos... Ne troque-t-on pas un conditionnement culturel (ou une correctitude politique) pour un autre...

    Quoiqu'il en soit, qu'il s'agisse de gouvernements, de suprêmes partis ou de personnes libres, il n'y aura jamais en la matière de décisons, encore moins de législations en noir et blanc... Ne revenons pas, de grâce! à la barbarie, ou à une époque où le secours médical était soit discriminé, soit conditionnel... Rappelons-nous surtout que nous tous, êtres humains, avons été et ne seront toujours en définitive que des foetus en rémission, à qui des semblables auront plus ou moins donné la liberté de mouvement, dans un vaste univers-mère en expansion qui nous tient lieu de première (?) demeure...
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  • Michele - Inscrite
    24 janvier 2012 08 h 15
    Manigance conservatrice ?
    À prime abord, il apparaît qu'un tel génocide soit inacceptable dans une société égalitaire.

    Au fait, combien d'avortements de ce type se pratique-t-il par année?

    Il faut se méfier de cette remise en question de l'avortement. Cette dénonciation, est-elle commanditée par des groupes d'intérêts?
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  • Discret - Inscrit
    24 janvier 2012 08 h 24
    @Fr, Delplanque
    «Donc si on suit votre raisonnement on ne peut plus avorter depuis la conception les filles si on connaît leur sexe ?»

    Comme dans toute question éthique, il faut prendre garde à l'utiisation des mots. Il ne s'agit pas de ne «plus avorter... les filles SI on connait leur sexe», mais bien PARCE QU'ON connait leur sexe. Ce qui est toute la problématique.
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  • Discret - Inscrit
    24 janvier 2012 10 h 48
    Il ne s'agit pas de remettre en question le droit à l'avortement...
    ... mais de s'interroger sur cette problématique: peut-on permettre à la future mère de refuser de mettre au monde une fille, mais d'accepter de mettre au monde un garçon?

    Ce qu'il ne faut surtout pas, justement, c'est que ce débat ouvre la porte à une remise en question du droit à l'avortement par les néo-cons(ervateurs) de Harper. ils en seraient bien capables.

    La situation suivante serait-elle acceptable? Sans lui révéler le sexe de son enfant, l'obstétricien demande à la future maman si elle a l'intention d'avorter, pour les raisons communément admises, grossesse non désirée, danger pour la santé, situation financière précaire, famille déjà trop nombreuse, viol, etc... Si elle répond par l'affirmative, il n'est plus nécessaire de lui révéler le sexe de son enfant. Si elle répond par la négative, peut-on envisager de lui retirer le droit à l'avortement dès l'instant qu'on lui aura révélé le sexe de son enfant? Elle garde le choix.

    Il ne s'agit pas de retirer le droit à l'avortement dans l'absolu, mais le droit à l'avortement pour les mauvaises raisons.

    Il faut faire attention à ce que le droit à l'avortement au Canada ne cautionne pas certaines morales d'autres cultures - ici l'infériorité supposée des filles -que le Canada ne cautionne pas.
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    24 janvier 2012 14 h 23
    @ kimakt
    "Fœticide" s'applique autant au fœtus mâle que féminin, comme infanticide réfère aux enfants, filles ou garçons et homicides aux... hommes (comme on le sait, les femmes sont incluses par défaut!!). Ou encore fratricide (frères... et sœurs), matricide (mères), parricide (pères), régicide (rois et reines).
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  • Nelson - Inscrit
    24 janvier 2012 16 h 24
    Il faut dire aux femmes que veulent interrompre des grossesses des filles que ici n'est pas nécessaire.

    En Chine, Inde, Pakistan, pays qu'ont la moitié de la population mondiale en territoires limités, il est une autre histoire.

    Les grossesses d'hommes mettre à terme sont moins nombreuses que celles des filles parce qu'ils sont les pourvoiyeurs de la survie économique des familles, et des soldats.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    25 janvier 2012 11 h 41
    À Mme Chiasson
    En latin, homo veut dire être humain, d'où homicide. Pour homme, on utilisait vir (d'où le mot français viril).
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  • Nicole Moreau - Inscrite
    25 janvier 2012 12 h 22
    ce débat est lié à l'intégration des personnes immigrantes dans notre société
    À mon point de vue, ce débat provient du fait que l'on ne met pas assez d'énergie pour l'intégration des personnes immigrantes à notre société. Les femmes qui décident d'avorter quand elles se rendent compte qu'elles sont enceintes d'une fille, reproduisent ici des normes culturelles qui sont le fait de leur société d'origine. Cette société valorise davantage les garçons que les filles, non seulement parce que les garçons sont les pourvoyeurs de leurs parents, une fois que ces derniers sont arrivés à un grand âge, mais aussi parce que les dots des filles sont souvent coûteuses pour les familles.

    Ces femmes semblent donc reproduire au Canada des situations qui n'ont pas raison d'être pour des Canadiens ou des Québécois. C'est en cela, je crois, qu'il faut un débat social sur ce sujet, mais ce débat doit inclure cette dimension de l'intégration des personnes immigrantes et sur les valeurs qui fondent notre société. C'est là une action à long terme, un changement de mentalité ne peut se faire rapidement.

    Le problème, c'est quoi faire pour ce qui est du court terme et ce, sans remettre en question la décriminalisation de l'avortement. On a vu récemment que des mesures favorables à la famille faisaient grimper le taux de natalité, une décision d'avortement ne pouvant être vue comme liée à une volonté de ne pas avoir d'enfant, mais plutôt à cekke de ne pas être momentanément en situation de faire face à la reponsabilité d'un enfant.

    Je sais très bien que la décision d'avorter ne se prend jamais à la légère. Au contraire, les femmes que j'ai rencontrées et qui ont dû prendre une telle décision ne l'ont jamais oubliée. Mais, une telle décision pour le motif du sexe de l'enfant, ça me semble impossible à comprendre.
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    25 janvier 2012 13 h 28
    À M. Auclair
    Merci pour la précision. C'est plus exact. ;-)
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  • Nelson - Inscrit
    27 janvier 2012 15 h 34
    Les mots ''feoticide'' et ''avortement'' sont des insultes envers femmes.

    Parce que sont des termes lourde de sens, péjoratifs, accusateurs, blâmant, jugeant, injustes et violent vis-à-vis les femmes

    Il faut replacer les choses dans sa juste perspective, en disant qu'il s'agit des interruptions des grossesses, que sont Naturels parce que font partie de la Nature Humaine, qu'ils ont toujours existé, dans tous les temps et coins de la Terre, et que se chiffrent entre un tiers et un quart des grossesses.

    Les immigrants récemment arrivés qui veulent avorter des filles parce qu'elles sont des filles, il faut les informer qu'ici les filles ont égalité des chances que les garçons, et qu'elles peuvent faire une belle vie au Canada, au même titre que les gars.

    Il faut les dire que nous sommes au plus grand Pays au monde, très riche, avec à peine 35 millions d'habitants, loin de la réalité de Chine-Pakistan-Inde avec 4 milliards des gens en territoires limités.
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