Le pape demande à Damas le dialogue et une réponse aux «souhaits» de la communauté internationale
Photo : Agence Reuters Tony Gentile
Benoît XVI a lancé déjà plusieurs appels pour la paix en Syrie.
Cité du Vatican — Benoît XVI a pressé hier Damas d'accepter le «dialogue» et de répondre d'urgence aux «aspirations légitimes des composantes de la nation» syrienne et aux «souhaits» de la Communauté internationale, qui veut majoritairement un changement politique.
S'exprimant à l'occasion de la prière dominicale de l'angelus, depuis la fenêtre de son appartement place Saint-Pierre, le pape a affirmé «suivre avec beaucoup d'appréhension les épisodes de violence dramatique et croissante en Syrie».
«J'invite tout le monde et tout d'abord les autorités politiques en Syrie à privilégier la voie du dialogue, de la réconciliation et de l'engagement en faveur de la paix», a-t-il dit.
«Il est urgent de répondre aux légitimes aspirations des différentes composantes de la nation, tout comme aux souhaits de la communauté internationale, préoccupée par le bien commun de la société tout entière et de la région», a ajouté le pape.
Benoît XVI s'adresse de manière ferme au régime du président Bachar al-Assad, pour le prier de prendre en compte les demandes intérieures et extérieures, dans le contexte d'une «région» rendue fragile par le conflit israélo-palestinien et le Printemps arabe.
L'opposition syrienne et de nombreux gouvernements réclament désormais un changement de régime à Damas, même si certains croient encore à une évolution réformiste du pouvoir.
«Dans ces derniers jours, a encore dit le souverain pontife, les violences ont provoqué de nombreuses victimes» et le conflit est «toujours plus préoccupant. Je renouvelle un pressant appel pour qu'il soit mis fin à la violence et au sang versé».
Benoît XVI a lancé déjà plusieurs appels pour la paix en Syrie. Il avait demandé, lors de ses voeux de Nouvel An au corps diplomatique, l'ouverture d'«un dialogue fructueux entre acteurs politiques», «favorisé par la présence d'observateurs indépendants».
La prudence du Vatican, déjà observée à propos de la guerre en Libye, a été remarquée pour la Syrie, où les enjeux pour les chrétiens sont bien plus élevés. Elle s'explique par l'inquiétude pour les chrétiens d'Orient et la crainte d'une radicalisation islamiste dans ce pays tolérant.
Dans la Syrie multiconfessionnelle, où le christianisme est implanté depuis 2000 ans, 7,5 % des quelque 20 millions d'habitants sont chrétiens.
Les alaouites au pouvoir ont tissé des relations privilégiées avec eux. Ceux-ci craignent un scénario à l'irakienne, si le président Assad chutait.
Après la chute de Saddam Hussein, la minorité chrétienne a été en Irak la cible de menaces et d'attentats et a quitté en nombre le pays, notamment vers la Syrie et le Liban.
L'arrivée d'un régime islamiste se ferait sans doute au préjudice des chrétiens de Syrie, et leurs évêques montrent une grande prudence face au pouvoir. Certains de leurs pairs européens critiquent en privé ce qu'ils jugent être un manque de courage face aux violations massives des droits de l'homme.
Sur Radio Vatican, Mgr Mario Zenari, nonce (ambassadeur) du Saint-Siège en Syrie, a jugé vendredi que les chrétiens pourraient jouer un rôle de «pont» entre les protagonistes, car ils «n'ont pas été pris pour cible» et sont «respectés».
Le message du pape insiste spécialement sur le caractère «pressant» d'une solution, reflet des grandes inquiétudes à Rome sur le durcissement armé du conflit.
Benoît XVI devrait se rendre en septembre au Liban voisin pour livrer un message de l'Église aux évêques de la région.
S'exprimant à l'occasion de la prière dominicale de l'angelus, depuis la fenêtre de son appartement place Saint-Pierre, le pape a affirmé «suivre avec beaucoup d'appréhension les épisodes de violence dramatique et croissante en Syrie».
«J'invite tout le monde et tout d'abord les autorités politiques en Syrie à privilégier la voie du dialogue, de la réconciliation et de l'engagement en faveur de la paix», a-t-il dit.
«Il est urgent de répondre aux légitimes aspirations des différentes composantes de la nation, tout comme aux souhaits de la communauté internationale, préoccupée par le bien commun de la société tout entière et de la région», a ajouté le pape.
Benoît XVI s'adresse de manière ferme au régime du président Bachar al-Assad, pour le prier de prendre en compte les demandes intérieures et extérieures, dans le contexte d'une «région» rendue fragile par le conflit israélo-palestinien et le Printemps arabe.
L'opposition syrienne et de nombreux gouvernements réclament désormais un changement de régime à Damas, même si certains croient encore à une évolution réformiste du pouvoir.
«Dans ces derniers jours, a encore dit le souverain pontife, les violences ont provoqué de nombreuses victimes» et le conflit est «toujours plus préoccupant. Je renouvelle un pressant appel pour qu'il soit mis fin à la violence et au sang versé».
Benoît XVI a lancé déjà plusieurs appels pour la paix en Syrie. Il avait demandé, lors de ses voeux de Nouvel An au corps diplomatique, l'ouverture d'«un dialogue fructueux entre acteurs politiques», «favorisé par la présence d'observateurs indépendants».
La prudence du Vatican, déjà observée à propos de la guerre en Libye, a été remarquée pour la Syrie, où les enjeux pour les chrétiens sont bien plus élevés. Elle s'explique par l'inquiétude pour les chrétiens d'Orient et la crainte d'une radicalisation islamiste dans ce pays tolérant.
Dans la Syrie multiconfessionnelle, où le christianisme est implanté depuis 2000 ans, 7,5 % des quelque 20 millions d'habitants sont chrétiens.
Les alaouites au pouvoir ont tissé des relations privilégiées avec eux. Ceux-ci craignent un scénario à l'irakienne, si le président Assad chutait.
Après la chute de Saddam Hussein, la minorité chrétienne a été en Irak la cible de menaces et d'attentats et a quitté en nombre le pays, notamment vers la Syrie et le Liban.
L'arrivée d'un régime islamiste se ferait sans doute au préjudice des chrétiens de Syrie, et leurs évêques montrent une grande prudence face au pouvoir. Certains de leurs pairs européens critiquent en privé ce qu'ils jugent être un manque de courage face aux violations massives des droits de l'homme.
Sur Radio Vatican, Mgr Mario Zenari, nonce (ambassadeur) du Saint-Siège en Syrie, a jugé vendredi que les chrétiens pourraient jouer un rôle de «pont» entre les protagonistes, car ils «n'ont pas été pris pour cible» et sont «respectés».
Le message du pape insiste spécialement sur le caractère «pressant» d'une solution, reflet des grandes inquiétudes à Rome sur le durcissement armé du conflit.
Benoît XVI devrait se rendre en septembre au Liban voisin pour livrer un message de l'Église aux évêques de la région.
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